Philippe Yannart

  • Une fiction surprenante et originale, comme à l'accoutumée, qui tiendra les Montois en haleine. Un jeune architecte est chargé de superviser la restauration de la collègiale. Consciencieux, il se documente sur le passé de l'édifice, les diverses phases de sa construction. Mais il se heurte à des forces occultes, hostiles à ses investigations. Au fil de l'intrigue, l'auteur nous documente abondamment sur l'histoire de la prestigieuse collégiale, nous en fournit des descriptions détaillées, nous entraîne dans les combles de Sainte-Waudru avec un talent de conteur qui donne le vertige. Et ses héros déchiffrent pour nous une multitude de témoignages, de registres et autres documents indispensables à comprendre pourquoi on n'a jamais vu le bout de la tour de Sainte-Waudru... La jeune historienne de l'art dont l'architecte est tombé éperdument amoureux va-t-elle l'aider à percer le secret des mystérieux souterrains dont le sous-sol de Sainte-Waudru est truffé ou va-t-elle le dissuader d'aller trop loin dans ses investigations ? Le secret de la tour inachevée se trouve-t-il là... ?

  • Mons ; la septième porte

    Philippe Yannart

    • Memogrames
    • 25 Septembre 2014

    En raison du rôle de place-forte qui lui avait été dévolu au cours des temps, dans le but de verrouiller la route menant à Bruxelles et aux Pays-Bas contre les Français, envahisseurs historiques de nos contrées, la ville de Mons est restée enfermée derrière de puissantes fortifications pendant près de six cents ans. De ce fait, aussi étonnant que cela puisse paraître, l'enceinte médiévale entourant la cité a subsisté jusqu'en 1816. Les divers maîtres de la ville - au gré des conquêtes et des reconquêtes - s'étaient contentés jusque là d'élargir et renforcer le dispositif existant par de vastes constructions, lesquelles s'étendaient parfois loin dans la campagne environnante, mais toujours en laissant debout l'ancienne fortification du Moyen-âge, ainsi que ses six portes. Ce n'est, en effet, qu'au cours du premier quart du 19e siècle qu'elle fut complètement rasée pour permettre l'édification d'une nouvelle enceinte dont la configuration parfaitement équilibrée n'avait pu tenir compte de l'ancienne défense, bien qu'elle restât très proche de celle-ci. Ainsi, pendant près de 600 ans (de 1289 à 1865), la ville est restée enfermée dans le même périmètre de fortifications.
    Montois passionné par l'histoire de sa cité, auteur patoisant, collectionneur, membre actif de plusieurs associations montoises dédiées à la sauvegarde et la promotion du passé local, le « passeur de mémoire » Philippe Yannart est l'auteur de plusieurs ouvrages dédiés à la Cité du Doudou : « Mons en Images à la Belle Epoque », « Mons, moi, je connais », « Le Secret du Gouverneur de Mons », « Les Enseignes montoises », « A Mons avant la Grande Guerre ».

  • Le Montois Philippe Yannart, amoureux de sa cité et de son prestigieux passé, collectionneur invétéré et historien local avisé, signait, en 2014, deux belles études documentaires, Mons avant la Grande Guerre, publiée par l'association des Montois Cayaux, et Mons, la Septième Porte, chez Memogrames. A l'occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, il renoue avec le genre romanesque, qu'il avait déjà pratiqué en 2012 avec Le Secret du Gouverneur de Mons et nous propose L'Epée de l'Empereur, superbe intrigue ayant pour décor Mons sous les occupations française, hollandaise et allemande, et pour héros les anciens de la Grande Armée. Chargé de récolter, pour compte de la Régence montoise, les candidatures des anciens soldats de l'Empire pour l'obtention de la médaille de Sainte-Hélène, instaurée par Napoléon III en souvenir de son oncle Napoléon Ier, Louis Dechembry se retrouve mêlé à un terrible complot qui fixera son destin. Dès sa première rencontre avec le colonel Dumoulin, le futur notaire est fasciné par le récit de la vie mouvementée de son interlocuteur. L'individu a connu, tout jeune, l'arrivée à Mons des Sans- Culottes, suivi du vote en faveur de la réunion de la ville avec la France révolutionnaire, puis de la sinistre parenthèse de la Terreur. Enfin, le Consulat et l'Empire, durant lesquels il sert dans la Grande armée. Simple acteur dans ces luttes gigantesques qui ont marqué le début du 19e siècle, le colonel Dumoulin se proclame fièrement enfant de la Nation, qui en fit un soldat n'ayant que son courage pour tout patrimoine, le monde pour famille, ses blessures comme passeport. Un soldat ayant accepté de n'avoir pour patrie que là où il pouvait se nourrir, pour tout protecteur que le bon Dieu, mais aussi un père : l'Empereur ! .Jusqu'à ce jour de juin 1815 où, pour lui comme pour tous ses camarades, le Soleil s'était couché définitivement. Alors, abandonnés du Roi et de la Nation, il ne resta à ses Braves que leur demi-solde et leur courage pour survivre. Heureusement, les commémorations au sein de l'Association des Anciens Frères d'Armes de l'Empire, qu'ils ont créée et que préside le colonel Dumoulin, leur permettent de trouver un peu de chaleur, un peu de réconfort dans une paix retrouvée. Des circonstances rocambolesques ont mis entre leurs mains un des des plus beaux trophées qui soit à leurs yeux, une des plus belles reliques de leur gloire passée - une épée personnelle de l'Empereur. Un précieux trophée pour lequel l'orgueil des hommes et des nations déclenche une longue lutte acharnée qui ne trouvera son épilogue que de nos jours. Au fil du roman, le lecteur est invité à revivre tantôt les émeutes survenues durant la Révolution de 1830, qui chassent les Hollandais de la ville et du pays, tantôt l'invasion allemande en août 1914, la bataille de Mons et les quatre ans d'une occupation aussi humiliante que rigoureuse Quant au notaire Dechembry, héritier et dépositaire du secret des anciens vétérans de l'Empire, il se sacrifie à cette noble cause qu'il a fini par embrasser, en mémoire de ces hommes ayant donné leur jeunesse, parfois leur vie, souvent leur santé pour un unique idéal : la défense de la Liberté. Tout ce qui est décrit dans ce récit est vrai. Ce qui ne l'est pas aurait pu l'être.

empty