Jean-Luc Blaquart

  • Religion dans l'espace démocratique

    Jean-Luc Blaquart

    • L'harmattan
    • 29 Juillet 2015

    Les études présentées dans cet ouvrage invitent à une réflexion dans une perspective de philosophie politique, d'histoire ou de théologie à s'interroger sur les relations entre démocratie et religion dans l'espace démocratique. Les analyses portent principalement sur le contexte contemporain et européen des cultures marquées par le christianisme, et s'ouvrent vers l'Amérique du XIX e siècle et vers l'islam du Proche-Orient.

  • Y a-t-il des valeurs chrétiennes ?

    Jean-Luc Blaquart

    • L'harmattan
    • 29 Septembre 2016

    Les valeurs sont aujourd'hui omniprésentes dans les discours et les témoignages des Européens. Elles permettent aux individus comme aux institutions de se justifier et de légitimer leurs comportements. Toutefois, autant il est devenu obligatoire d'invoquer des valeurs, autant il est délicat d'en revendiquer l'exclusivité ou la propriété. L'acceptation du pluralisme des valeurs a été pour les catholiques un tournant majeur au vingtième siècle. Mais, en utilisant le langage des valeurs, le christianisme se positionne-t-il en continuité ou en rupture avec ses origines ?

  • Y a-t-il une radicalité de la foi ?

    Jean-Luc Blaquart

    • L'harmattan
    • 2 Octobre 2018

    "Les sociétés occidentales contemporaines en sont venues à qualifier péjorativement des courants religieux en utilisant l'adjectif « radical ». Il semble qu'ainsi la radicalité de la foi soit devenue incompatible avec les règles explicites ou implicites de la démocratie, et qu'elle dénote des formes extrêmes qui dépassent les limites de ce qui est permis aux individus et aux groupes. Les confessions de foi portent une dimension de radicalité qu'on retrouve dans leurs sources scripturaires et leurs traditions historiques. On s'interroge ici sur la nature et les enjeux de cette radicalité, tantôt condamnée tantôt prônée."

  • Dieu bouleversé

    Jean-Luc Blaquart

    • Cerf
    • 6 Avril 1999

    " Dieu bouleversé " est l'écho à la fois d'un désordre et d'une émotion : un changement rapide de notre rapport au divin dans nos sociétés d'Occident, et un sentiment de Dieu vis-à-vis de nous.
    Par-delà le jeu de mots, quel rapport y a-t-il entre le bouleversement culturel de nos sociétés modernes et un bouleversement attribué à Dieu ? Entre la ruine d'un ordre traditionnel du sens et une émotion ressentie par Dieu ? Poser ces questions, c'est accepter d'entrer dans une réflexion plus ample sur le lien noué avec Dieu par notre civilisation.
    Ces pages développent une hypothèse. Dans la tradition chrétienne occidentale, le mot Dieu paraît avoir exprimé et réalisé une série de ruptures décisives et distinctes, mais qui ne sont pas étrangères les unes aux autres (ruptures entre rationalité grecque et mythe, entre foi biblique et idolâtrie, entre Nouveau Testament et foi du " juste ", entre christianisme et paganisme, modernité et cosmologie critique).
    Au-delà de l'accusation ou de la revendication d'athéisme, qui peuvent être de pure forme et toutes relatives au contexte, il s'agit de comprendre ce qui se joue dans ce qui opposa - et oppose encore - le savant au poète, le fidèle à l'idolâtre, le fils " perdu " au fils " juste ", le chrétien au païen, le moderne à l'ancien.
    Ces oppositions témoignent d'un changement culturel profond où différentes étapes ont pris appui sur ce qui les précédait et l'ont transformé. C'est cette évolution que la référence à Dieu a balisée. C'est elle que porte aujourd'hui notre représentation du divin.

  • Conversation sur le mal

    Jean-Luc Blaquart

    • Cerf
    • 11 Septembre 2007

    La question du mal nous hante. Difficile pourtant d'en parler. Rien n'est simple : on ne sait ni comment poser le problème, ni, encore moins, formuler des réponses. Si grand est le défi que bien souvent on renonce.

    Dans ce livre, Jean-Luc Blaquart et Christophe Henning prennent le risque d'affronter la difficulté. En prenant pour méthode la conversation, ils font un choix de pédagogues éclairés : au fil de leur échange, le lecteur reconnaîtra les expériences qu'il fait lui-même ou les questions qu'il se pose : Le mal est-il normal ? Qu'en est-il du malheur de l'innocent ? Est-ce pour rien qu'on souffre ? Le mal juste ou injuste oe, etc.

    Au fil des pages, c'est le cheminement essentiel de la philosophie et de la théologie face à la question du mal et de la souffrance qui est emprunté. Un chemin patient, souvent exigeant mais aussi libérant. Le lecteur ne regrettera pas de refaire ce chemin qui traverse des siècles de questionnement, pour mieux saisir les réactions de la société actuelle, pour donner toute sa place à la vie face à la souffrance, pour comprendre autant que possible les ressorts de ce mal injuste. Pour Jean-Luc Blaquart et Christophe Henning, il ne s'agit pas de tout dire mais plutôt que leur « échange laisse au lecteur le loisir de retrouver lui-même, dans la vie du monde ou dans son actualité personnelle, quelle forme peuvent prendre le mal et la souffrance. Pour mieux l'appréhender. Et pour découvrir davantage la manière dont l'humanité peut affronter le mal en questions ».

  • Dieu et César, séparés pour coopérer ?

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    • Desclee de brouwer
    • 17 Juin 2010

    Religion et politique...
    Un couple à l'histoire mouvementée, aux concessions rarement respectées, aux relations souvent orageuses, parfois incompréhensibles pour l'observateur. D'où l'objet de ce livre : proposer des grilles de lecture à la fois des textes sacrés, des théories mais aussi des pratiques concrètes des acteurs. Indispensable, pour qui veut entrer dans l'intelligence des " liaisons dangereuses " entre Dieu et César.

  • Lorsque Peterson prend position contre le nazisme en 1933, son itinéraire spirituel et intellectuel l'avait déjà préparé à s'opposer à la politisation de la foi chrétienne: attaché à une conception visible de l'Eglise, il quitte le protestantisme pour devenir catholique en 1930.
    De plus, sa conception de la théologie le conduit à récuser toute compromission avec le « nationalisme chrétien », qu'il soit luthérien ou catholique. L'on comprendra ainsi que, s'appuyant sur les doctrines de la Trinité et de l'eschatologie, une théologie politique ne peut être légitimée. Mais pour originaux qu'ils soient, les arguments de Peterson, notamment ceux développés dans Le Monothéisme : un problème poli-tique, sont peu connus du public français.
    Par ailleurs, s'ils ont suscité un intérêt réel chez de nombreux théologiens, ils ont aussi été l'objet de controverses, en particulier avec le juriste et politiste Carl Schmitt. Sur le plan scientifique, la reconnaissance de son oeuvre n'en a pas moins suscité des discussions sous l'angle de l'argumentation historique. Bénéficiant de la distance nécessaire acquise par l'actualisation de la recherche dans les sciences religieuses, l'histoire du christianisme et la philosophie politique, les présentes contributions pluridisciplinaires visent à mettre en valeur tant les enjeux fondamentaux que les limites de l'approche par Peterson du rapport du christianisme avec la sphère politique.

  • Débattre ; quels enjeux pour l'église

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    • L'harmattan
    • 20 Septembre 2018

    "Une longue tradition qui remonte au Moyen Âge a admis une importante dimension de débat des textes dogmatiques. Pourtant, l'Église catholique présente depuis le concile de Trente le visage d'une organisation à structure hiérarchique et autoritaire. Avec le concile Vatican II, l'ouverture sur les valeurs de la société moderne démocratique a permis de reconnaître la légitimité d'un débat dans la vie ecclésiale. Dans l'Église comme dans la société, deux façons de considérer la vie commune s'affrontent, et la possibilité même de les mettre en débat demeure souvent problématique et se heurte à bien des obstacles. - La question est donc là : y-a-t-il ou non débat dans nos organisations, sous quels modes, et avec quelles finalités ?"

  • Les événements du dernier demi-siècle et le changement rapide de nos sociétés ont modifié notre rapport au temps, et en particulier la référence à un avenir qui paraissait devoir être toujours meilleur. L'espérance de l'individu face à sa mort, les représentations dont la société pare son futur, le discours politique en sont profondément affectés. A-t-on cru benoîtement aux promesses d'avenir jusqu'alors ? Prend-on la mesure d'un temps plus « raisonnable », à hauteur d'homme, butant sur la finitude ?

  • S il n y a pas vraiment de dialogue entre science et foi, celui entre foi et raison au sein de la culture a changé la façon de faire la science et de vivre la religion. Entre science et religion, il est possible d éviter les antagonismes et les malentendus, à condition de comprendre leurs relations dans l histoire et de respecter les nouvelles règles de la culture moderne : celle-ci attribue à chacune des deux un registre différent, les invitant ainsi à une commune humilité devant le réel. Tel est le propos de ces conversations entre Jean-Luc Blaquart et Stanislas Deprez.

  • Où l'humain commence-t-il et où finit-il ? Auparavant, la chose était claire : l'homme était le seul être parlant, doué de raison. Aujourd'hui ce privilège est relativisé : on insiste sur la ressemblance et les continuités entre l'homme et certains animaux. Notre passion égalitaire aurait-elle cédé à l'emballement, en s'étendant aux animaux ? Des interrogations éthiques et juridiques inédites naissent : quels droits pour les animaux ? Peut-on autoriser le clonage, ou la fabrication d'hybrides homme-machine ? Les auteurs ont pensé que ces questions méritaient réflexion.

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