Charles Henneghien

  • Placer en miroir des photographies et des textes de Brel, voilà pour le moins une démarche originale, en cette année du 40e anniversaire de la disparition du « Grand Jacques », pour rendre hommage au plus célèbre chanteur belge. C'est celle de Charles Henneghien, intré- pide photographe-reporter octogénaire montois qui publie par ailleurs, chez le même éditeur, un ouvrage bilingue de vulgarisation historique, Moyen Âge, enfance de l'Europe, et accroche aux cimaises de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines, une exposition éponyme, visible du 23 juin à fin décembre. Il s'en explique d'emblée dans les premières pages de son livre Le Plat Pays qui fut le tien, qui paraît en ce mois de juin, avec le soutien des autorités francophones bruxelloises : « Comme Brel, je suis né dans ce petit pays bizarre qu'est la Belgique. Tous deux, nous avons survécu à l'enseignement catholique et nous avons été boy-scouts. Son succès a décollé dans les années '60, au moment où je débutais une carrière dans le photoreportage. Je voyageais souvent, parfois au bout du monde, mais les chansons de Brel me suivaient partout. De temps à autre, il m'arrivait de constater des correspondances inattendues entre certaines de mes photos et des rengaines de Brel gravées dans ma mémoire. Récemment, des amis m'ont convaincu de mettre en forme ces coïncidences constatées a posteriori. Aucune de ces photos n'a été préméditée, ni mise en scène. Leur relation subtile et imprévisible avec le texte est le fait du hasard. À moins qu'elle ne révèle parfois une lointaine communauté de pensée.» Charles Henneghien est médecin de formation. Pneumologue, il exerce au Maroc de 1962 à 1970, au service du Ministère de la Santé publique, soignant notamment les travailleurs des exploitations minières. De retour en Europe, quoique autodidacte en photographie, il obtient sa carte de presse à Paris comme photographe de reportage en 1971. Il s'impose dans le monde du journalisme, collaborant régulièrement en free-lance à la plupart des magazines en Belgique et en France. À partir de 1976, son épouse, Paulette, abandonne l'enseignement pour s'impliquer dans ses activités. Le couple s'investit dans l'audiovisuel, contribuant notamment à la création du cycle de projections publiques « Voir le monde » dont ils accompagneront l'aventure pendant plus de vingt ans.

  • Moyen âge, enfance de l'Europe

    Charles Henneghien

    • Memogrames
    • 6 Juin 2018

    L'Europe est-elle née au Moyen Âge ? En tout cas, c'est à la fin du Moyen Âge, aux 12e et 13e siècles, que se sont mis en place les grands axes commerciaux et les futures frontières des royaumes monarchiques et des Etats modernes. Si l'on accepte l'idée d'un « Moyen Âge, enfance de l'Europe », les siècles qui suivent ressemblent à une grave crise d'adolescence au milieu de conflits incessants dans la Tour de Babel des cultures différentes. Il faudra l'horreur des deux guerres mondiales pour que naisse enfin une Europe unie où l'on cesse de s'entretuer. Mais sommes-nous bien certains d'être devenus adultes ? Après le Brexit, l'Europe s'inquiète et s'interroge sur son avenir. Nostalgies nationalistes et régionalistes sont de retour. Serge Hustache, dans la préface, précise : « Cet ouvrage très somptueusement illustré nous plonge dans cette période troublée de notre histoire. Les mille et une anecdotes qu'il nous livre nous en disent beaucoup plus que les doctes thèses de l'historiographie officielle. Notre époque aime les raccourcis et les stéréotypes. Et c'est ainsi que le Moyen Âge est souvent associé, dans notre imaginaire collectif, à une période supposée sombre et mystérieuse. Une époque coincée et figée dans les parenthèses arbitraires de la chronologie et des frontières artificiellement statiques des géographes. Il existe pourtant une dynamique intrinsèque des idées et des peuples qui se développe selon une temporalité propre et qui s'inscrit dans le grand mouvement de l'histoire universelle. Si l'auteur nous décrit, avec réalisme, une société où l'esprit de tolérance, de justice et de fraternité n'était, de toute évidence, pas la marque defabrique, il nous montre aussi que, plus qu'un simple trait d'union entre l'antiquité romaine et les « Lumières », elle sut aussi se montrer curieuse et ouverte sur le reste du monde. »

  • Maroc ; au-delà du mirroir

    Charles Henneghien

    • Husson
    • 4 Juin 2009

    Je suis arrivé au Maroc en 1962.
    J'y suis resté huit ans. Mon travail m'amenait à me déplacer dans les villages, au contact des "indigènes", comme certains disaient encore en ce temps là. J'avais appris assez d'arabe pour me distinguer des touristes. J'emportais des photos de mon village natal. Le soir, à la veillée, elles passaient de mains en mains. Nos lourds chevaux de labour provoquaient des exclamations incrédules. " Chouf! " Regarde! Je montrais mon grand-père bêchant son jardin.
    " El bled di alik? " C'est ton village? J'étais un spécimen égaré d'une tribu de fellahs, loin au-delà des mers.

  • Les plus beaux carnavals d'Europe

    Charles Henneghien

    • Communication presse edition
    • 21 Février 2006


    toutes les civilisations ont leurs fêtes.
    religieuses ou profanes, familiales ou publiques, la plupart visent, en fait, à intégrer l'individu au groupe social, à renforcer la cohésion du clan. le carnaval est l'exception qui confirme la règle. la fête change de sens. elle dérape dans le sarcasme, dans la dérision de l'ordre établi. le carnaval tourne en ridicule l'autorité et le pouvoir. il brave les interdits et la morale en exaltant ces péchés capitaux que le carême voudrait exorciser.
    pied-de-nez aux pisse-vinaigre et aux puritains de tous bords, il ouvre la vanne au libertinage, aux fantasmes, aux désirs refoulés.

  • En 2015, Mons sera "capitale européenne de la culture". A cette occasion, va s'ouvrir un Centre d'interprétation de la ducasse de Mons (familièrement le Doudou) où saint Georges et le dragon tiendront une place importante. Dans la continuité de ce projet, le présent livre rend compte de l'universalité et de l'extension du culte de saint Georges au-delà de nos frontières. Domicilié maintenant à Mons, Charles Henneghien accumule, depuis des années, recherches historiques, anecdotes, iconographies et reportages autour de saint Georges et du dragon. "Je me suis investi dans cette recherche et saint Georges m'a emmené beaucoup plus loin que prévu" confie l'auteur. Saint Georges nous est venu d'Orient dans le sillage des retours de croisades, adopté comme symbole de l'idéal chevaleresque par la noblesse et l'aristocratie. Son combat contre le dragon est un thème inlassablement traité tout au long de l'histoire de l'art. Il reste aussi présent dans les fêtes religieuses et le folklore populaire, d'un bout à l'autre de l'Europe. Son culte reste très vivace dans le monde hellénique et dans les pays slaves. Dans les pays arabes, il est vénéré aussi par les musulmans. Dans les communautés chrétiennes, un peu partout dans le monde, il devient un symbole identitaire : au Moyen-Orient, en Egypte, en Ethiopie, jusqu'en Inde du sud et au Brésil. C'est un saint protecteur redoutable. Ce que sa lance cloue au sol, c'est souvent l'ennemi à abattre mais, curieusement, il est aussi le patron des bergers, paisible protecteur de troupeaux. Etrange plasticité du mythe, adaptable selon les besoins et les circonstances. Ce tour du monde des Saint-Georges réserve bien des surprises.

  • Sahara

    Charles Henneghien

    • Renaissance du livre
    • 11 Octobre 2000
  • New york

    Charles Henneghien

    • Renaissance du livre
    • 28 Mars 2001
  • Sur les traces des croisades

    Charles Henneghien

    • Renaissance du livre
    • 29 Janvier 2004
  • Maroc

    Charles Henneghien

    • Renaissance du livre
    • 30 Avril 2004
  • Fêtes et traditions religieuses

    Charles Henneghien

    • Renaissance du livre
    • 25 Mai 2006

    "J'ai été enfant de choeur autrefois dans mon village natal.
    Je balançais l'encensoir pendant les offices. Je portais une lanterne à la procession. Puis j'ai pris mes distances, au propre comme au figuré : j'ai fait profession de voyager. Je suis devenu un " reporter ". C'est une bonne école. On apprend à relativiser. De retour au pays, on voit ses concitoyens d'un autre oeil. C'est une commande du musée de la Photographie de Charleroi qui est à l'origine de ce tour d'horizon des manifestations extérieures de la foi catholique.
    Quelles que soient nos convictions personnelles, ces traditions font partie de notre histoire. Les châsses médiévales, les retables et les statues baroques ont leur place dans nos musées. Processions, pèlerinages et Grands Tours méritent autant d'intérêt. Ils relèvent de ce qu'il est maintenant convenu d'appeler notre "patrimoine immatériel": En huit ans, j'ai couvert une soixantaine de ces événements.
    Il m'est vite devenu évident que les saints vénérés par la foi populaire n'étaient pas des mystiques mais des hommes d'action, des bâtisseurs, fondateurs d'abbayes ou des évêques à poigne, passés dans la légende comme défenseurs des pauvres et des opprimés. Enracinées dans l'histoire locale, ducasses et processions célèbrent un père fondateur, devenu symbole de la cité. L'esprit de clocher rassemble alors croyants et incroyants, solidaires dans une même fierté d'un passé commun.
    Pèlerins authentiques et figurants costumés deviennent les acteurs d'une fête populaire où se mêlent, en proportions variables, dévotion, folklore et évocations historiques. Il devient souvent difficile de discerner la part de motivation religieuse. Le spectacle éclipse parfois la liturgie. Les fanfares dominent les cantiques et il coule plus de bière que de vin de messe. Qu'à cela ne tienne ! Dieu reconnaîtra les siens !"

  • L'histoire de compostelle réserve plus d'une surprise et plus d'un paradoxe.
    Au début du ixe siècle, à l'extrémité occidentale de la péninsule ibérique, un tombeau est miraculeusement identifié comme celui de l'apôtre jacques, disciple de jésus. entre cette mystérieuse découverte et le renouveau actuel du pèlerinage aussi spectaculaire qu'inattendu, la tradition de compostelle a intégré un ensemble complexe de facteurs historiques, religieux, légendaires, politiques et sociaux.
    Le présent ouvrage souhaite rente accessible à un large public les apports de l'historiographie la plus récente, qui remettent en cause un certain nombre d'idées reçues. il se penche sur les origines et l'histoire de la tradition compostellane ; puis il décrit les chemins de saint-jacques, dans leur richesse historique, patrimoniale, artistique et touristique ; il cherche ensuite à décrypter la diversité des motivations actuelles, en s'appuyant sur les témoignages de croyants, bien sûr, mais aussi de non-croyants ; enfin, il fait une place aux aspects pratiques qui font le quotidien des marcheurs durant des semaines, voire des mois.
    La spécificité de compostelle est d'entremêler un héritage historique et religieux séculaire avec les quêtes actuelles de spiritualité et de sens. pour mieux rendre le sujet dans sa diversité, ce livre s'appuie sur une illustration riche et variée : photographies originales, de lieux, de monuments, de documents historiques. , schémas d'itinéraires, complétés par une carte de l'ensemble des chemins.

empty