Bernard Salignon

  • Qu'est-ce qu'habiter ?

    Bernard Salignon

    • La villette
    • 9 Septembre 2010

    L'actualité a remis le logement social au premier plan.
    Reste à travailler encore et toujours sur ce qui indique et implique une écoute en profondeur. Cela impose la nécessité de développer à partir des pratiques et usages des habitants un ensemble de réflexions sur les intentions architecturales et leurs traductions formelles. S'adressant à ceux qui sont sensibles à la responsabilité de la puissance publique au regard du logement pour le plus grand nombre, ce livre propose une série de réflexions sur la notion de l'habiter.
    Il apporte moins une réponse toute faite qu'un ensemble de questionnements ouverts issu de la rencontre avec ceux qui y résident. C'est une invitation à repenser les modalités fondamentales de l'habiter. En amont de débats techniques, économiques et politiques, s'impose aux décideurs : et concepteurs la redéfinition de ce qui fait l'essence de la vie collective, du rapport à l'autre, du chez-soi. Il montre que toute conception architecturale doit questionner les références premières que sont : le dedans et le dehors, le proche et le lointain, l'intime et le commun, le natal, ainsi que certaines notions qui le déploient : la nature aménagée, les services, les espaces d'accueil...
    Percevoir e prendre en compte ces articulations, c'est permettre aux habitants de retrouver une histoire oubliée tout en rendant la leur possible.

  • Frontières du réel ou l'espace espace

    Bernard Salignon

    • L'harmattan
    • 26 Novembre 2015

    "Là où l espace espace, c est là où la source des vents passant entre les choses et les êtres décide de séparer ce qui ne serait que masse compacte, permettant ainsi, en même temps, de voir différemment les objets et le fond dont ils font monde. Ce livre, dans son écriture, trouve d autres frontières entre esthétique, philosophie et psychanalyse, en les distribuant dans une unité plurielle et singulière."

  • Ou - l'art, l'instant, le lieu

    Bernard Salignon

    • Cerf
    • 2 Octobre 2008

    Où chercher ce qui encore peut ouvrir l'homme à son existence ? Où trouver des lieux qui libèrent dans l'espace des instants qui échappent au prescriptif, au dispositif, au fonctionnalisme? La cité, aujourd'hui soumise à une pensée unique et totalitaire, ne laisse plus aucun intervalle où le sens puisse se ressourcer et se décider esthétiquement et éthiquement. La saturation des espaces démontrée par la ville moderne signe l'emprise de la pulsion de mort et du monde du narcissisme où rien ne fait appel vers l'autre. La ville actuelle, dans ses prolongements multiples (périphéries, banlieues, centres commerciaux, villes nouvelles) annonce la mort de la cité. etre ensemble dans l'espace public - rues, places, allées, parcs et jardins - consistait autrefois pour l'architecte à promouvoir des espaces de rencontres et des moments de quiétude, dans un rythme en rupture. L'ensemble était accueilli par des formes esthétiques qui articulaient le passé au présent, le public au privé, le proche au lointain, le dedans au dehors. Aujourd'hui, le futur n'a rien à nous dire et l'histoire, malheureusement, rien à nous apprendre. Il nous reste encore à soutenir ce qui fonde et articule les liens de l'homme à la communauté d'un côté et à sa facticité de l'autre. Tout être parlant cherche dans le temps de sa vie des lieux où le désir et l'inconnu nouent le hasard à l'existence.

  • Les declinaisons du reel

    Bernard Salignon

    • Cerf
    • 22 Juin 2006

    Du réel en tant que tel, on ne peut rien dire mais l'approcher dans des figures qui sont autant de motifs singuliers où le simple s'adjoint au multiple. Le réel est extérieur au sujet car le sujet est exclu du réel. C'est pourquoi nous ne l'envisageons que dans l'expérience d'une rencontre avec le dehors, dans la voix, avec l'infini dans l'art, avec l' abyme dans l'éternel retour.
    Dans ces trois essais, le réel se décline dans une proximité des formes et du sens mais ne se confond jamais avec eux. Il côtoie l'infini, l'écart et le souffle, et échappe à toute nomination comme à toute conceptualisation.
    La voix, l'art, l'éternel retour sont ici évoqués comme se tenant présents au plus près du réel, là où vérité et savoir ne parviendront jamais à lever l'énigme de l'impossible à décrire et à écrire.
    Précédant l'entrée dans le langage ou l'excédant, le réel aspire la voix et inspire la création artistique pour finalement échapper sans cesse à l'emprise des signes. Le réel revient dans l' oeuvre d'art vers ce lieu des sensations que nous avons en naissant.

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