Alain Buffard

  • Good boy

    Alain Buffard

    • Les presses du reel
    • 1 Octobre 2020

    Ce livre-somme invite à découvrir et questionner l'oeuvre multiple du chorégraphe Alain Buffard, héritier des grandes figures de la danse des années 1980, qui participa au renouvellement de la scène française en croisant sa propre histoire et ses mythologies personnelles avec nombre des problématiques de son temps, de la question du sida à celle du post-colonialisme. L'ouvrage, qui rassemble à la fois de riches témoignages, une large iconographie et des documents d'archives inédits, éclaire le parcours, les créations et la pensée d'un artiste qui, par sa radicalité et la fécondité de ses interrogations, a créé une oeuvre complexe, toujours vivante et riche de questions non résolues, posées au monde et donc à nous-mêmes.
    Il existe tant de raisons de considérer aujourd'hui l'oeuvre du chorégraphe Alain Buffard. Héritier et danseur des grandes figures chorégraphiques des années 1980, Buffard est de ceux qui vécurent l'arrivée du sida comme un événement majeur. Résistant à la maladie, croisant sa propre histoire et ses mythologies personnelles, au fil de ses pièces, de ses expositions et de ses films, il a exploré nombre des problématiques de son temps. Par sa radicalité et la fécondité de ses interrogations, l'oeuvre qu'il a élaborée, de Good Boy à Baron Samedi, a participé au renouvellement de la scène française.
    Ce livre kaléidoscopique rassemble à la fois de riches témoignages, une large iconographie et des documents d'archives inédits. Il éclaire le parcours, l'oeuvre et la pensée d'un artiste complexe, à la fois affirmé et secret, sans en réduire les visages multiples. On découvre Buffard jeune garçon bondissant et, plus loin, homme aux stigmates invisibles. On le voit jouer de néons comme Bruce Nauman ou, corps nu, cherchant sa danse dans les séquoias de Sea Ranch. Ailleurs, tout en mots, il déroule un vaste questionnaire servant de viatique pour mieux exister sur terre ou pour identifier, en tant qu'artiste et interprète, ce qu'on peut offrir au spectacle qui s'invente. Le voilà dialoguant de vive voix ou en silence avec son complice le philosophe Alain Ménil, avec la chercheuse Laurence Louppe ou la danseuse-chorégraphe Anna Halprin. Là, ce sont les réflexions acérées sur les modalités d'apprentissage et d'émancipation. Et puis, c'est le Buffard absent auquel on se substitue, post mortem, pour transmettre son oeuvre.
    En proposant des analyses, des traces de la pensée et des méthodes de travail du chorégraphe et une grande variété de documents, puisse ce livre alimenter le désir de questionner une grande oeuvre et nourrir l'admiration d'un good boy. Et offrir comme le portrait éclaté d'une complexité toujours vivante, toujours riche de questions non résolues, de questions posées au monde et donc à nous-mêmes.

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