Abdennour Bidar

  • Révolution spirituelle !

    Abdennour Bidar

    • Almora
    • 14 Janvier 2021

    Partant du constat que ce monde capitaliste et consumériste nous oblige à vivre une existence sans âme, sans esprit et sans humanité, Abdennour Bidar lance un vibrant appel au monde contemporain pour qu'une révolution soit possible. Non pas une révolution violente comme par le passé, mais une révolution tout à la fois spirituelle et politique. Ni alarmiste ni insouciant, ni catastrophiste ni inconséquent, Abdennour Bidar est un optimiste conscient qui croit ?nalement aux forces de l'Esprit et à la capacité de la jeunesse de trouver en elle-même, dans un retournement intérieur vers l'Absolu, les puissantes ressources nécessaires pour nous sortir des impasses où l'exploitation du monde nous a perdus : impasse climatique, impasse économique, impasse matérialiste... Et si ce chant de révolte devenait le cri de ralliement de toutes celles et ceux qui sont en quête d'un monde plus humain et plus divin ! Et si nous étions à l'aube d'une humanité nouvelle, in?niment plus spirituelle !

  • Pourquoi les musulmans n'auraient-ils pas le droit de repenser et de réinventer leur islam ? Celui-ci peut sans crainte de se perdre laisser derrière lui l'obéissance obligatoire à la loi religieuse traditionnelle pour accueillir l'aspiration de chacun à l'esprit de liberté et de responsabilité individuelle de la modernité, mais aussi à ses valeurs d'égalité entre les sexes, de tolérance, de séparation du religieux et du politique... Il s'agit de comprendre que le monde moderne est un événement spirituel, un moment favorable, une lumière qui peut aider l'islam à rallumer sa flamme, en ce temps où l'obscurité de sa régression vers le passé le menace. Aux musulmans qui veulent oser un islam pour notre temps, fidèle à lui-même et pourtant transformé, ce livre indique ce qu'ils peuvent apporter à ce monde, s'ils y entrent avec espérance.

  • « Réparer ensemble le tissu déchiré du monde », « retisser notre lien vital à nous-mêmes, aux autres et à la nature » : comment convertir ce programme général des Tisserands en action ? À cette fin, l'édition enrichie des «Tisserands» propose un nouveau texte d'Abdennour Bidar sur l'éducation. Il s'agit ici de démontrer comment la pensée « tisserande » peut s'appliquer dans un domaine précis, comment elle peut aider à repenser et à réorganiser concrètement tel ou tel secteur de notre environnement. Car l'éducation est la clé du monde de demain, c'est elle qui transmet aux générations qui arrivent une certaine idée de l'humain et un idéal de société. Il s'agit donc d'un secteur décisif de notre « vivre ensemble », d'un haut lieu de la transformation sociale. Voilà pourquoi il était logique que l'action « tisserande » fasse ses premières propositions concrètes sur ce terrain... pour inspirer d'autres efforts ! Et qu'à son tour chacun puisse participer, dans d'autres domaines, à faire vivre l' « esprit tisserand »...  Nouvelle édition augmentée.

  • Père spirituel du Pakistan, Mohammed Iqbal (1873-1938), juriste et poète de l'islam d'Asie, qui a effectué un long séjour en Europe où il a rencontré Bergson et s'est senti profondément interpellé par Nietzsche, peut être considéré comme le « Luther de l'islam » : dès 1905 il donne à la religion de Mahomet la tâche de se confronter à l'annonce occidentale de la «mort de Dieu ». Aux croyants, il demande de prendre acte du fait que Dieu s'est éclipsé de notre monde et que personne ne peut plus s'autoriser de lui. Aux incroyants, il propose un chemin pour sortir de l'angoisse de la perte de sens. La voie du salut céleste et celle du bonheur terrestre peuvent être réconciliées si l'on apprend à voir Dieu comme la promesse de l'accomplissement de l'homme.C'est ce à quoi Iqbal nous invite en rappelant souvent la liberté des soufis, notamment de Rumi qui est un de ses maîtres spirituels Cette nouvelle édition est augmentée d'un chapitre inédit consacré à la délicate question de l'héritage politique de Iqbal.

  • Self islam

    Abdennour Bidar

    Abdennour Bidar a grandi en Auvergne entre une mère française convertie à l'islam et un grand-père communiste et athée. Dans ce récit très personnel, il raconte cet itinéraire de musulman atypique, sa double identité et sa double culture. Il explique comment, dans son parcours de jeune intellectuel, les deux univers de la philosophie occidentale et de la doctrine islamique se sont durement affrontés puis lentement conciliés. Comment, enfin, il a ressenti la nécessité de faire partager cette expérience de l'adhésion à un islam personnel que chaque individu doit pouvoir choisir en son âme et conscience, selon ses propres besoins et ses aspirations spirituelles, et non en fonction de lois, d'habitudes ou de coutumes.

  • Face au djihâdisme meurtrier, les consciences du monde musulman se sont indignées : "pas en mon nom", ont-elles crié pour refuser la confusion entre la barbarie de cet islamisme et la civilisation de l'Islam. Mais cette indignation est-elle suffisante ? Ne faut-il pas aussi que le monde musulman se remette en question ? Qu'il se demande pourquoi le monstre terroriste a choisi de lui voler son visage plutôt qu'un autre ?

  • Lors des événements tragiques du début de l'année, Abdennour Bidar a été extrêmement présent sur toutes les chaînes de télévision, les radios, la presse écrite. La clarté de ses analyses a impressionné, aucun musulman n'a parlé comme lui. Par la suite, la Lettre au monde musulman qu'il avait d'abord publiée dans Marianne a été lue par deux millions d'internautes (sites de Marianne, Huffington Post, Mediapart.).

    Dans un texte court « d'intervention », mêlant l'analyse à un style proche de l'oral (c'est un « plaidoyer »), Abdennour Bidar nous appelle à faire fructifier l'élan de fraternité qui s'est manifesté le 11 janvier. Ce qui implique d'abord de passer « de l'autodéfense à l'autocritique », tant pour le monde intellectuel et politique français, que pour les musulmans de France qui se cachent derrière le mantra « Pas d'amalgame ! », alors que le monstre terroriste est quand même sorti du « grand corps malade » de l'islam.



    Il faut donc d'abord travailler ensemble à chasser les démons, et analyser les racines du mal, pour construire une nouvelle société où le troisième élément de la devise républicaine, la Fraternité, ne soit plus un vain mot.

  • Des siècles de traditions idéologiques ont enfermé l'islam, l'assimilant à la seule soumission à un Dieu dont les hommes ne seraient que les serviteurs - créatures supérieures aux autres, certes, mais dénuées de tout libre arbitre. Et si l'islam était au contraire la chance pour l'humain de naître à sa pleine souveraineté, en tant qu'héritier d'un véritable pouvoir divin ?
    Si être musulman ne signifiait pas se soumettre éternellement, mais au contraire se conduire en « immortel » et assumer en soi cette part de transcendance ?
    Abdennour Bidar, tente ici d'édifier avec audace un nouvel existentialisme, non plus athée ni chrétien, mais pleinement musulman, et mettant en évidence la liberté souveraine de l'homme.

  • Etude historique, littéraire et philosophique de l'humanisme en Occident, puisant sa réflexion dans la culture antique et les trois monothéismes.

  • Dans une France devenue multiculturelle, rien ne paraît désormais plus difficile que de se rassembler autour d'un « bien commun » moral, politique et spirituel. Quelles valeurs pour nous réunir ? La perplexité se concentre au niveau de notre école : si un enseignement moral et civique (EMC), quelle définition donner au terme de « morale » ?
    En s'interrogeant sur trente valeurs essentielles, Abdennour Bidar, l'auteur de Plaidoyer pour la Fraternité, montre que les différents héritages humanistes d'Orient et d'Occident, qu'ils soient littéraires, philosophiques ou religieux, nous apportent de précieux éléments de réponse relatifs aux grandes interrogations de la condition humaine : Qu'est-ce qu'être fraternel ? Exprimer sa compassion ? Être juste ? Agir avec droiture ? S'efforcer de pardonner ? Se montrer courageux ? Faire preuve d'esprit critique ? Cultiver le sens du beau ? Grandir en humanité ?

  • Ce colloque a pour thème le rapport entre laïcité et religion dans la France actuelle. Abdennour Bidar tente de démontrer que la laïcité et la religion ne sont pas ennemies. Il dénonce la vision stéréotypée d'une laïcité en concurrence idéologique avec les croyances religieuses et la présente plutôt comme un outil d'expression permettant une compatibilité entre les différentes religions existantes. Il introduit également la notion de « religion d'intelligence » où il explique que la liberté d'expression des uns ne doit pas être imposée aux autres.

  • Peut-on aller chercher ailleurs de quoi venir au secours de l'épuisement du discours occidental sur la religion ? Qui pourrait s'attendre à ce que l'islam puisse avoir ce type de ressource et contribuer à penser la fin des ères religieuses ? C'est le pari de l'auteur. Pour lui, l'islam permet d'imaginer une autre compréhension de la sortie de la religion, complémentaire de celle de l'Occident et capable d'en prendre le relais.

    La religion est faite pour mourir une fois sa mission remplie ! Mais quelle était cette mission ? Les religions ont été des matrices plurimillénaires qui auraient porté l'homme en gestation vers un stade de développement ultérieur de son humanité : il s'agit d'accoucher de cette humanité dont les religions ont été la promesse allégorique.

    L'islam en particulier - et le religieux en général - pourraient voir la sortie de la religion non pas comme leur ennemi juré, mais comme leur propre finalité cachée...

  • Quelle est l'actualité de la pensée de mohammed iqbal (1873-1938) ? si l'oeuvre du plus fameux poète et philosophe musulman du sous-continent indien nous est aujourd'hui particulièrement précieuse, c'est d'abord pour son humanisme d'une singularité peu commune. Selon lui, l'homme est encore à venir. nous nous disons déjà humains à part entière, mais se pourrait-il que nous ne soyons pourtant qu'au seuil de notre humanisation véritable ? iqbal soutient que notre individualité actuelle ne serait que le premier stade d'un processus d'individuation qui doit nous porter infiniment plus loin. « l'ère de l'individu » inaugurée par l'occident n'en serait qu'à ses balbutiements et pourrait mener, pour peu que nous sachions la conduire consciemment, à l'émergence d'une individualité qu'Iqbal nomme l'ego ultime ou l'homme créateur - aussi puissant et sage que Dieu. voilà un humanisme saisissant par sa capacité à être à la fois profondément islamique et universel... S'attendait-on à trouver du côté de l'islam un penseur moderne - presque notre contemporain - qui sache avec une telle force proposer au monde un humanisme si radicalement réinventé ?

  • Genie de la france - le vrai sens de la laicite Nouv.

  • Der offene Brief an die muslimische Welt erreichte in französischer Sprache über drei Millionen Leser in Buchform bzw. über das Internet. Der Autor analysiert und kritisiert bestimmte Entwicklungen in der islamischen Welt. Zugleich analysiert und kritisiert er spiegelbildliche Schwächen in der westlichen Welt. In der französischen Presse wurde sein Buch wie folgt besprochen:
    Télérama: Sein "Offener Brief an die muslimische Welt" ist ein vibrierender Aufruf zur Selbstkritik und zru Reform. Abdennour (sein Vorname bedeutet "Diener des Lichts") Bidar ist ein Hoffnungsträger.
    Libération: Nach der Meinung des Philosophen wollen die Terroristen uns gegenseitig aufhetzen, Muslime gegen nicht-Muslime, Bürger gegen eine politische Klasse, die "unfähig sei, uns zu schützen".
    La Croix: Abdennour Bidar, der engagierte Mediator.
    20 minutes: Sein "Offener Brief an die muslimische Welt" wurde von Millionen Menschen nach den Attentaten gelesen. Ein Echo ohne Präzedenzfall.
    Le Figaro: In einem Text, der auch in mehreren europäischen Tageszeitungen veröffentlicht wurde, warnt der Intellektuelle vor der Falle des "islamischen Staates" und ruft zur Fortentwicklung des Islam auf.

  • La première grande lutte sociale du XXIe siècle sera pour l'instauration d'un revenu universel, perçu à vie par chacun dès sa majorité et suffisant pour mener une vie décente. Car ce revenu est le moyen le plus concret, le plus puissant, dont nous disposons pour nous délivrer de la servitude capitaliste, qui nous étrangle par la double chaîne du travail et de la consommation: « toute ta vie dépendra de l'argent que tu gagneras dans nos entreprises, et tout ton bonheur dépendra des produits que tu achèteras dans nos magasins ».
    Or, la nécessité de travailler n'est plus aujourd'hui qu'une contrainte artificielle, parce que nos technologies, nos machines, sont si puissantes qu'elles réduisent toujours plus la part du travail humain. La revendication du revenu universel n'est donc plus une utopie, c'est l'adaptation de nos vies aux possibilités réelles du temps présent. Mais qu'allons-nous faire de ce temps libéré, si nous l'obtenons ? Si c'est pour consommer encore plus, nous resterons tenus par la seconde chaîne du capitalisme. Par conséquent, le combat pour le revenu universel doit être en même temps une grande réflexion sur son usage. John Maynard Keynes nous invitait dès les années 1930 à réfléchir à cette mutation proche de l'histoire humaine où « le vieil Adam » n'aura plus à gagner son pain à la sueur de son front et devra supporter le vertige formidable et redoutable d'une liberté entièrement nouvelle. Saurons-nous la consacrer, comme il l'espérait, « à nos vrais problèmes, ceux de la vie et des relations entre les hommes, ceux des créations de l'esprit, ceux de la religion » et aux moyens de « mener une vie judicieuse, agréable et bonne » ?
    Bref, le défi du revenu universel est double : nous délivrer de l'esclavage capitaliste, et nous donner le loisir de faire des questions essentielles de notre condition non plus un supplément d'âme pour soirées et weekends mais la quête quotidienne d'une vie douée de sens.

  • Si l'on veut définir en quelques mots ce que l'Islam des Lumières représente dans l'actualité, on pourrait surmonter l'embarras en affirmant qu'il s'agit d'une perspective visant à trouver des parcours de « sortie de la religion » en tant que système dogmatique et autoritaire, qui cependant se garde bien de faire cela en suivant les chemins traversés par l'Occident au cours des deux derniers siècles. Cette étiquette évocatrice, fascinante et en quelque sorte poétique, soulève des questions et en même temps semble indiquer des réponses précises : après avoir détruit la mythification-mystification qui pendant des siècles a justifié l'illusion de la présence de Dieu dans l'histoire et dans le destin humain, que reste-t-il ? Est-il possible de trouver d'autres narrations capables de donner un nouveau sens et des buts ultimes à notre expérience existentielle ? À partir de ces questions se construisent les parcours des intellectuels de l'Islam des Lumières, auxquels ce livre a l'intention de donner la parole, en essayant de mettre en évidence ce qui distingue leur réflexions des autres discours de reforme de l'islam qui, cependant, n'arrive pas à remettre en question son appareil dogmatique et théologique.

  • « S'inscrivant dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières, comme dans celui du libre examen et du rationalisme, la laïcité entretient un rapport singulier avec la morale, qu'elle veut circonscrite à l'humain, affranchie de tout dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine qui n'exclut pas mais n'impose pas de références religieuses. »

  • Il n'a jamais été aussi urgent de maintenir le dialogue entre les religions juive et musulmane, de montrer la spécificité de leur pensée comme leurs points communs.
    Abdennour Bidar comme Delphine Horvilleur représentent une jeune génération de penseurs, pour lesquels exigence intellectuelle et profondeur spirituelle doivent s'accorder avec ouverture sur l'autre et dialogue incessant.
    Dans le contexte inédit créé par les attentats de janvier 2015 et la montée des actes antisémites comme islamophobes, les deux auteurs tentent une pensée neuve et commune de la violence au sein des deux religions. Existet- il une violence nécessaire ? Comment la distinguer de celle qui conduit à la barbarie ? Comment construire une vie spirituelle ouverte ?
    Il fallait toute l'érudition et le courage d'Abdennour Bidar et Delphine Horvilleur qui n'hésitent pas à convoquer leur propre expérience, pour aborder ces questions, aussi complexes qu'explosives.

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