Hermann

  • La Religieuse

    Denis Diderot

    • Hermann
    • 1 Janvier 1975

    L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc. En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot. Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes. Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée. La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • Le rabbin et le psychanalyste - deux professions qui pour beaucoup représentent une promesse de révélation du sens. C'est par exemple la démarche très caricaturale du patient qui souhaite à tout prix que son psychanalyste interprète son rêve et lui en révèle sa signification sans ambiguïté, mettant fin à toute équivoque possible. Celui qui écoute, qui lit, serait donc détenteur d'une lecture «?vraie?», d'un sens authentique, signant la fin de la possibilité de toute autre lecture.
    Delphine Horvilleur explique ici combien cette théorie de l'interprétation comme théorie du signe serait en réalité gage de la mort de l'interprétation, en l'enfermant dans une fidélité stérile et sourde.

  • « J'ai écrit ce livre pour briser le silence qui règne sur la montée de l'islamisme, sur ses ravages parmi les jeunes et sur les dégâts qu'il provoque dans notre école publique. Pendant longtemps, le silence a été la seule réaction : la célèbre formule "Surtout pas de vagues !" a permis pendant vingt ans de mener une confortable politique de l'autruche.
    J'ai écrit ce livre parce que je suis attaché à la laïcité : ce principe républicain nous protège et protège nos libertés, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pratiquer librement un culte, celle de changer de conviction, celle de critiquer les religions ou l'absence de religion et, pour les parents, celle de confier leurs enfants à l'école publique sans crainte qu'ils y soient harcelés ou endoctrinés.
    J'ai écrit ce livre parce que le temps presse et qu'il y a maintenant urgence à agir. » (J.-P. Obin)
    Jean-Pierre Obin a été inspecteur général de l'Éducation nationale. Il est l'auteur de nombreux livres, notamment sur l'école et le métier d'enseignant, ainsi que du célèbre « rapport Obin » de 2004 qui alertait le ministre de l'Éducation nationale sur le développement des atteintes à la laïcité dans les établissements scolaires.

  • En réponse aux transformations rapides de la planète et de ses territoires, depuis plusieurs décennies, le géographe Augustin Berque a conceptualisé un redéploiement de la mésologie, à partir de diverses notions : « médiance », « milieu », « mouvance », « trajection », « écoumène »... Familiariser le lecteur à leurs intérêts pour l'architecture est l'ambition de ce livre. Trois dialogues le structurent. Ils peuvent se lire indépendamment, au gré des préoccupations du lecteur. Le premier, entre Augustin Berque et Yann Nussaume, revient sur le développement de la mésologie et questionne l'évolution des milieux par rapport à l'accélération de la mondialisation et du déploiement d'un monde transmoderne ; le deuxième, entre Antoine Picon et Yann Nussaume, propose une analyse du développement de la théorie et de l'histoire de l'architecture au prisme de la notion de milieu ; enfin, le dernier, entre Philippe Madec et Yann Nussaume, questionne l'éthique architecturale sous l'éclairage de la mésologie. Il suggère l'importance d'une frugalité mésologique.

  • Le Corbusier fasciste ? dénigrement et mésusage de l'histoire Nouv.

    L'architecte urbaniste le plus connu au monde, qui fut l'incarnation du Mouvement moderne au XXe siècle, n'a pas échappé à la mode de ce populisme imprécateur de la mémoire qui, au nom de la morale, déboulonne les statues et détrône les grandes figures de l'histoire.
    À l'occasion du 50e anniversaire de sa mort, et alors qu'était lancée une procédure d'inscription de son oeuvre sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, un tir groupé d'ouvrages a transformé Le Corbusier en « fasciste », en « collaborateur » du régime de Vichy, voire en « nazi ».
    André Malraux, dans l'oraison funèbre qu'il a prononcé à son « vieux maître », le 3 septembre 1965, déplorait qu'« aucun n'a été si longtemps, si patiemment insulté » que lui. Mais il pensait que « la gloire trouve dans l'outrage son suprême éclat » et que « cette gloire-là s'adresse à une oeuvre plus qu'à une personne, qui s'y prêtait peu. » Il se trompait : c'est à sa personne et à sa pensée qu'on s'attaque à partir du rôle politique que l'architecte franco-suisse aurait joué à Vichy.
    Quel a vraiment été ce rôle ? Telle est la question à laquelle se propose de répondre ce livre, à partir d'une démarche historienne distanciée et documentée.
    En analysant cette campagne de dénigrement, il s'agit de dévoiler les biais cognitifs et méthodologiques qui traversent le discours des « redresseurs de morts », d'identifier les déficits de connaissance et les manipulations qui, au nom de l'exigence de démystification, témoignent d'abord d'une volonté de salir plutôt que de savoir.

  • Grâce à leur expertise, notamment en psychologie et sociologie, les professionnels du marketing ont su développer des techniques que le commun des mortels connaît rarement. Ce manque de connaissance le met dans une position de vulnérabilité.
    Bref, les consommateurs se font souvent plumer, sans même s'en rendre compte...

  • La pensée d'Edgar Morin est inclassable. Ni science ni philosophie, enjambant la science et la philosophie, les sciences humaines et les sciences naturelles, sa pensée échappe aux classements disciplinaires et aux modes de connaissance compartimentée. Edgar Morin a abordé des disciplines aussi différentes que la biologie, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie et l'épistémologie des sciences.
    Comment résumer une oeuvre qui couvre plus de soixante années de vie intellectuelle?? Comment en dégager un esprit général qui ne soit pas une réduction caricaturale??
    En passant par La Méthode dont la publication s'est étalée sur presque trente ans (1977-2004). Déjà en gestation dans les premiers travaux d'Edgar Morin (L'Homme et la Mort, Le Vif du sujet, Le Paradigme perdu), La Méthode est le creuset d'où sont sorties de nombreuses ramifications, sociologiques, politiques, éducatives (Terre-Patrie, La Voie, Les Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur), ramifications distinctes mais inséparables de la source qui les a fait naître.
    Ancien résistant et témoin privilégié de notre époque, Edgar Morin a traversé le XXe siècle en acteur de l'histoire. Il est l'auteur d'une oeuvre transdisciplinaire, abondamment commentée et traduite dans plusieurs langues, qui nous oblige à rompre avec la disjonction et la compartimentation des savoirs. Elle a pour dénominateur commun la recherche d'une connaissance non mutilée et le souci d'une pensée capable d'affronter la complexité du réel.

  • Qu'est-ce qu'une émotion ? Pourquoi faut-il affirmer qu'elle a une signification et refuser les approches de la psychologie positive comme de la psychanalyse ? Publiée en 1938, L'Esquisse d'une théorie des émotions fait partie de ces premiers textes fulgurants de Sartre qui témoignent déjà de son génie philosophique et de sa capacité à saisir les enjeux de la psychologie : il y montre la nécessité d'une approche phénoménologique, seule à même de faire comprendre l'essence de l'émotion.

  • Les écoles d'art qui changent le monde : utopies et alternatives pédagogiques de 1815 à nos jours Nouv.

    De multiples caractéristiques réunissent les écoles d'art visitées dans cet ouvrage. Elles sont, le plus souvent, créées à l'initiative d'un artiste agissant seul ou avec quelques acolytes qui partagent une même vision de l'art : dans cette galaxie se côtoient Courbet et Whistler, Léger, Morris, Chagall, Malévitch, Gropius, Cage ou Isou. Elles peuvent aussi naître d'un groupe, lorsque de nouvelles frontières artistiques ou politiques nécessitent des cadres réinventés (ainsi des impressionnistes, des Nabis, des abstraits ou des vhutémas). Ces éléments, isolés ou combinés, transforment durablement l'ensemble des méthodes et des objectifs de la transmission du savoir dans le champ de la création, ouvrent à des formes nouvelles d'enseignement, et parfois causent des ruptures profondes, aussi bien dans l'enseignement que dans l'art et l'esthétique en général.
    Les différentes études sur l'enseignement artistique supérieur abordent rarement les relations entre les modèles officiels qui le constituent et les alternatives apparues dans l'histoire pour s'en démarquer ou s'y opposer.

  • Votez fraternité ! trente propositions pour une société plus juste Nouv.

    Quelles que soient leurs convictions politiques, reli­gieuses ou leurs orientations philosophiques, les auteurs de ce livre se sont rassemblés, au Collège des Bernardins, pour travailler sur un même objectif : rendre la société plus juste et plus fraternelle.
    À l'aube d'élections décisives pour la France, plongée dans un lourd climat d'incertitudes, cet essai conclut avec enthousiasme qu'il existe, à portée de main, une vision et un projet de société à même de répondre aux grands défis auxquels nous faisons face, des dérèglements de l'économie mondiale à ceux de notre planète. Les auteurs égrènent, au terme de deux années de réflexion commune et de travail, trente propositions, trente idées, pour tendre vers une société plus juste. Ce projet repose sur l'Homme et sur ce qui nous relie. Aucun lien économique, aucun truchement technologique ne pourra remplacer l'amitié fraternelle entre chaque femme et chaque homme, reconnus dans leur égale dignité.

  • À travers neuf chapitres et neuf recettes, Tristan Landry convie son lecteur à une exploration de l'alimentation sous le IIIe Reich. Loin d'être anodine, la question de l'alimentaire nous transporte au coeur des préoccupations d'un État et de sa population, marqués par le souvenir du blocus de 14-19 et de la faim vécue pendant celui-ci. Après un retour sur cette expérience, l'auteur passe en revue les solutions élaborées d'abord dans la République de Weimar, puis sous le régime nazi pour atteindre l'autarcie agroalimentaire. Quand ces solutions s'avérèrent insuffisantes, les comptables du Reich commencèrent à se livrer à un inventaire exhaustif des ressources caloriques des pays voisins. Les experts nazis établirent également une hiérarchie fondée sur la race et censée déterminer le nombre de calories auquel chacun avait droit. Cette hiérarchie mena aux exterminations de masse, imaginées par les experts nazis comme étant la solution finale au problème alimentaire de l'Europe. Le livre se veut une contribution à l'histoire culturelle de l'Allemagne nazie qui montre combien importante était la question alimentaire tant pour le parti nazi que pour les Allemands eux-mêmes.

  • La vocation

    Judith Schlanger

    • Hermann
    • 18 Juin 2010

    Comment vivre et que faire de ma vie ? À travers ma vocation, ma vie trouve son sens dans une activité à laquelle je m'identifie. Et comme l'activité de mon choix répond à ma nature, elle m'exprime, m'accomplit et me définit. La promesse de l'individualisme démocratique est que chacun puisse réussir sa vie par son travail, qui lui fera gagner à la fois son identité et son pain. Pour devenir soi-même, pour se réaliser, chacun doit pouvoir s'épanouir dans ce qu'il fait. L'artiste et le savant incarnent la figure romantique par excellence du travail voué. Pour certains, c'est le désir de savoir qui commande et organise leur existence. Mais l'exemple du travail créateur ou du travail intellectuel a un caractère d'exception. Qu'en est-il des goûts et des aptitudes en général ? Et qu'en est-il des tâches insignifiantes dans lesquelles on ne peut pas s'exprimer, et qui doivent pourtant être remplies ? Que devient aujourd'hui la grande figure idéale de la vocation ? Ce livre invite à une réflexion qui n'a rien de technique et nous concerne tous.

  • Les Bijoux Indiscrets

    Denis Diderot

    • Hermann
    • 1 Janvier 1978

    L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc. En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot. Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes. Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée. La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • Lucrèce, philosophe épicurien, est aussi un immense poète. Le paradoxe est que sa poésie semble prendre perpétuellement l'épicurisme à rebours, comme si le poète, chez lui, donnait tort au philosophe - à moins que ce ne fût l'inverse. De la philosophie d'Épicure, la plus lumineuse, la plus douce, la plus sereine, peut-être la plus heureuse de toute l'Antiquité, Lucrèce a tiré le poème le plus sombre, le plus âpre, le plus angoissé, le plus tragique. Cela nous dit quelque chose sur l'homme qu'il fut, certes, mais aussi sur l'épicurisme, sur la philosophie, et sur nous-mêmes. Si nous étions des sages, nous n'aurions pas besoin de poètes. Mais aurions-nous besoin de philosophes ? A. C-S.

  • La politique

    Aristote

    • Hermann
    • 30 Octobre 2019

    Traduction nouvelle, présentée et annotée par Pierre Louis. Première édition de ce texte capital du philosophe grec sous une forme accessible à un large public. Cette traduction, qui n'est jamais littérale, vise à être exacte et lisible ; elle se veut plus conforme à l'esprit qu'à la lettre et met en lumière une modernité parfois surprenante.

  • Quel discours se soucie encore de la vérité?? Pourquoi tenir cette exigence de vérité quand la parole est noyée dans des flux permanents d'informations et de duplications?? La littérature et la psychanalyse partagent un rapport singulier à la parole : celui du déploiement. À l'inverse de l'information, elles continuent à croire en la révélation d'une parole étrangère à l'intérieur de soi. En reprenant la scène de la rencontre entre Diane et Actéon des Métamorphoses d'Ovide, Yannick Haenel offre au lecteur une réflexion sur l'amour et le langage comme exposition d'une solitude sans laquelle aucun discours vers l'autre ne serait possible.

  • La liberté est-elle un pouvoir neutre et indifférencié de choix et d'action qui est octroyé à tout individu, et qu'il exerce identiquement avec tout autre, ou n'est-elle pas plutôt une capacité qui n'échoit qu'à lui seul d'accomplir son être propre dans ce qu'il a d'unique ? En souscrivant à la seconde branche de cette alternative, Claude Romano s'efforce de préciser les conditions de possibilité de ce qu'il appelle « liberté intérieure », c'est-à-dire la capacité de vouloir et de décider en l'absence de conflit intérieur, de telle manière que cette volonté et cette décision expriment l'être que nous sommes et manifestent un accord de cet être avec lui-même. En soulignant les limites de la conception largement dominante, de Platon à Harry Frankfurt, de cette liberté comme une subordination de nos désirs et tendances affectives spontanées aux « désirs de second ordre » qui découlent de notre réflexion rationnelle, l'auteur défend une conception originale de l'autonomie qui rejette une telle hiérarchie. Il étaye son propos par l'analyse d'un exemple littéraire, la décision finale de la Princesse de Clèves dans le roman éponyme de Mme de Lafayette.

  • Jacques le Fataliste

    Denis Diderot

    • Hermann
    • 1 Janvier 1981

    L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc. En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot. Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes. Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée. La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • Ancien culte mahorie

    Paul Gauguin

    • Hermann
    • 1 Janvier 2001

    Écrit et orné de 23 aquarelles, conçu comme un véritable livre illustré où les images accompagnent l'histoire presque mot à mot, ce recueil représente le premier engagement de l'artiste en faveur de ces arts primitifs dont l'influence a marqué la peinture du XXe siècle.

  • Crise sanitaire transformée en crise sociale, économique et financière, la pandémie de la COVID-19 engendre une réflexion sur l'entreprise et sa gouvernance. Au moment où le monde d'après émerge, un changement de trajectoire va-t-il s'amorcer ? La question est posée. Cette crise montre que l'entreprise est une institution sociale qui doit assumer une responsabilité sociale. Le conseil d'administration, la direction, les actionnaires et les parties prenantes doivent donc repenser le cadre analytique de leurs relations et les raisons profondes qui les amènent à prendre des décisions. Au-delà de l'entreprise, c'est une perspective holistique qu'il faut avoir et l'on doit faire de la finance un instrument du changement. Penser l'après-coronavirus impose que le droit remette en cause des fondamentaux pour placer l'entreprise devant ses responsabilités. Faire du profit son unique finalité est une prémisse qui doit être abandonnée : le mieux-vivre ensemble de l'après-coronavirus est à ce prix.
    Cherchant à conserver une trace des nombreux écrits publiés durant la pandémie de coronavirus, cet ouvrage démontre que la COVID-19 ne constitue pas une révolution de la gouvernance. Elle remet au goût du jour des débats anciens, qui montrent aujourd'hui toute leur pertinence. La COVID-19 est susceptible de constituer une étape de l'évolution de la gouvernance d'entreprise, encore faut-il que le juriste joue pleinement son rôle dans cette étape.

  • L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc. En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot. Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes. Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée. La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • Project Syndicate, les Éditions Hermann et Finance Mag (ex-Fintech Magazine) s'associent pour créer une nouvelle revue-magazine (« mook ») : SAY. Le nom rend hommage à Jean-Baptiste Say, créateur de l'économie politique française, dont les idées ont été popularisées par John Stuart Mill. Dans cet esprit, la revue donnera la parole aux penseurs français et internationaux pour restaurer la valeur de l'analyse et de l'opinion informée, basée sur les faits, par opposition aux dérives idéologiques et « populistes ». Il ne s'agit pas de masquer la diversité des opinions derrière une « pensée unique ». Au contraire, en privilégiant la diversité de ses auteurs, par l'origine professionnelle, intellectuelle et nationale, et en pourchassant les discours creux et grandiloquents, SAY montrera que se baser sur la réalité n'empêche les opinions originales.
    Parmi les auteurs de ce premier numéro double :
    - Eric Schmidt, ancien directeur général de Google ;
    - de nombreux économistes, dont trois prix Nobel (Joseph Stiglitz, Robert Shiller et Michael Spence) mais aussi Lucrezia Reichlin, Jean Pisani-Ferry ou Jacques Attali ;
    - des financiers : George Soros, Bertrand Badré, William Davidow ;
    - des journalistes : Elizabeth Drew, Philippe Manière ;
    - Ana Maria Hernandez et Laurence Tubiana, respectivement à la tête de la Commission des Nations unies sur l'environnement et ancienne ambassadrice de la France à l'ONU ;
    - Sigmar Gabriel et Joschka Fischer (anciens ministres allemands des Affaires étrangères) ; Javier Solana (ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et directeur général de l'Otan).
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  • Un soin inédit fait nouvellement partie de l'arsenal thérapeutique de la médecine occidentale. Presque un oxymore, l'aide médicale à mourir ne fait pas l'unanimité. Or, une nouvelle frontière est sur le point d'être transgressée. Parce que certains font l'erreur de considérer la perte de dignité comme possible, ils mettent de l'avant la mort comme le remède ultime aux souffrances des gens atteints de démence. On oublie alors que cette sensation de déchéance peut être soignée autrement. De plus, nous démontrons que la défense de l'autonomie ne saurait justifier l'euthanasie en démence. Notre manifeste confirme également l'importance d'en finir avec la peur du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Ainsi, la fragilité de l'aîné souffrant de démence doit être célébrée en tant que richesse oubliée pour promouvoir une telle modification des moeurs au sein des établissements en cause. Notre réflexion contre l'euthanasie en démence, appuyée par de nombreux cliniciens, contribue à la protection des aînés vulnérables.

  • Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi que leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux et chimérique. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant, ou attendre la vie après la mort ?
    Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.

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