Presses universitaires de Provence

  • De l'hypertrophie du discours didascalique au XX siècle

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Décembre 2020

    La notion de didascalies est au coeur même de l'esthétique théâtrale. Elle pose la question qui touche à l'essence du théâtre, celle du rapport auteur/metteur en scène, acteur/spectateurs, lecteurs. Qui parle dans les didascalies et à qui ? Quasi inexistantes dans le théâtre renaissant et dans le théâtre classique, elles abondent dans le théâtre aujourd'hui au point de constituer aux côtés du dialogue un texte à part entière comme le montre l'ensemble des articles rassemblés dans ce recueil. C'est là une des grandes caractéristiques du théâtre depuis le début du XXe siècle. Est-ce que l'hypertrophie de ce discours didascalique est venue transformer la nature même du texte de théâtre ? Telle est la question à laquelle ce volume collectif tente de répondre afin de cerner la spécificité de l'écriture dramatique aux XXe et XXIe siècles.

  • Ce nous dist li escris ch

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 14 Mai 2014

    Aimant cueillir les fleurs variées de l'imaginaire dans l'espace qu'il appelle son « jardin secret », André Moisan n'est pas sans évoquer ces clercs du Moyen Âge qui savaient allier le soin des réalités célestes et l'amour des belles lettres. Par ce volume de Mélanges, ses collègues et ses amis ont voulu rendre hommage à l'engagement scientifique et à la modestie d'un « chercheur de l'ombre », au travail et à l'érudition d'un homme qui, inlassablement et en marge de l'institution universitaire, a contribué jour après jour à l'ouverture et à la diffusion des connaissances dans le vaste domaine qui était le sien : l'épopée française. Malgré la diversité des textes abordés et la variété des approches choisies, ce volume s'organise autour de ce thème unique qui lui confère, par sa richesse et par son ampleur, souplesse et cohérence. Épopée et hagiographie, épopée et historiographie, rayonnement européen de l'épopée en constituent en effet les lignes directrices. Certains essais ont privilégié une approche linguistique, d'autres ont insisté sur la dimension spirituelle de divers textes ; l'étude des sources, les mises en valeur thématiques, l'analyse des effets d'intertextualité, la confrontation de plusieurs versions d'une même oeuvre sont les autres lieux de cette réflexion plurielle qui vient enrichir notre connaissance d'un genre auquel André Moisan, comme en témoignent les cinq volumes de son Répertoire et ses nombreux travaux, a consacré sa brillante énergie. Ce livre d'hommage constitue donc, pour sa part, un apport, à la fois riche et généreux, aux études médiévales.

  • Image et voyage ; de la Méditerranée aux Indes

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Décembre 2020

    Cet ouvrage offre une perspective nouvelle aux études sur la littérature des voyages dont la vaste matière iconographique reste à ce jour relativement peu exploitée. Il propose une réflexion théorique et analytique inédite sur la place et le rôle de l'image dans le vaste ensemble de la littérature des voyages, en regroupant les contributions de littéraires, de géographes, d'historiens de l'art, d'historiens du livre et en travaillant la notion d'imaginaire, via l'étude d'images concrètes, de supports iconographiques divers, tous liés à l'écriture du voyage. Il couvre la période de la fin du Moyen Âge au XIXe siècle, c'est-à-dire des origines iconographiques arabes à la naissance de la photographie, ainsi qu'une aire géographique maritime vaste, de la Méditerranée aux Océans oriental et occidental.

  • La justice au moyen age

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Janvier 2014

    Ce colloque nous engage sur un terrain difficile ; comment les autorités sociales d'autrefois se sont-elles trouvées prises entre un devoir de punir, résultant de la mission qui les définissait, et un "devoir" de ne pas punir, où le plus haut souci religieux pouvait se mêler confusément aux nécessités pratiques ? et comment se sont-elles défini un éventail de solutions applicables aux différents cas ?

  • L'or au moyen age

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Janvier 2014

    L'or est soit un objet, soit un mythe de cet objet. L'objet-or est soit un métal, minerai ou épuré, soit un bijou à éventail de multiples significations dont celle de monnaie. Le mythe part de l'éclat solaire qu'avive le traitement au feu du métal-minerai ; il aboutit par cet éclat, par la consistance, l'utilité, les formes du bijou, les charmes de cette luminosité, à porter la joie et l'espérance du monde d'outre-nuit où le soleil qu'il symbolise ne se couche pas. Ainsi la longévité et la ductilité de cet objet-mythe lumineux évoque à l'homme son rêve d'immortalité. Car tout mythe est une réalité de sentiments que les hommes font reposer sur des objets réels en se servant d'heureuses apparences qui leur symbolisent les qualités de l'invisible. L'or est ainsi lumière et bonheur éternel ; les chefs et les femmes le portent avec prédilection comme certains enfants, tandis que le guerrier, ut sic, préfère le fer, et la forge. L'art de l'or, et celui de l'argent fort proche, est ainsi aux confins de l'économie et de la religion, une structure de médiation, une médio-structure toujours liée au roi : orfèvre de ses trésors et de sa liturgie ou monnayeur de sa puissance. D'Aristote à Thomas d'Aquin, on a toujours su distinguer le métal d'orfèvre et le signe monnayé, le trésor et la monnaie, le mythe et l'utilité fonctionnelle.

  • Les relations de parente

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Janvier 2014

    L'on n'est jamais trahi que par les siens. S'il y a du vrai dans cet adage, les relations familiales, où s'expriment parfois les solidarités les plus fortes, ne seront-elles pas aussi l'occasion des dissensions les plus douloureuses ? La parenté peut susciter parfois de bien curieuses rivalités, et l'épopée, qui accorde tant d'importance aux liens familiaux, en propose des exemples fort variés. Souvent, les Sarrasines rejettent leurs pères, leurs frères, leurs époux. Ailleurs, Ganelon trahit son beau-frère l'empereur, et Roland son fillastre. Mais les oppositions les plus inattendues sont parfois les moins brutales.

  • Le cuer au moyen age

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Janvier 2014

    À qui parcourt la littérature médiévale apparaît clairement l'importance du motif du coeur au sein de multiples genres littéraires. Les occurrences de « cuer » sont multiples et interviennent en de nombreuses circonstances. Le coeur se révèle ainsi être la racine de quantité d'équations posées au centre du tumulte des sentiments humains, dont le « corage » est finalement la résultante : traduire l'humeur générale d'un être par un tel dérivé, où « coeur » se lit sans cesse en filigrane, est bien la marque, inscrite au sein du langage, du maître-rôle qui lui est assigné dans la gestion des passions.

  • Le cheval dans le monde medieval

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Janvier 2014

    Le héros des romans de Chrétien de Troyes est un 'chevalier', ce qui suppose, au Moyen Âge, toute une série de qualités d'ordre et moral et social, qui le différencient du reste et qui le situent à l'intérieur de l'élite de son monde. On pourrait même ajouter que le chevalier a un désir de transformation qui vise le perfectionnement personnel, et que ce désir le définit d'une certaine façon. Mais, avant toute chose, on est 'chevalier' quand 'on combat à cheval', et, sans aucun doute, l'essence du chevalier est intimement liée à sa monture. Le cheval définit le héros, non pas de façon statique - comme le définissent les vertus caractéristiques de sa classe - mais en `mouvement'. C'est, précisement, dans la `chevauchée' qu'ils forment un tout indissociable, de telle façon que l'idée de l'un sans l'autre reste inconcevable. Et l'on peut dire donc que c'est dans le départ 'à cheval' vers le monde inconnu - dans le mouvement - que le héros est un vrai chevalier, car, d'un côté, il chevauche sur l'animal qui lui prête son nom, et, de l'autre, il se dirige vers la perfection à laquelle il tend par nature.

  • Fin des temps et temps de la fin

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 15 Mai 2014

    D'après Jean Delumeau, "il y a unanimité chez les historiens pour estimer qu'il se produisit en Europe à partir du xive siècle un renforcement et une plus large diffusion de la crainte des derniers temps". Parmi les tenants les plus célèbres de cette doctrine - que tous ne partagent pas - se range Huizinga qui souligne qu' "au déclin du Moyen Âge, la vie s'emplit d'une sombre mélancolie. (...) Le monde s'acheminait vers sa fin, et toute chose terrestre vers la corruption".Les raisons de tant de pessimisme sont évidentes. Le quatorzième et le quinzième siècles connurent une suite de désastres qui n'épargnèrent personne en Europe. En France, la Guerre de Cent Ans éprouva cruellement la population civile ; la peste qui, en 1348, avait décimé par endroits un tiers de la population, réapparut régulièrement ça et là avec d'autres maladies tout aussi mortelles ; les disettes, dues à la détérioriation des conditions climatologiques, devinrent de plus en plus fréquentes ; enfin, le Grand Schisme, qui commença en 1378, ne constitua pas seulement un drame de conscience pour les chrétiens, mais marqua, à leurs yeux, "la rentrée dans un âge apocalyptique".

  • La violence dans le monde medieval

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Janvier 2014

    Si nous nous représentons le système pénal tel qu'il existait dans l'Europe médiévale, et tout particulièrement en Allemagne au bas Moyen Âge, celui-ci nous apparaît comme étant un « théâtre de l'horreur et de la terreur » puisque les méthodes punitives se caractérisaient à cette époque par une atrocité et une brutalité extrêmes et atteignaient leur point culminant par l'accomplissement de rituels superstitieux et de cérémonies macabres. À la cruauté des méthodes punitives s'ajoutait également le fait odieux selon lequel les sanctions, qu'il se fût agi de peines mutilatoires, déshonorantes, de condamnations à mort telles que l'enterrement de personnes lors de leur vivant, la noyade forcée, la potence, le bûcher, le supplice de la roue etc..., donnaient lieu à des festivités publiques et joyeuses, à des spectacles très prisés par le peuple et par les classes dirigeantes d'alors. Or, ce côté pervers du système pénal médiéval, loin d'être arbitraire, reposait sur des fondements très précis et était légitimé par des intentions visant à maintenir coûte que coûte l'ordre dans la société. Afin de pouvoir comprendre ce monde si complexe et si étrange, tel qu'il se reflétait, entre autres, dans le droit pénal, nous devons tout d'abord nous libérer des idées sur la cruauté du droit médiéval, telles qu'elles ont été inculquées aux générations passées depuis le siècle des lumières.

  • Magie et illusion au moyen age

    Collectif

    • Presses universitaires de provence
    • 17 Janvier 2014

    Voici bien l'occasion de commencer par cette constatation d'Hegel : « La magie se rencontre chez tous les peuples et dans tous les temps ». Cependant que Michel Meslin remarque dans sa récenteEncyclopédie des Religions (Bayard 1997) que derrière tous ses oripeaux la magie pose en réalité le problème de la liberté de l'homme affronté à son destin. En effet, contrairement à la religion dont les rites s'évertuent à « concilier le divin avec l'ordre des choses du monde des hommes », la magie, intervenant également auprès des puissances supérieures, le manipule, les instrumentalise, et tente de les contraindre à satisfaire les désirs humains, n'hésitant pas à transgresser les règles sociales ou morales. René Mabille en son temps avait déjà établi cette distinction dans le champ commun du sacré. L'Europe (pour ne citer qu'elle) a connu une longue tradition où la magie se confondait avec les sciences ésotériques, largement héritées de l'Égypte et de la Kabbale juive. Et il faut reconnaître que durant le Moyen Âge, la magie se mélange à diverses sciences qui n'ont pas encore trouvé leur indépendance ni leurs méthodologie propre. Ainsi, la chimie, la médecine, la pharmacologie, l'astronomie. Il suffit d'ouvrir le « grand Albert » (15e siècle) attribué au maître de Thomas d'Aquin, pour distinguer à travers le fatras des recettes délirantes, des notations très justes sur les maladies, les plantes, les poisons, etc. ce qui explique que cet ouvrage fut sans cesse réédité jusqu'à l'aube du xxe siècle. Il n'est donc pas excessif d'affirmer que la magie par son aspect technique et utilitaire, tint lieu de science exacte durant le Moyen Âge européen, et fut prise au sérieux par les plus grands intellectuels de cette époque. Rappelons cependant que la magie même alors conserva un statut éminemment ambigu ; elle fut condamnée à intervalles réguliers par l'Église chrétienne, cependant qu'elle était pratiquée dans les couvents des Bénédictins, des Cisterciens et des célèbres Templiers.

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