CNRS Editions

  • L'interdit de l'inceste à travers les sociétés

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 14 Octobre 2021

    En quoi consiste l'inceste ? Est-il l'objet d'une prohibition universelle ? Cette interdiction concerne-t-elle les seules parentés " biologiques " ou s'étend-elle aux diverses parentés " sociales ", comme celles qui se tissent aujourd'hui dans les familles dites recomposées mais qui existent aussi dans beaucoup d'autres sociétés ?

    Cette prohibition joue un rôle fondamental dans le fonctionnement des multiples systèmes de parenté étudiés de par le monde. Mais d'où vient-elle ? Peut-on penser, avec Claude Lévi-Strauss, que l'interdit de l'inceste marque à lui seul le passage de la nature à la culture ? Et comment comprendre, alors, la tension persistante entre l'interdit proclamé, institutionnalisé, et la pratique incestueuse qui, partout, demeure ?

    Voyage dans l'espace et dans le temps, cette réflexion met en évidence un fait essentiel, le caractère spontanément asocial et indifférencié de la sexualité humaine et la nécessité d'une régulation sociale de cette spontanéité. Il met ainsi en lumière les principaux enseignements de l'anthropologie sur la question de l'inceste, fait social majeur et aujourd'hui d'une actualité brûlante.

  • Où sont-ils ? les extraterrestres et le paradoxe de Fermi

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 21 Septembre 2017

    Le physicien Enrico Fermi se lance en 1950 dans une estimation iconoclaste : évaluer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres intelligentes en mesure d'entrer en contact avec nous. Contre toute attente, le nombre qu'il obtient est particulièrement important, ce qui va le conduire à formuler son fameux paradoxe : " si le nombre de civilisations en mesure de nous rendre visite aujourd'hui est si grand, comment se fait-il que nous n'en ayons jamais perçu aucun signe ? ".

    Le physicien Enrico Fermi se lance en 1950 dans une estimation iconoclaste : évaluer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres intelligentes en mesure d'entrer en contact avec nous. Contre toute attente, le nombre qu'il obtient est particulièrement important, ce qui va le conduire à formuler son fameux paradoxe : " si le nombre de civilisations en mesure de nous rendre visite aujourd'hui est si grand, comment se fait-il que nous n'en ayons jamais perçu aucun signe ? ".

    Près de 70 ans après, où en sommes-nous ? Alors que la liste des exoplanètes ne cesse de s'allonger, de quels éléments nouveaux les scientifiques disposent-ils aujourd'hui ? Y a-t-il des traces de vie dans l'Univers ? Que sait-on des mécanismes de formation des étoiles et des planètes et de ceux qui régissent la formation des molécules du vivant ? Comment s'y prendre pour écouter des signaux extraterrestres ? Qu'est-ce qui a déjà été fait en la matière ? Une civilisation intelligente est-elle nécessairement une civilisation technologique ? Les civilisations technologiques, énergétiquement instables, ne courent-elles pas toujours le risque de s'effondrer sur elles-mêmes avant d'avoir eu le temps d'inventer le voyage intersidéral ?

    Cinq scientifiques nous entraînent bien au-delà des sciences, vers une réflexion sur la place de l'Homme dans l'Univers et une prise de conscience des enjeux qui entourent la question de l'épuisement de nos ressources.

  • Dictionnaire critique de l'anthropocène

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 4 Juin 2020

    Si les changements environnementaux liés à l'humanité ne font aucun doute, leur ampleur et leurs conséquences ne sont pas si faciles à évaluer. Pour le savant, il s'agit d'établir les liens de causalité et les impacts avec le plus de précision possible, puis de poser un diagnostic. Le présent dictionnaire s'appuie sur le concept récent d'" anthropocène ", qui a le mérite, qu'on l'approuve ou non, de relancer la réflexion sur les rapports entre nature et société, entre constat scientifique et action politique, à travers une approche spatiale et territoriale. Procédant de façon critique, et fruit d'une démarche collective, cette vaste entreprise éditoriale se fonde sur une pratique de terrain, attentive aux détails et méfiante à l'égard des discours pré-établis.

    Parmi les 330 notices, plusieurs thèmes sont au cœur des débats contemporains (biodiversité, changement climatique...), d'autres se réfèrent à des courants de pensée (écoféminisme, transhumanisme...). Les concepts mobilisés abordent des questions politiques (capitalocène, justice environnementale...), philosophiques (catastrophes, Gaïa...), ou épistémologiques (finitude, population...). Des notions classiques sont réinterrogées (nature, ressource...), tandis que des concepts sont précisés (biosphère, écosystème...).

    D'autres notices discutent de mécanismes environnementaux (érosion, tsunami...), de pratiques récentes (agroécologie, ville durable...), de phénomènes territorialisés (déforestation, désertification...) ou d'artefacts (aéroport, autoroute...). Certaines examinent des lieux emblématiques (Amazonie, Fukushima...). D'autres, enfin, offrent un regard original sur l'anthropocène, sa faune (chien, ours...), ses mutations socio-économiques, institutionnelles ou politiques (biopiraterie, ZAD...).

    Un dictionnaire de référence sur un concept devenu incontournable.

    Ce dictionnaire a été coordonné par

    le groupe Cynorhodon comptant 16 géographes :

    Frédéric Alexandre, Fabrice Argounès, Rémi Bénos, David Blanchon, Frédérique Blot, Laine Chanteloup, Émilie Chevalier, Sylvain Guyot, Francis Huguet,

    Boris Lebeau, Géraud Magrin, Philippe Pelletier, Marie Redon,

    Fabien Roussel, Alexis Sierra, Didier Soto.

  • Penser les genocides. itineraires de recherche

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 21 Octobre 2021

    Comment travailler sur les génocides et les crimes de masse ? Comment parvenir à élaborer des savoirs, lorsqu'on est confronté quotidiennement à des récits et à des témoignages insoutenables ? Quelles sont les responsabilités scientifiques et sociales des chercheurs et chercheuses étudiant ces sujets qui défient l'entendement humain ?

    Ce livre ambitionne d'approfondir la connaissance de ces atrocités mais aussi d'apprécier les efforts considérables déployés par les scientifiques pour parvenir à comprendre de tels phénomènes, à la fois uniques dans leurs mises en œuvre mais comparables dans leurs mécanismes d'éradication de groupes humains et de personnes.

    Les spécialistes réunis ici ont accepté de réfléchir à leurs relations avec leur objet de recherche et d'enseignement, d'expliquer pourquoi celui-ci s'est progressivement imposé à eux, d'exposer comment leur choix a emprunté des chemins personnels ou procédé d'interrogations que les champs disciplinaires peinent à assumer. Ils et elles se confient aussi sur l'épreuve et les vertiges qu'entraîne la confrontation avec des passés aussi terrifiants, confrontation destinée à armer la connaissance et à lui redonner du pouvoir face à des mondes de destruction et de négation.

    Avec les contributions de
    Taner Akçam, Claire Andrieu, Annette Becker, Irène Bellier, Alain Blum, Johann Chapoutot, Jean-Pierre Chrétien, Catherine Coquio, Christian Delage, Isabelle Delpla, Ingolf Diener, Sarah Gensburger, Fatma Müge Göçek, Jan Gross, Anne Yvonne Guillou, John Horne, Joël Hubrecht, José Kagabo, Dzovinar Kévonian, Raymond H. Kévorkian, Hans-Lukas Kieser, Reinhart Kössler, Joël Kotek, Anouche Kunth, Sandrine Lefranc, Sarah Lozé, Henning Melber, Claire Mouradian, Véronique Nahoum-Grappe, Renée Poznanski, Richard Rechtman, Yves Ternon, Karine Vanthuyne.

  • Lettres européennes

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 28 Octobre 2021

    Nous connaissons tous le cyclope de L'
    Odyssée, mais combien d'entre nous savent que ses traits rappellent ceux de Tepegöz dans
    Oghuz, une épopée turque ? Ou que Shakespeare a repris l'intrigue de
    Hamlet dans une chronique de Saxo Grammaticus, historien danois du XXIIe siècle ? Ou encore que Mélisande, l'héroïne de Maurice Maeterlinck, par sa longue chevelure évoque la Raiponce du conte des frères Grimm ? Ce sont ces filiations, ces entrelacements que mettent en évidence les
    Lettres européennes.

    " L'Europe n'a pas réussi à penser sa littérature comme une unité historique et je ne cesserai de répéter que c'est là son irréparable échec intellectuel ", écrit, en 2005, le romancier tchèque Milan Kundera. Irréparable ? C'est le défi que cet ouvrage veut relever : retracer l'histoire de la littérature du continent Europe, de l'Antiquité à nos jours. Période après période, chaque chapitre effectue un tour d'Europe, donnant un aperçu des évolutions littéraires les plus importantes de l'époque, suivi de l'étude d'un genre littéraire caractéristique, puis d'une présentation de quelques-uns des auteurs phares d'alors, dont le rayonnement éclaire encore notre littérature. Cette troisième édition est enrichie d'un chapitre consacré à l'écriture du XXIe siècle, composé de courts portraits d'écrivains d'aujourd'hui.

    Une grande traversée de la littérature européenne, de Homère à Zadie Smith,en passant par Dante, Goethe, Baudelaire, Dostoïevski, Virginia Woolf, Cavafy, Auður Ava Ólafsdóttir et Olga Tokarczuk.

    Cet ouvrage, fruit de la collaboration de plus de 200 universitaires, critiques littéraires et écrivains de toute l'Europe, est dirigé par Annick Benoit-Dusausoy, professeure agrégée en classes préparatoires au Lycée Saint-Louis à Paris, Guy Fontaine, créateur de la résidence d'écrivains européens villa Marguerite Yourcenar, Jan Je˛drzejewski, professeur de littérature anglaise et comparée à l'Université d'Ulster et Timour Muhidine, maître de conférences en langue et littérature turques à l'INALCO.

  • Longtemps passées sous silence, la sexualité dans les empires coloniaux et la domination sur les corps apparaissent aujourd'hui comme des sujets de recherches majeurs. Les héritages de cette histoire font désormais débats dans nos sociétés de plus en plus métissées et mondialisées. Six siècles d'histoire ont construit des imaginaires, des fantasmes et des pratiques analysés dans cet ouvrage au fil des cinquante contributions de spécialistes internationaux.

    Coordonné par un collectif paritaire de dix chercheur.e.s de plusieurs disciplines, l'ouvrage Sexualités, identités et corps colonisés tisse des liens entre passé et présent, et explore les nombreuses facettes de cette histoire. La publication de Sexe, race & colonies en 2018 a initié débats et polémiques, mais a aussi reçu un écho sans précédent. Ce nouveau livre va plus loin.

    Aux quinze articles majeurs du précédent ouvrage, réédités pour les rendre accessibles au plus grand nombre, ont été ajoutées trente contributions inédites éclairant la transversalité de cette question dans tous les empires coloniaux jusqu'aux sociétés postcoloniales actuelles. Ce livre permet de saisir comment la sexualité et les hiérarchies raciales ont été consubstantielles à l'organisation du pouvoir dans les empires et à l'invention d'imaginaires transnationaux. Déconstruire les regards coloniaux qui sont omniprésents dans nos représentations suppose de regarder en face cette hégémonie sexuelle mondialisée et ce passé, aussi complexe soit-il. C'est à ce prix qu'une décolonisation des imaginaires sera possible.

    Avant-propos d'Antoine Petit, président du CNRS

    Postfaces de Leïla Slimani et Jacques Martial

  • Vers le cyber-monde ; humain et numérique en interaction

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 29 Avril 2021

    Vers le cyber-monde

    Humain et numérique en interaction

    Depuis la révolution industrielle, les dispositifs permettant aux humains de communiquer à distance ou de commander aux machines ont connu des développements considérables. Avec l'avènement de l'informatique, ils ont été radicalement transformés. Les équipements modernes sont désormais commandés via des écrans tactiles, à l'aide de la voix ou même de gestes. Internet, réseaux sociaux, réalité virtuelle, robots et objets connectés, tels sont les constituants du cyber-monde. Les dispositifs d'interaction établissent des passerelles entre le monde réel avec ses objets tangibles et le monde virtuel avec ses représentations abstraites.

    Le présent ouvrage expose comment les chercheurs répondent aux défis posés par la coexistence de ces deux mondes. Comment simplifier les interactions entre les objets et les humains ? Comment les rendre plus intuitives et plus ergonomiques ? Comment mesurer leur acceptabilité dans la société ? Quelles formes nouvelles pour l'immersion dans le cyber-monde ? Pour quels objectifs et quelles utilités ?

    Ces nouvelles avancées ne manquent pas de poser des questions éthiques cruciales. La captation de données personnelles, la reconnaissance faciale, l'analyse des émotions, la commande mentale et les prédictions des comportements humains sont de nature à nous troubler et à faire craindre une emprise de la machine sur l'humain. La recherche produit des objets qui, il y a peu de temps encore, relevaient de la science-fiction. Elle doit aussi contribuer à les rendre éthiques dans leur comportement et leur utilisation pour le bénéfice de l'humanité.

  • Le mythe de l'art antique

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 16 Mai 2018

    De la peinture antique, qui fut certainement d'une grande richesse, nous ne conservons que de rares traces matérielles. Mais ces chefs-d'œuvre disparus ont subsisté à travers des textes qui les décrivent et nous racontent, à leur propos, des anecdotes, mythes et récits que la tradition a fini par transformer en lieux communs

    De la peinture antique, qui fut certainement d'une grande richesse, nous ne conservons que de rares traces matérielles. Mais ces chefs-d'œuvre disparus ont subsisté à travers des textes qui les décrivent et nous racontent, à leur propos, des anecdotes, mythes et récits que la tradition a fini par transformer en lieux communs : l'artiste tombant amoureux de son modèle, le jeune homme préférant la statue à la femme de chair, le peintre se livrant à la torture pour mieux représenter la douleur, des raisins si parfaitement imités que les oiseaux viennent les picorer.

    C'est par la médiation de ces discours et de ces narrations que l'art antique a irrigué tout l'art occidental, dans sa pratique comme dans sa conception. Sans cesse repensés et reformulés, ces récits fondateurs ont offert à chaque auteur l'occasion d'exprimer sa vision singulière et se sont finalement traduits par autant d'interprétations originales.

    Quelle a pu être l'influence de ces lieux communs sur les théories artistiques de l'âge moderne et contemporain ? Ont-ils contribué à alimenter, enrichir et populariser les discours théoriques, ou au contraire à les mettre en défaut, à les entraver ou à s'y substituer ? Par quelles médiations – rhétorique, philosophique, académique – cet ascendant des lieux communs s'est-il exercé ? Quel rôle ont-ils joué dans la pratique des artistes, notamment dans le choix et le traitement des sujets ? Par quel processus artistique s'accomplit la transposition fictionnelle du lieu commun ? Par quels indices peut-on identifier sa présence subliminale dans une œuvre ? Voilà l'enquête à laquelle nous convie cet ouvrage qui revisite magistralement l'histoire de l'art à la lumière de ses origines narratives.

  • Objets mathématiques

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 9 Novembre 2017

    Le besoin de voir les constructions imaginées par l'esprit a précédé les premières figures tracées par les géomètres de l'Antiquité.

    Le besoin de voir les constructions imaginées par l'esprit a précédé les premières figures tracées par les géomètres de l'Antiquité. Si le besoin de toucher a amené très tôt la production de modèles physiques d'objets abstraits, la réalisation pratique s'est avérée délicate en l'absence d'une théorie géométrique venant clarifier et unifier une multitude de méthodes empiriques utilisées jusqu'alors par les architectes, les charpentiers, les tailleurs de pierre et même les artistes. Cette théorie, c'est la géométrie descriptive.

    C'est dans cet esprit que sont fabriqués à Paris, dès la fin du XIXe siècle, des modèles en plâtre destinés à l'enseignement du dessin d'art, du dessin industriel, du dessin d'architecture, du dessin géométrique et en définitive, de la géométrie tout court.

    La collection de modèles de l'Institut Henri Poincaré, forte d'environ 600 modèles, et qui fascina de nombreux artistes, comme Man Ray, s'est construite sur un siècle et demi. Relater quelques traits saillants de cette entreprise scientifique, pédagogique et culturelle, étudier certains de ses modèles les plus emblématiques, observer ce que l'informatique et l'impression 3D ont apporté à ces questions, se demander comment l'on peut représenter dans notre univers à 3 dimensions des objets mathématiques qui en comportent 4... tel est le but de cet ouvrage, superbement illustré.

  • Pour la recherche urbaine

    Collectif

    • Cnrs éditions via openedition
    • 10 Février 2022

    L'urbanisation à l'échelle planétaire et la conscience croissante des problèmes écologiques font de l'« urbain » un objet privilégié pour l'action publique et la recherche. C'est en effet grâce à la perspective urbaine que nous parvenons aujourd'hui à une meilleure compréhension des sociétés contemporaines et des milieux de vie. En articulant les dimensions sociales, écologiques, politiques et matérielles, les recherches actuelles apportent de nouvelles connaissances sur les théories et définitions de l'urbain, les populations urbaines et la production de leur cadre de vie. Les enjeux sont de taille. Ils touchent à la qualité de vie des citadins et à la forme de nos sociétés : diversification des populations, accroissement des inégalités, recompositions des flux, des échelles et des pouvoirs urbains, changements de l'environnement planétaire, etc. Le présent ouvrage, qui repose sur un important travail collectif sur les villes des Nords et des Suds, propose un panorama engagé de ces enjeux présents et, surtout, à venir pour la recherche urbaine.

  • La grande muraille verte

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 4 Avril 2019

    La grande muraille verte est un projet révolutionnaire mis en place par les pays africains du Sahel : une bande végétale de 15 km de large, traversant le continent d'est en ouest, dont l'objectif est de combattre la désertification grâce à une gestion durable des ressources naturelles.

    La grande muraille verte est un projet révolutionnaire mis en place par les pays africains du Sahel : une bande végétale de 15 km de large, traversant le continent d'est en ouest, dont l'objectif est de combattre la désertification grâce à une gestion durable des ressources naturelles. Cela ne peut se faire sans de nombreux acteurs, chercheurs, médecins, citoyens et populations locales. La désertification d'un milieu s'accompagnant toujours d'une perte de biodiversité, il s'agit de rétablir une grande variété d'espèces, animales comme végétales, pour permettre le retour à l'équilibre écologique. Mais comment faire dans un environnement où la pluviométrie est très faible ? Quelles espèces, ou association d'espèces, choisir ? Quels sont les impacts sur les populations ? Dix ans après la mise en place du projet, où en est-on ?

    C'est à la découverte de cette expérience hors du commun, soutenue par l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et le CNRS, que nous invite cet ouvrage.

  • De la préhistoire à la Grèce antique, des civilisations traditionnelles aux sociétés contemporaines, les représentations symboliques, les mythes, les rites, les récits, les fictions contribuent à figurer un ordre du monde.

    De la préhistoire à la Grèce antique, des civilisations traditionnelles aux sociétés contemporaines, les représentations symboliques, les mythes, les rites, les récits, les fictions contribuent à figurer un ordre du monde.

    En mettant en résonance la pensée des œuvres, le point de vue des artistes et des chercheurs, cet ouvrage explore les dialectiques de l'ordre et du désordre.

    Entre désordre des guerres, des économies et des communautés politiques, bon gouvernement et justice ; entre désordre des passions et des identités, héroïsme, altruisme, conscience et sentiments... la fiction, le théâtre, les analyses des phénomènes sociaux questionnent ces tensions qui traversent les collectifs comme l'expérience individuelle.

    En réunissant des travaux dans le domaine de la préhistoire, de la génétique humaine, de l'anthropologie, des sciences et neurosciences cognitives, des études littéraires et théâtrales, de l'histoire des sensibilités, de la sociologie, de la philosophie politique, ce recueil met la pluridisciplinarité au service de la compréhension des transformations des figures de l'humain et de la cité.

  • Les Polonais et la shoah ; une nouvelle école historique

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 17 Octobre 2019

    La disparition de la quasi-totalité des Juifs de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale est due à leur assassinat systématique par les Allemands. Mais que sait-on des comportements de la population polonaise ? La paix revenue, que sont devenus les derniers survivants ? Que nous dit aujourd'hui l'irruption de ce passé dans la société polonaise ? Comment vivre avec la mémoire d'Auschwitz, de Treblinka, de Belzec, autant de mémoriaux situés en Pologne ?

    Depuis une quinzaine d'années, des historiens de ce pays ont montré combien il était difficile aux Juifs qui tentaient d'échapper aux tueurs de trouver appui auprès des populations locales, surtout en milieu rural, tant en raison de la politique de terreur menée par l'occupant que de l'hostilité de la société polonaise à l'égard des Juifs. Leurs travaux font désormais autorité dans le monde entier. Pourtant, depuis quelques années, les autorités de Varsovie mettent en oeuvre une " politique historique " qui vise à minorer, voire à nier, la participation de franges importantes de la population polonaise à la traque des Juifs.

    Sur place, malgré les embûches et les intimidations, les historiens travaillent, publient, organisent des colloques, forment des étudiants. Les auteurs réunis dans cet ouvrage témoignent de la vitalité de cette historiographie. Faire connaître aujourd'hui la fécondité scientifique et la portée critique de la nouvelle école historique polonaise est une exigence intellectuelle, morale et politique.

  • Ce livre de photographies, tel un carnet de bord, retrace l'aventure scientifique de la reconstruction et de la navigation, selon les techniques antiques, d'un bateau grec archaïque du VIe siècle av. J.-C., baptisé Gyptis. Accompagné d'un texte court et didactique, il nous explique, de la découverte de l'épave à Marseille en 1993 jusqu'à la mise à flot de sa réplique en 2013, comment les descendants des premiers colons de Marseille, venus de leur lointaine mer Égée, ont construit ce bateau " cousu ", entièrement assemblé par ligatures, et ont navigué sur cette grande barque côtière à voile carrée. Les photographes, Loïc Damelet, Christine Durand et Philippe Groscaux (†) du Centre Camille Jullian, laboratoire d'archéologie méditerranéenne d'Aix-en-Provence (Aix-Marseille Université, CNRS) à l'origine du projet, ont saisi jour après jour chacune des étapes de ce défi afin d'illustrer aussi bien le travail des charpentiers que celui des archéologues, tels Patrice Pomey et Pierre Poveda, qui ont conçu et réalisé le Gyptis.

  • Peindre la revolte

    Collectif

    • Cnrs éditions via openedition
    • 8 Décembre 2020

    Dans les années I960, les Indiens nahuas d'une région du fleuve Balsas au Mexique, de tout temps réputés pour leur sens du commerce et leurs productions artisanales, réinventèrent la peinture sur amate, papier d'écorces battues qui servait jadis de support pour les manuscrits préhispaniques, ou codex. Le genre suscita des courants graphiques et des écoles villageoises, fort différents selon les communautés. Nourris des oeuvres collectives, certains peintres s'affranchirent avec le temps de l'esthétique communautaire, des attentes du marché touristique et des demandes officielles. D'artisans, ils devinrent artistes et leurs oeuvres sont désormais présentes dans des galeries de la capitale et des États-Unis. Mais en 1990, cette success story est en péril lorsqu'un projet de barrage hydroélectrique menace d'engloutir une partie de leur territoire et de déplacer quelque 40 000 personnes. Contre cette mort annoncée, les habitants se mobilisent en recourant en particulier à leur art de l'image et font annuler le projet - victoire sans précédent au Mexique -, à l'occasion de la célébration de la découverte de l'Amérique en 1992. En choisissant de faire l'anthropologie du peintre indien et de son art, de l'étude des techniques à leur transmission, Aline Hémond s'attache aux histoires de vie des peintres fondateurs qui « inventent la tradition » et de nouveaux rapports sociaux et symboliques intégrés au tissu communautaire. Elle éclaire également la nature des catégories mentales mises en jeu, et montre les dimensions culturelles de l'espace figuratif. Enfin, elle cerne les reformulations identitaires et territoriales auxquelles a donné lieu ce combat contre le projet de barrage, où se sont fabriqués identité et territoire, comme dans l'amate.

  • Arcs-en-ciel & couleurs

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 31 Mai 2018

    La perception de l'arc-en-ciel est-elle universellement DE L'ANTHROPOLOGIE partagée ou propre à chaque culture ? Depuis les travaux fondateurs de Newton, la tradition occidentale considère l'arc-en-ciel comme un composé de sept couleurs (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, indigo) issu de la décomposition prismatique et continue de la lumière.

    La perception de l'arc-en-ciel est-elle universellement DE L'ANTHROPOLOGIE partagée ou propre à chaque culture ? Depuis les travaux fondateurs de Newton, la tradition occidentale considère l'arc-en-ciel comme un composé de sept couleurs (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, indigo) issu de la décomposition prismatique et continue de la lumière. Pourtant, dès 1810, Goethe, avec sa Théorie des couleurs, vient critiquer ce modèle, pour prendre en compte la subjectivité du regard. Dans son sillage, les Romantiques accusent Newton d'avoir " détruit la poésie de l'arc-en-ciel, en le réduisant aux couleurs prismatiques ".

    Se défaire d'une théorie dominante afin de considérer d'autres types d'expériences et de perceptions : tel est l'objectif de cet ouvrage qui invite à découvrir une variété d'arcs-en-ciel extra-européens, de l'Antiquité à nos jours. L'enquête révèle que, dès lors que l'on s'écarte des sociétés européennes des derniers siècles, les liens entre arc-en-ciel et couleurs s'établissent selon des modalités différentes : nombre d'arcs-en-ciel sont trichromes, monochromes, voire incolores. En Égypte, en Mésopotamie, en Grèce ancienne, en Éthiopie ou en Mélanésie, les couleurs de l'arc-en-ciel se déclinent ainsi selon des configurations bien éloignées du modèle newtonien. Ces dernières nous renseignent sur la façon dont chaque société envisage le chromatisme.

    Quelles sont les conditions nécessaires pour colorer un arc-en-ciel ? Quelles représentations culturelles entourent l'apparition de ce phénomène météorologique ? Quels défis les arcs-en-ciel posent-ils pour la mise en images ? Voici les principales questions auxquelles ce livre se propose de répondre.

  • Histoires d'élections

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 15 Novembre 2018

    Histoires d'élections, en associant historiens et politistes, est une histoire polyphonique où coexistent et s'entremêlent...

    L'élection est de nos jours une pratique si familière qu'elle pourrait sembler consubstantielle à la démocratie et à la politique. Le bulletin de vote, l'urne ou l'isoloir sont devenus les compagnons habituels de l'électeur, à tel point qu'on peine à imaginer une élection sans eux.

    Or, de l'Antiquité romaine à la Ve République, de la monarchie française à la Venise du XVIIIe siècle, on découvre non seulement que l'élection est présente là où on ne soupçonnerait pas son existence, mais qu'elle recouvre une grande variété de pratiques et de sens : vote auriculaire à l'oreille d'un secrétaire, " à la ballotte " par boule d'approbation ou de réjection, vote à main levée, par appel nominal, par correspondance, par procuration ou plus récemment par voie électronique, etc. De même, en portant son attention au-delà du champ politique, l'ouvrage explore d'autres univers sociaux au sein desquels l'élection, bien présente, prend encore d'autres formes et d'autres significations : l'Église, la justice, l'université, le champ syndical, etc. Comment alors penser l'élection en tenant compte de l'ensemble de ces expériences sociales et politiques ?

    Histoires d'élections, en associant historiens et politistes, est une histoire polyphonique où coexistent et s'entremêlent à travers le temps et l'espace des pratiques et des représentations bien plus variées que l'élection contemporaine ne le laisse supposer.

  • Villes et rivières de France

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 25 Avril 2019

    Source, artère, exutoire, la rivière reste indissociable de la vie des villes. Depuis l'origine du " phénomène " urbain, villes et rivières entretiennent un lien organique puissant, vital, mais aussi ambivalent et marqué par les ruptures, les inondations, les catastrophes. Les rivières font et défont les villes qui, à leur tour, les façonnent, les recréent et les canalisent.

    Source, artère, exutoire, la rivière reste indissociable de la vie des villes. Depuis l'origine du " phénomène " urbain, villes et rivières entretiennent un lien organique puissant, vital, mais aussi ambivalent et marqué par les ruptures, les inondations, les catastrophes. Les rivières font et défont les villes qui, à leur tour, les façonnent, les recréent et les canalisent.

    En 29 portraits, de Paris à Fort-de-France, cet ouvrage revisite l'une des relations primordiales du citadin à la nature. Pour chacun des sites étudiés, des spécialistes de géographie, d'urbanisme ou d'histoire urbaine, dressent un état de la situation présente, fournissant les données clés pour comprendre le paysage actuel, à travers une cartographie originale, et retracent leur dynamique depuis l'éclosion citadine jusqu'à l'époque contemporaine.

    Un panorama unique des villes et rivières françaises d'aujourd'hui, pour rendre compte du passé et esquisser leurs avenirs possibles en 2050.

    Amiens - La Somme.

    Angers - La Maine.

    Avignon - Le Rhône, la Durance, l'Ouvèze et la Sorgue.

    Basse-Terre et ses rivières.

    Caen - L'Orne.

    Foix - L'Ariège.

    Fort-de-France - Les rivières Madame et Monsieur.

    Grenoble - L'Isère et le Drac.

    Le Mans - La Sarthe et l'Huisne.

    Le Teich - La Leyre.

    Lille - La Deûle.

    Limoges - La Vienne.

    Lisieux - La Touques et l'Orbiquet.

    Lyon - Le Rhône et la Saône.

    Montpellier - Le Lez et la Mosson.

    Nancy - La Meurthe.

    Nantes - La Loire.

    Nice - Le Paillon.

    Paris - La Seine.

    Perpignan - La Têt et la Basse.

    Poitiers - Le Clain et la Boivre.

    Rennes - La Vilaine et l'Ille.

    Rochefort - La Charente.

    Saint-Denis - Rivière Saint-Denis.

    Saint-Laurent-du-Maroni - Le Maroni.

    Thiers - La Durolle.

    Toulouse - La Garonne.

    Tours - La Loire et le Cher.

    Verdun - La Meuse.

  • À la suite du séisme de l'Aquila, en Italie, en 2009, des sismologues italiens ont été condamnés en première instance à une peine de prison ferme, accusés de n'avoir pas su prévoir les événements.

    À la suite du séisme de l'Aquila, en Italie, en 2009, des sismologues italiens ont été condamnés en première instance à une peine de prison ferme, accusés de n'avoir pas su prévoir les événements. Les géophysiciens français travaillant sur les risques telluriques se sont alors interrogés sur le degré de préparation de la communauté scientifique française en cas de catastrophe majeure survenant en France, métropolitaine ou d'Outre-mer. S'est alors fait jour la nécessité d'établir un bilan complet de l'état des connaissances de ces processus géologiques et des moyens mis en œuvre pour l'observation, la recherche, la surveillance et la prévision des catastrophes telluriques en France.

    Quels sont les contextes géodynamiques à l'origine des séismes, éruptions volcaniques et glissements de terrain ? Dans quelle mesure peut-on les prévoir ? Quelles sont les zones géographiques les plus concernées ? Qui décide d'une situation de crise, et sur quels critères ? Quand et comment informer le public ?

    L'ouvrage, coordonné par Christiane Grappin et Éric Humler, de l'Institut national des Sciences de l'Univers du CNRS, restitue ce bilan mené par des volcanologues, sismologues et géophysiciens : Pierre Agrinier, Patrick Bachèlery, Pascal Bernard, Bertrand Delouis, Jacques Déverchère, Jean-Robert Grasso, Claude Jaupart, Jérôme Vergne, Christophe Vigny.

  • Inventer l'avenir ; l'ingénierie se met au vert

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 29 Août 2019

    Les sociétés humaines affrontent des défis sans précédent : réchauffement

    climatique, limitation des ressources, urbanisation galopante, modification

    des écosystèmes... La recherche et l'ingénierie ont un rôle à jouer pour

    les relever, à condition d'accorder leurs objectifs à des considérations d'ordre

    social, éthique et environnemental. Mais le projet peut parfois générer une

    partie des problèmes qu'il tente de résoudre. Le but poursuivi doit donc être

    défini et son impact évalué.

    Comment traiter l'information sans impact majeur sur l'environnement ?

    Quels sont les nouveaux matériaux pour des bâtiments durables ? Quel avenir

    pour le stockage de l'énergie ? Comment élaborer des procédés moins gourmands

    en électricité ? Dans quelle mesure les matériaux biosourcés peuvent-ils entrer

    au service de l'ingénierie ? Comment les nouveaux capteurs peuvent-ils nous

    aider à mieux maîtriser notre empreinte écologique ? Comment tendre vers

    une gestion durable des ressources naturelles ?

    Les auteurs de cet ouvrage se penchent sur ces questions cruciales,

    dressant un indispensable état des lieux de la recherche contemporaine.

    Martine Meireles-Masbernat, Laurent Nicolas et Abdelilah Slaoui sont membres

    de la direction scientifique de l'Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes

    (INSIS) du CNRS.

    Coordination éditoriale par Martin Koppe, journaliste scientifique

  • Sous le sceau du secret

    Les plis cachetés de l'Académie des sciences

    Créée le 22 décembre 1666 pour conseiller le roi, l'Académie des sciences était également en charge de déterminer l'intérêt économique des découvertes des savants tout en évaluant leur pertinence scientifique. Une procédure se met rapidement en place, permettant à chacun de déposer le résultat d'une recherche, invention ou innovation, sous forme de pli cacheté et signé, pour en revendiquer la primauté.

    Ces plis, conservés sous le sceau du secret, ne sont ouverts que cent ans après leur dépôt devant la commission des plis cachetés, à moins que leur auteur n'en ait demandé l'ouverture de son vivant. À ce jour, 18 000 plis ont été déposés et aujourd'hui encore, la commission de l'Académie en enregistre une trentaine chaque année.

    Premier enregistrement de la voix humaine, chimie de Lavoisier, querelle d'Ampère contre Faraday, invention du coton-tige, nombreux remèdes contre le phylloxera à la fin du XIXe siècle, beaucoup d'ingénierie militaire et de méthodes chirurgicales entre 1914 et 1918, invention mathématique jetée sur du mauvais papier sur un champ de bataille en 1940, découverte de Lucy : l'examen de ces plis cachetés permet de tracer une histoire insolite et originale des sciences et des techniques, reflet des préoccupations des époques qui les ont vues naître.

    La Commission des Plis cachetés est présidée par Edgardo-D. Carosella, correspondant de l'Académie des sciences, coordonnateur de cet ouvrage.

  • Le Groenland ; climats, écologie, société

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 3 Octobre 2016

    Jamais le Groenland n'a suscité autant d'intérêt qu'aujourd'hui. Couverte à 85¿% de glace, la plus grande île du monde est pourtant, avec ses 56 000 habitants sur plus de 2¿millions de km2, la zone géographique la moins densément peuplée de la planète. Mais les archives naturelles de ses sédiments et ses glaces ont récemment dévoilé des informations exceptionnelles sur les évolutions climatiques passées. Il est aussi de plus en plus évident que le Groenland est un acteur essentiel du changement climatique en cours et à venir : la fonte de sa calotte glaciaire risque de modifier durablement le niveau des mers et, par son effet sur les courants de l'océan Atlantique, pourrait affecter le climat de l'ensemble du globe. Le Groenland possède également une faune et une flore uniques, qui présentent des adaptations étonnantes aux environnements extrêmes, dans les glaces, à terre ou en mer. L'écologie du Groenland résulte d'un long passé évolutif marqué par les périodes glaciaires. Le changement climatique actuel est un nouveau bouleversement pour la biodiversité groenlandaise. Celle-ci s'adaptera, mais certaines espèces cèdent d'ores et déjà la place à des pionniers en provenance des régions tempérées. Enfin, le recul actuel de la banquise ouvre une ère géopolitique inédite pour l'Arctique et le monde, dans lequel le Groenland joue un rôle incontournable : nouvelles routes maritimes et commerciales qui passent le long de ses côtes, accès aux ressources naturelles de son sous-sol jusqu'alors inexploitables, coopération plus grande avec les nations arctiques, mais aussi modifications en profondeur des conditions de vie de ses habitants. Ceux-ci, en grande majorité inuit, se nomment eux-mêmes Kalaallit ou Groenlandais : ils possèdent une culture originale qui reflète l'héritage complexe de leur origine autochtone et de leurs interactions avec le Danemark, ainsi qu'avec le reste du monde. Leur autonomie politique récemment renforcée préfigure ce que pourrait être leur indépendance future. Cet ouvrage invite donc à la découverte d'un immense laboratoire à ciel ouvert qui fascine les scientifiques et dont l'étude renseigne sur le passé, le présent et l'avenir de toute la planète. Il rassemble pour la première fois des contributions sur le climat, l'écologie et la société d'une centaine d'auteurs de nombreux pays, y compris du Groenland lui-même.

  • Corps en scène

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 25 Juin 2015

    Entre émotion et pensée, le spectacle vivant engage le corps des danseurs, des comédiens, mais aussi celui des spectateurs. Perception, attention et émotion sont simultanément activées par les gestes ou par le récit. Les arts de la scène permettent le partage des expériences et la projection d'univers imaginaires. C'est aussi une pensée du monde qui s'invente, un jeu cognitif qui interroge notre relation aux autres, à la vérité, aux événements, aux valeurs, un moyen pour les sociétés de se raconter, de questionner le politique. En racontant les sentiments, les arts et la fiction contribuent aussi à modifier les sensibilités. De la confrontation entre danseurs, auteurs, metteurs en scène et chercheurs émerge une nouvelle approche de questions essentielles. En montrant que la perception n'est pas un système isolé, mais en interaction avec la cognition, les émotions et la motricité, les données récentes issues des sciences cognitives recoupent et enrichissent ces questionnements. Les rituels d'initiation des sociétés africaines, les danses de pantomime du IVe siècle des théâtres romains, les lectures multiples et changeantes de Shakespeare renouvellent notre regard sur les spectacles contemporains, expériences à la fois individuelles et collectives, politiques et sociales.

  • La loi et le genre ; études critiques de droit français

    Collectif

    • Cnrs editions
    • 4 Septembre 2014

    Concept mobilisé depuis de nombreuses années dans la plupart des sciences humaines et sociales, le genre n'a guère suscité l'intérêt des juristes français. Le contraste avec les pratiques étrangères étonne, d'autant plus qu'il est un outil fondamental pour l'étude du principe d'égalité qui innerve l'ensemble des branches du droit. L'objet de cet ouvrage est de passer des pans entiers du droit français au crible de l'analyse de genre afin d'identifier la place du droit dans la construction – ou la remise en question – des rapports sociaux de sexe. Le pouvoir, et son arme principale qu'est le droit, saisit, classe et discipline les individus. Le choix de prêter une attention particulière à la différence des sexes, et ce dès la naissance, par l'inscription à l'état civil – alors que d'autres catégorisations sont considérées comme non pertinentes sinon taboues – révèle la dimension culturellement construite et socialement performative du genre. Penser avec le concept de genre, c'est penser les mécanismes de pouvoir et de domination – et, pour le juriste, mesurer comment ils sont entérinés ou, au contraire, déjoués et corrigés, par la norme de droit. La persistance du plafond de verre et des inégalités salariales, l'appréciation du comportement de la victime d'un viol, de la responsabilité de la femme enceinte à l'égard du fœtus qu'elle porte ou de la légitime défense invocable par une victime de violences domestiques, illustrent l'acuité et la complexité des enjeux.

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