Contes / Légendes

  • Une Corée ravagée par les guerres, une famille ballottée entre Chinois, Japonais et Mongols. Des aventures de soudards mais aussi de guerrières travesties, et de jeunes filles prêtes à poignarder pour sauver leur honneur...

  • Les mille et une nuits

    Collectif

    • Audiolib
    • 14 Avril 2021

    Rusant pour échapper à son exécution, la belle Chahrazade entame un récit qui durera mille et une nuits : aventure, humour, poésie, cruauté et sagesse composent ces histoires empruntes d’une fascinante atmosphère propres aux contes orientaux, qui ont marqué l’imaginaire collectif depuis des siècles. Un vrai voyage littéraire à la rencontre du monde arabe du XIIIe siècle, un monde où les princesses et les khalifes côtoient les djinns et les voleurs, où la passion parle haut et où la magie fait corps avec le quotidien.
    Dans ce second tome, la passion amoureuse gouverne tout, en ce mitan du Moyen Âge musulman. Des jeunes filles livrent à mille persécutions leurs soupirants éperdus… Un khalife échange son rôle avec un marchand et espère l’inattendu… L’amour ne triomphe plus que grâce à d’infinis stratagèmes et le monde apparaît voué à tous les renversements possibles. Nul n’est à l’abri des coups du sort !
    Cette traduction de René R. Khawam, établie à partir des manuscrits originaux des XIIIe et XIVe siècles qu’il a étudiés pendant près de 40 ans, est une des seules au monde à être rigoureusement fidèle au texte arabe et à en restituer pleinement les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité.
    Maia Baran, accompagnée de Patrick Donnay (pour l’introduction) et de Steve Driesen, déploie une palette de jeu remarquable pour redonner vie à ce chef-d’œuvre intemporel, véritable emblème de la littérature orale et de l’art du conte.
    Ce second tome des Mille et Une Nuits comporte :
    Note de l’éditeur 
     
    Introduction
     
    Troisième partie : Les passions voyageuses
    Compagne au doux langage 
    Un mariage par ouï-dire 
    Histoire de Djoullanare de la Mer 
     
    Visages de l’amour   
    Histoire du prince Qamar al-Zamâne, « Lune-du-Temps », et de la princesse Boudoûr, « Clair-de-Lune »  
    Quatrième partie : La Saveur des jours
    Le dormeur éveillé   
    Le sage persan   
    Le khalife et le fou   
    L’époux mis à l’épreuve 
     
    La force de l’amour
    Traduit par René Khawam
    © Éditions Phébus, Paris,
    © et (P) Audiolib, 2021
    Durée : 43h08

  • Ces récits nous plongent dans la vie du peuple tout au long de la dynastie Joseon entre le XVe siècle et le XIXe siècle. Ils nous offrent de nombreux portraits d'excentriques, de révoltés, d'ambitieux sans scrupules et de femmes refusant de se sacrifier.

  • Le présent volume offre une remarquable galerie d'héroïnes dont on imagine sans peine à quel point elles pouvaient faire rêver ces femmes confinées dans les règles d'une société confucéenne ne laissant guère de place aux aventures tumultueuses !

  • Contes et legendes de vendée t.2

    Collectif

    • Ella éditions
    • 7 Mai 2014


    Entre océan, Marais, Plaines, forêts et bocages. Dessinant ses arabesques entre l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu, soufflant ses brumes mystérieuses sur nos plaines et au sein de notre bocage, flamboyant au coeur de nos marais et scintillant dans l'écume de l'atlantique... voici la symphonie féérique orchestrée par quarante écrivains au talent immense.

  • Aux origines du monde ; contes et légendes du Sénégal

    Collectif

    • Magellan & cie éditions
    • 18 Novembre 2021

    La collecte des contes présentés dans l'ouvrage a débuté il y a vingt ans. Ils proviennent essentiellement de l'ethnie Diola en Casamance, cette région de l'extrême sud du pays où les auteurs, munis d'un petit dictaphone, ont séjourné assez longtemps, et de la région de Dakar. Les histoires sont classées par thématique : les contes « étiologiques » (histoires courtes, où l'on explique l'origine des choses ou des éléments qui nous entourent), les contes « initiatiques » (des histoires plutôt longues, pleines de rebondissements, qui relatent diverses épreuves et au cours desquelles les protagonistes en sortent vainqueurs, enrichis d'une grande sagesse), les contes « moralisateurs » (dont la conclusion introduit un exemple à suivre), les contes traitant de la famille ou de la vie des hommes, les contes animaliers.
    Les histoires de Leuk le lièvre, le héros malicieux, auraient pu se fondre dans les récits animaliers, mais les auteurs ont choisi d'en faire un chapitre à part entière.

  • Le bouquin de Noël

    Collectif

    • Bouquins
    • 10 Novembre 2016

    Cet ouvrage, qui offre autant de récits enchanteurs que de découvertes littéraires, rassemble les récits, poèmes et contes de Noël des plus grands écrivains de tous les temps et de tous les pays, aussi bien français qu'allemands, anglais, américains, scandinaves, russes, espagnols ou italiens. Source d'inspiration inaltérable depuis le Moyen Âge, cette littérature d'abord inscrite dans la plus haute tradition chrétienne connaît à l'époque romantique une résurrection spectaculaire qui a touché, ému et émerveillé depuis lors des lecteurs de toutes générations. Certains récits sont devenus très célèbres, comme le Chant de Noël de Dickens, Les Trois Messes basses de Daudet ou La Petite Fille aux allumettes d'Andersen. Mais d'autres, trop méconnus, méritaient d'être exhumés : de petits chefs-d'oeuvre ciselés par l'émotion tels que Fleur-de-Blé de Camille Lemonnier, Les Sabots du petit Wolff de François Coppée ou La Noël de Marthe d'Anatole Le Braz. C'est l'âme enfouie de Noël que nous dévoilent les auteurs médiévaux, comme celui de La Chasse sauvage, Orderic Vital, ou le conteur anonyme de Sire Gauvain et le Chevalier vert, relayés au XIXe siècle par Hoffmann, Gogol, Erckmann-Chatrian ou Selma Lagerlf. Tous célèbrent à leur manière l'éternité de l'enfance et sa magie particulière à travers ses joies, ses drames et ses bonheurs. Version abrégée.

  • Recueil de contes d'aujourd'hui, entièrement écrit par des indiens du Brésil,  ce livre permet de découvrir des aspects aussi bien contemporains (comme la pratique moderne du recyclage) que mythologiques (comme l'origine du feu) de ces peuples en voie de disparition. Il met à nu des croyances intimes de plusieurs ethnies
    Toutes ces histoires appartiennent à une tradition orale encore vivante  rassemblant tout le village lors de la veillée nocturne pour écouter, danser et pratiquer des rites. Marqués par la présence du chaman au centre des tribus, ils sont imprégnés de spiritualité vécue. Ces contes s'apparentent toujours au fantastique, à un autre monde où les êtres surnaturels et les esprits sont toujours proches. Ces textes nous révèlent une poésie de l'étrange et nous invitent au voyage à l'intérieur de la grande diversité des indiens du Brésil.
    Ce volume constitue un témoignage direct d'un monde en voie de disparition. Ses contes sont livrés selon la vision des indiens et non  à travers les lunettes des ethnologues.
    Ce livre peut être lu aussi bien par des adultes que par des enfants. Il ouvre sur un autre monde et constitue une invitation au voyage intérieur et à la découverte de l'autre.

  • Contes des petites dames

    Collectif

    • Coop breizh
    • 1 Juin 2012

    Extrait
    L’exotisme est le quotidien
    Quiconque musarde en Bretagne croisera tôt ou tard un panneau indiquant d’étranges directions comme celle de « La Roche aux Fées » vers Essé, « La Maison des Fées » près de Tressé, « La Pierre des Fées » à Locmariaquer, sans parler des « Buttes aux fées » et autres « montagnes aux fées » parsemant çà et là landes et forêts.
    À l’évidence, les dolmens, les allées couvertes et les grottes sont des demeures très prisées des fées.
    Ainsi qu’en témoignent les multiples « fauteuils », « baignoires » et autres « reposoirs », les Margots (nom donné aux fées dans les Côtes-d’Armor) ne détestent pas se caler confortablement dans les anfractuosités de rochers dont les formes invitent à la paresse, surtout lorsqu’ils sont à proximité d’un étang. Le plus fameux d’entre eux est sans nul doute le « Miroir aux Fées » en forêt de Brocéliande, car c’était le domaine de la redoutable Morgane, la rivale de Viviane, la célèbre « Dame du lac » qui règne sur les ondes du grand étang qui baigne le château de Comper.
    Mais les morgans, ou encore les mary-morgans – pour reprendre les vocables qui désignent en Bretagne les créatures aquatiques, telles les nymphes, les sirènes ou les ondines –, n’affectionnent pas seulement les eaux stagnantes ou sombres des lacs.
    Beaucoup d’entre elles ont élu domicile dans des ruisseaux, des rivières ou des sources. Là encore, notre géographie atteste leur présence et on ne compte plus les fontaines sur lesquelles elles veillent ou dont l’origine leur est due. Il n’est donc pas étonnant de relever que nos histoires évoquent cet état de choses. Celle intitulée « La Fontaine de Baranton », bien sûr, mais également « La Houle de la Teignouse » et « La Fée de Créhen », qui mettent en scène des créatures résidant dans des fontaines ou des lavoirs ; des êtres qui ont le nom de Gwrac’h dans le Trégor ou de Groac’h dans le Léon, telle celle de l’île du Lok, qui vit dans le lac qui se trouve en son centre.
    Compte tenu de l’étendue de notre littoral, c’est dans les multiples grottes qui jalonnent ces falaises, parfois abruptes, que logent la plupart de nos fées. Ces cavernes, qui peuvent atteindre des proportions monumentales, comme celles taillées dans les hautes parois du cap Fréhel, sont appelées « houles » sur le rivage des Côtes-d’Armor et quelquefois « goules », par exemple à l’ouest de Dinard.
    C’est donc des habitantes des excavations marines du Chêlin, du Châtelet, du Grouin, de la Corbière… qu’il est question dans les contes qui se déroulent sur cette côte dont le pittoresque attire de nombreux visiteurs.
    Deux univers sont décrits dans ces récits : le rural et le maritime. Dans l’un et l’autre cas, nous sommes conviés à observer des scènes de la vie quotidienne de personnages mis en situation.
    À la campagne, nous sommes témoins de la peine des paysans, dont les bêtes sont parfois victimes de sortilèges, comme dans « La Houle du Grouin », de celle de laboureurs qui, tels ceux de « La Houle de Saint-Michel », « avaient bien du mal à manger du pain », ou encore de celle de petits pâtres ou d’orphelins dont les désirs se bornent à « avoir seulement de quoi acheter une petite vache et un pourceau maigre » (« La Groac’h de l’île du Lok »).
    Nous croisons également des bûcherons, des rémouleurs, des sabotiers et même des « vagabonds sans feu ni lieu » (« La Fontaine de Baranton »). En un mot, nous sommes confrontés à ce peuple des campagnes tel que les historiens nous le brossaient il n’y a pas si longtemps encore et dont l’existence ne semble guère réjouissante. C’est d’ailleurs pour cela, parce que la misère n’est jamais très loin, que bon nombre des héros de nos histoires aspirent à quitter leur village, « à partir pour chercher fortune », tel le petit Houarn Pogamm que l’on voit dans « La Groac’h de l’île du Lok », ou Yves dans « Les Enfants de la Croix-Ruduno ».
    Au bord de la mer la vie ne semble pas non plus facile. « L’Enfant qui va chercher des remèdes » narre les aventures de trois frères dont la mère malade « n’avait point d’argent pour payer le médecin et acheter des remèdes », et dans « La Sirène » nous assistons aux ultimes recommandations qu’« un pauvre pêcheur malade » donne à ses enfants avant de mourir.
    Là encore, ces récits nous invitent à découvrir les occupations journalières des ostréiculteurs ou des pêcheurs de homards dont les casiers sont parfois visités par de singulières créatures, comme dans « Les Fées de Lûla », celles des ramasseurs de coquillages et celles des marins, des armateurs, de tous ces corps de métier qui préparent les bâtiments pour « la grande pêche » qui menaient des centaines de matelots de la région traquer la morue dans les parages de Terre-Neuve ou de Saint-Pierre-et-Miquelon. Si l’extrême rudesse des conditions d’existence des côtiers ne nous est pas cachée, l’environnement maritime nous est néanmoins brossé avec beaucoup plus de détails que celui du monde rural ou urbain. Sans doute cette différence de traitement provient-elle du fait que le décor du littoral se prête mieux à la description avec ses îles qui apparaissent ou disparaissent au gré de la brume, ces récifs que cache sans cesse la houle et qui guettent le pêcheur imprudent ou aventureux, ses criques, ses cavernes parfois peuplées d’étranges créatures.
    D’une façon générale ces récits ne nous entraînent pas bien loin des lieux où vivent leurs protagonistes. Et lorsqu’ils nous font quitter le rivage pour nous mener dans quelque île mystérieuse, celle-ci n’est pas à l’autre bout de la planète, quand bien même elle serait inaccessible au commun des mortels.



  • Contes de Noël

    Collectif

    • Seuil (réédition numérique fenixx)
    • 4 Décembre 2015

    12 récits ayant pour thème la nativité du Christ, récits dont certains ont traversé les siècles comme Les rois Melchior, Gaspard et Balthazar, Eve aux pieds de l'enfant, L'adoration des animaux, d'autres, contemporains, racontés lors de veillées nocturnes. Copyright Electre

  • Nouvelle vague ; créations contemporaines

    Collectif

    • Planète rebelle
    • 3 Octobre 2018

    Ils sont six conteurs contemporains. Ils sont de leur époque et de demain. Ils font du conte un art aux horizons infinis. Ils viennent de la littérature, des arts visuels, du théâtre ou de la musique. Ils connaissent leurs classiques et les traditionnels. Ils revendiquent le conte comme art à part entière et pensent que c'est possible de le faire sans porter une chemise à carreaux.
    Leurs récits sont parfois sombres et trash, parfois drôles et attachants, prêts à assumer l'ambiguïté sans morale préfabriquée. Leur histoire se dessine grâce à un conte ancré dans la société autant que dans l'humanité, un conte qui peut, comme hier, faire une différence... demain.

  • Le Mahàbhàrata t.4 ; la mort d'Abhimanyu

    Collectif

    • Editions l'harmattan
    • 8 Février 2016

    Le Mahabharata est une épopée en sanskrit composée entre les IVe siècle précédant et IVe siècle suivant la naissance du Christ. Cette édition, en plusieurs volumes, est la plus ample qui ait été donnée, à ce jour, en langue française. Le tome IV contient le livre 7 de l'épopée, livre où transparaissent surtout des combats féroces. L'épisode le plus important est la mort tragique d'Abhimanyu. Son père la vengera en décapitant Jayadratha. Les volumes V à VIII sont en préparation pour 2016 et 2017.

  • Pourquoi le crapaud chante la nuit ? contes songhaï du Burkina Faso

    Collectif

    • Editions l'harmattan
    • 9 Octobre 2015

    Des femmes amoureuses, des femmes pleines d'astuces, une hyène qui rêve, un crapaud qui chante la nuit, des hommes qui ne se comprennent pas, un génie qui se moque d'un roi, des outils et des plantes qui parlent... Des contes pleins de sagesse, facétieux, cruels ou merveilleux, pour découvrir un pan de la culture songhaï.

  • Contes et proverbes de Mauritanie t.2 ; contes merveilleux

    Collectif

    • Editions l'harmattan
    • 9 Octobre 2015

    Les trois tomes de ces Contes et proverbes de Mauritanie offrent près de quatre cents contes et trois mille proverbes, de la littérature orale de ce pays en grande partie saharien. Les contes merveilleux sont rassemblés dans le tome II, où se croisent les humains et des êtres dotés de qualités surnaturelles.

  • Contes et merveilles de Noël

    Collectif

    • Artège jeunesse
    • 15 Juin 2017

    Les contes et récits autour de Noël suscitent un émerveillement toujours intact au coeur de chacun.La naissance d'un tout petit qui transfigure la face du monde, ravive notre esprit d'enfance. La magie de Noël opère.Les contes sont là pour nous rappeler les miracles de la puissance de l'innocence et de l'humilité, dévoilés dans la nuit de Bethléem.Élisabeth Bourgois, Le coeur de ShirelJean-Luc Angelis, L'étoile de la miséricordeAxel Vachon, Hérode n'est plus !Yves Meaudre, La perle de ToulourencLætitia de Barbeyrac, Joie, étoile danseuseLaure Angelis, Joanan le veilleur

  • Mahabharata t.6 ; apaisements du roi

    Collectif

    • Editions orizons
    • 8 Octobre 2016

    Le Mahabharata est une épopée en sanskrit composée entre les IVe siècle précédant et IVe siècle suivant la naissance du Christ. Elle comporte environ 200 000 vers. Son influence a été considérable et sa diffusion a été prépondérante dans tout le sud-est asiatique. Elle demeure le texte fondateur de la culture indienne. Cette édition, en plusieurs volumes, est la plus ample qui ait été donnée, à ce jour, en langue française.

  • Le merveilleux et son bestiaire

    Collectif

    • Editions l'harmattan
    • 1 Juin 2008

    La mise en forme du merveilleux a toujours joué un grand rôle dans les littératures d'enfance et de jeunesse. Les contes, par exemple, s'appuient souvent sur ce registre qui ne se réduit pas à une vision idyllique du monde, mais comporte aussi une part d'ombre. Afin d'éclairer le merveilleux et son "bestiaire fantastique", diverses disciplines ont été mobilisées : anthropologie, sociologie, histoire de l'art, littérature française, allemande, anglophone et arabe.

  • Crâne doué de parole, lion bienveillant, pape diabolique, nain magicien, pucelle venimeuse..., au Moyen Âge, trouvères et troubadours disposent d'un vaste répertoire de figures surnaturelles issues de la tradition orale. Des contes d'animaux aux légendes héroïques, de l'apologue sur l'amour et le mariage à la fable de sagesse, les récits qui nous sont ici présentés nous permettent de mieux saisir les mentalités d'autrefois.

  • Narrateurs atypiques pour un siècle hysteérique

    Collectif

    • Planète rebelle
    • 18 Septembre 2016

    Les narrateurs atypiques sont des gens de parole sans domicile fixe, leurs histoires enjambent différentes formes d'oralité. Ils surfent constamment sur l'inusité, actualisant ainsi les arcannes abyssales de la tradition orale. Mathieu Lippé, Yvan Bienvenue par France Arbour, Nathalie Derome, Arleen Thibault, Dany L. Boucher, Franck Sylvestre, Marie-France Bancel, Simon Gauthier, Éric Michaud et Nadine Walsh, tous sous l'égide de Jean-Marc Massie, ne sont que la pointe de l'iceberg du phénomène.

  • Contes des petits hommes

    Collectif

    • Coop breizh
    • 1 Juin 2012

    Extrait
    Au pays des lutins et des korrigans
    Lorsque l’on se promène en Bretagne, on ne manque pas de croiser les enseignes de commerces généralement des débits de boissons faisant référence aux korrigans et aux lutins. Si vos déambulations vous conduisent à faire halte devant la vitrine d’une librairie, vous aurez tôt fait de remarquer que ce petit bonhomme y est très présent, tant il apparaît dans de multiples bandes dessinées. Si vous poussez la porte d’une boutique de souvenirs, alors là ! ce sont des tribus entières de lutins qui attendent vos bras (et votre porte-monnaie). Manifestement ce personnage est très populaire en Bretagne. Mais qui est-il exactement ?
    La croyance en l’existence des lutins ou des korrigans (mot qui signifie « nains » en breton) est fort ancienne et est attestée au fil des siècles par d’illustres auteurs, comme l’évêque de Paris Guillaume d’Auvergne qui mentionne leur installation dans certaines écuries de la ville au début du xiiie siècle, par le mathématicien et astrologue du xvie siècle Jérôme Cardan, qui déclarait apprendre les secrets de la nature de l’une de ces créatures, ou encore par l’écrivain Anatole Le Braz qui décrit très précisément le lutin qui avait élu domicile dans la maison de ses parents au xixe siècle.
    Si ces êtres furent fréquemment considérés comme des esprits de la terre du fait de leur mode de vie souterrain, à cause de certaines de leurs activités ils furent aussi tenus pour des entités quelque peu démoniaques. Au tournant de l’an 1000, les documents qui relatent leurs méfaits s’accumulent et nous laissent un descriptif de semeurs de désordre, de voleurs, de causeurs de vacarme et de lanceurs d’objets, de pierres notamment.
    Dès la première grande enquête relative aux follets due à Gervais de Tilbury vers 1210, l’affaire est entendue : nous sommes en présence de créatures particulièrement malfaisantes et d’autant plus dangereuses qu’elles semblent insensibles à l’eau bénite et rebelles aux exorcismes. À la Renaissance, lorsque débuta la répression des présumés sorciers, les démonologues et de nombreux théologiens virent dans les lutins et les esprits frappeurs des démons, des acolytes du Malin. Mais il semble qu’il fut plus facile de brûler des sorciers supposés que de se défaire de ces petits êtres, car les archives recèlent quantité de documents qui rapportent les interventions de religieux pour tenter de les expulser de leur lieu de résidence, généralement en vain malgré l’élaboration d’exorcismes spéciaux, constamment enrichis au fil du temps.
    Ainsi, il est fait état de leurs agissements en 1615 dans un château du Dauphiné, en 1675 dans une maison et un couvent de Haute-Savoie, en 1680 dans un château en Picardie, en 1723 dans une maison du Perche…
    Mais, depuis longtemps, les autorités judiciaires avaient conclu qu’il ne serait pas facile de venir à bout de ces créatures et qu’il serait avisé de faire « contre mauvaise fortune bon cœur » puisqu’en 1595 un avis du parlement de Bordeaux déclarait nulle « les ventes de maisons reconnues habitées par de vindicatifs lutins ».
    Au xixe siècle, période qui voit le plein essor des enquêtes ethnographiques, c’est par centaines que se comptent les témoignages décrivant leurs faits et gestes, en particulier en Bretagne qui semble leur terre d’élection. « On croit encore fermement en Bretagne à l’existence des nains », écrivait alors le folkloriste René-François Le Men.
    Sur ce point, nos conteurs apportent leur contribution au débat : « Autrefois, les follikeds étaient nombreux dans l’île et presque chaque maison avait le sien…, voici ce que mon père m’a raconté et ce qui est arrivé dans notre île », peut-on lire au début des « Korrigans de Bréhat ». C’est également sur le ton du témoignage que sont livrés les événements exposés dans « Les Lutins de Rune-Riou » ou dans « Le Crieur de nuit », les narrateurs y ayant été personnellement mêlés dans l’un et l’autre cas. C’est aussi sur ce mode que se conclut « Blanche-Neige » : « Toute la ville était à les regarder, et moi comme les autres. »
    En terminant ainsi, la rapporteuse suggère que, si certains mettent en doute la véracité de ses affirmations, ils peuvent toujours interroger d’autres gens puisque « toute la ville » était présente. L’incrédulité n’est donc pas de mise, et cela est répété maintes fois, comme au début du « Fils des korrigans » : « Personne n’ignore en Bretagne que les korrigans ont pour souci de tourmenter les pauvres gens. »
    Dans un tel cadre, de nombreux récits se développent sur le registre de la chronique villageoise qui situe très précisément les lieux où ils se déroulent.
    Ainsi dans « Les Trois Jean de Brocéliande » nous apprenons que l’affaire se passe à Brignac, « une commune qui a le privilège de posséder en son sein la Terre sainte, constituée par les villages de la Ville Derée, Perqué et les Fougerêts », et dans « Teuz-ar-Pouliet » au « val Pinard, une coulée qui s’étend derrière la ville de Morlaix et où il y a beaucoup de jardins, de maisons, de bourgeois et de fabricants de fouaces »... Autant d’endroits connus de tous.
    Il en va de même pour les personnes dont on rapporte les agissements, lorsqu’il ne s’agit pas des conteurs eux-mêmes. Comme le montre le début de « Petit Jean » (« La mère Bouillaud, du Fretay, en Pancé, me disait un jour… »), nous avons bien souvent affaire à des histoires énoncées sur le mode badin de la conversation qui se nouent en attendant son tour à l’étal de l’épicier ou du boulanger. On ne s’étonnera donc pas de relever que les narrateurs concluent souvent leurs récits en les commentant, généralement sur un ton sentencieux, comme dans « Les Lutins du moulin de la Hâtaie » où il est dit que « leur aventure prouve une chose, c’est qu’en ce monde il n’est malin qui ne rencontre un jour plus malin que lui » ou encore dans « Comment vinrent au monde les korrigans », où il est affirmé que « cela prouve qu’il ne faut pas se moquer des saints, car, tôt ou tard, la justice de Dieu s’en mêle ».



  • Contes et proverbes de Mauritanie t.3 ; maximes et proverbes

    Collectif

    • Editions l'harmattan
    • 9 Octobre 2015

    Les trois tomes de ces Contes et proverbes de Mauritanie offrent près de quatre cents contes et trois mille proverbes, de la littérature orale de ce pays en grande partie saharien. Le tome III illustre, à travers ses Proverbes et Maximes, la formule commune de l'aphorisme que la création populaire enrichit des subtilités infinies de la métaphore.

  • La quête du saint-graal et la mort d'arthur

    Collectif

    • Uga éditions
    • 5 Décembre 2017

    La Quête du Saint Graal et la mort d'Arthur dans sa version castillane (Demanda del Sancto Grial) marque l'aboutissement de trois siècles de littérature arthurienne (xiii-xve siècle). Elle utilise des modèles français qu'elle réécrit et transforme par l'intermédiaire d'une version portugaise qui, vers la fin du xiiie siècle, avait déjà servi de relais littéraire entre la France et la péninsule Ibérique. Voici, pour la première fois traduite en français, la version intégrale de ce texte important de la littérature hispanique et européenne attribuée au moine Juan Vivas. L'oeuvre donnée ici dans sa version du xve siècle est parcourue de tensions extrêmes entre mysticisme et esprit profane, aspirations terrestres et idéal spirituel. On y retrouve la fine fleur de la chevalerie arthurienne dans le dédale des aventures du Graal. Mais de Perceval, Gauvain, Palamède, Lancelot ou son fils Galaad, qui remportera la compétition chevaleresque ultime ? Qui méritera le titre de meilleur chevalier du monde ? Dans un univers d'aventures foisonnantes, la Demanda réserve une place de choix au merveilleux avec la bête aboyeuse, les apparitions du Saint Graal et bien d'autres mystères. Elle cultive avec délectation l'art labyrinthique des romans de quête chevaleresque qui fascinaient tant Don Quichotte. La Demanda castillane est sans doute la dernière expression poétique d'une chevalerie médiévale flamboyante.

  • Contes et légendes de Paris

    Collectif

    • Ella éditions
    • 11 Septembre 2014

    Quoi de plus agréable qu'entrevoir Paris, ses sites et monuments ainsi que leur histoire à travers des contes et légendes ? Huit écrivains talentueux vous offrent cette chance. Au fil de leur plume, vous avez rendez-vous avec la magie, la féérie et les lumières de Paris. Bon voyage à tous, petits et grands.

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