FeniXX réédition numérique (J'ai lu)

  • Celeano de Peroyne : planète des bas-fonds de la Galaxie, oubliée dans la sourde lutte spatiale qui oppose la Confédération et l'Empire de Lemura. À sa torpeur boueuse et vide, le lieutenant Baird s'est accoutumé... Peu à peu, pourtant, l'inconnu pénètre sa vie routinière : une voix sans visage lui parle, des images érotiques le hantent, des cauchemars le submergent... Des cauchemars ? Et puis, un jour, que Baird, à bord de l'Épouvante, remonte le fleuve Ez, la réalité de Celeano vacille. Le bateau recueille une inconnue trop belle - dont le corps ne veut que le plaisir et le mal -, des sauriens, des oiseaux, jusqu'alors paisibles, attaquent la canonnière ; sur la rive, des humanoïdes surgissent... Il ne s'agit plus de cauchemars...

  • 1909, la violence s'est infiltrée partout et s'exerce désormais non seulement dans les cités, mais aussi à l'école, dans les transports en commun ou lors de brutales poussées de rage dévastatrice aux quatre coins de la France. Sous le coup de la peur, tous les vieux démons sont ressortis : enfermement mineurs, éloignement des casseurs, couvre-feu, suppression des allocations familiales, prison. Au chapitre de la répression, certains préconisent maintenant l'application du principe de « tolérance zéro » venu d'outre-Atlantique. L'affolement est général face à une violence urbaine qui franchit des seuils auparavant jamais atteints. Une violence spectaculaire, harcelante, multiforme, qui s'exerce partout, mais dont souffrent beaucoup d'habitants de nos banlieues depuis déjà bien longtemps. Plutôt que de céder aux sirènes des marchands de la peur ou de répondre à la violence par la violence, Julien Dray a voulu écouter les victimes et tous ceux qui sont en première ligne, policiers, enseignants, conducteurs des transports en commun, parents, acteurs de terrain. Avec eux, il a voulu comprendre comment la France a pu en arriver là et quels sont les moyens d'en sortir. Osant regarder la vérité en face, il préconise une mobilisation générale pour sortir de l'engrenage de la violence et de l'insécurité. En homme libre et engagé, il avance des solutions concrètes, fidèles à l'esprit de la République, prouvant, dans une période où il y en a grand besoin, que les responsables politiques ont encore des idées.

  • Ce livre pourrait aussi s'intituler : Réponses à tous ceux qui m'ont écrit Chaque jour, en effet, apporte à Bernard Clavel des lettres par dizaines. Venues de parents, d'enfants, d'étudiants, d'enseignants. Venues de Paris, Prague, Berlin, Québec. Et chargées de questions sur l'homme, sur l'oeuvre... Pour leur répondre, il faudrait à Clavel des jours et des jours. Or, il est tout à ses romans, en proie aux personnages, aux phrases, aux mots mêmes. Adeline Rivard s'est voulue comme un relais entre l'écrivain et ses lecteurs : "Je lui ai posé toutes les questions que vous lui aviez déjà posées... que vous avez envie de lui poser." Et d'ajouter : "Je crois pouvoir affirmer... qu'au terme de cette lecture vous connaîtrez mieux Bernard Clavel que la plupart de ses intimes." Voici donc la vie et l'oeuvre d'un homme livrées tout entières.

  • Sur Mars, colonie terrienne devenue autonome, la tension monte. Après avoir échoué à supprimer Archim, le grand climaticien, on l'arrête et le voici devant un tribunal secret présidé par Jon d'Argyre. Dans l'ombre, Gena, la fille de Jon, conspire pour aider le jeune savant : elle l'aime et a foi en lui. Au procès, un ambassadeur terrien est prêt, lui aussi, à soutenir Archim et son projet, jugé criminel. De quoi s'agit-il ? Archim a inventé un étonnant procédé, capable de donner à la planète rouge des conditions d'habitabilité terrestres... Mars le refuse, la Terre l'approuve. On devine la révolution technique et mentale qu'un tel dessein implique. Mars connaîtra-t-il le bonheur vivifiant des forêts, l'ombre douce des arbres ? Mais ne serait-ce pas là une folle chirurgie planétaire ?

  • Georges Brossard, la quarantaine, fatigué et bedonnant, est agent de contentieux : il vit difficilement du recouvrement aléatoire de créances dérisoires auprès de débiteurs aussi minables que lui, généralement insolvables, souvent coléreux, parfois violents. Le soir, dans un appartement sordide, il se consacre à son oeuvre, un mystérieux travail, sous le regard de la photo de Mireille, la femme dont il est resté le veuf inconsolable, et qui l'observe depuis son cadre. Sa vie est bouleversée le jour où débarque la séduisante Lucie, fille d'un ami perdu de vue depuis longtemps. La jeune femme semble posséder un sens aigu des affaires, ou tout du moins un don étrange, qui lui permet de recouvrer les créances des débiteurs les plus récalcitrants, et d'ouvrir à son mentor un monde beaucoup plus lucratif. Une belle jeune fille n'est pas toujours innocente, une secrétaire névrosée n'est pas toujours inoffensive, mais une dette impayée est toujours exigible.

  • 1491 : cette année-là, le roi de France, Charles VIII, qui convoite la Bretagne, assiège Rennes où s'est réfugiée Anne, la toute jeune héritière du duché. Cette année-là aussi, la belle Paimpontaise Alice Brihan, pour échapper à sa marâtre, épouse son cousin Lucius. Autour d'elle, ses compatriotes bretons complotent contre l'envahisseur français. Compromise, elle s'enfuit dans la forêt de Brocéliande, où Marie la Morgane lui donne secours et asile au sein de sa communauté de femmes. Mais Alice est arrêtée par la soldatesque française, qui l'enlève jusqu'au camp retranché sous les murs de Rennes, où elle est cantonnée parmi les prostituées... De la forêt complice au siège de Rennes affamée, le destin d'Alice est ballotté au gré de rencontres insolites, femmes étranges un peu sorcières ou prétendants passionnés. Et, lorsque l'amour se présente, c'est sous les traits d'un ennemi, un Français, le capitaine Julien Jézéquel. Un roman historique enchanteur, où le décor médiéval sert d'écrin à une intrigue romanesque, nourrie de légendes celtiques.

  • « L... sait refuser sèchement en plissant ses yeux et en ouvrant ses narines comme une barbare ; mais lorsqu'il roule par côté pour lui échapper, L... redevient petite fille et l'agrippe par-derrière avec une hypocrisie totale et innocente. Quand il ferme les yeux, il s'aperçoit que c'est pour ne plus sentir que sa cuisse nue et son ventre délibérément appuyé contre lui, tellement bien qu'il distingue les poils crêpelés de son sexe et que cela tend la peau de son ventre comme celle d'un tam-tam. Il suffirait qu'on l'effleure pour qu'il hurle et c'est ce qui l'attend. » !

  • Toujours plus loin dans l'espace, toujours animée des rêves les plus fous, la saga d'Argyre se poursuit. Hiram Walker a grandi dans ces zones arriérées d'Amérique du Nord qui se sont retranchées derrière la Frontière après la Grande Guerre. Adolescent, son but est de devenir pilote ; il réussira au delà de toutes ses espérances, puisqu'il sera le premier homme à quitter le système solaire. Mais l'Enfant-prodigue rapporte de bien tristes nouvelles de Proxima : nulle planète habitable là-bas. À moins que... Seul contre le gouvernement de la Terre et la puissante Administration, mais avec l'appui de la Mémoire et de la Chirurgie planétaire, Hiram Walker parviendra à donner une nouvelle planète au peuple des zones, et une nouvelle chance à l'humanité.

  • La première partie du Rire en herbe propose de merveilleux mots d'enfants, souvent saisis sur le vif. Leur succèdent d'innombrables perles d'inculture dans la lignée de La foire aux cancres, suite réclamée par beaucoup d'enseignants qui avaient envoyé à Jean-Charles les bourdes de leurs élèves. Mais parfois dans ce florilège une image qui fait rêver : Une montagne c'est la terre qui fait le gros dos... et l'on pense alors aux lignes de Cocteau adressées à l'auteur : "Je constate une fois de plus combien il arrive que les fautes produisent des rencontres mystérieuses et ressemblent aux trouvailles des poètes." Pas de raison, pour autant, d'encourager nos chers bambins à poursuivre dans la voie des portraits historiques du genre : Mirabeau, c'est le premier qui a traversé la Manche sur un avion...

  • Amateurs d'érotisme subtil et délicat, ne craignez rien ! Il n'est question ici ni des aventures de quelque Dagobert ni de ces falzars ou grimpants cités par le dictionnaire. Il s'agit d'une petite culotte de satin bleu, orné de dentelle noire, acquise un matin d'avril, par la coquette Gisèle. Non point pour plaire à son maussade et vieux mari mais à ses amants, fort nombreux. Quand vous saurez aussi que cette douce lingerie a un charme si coquin qu'elle est subtilisée tantôt par Corinne, fille de Gisèle et jeune vierge fort fâchée de l'être encore, tantôt par Rose, la bonne de la maison, en quête d'un mari... vous comprendrez que ladite culotte a mille choses à raconter. Et elle le fait sur un ton spirituel, savoureux, impertinent et des plus libres...

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    Dans Lapsus, les rapports se gâtent entre Otis et son très dévoué ordinateur Clavius. Programmé pour obéir aux désirs d'Otis, il les connaît à présent avant son maître lui-même. Exaspérant ! Dans la cage, un homme se réveille, s'angoisse : où est-il ? qui est-il ? il ne sait plus. Et pour cause. Par erreur, on lui a injecté de l'anamnase, le virus qui tue la mémoire, et dont il venait de découvrir enfin l'antidote... Dans la machine fantôme, le Pr Biggles, après douze ans de dur labeur, présente à ses collègues son chronodyne, grâce auquel on pourra voyager dans le temps. La démonstration commence brillamment mais...

  • Quand ils comprennent qu'ils s'aiment pour toujours, Pierre et Juliette se marient. Deux enfants et quelques années plus tard, leur bonheur est entier. Ils sont si bien dans leur cocon, si heureux dans leurs responsabilités de jeunes parents... qu'ils en deviennent comme frère et soeur. "Entre Pierre et moi, l'extinction du désir était un lien de plus. Un accident de parcours, une halte qui durait parfois un peu trop longtemps, mais qui demeurait tendre et confortable. Le jour où l'on ne s'est plus vus nus, mais seulement déshabillés, une sirène aurait dû se déclencher." Après trois ans de séparation, Pierre et Juliette se retrouvent. Dès les premiers instants ils savent qu'ils n'ont pas cessé de s'aimer. Mais entre eux, le désir sera-t-il "comme avant" ?

  • Il y a quelque temps, un dimanche d'hiver à Lausanne, Bernard Clavel rencontrait « l'homme qui sauve les enfants », celui qui est l'esprit, le coeur et l'âme du mouvement Terre des Hommes - qui ne sera jamais nommé ici, car il refuse que son nom soit prononcé. La rencontre de cet homme, la découverte, à travers lui, des abîmes de souffrance où la misère et la guerre jettent les enfants au Viêt-Nam, en Afrique, aux Indes, en France et ailleurs, ont décidé Clavel à pousser un cri d'alarme, un cri qui tenterait de secouer notre indifférence : ce livre. « Je voudrais, tout simplement, dit-il, que chacun prenne conscience de ce qui se passe dans le monde, et de cette vérité que nous pouvons toujours, quelle que soit notre situation, accomplir un geste pour porter secours à des innocents. »

  • Admis au sein d'une équipe de coureurs et de mécaniciens, Bernard Clavel raconte la plus célèbre course du monde, non pas en spécialiste mais en homme qui a découvert là un univers exaltant, un métier de rigueur et de passion, une camaraderie née des joies et des angoisses partagées. Mais tandis que, sur la piste, les pilotes foncent à plus de 200 km/h vers la gloire ou l'échec - et parfois la mort -, tandis que, dans les stands, des mécaniciens anonymes réalisent d'extraordinaires prouesses techniques, Le Mans est aussi un grand rassemblement de « fans » et de curieux, une fête de couleurs, de jeux et de chansons, dont l'éclat va briller sans trêve, de nuit et de jour, durant vingt-quatre heures. Au roman, Bernard Clavel a préféré ici le témoignage, le récit en prise directe sur une réalité complexe et chargée d'émotions, intensément contemporaine.

  • Inès a cette grâce émouvante et altière des jeunes filles andalouses : un port royal sous la mantille espagnole, des yeux superbes et un rire d'enfant. Dès qu'il la voit, si belle et si digne, parmi les filles d'honneur de Marie-Louise, reine d'Espagne, Victor, cavalier dans la garde impériale, s'en éprend. Inès lui semble un mirage impossible, hors d'atteinte. Elle est espagnole et lui, soldat de l'Empereur, représente pour elle l'envahisseur détesté. Elle appartient à la meilleure aristocratie, il n'est qu'un fils de paysan. Pourtant, Inès n'est pas insensible à la prestance au beau militaire qui la change agréablement de ces gentilshommes espagnols poudrés, pommadés et timorés. Tout les sépare et cependant, la passion va les réunir, car Inès aime Victor avec la fougue et la violence des femmes de son pays. Et ce sera elle qui bravera tout pour venir le rejoindre. Tandis que les armées de Napoléon déferlent sur l'Espagne, cet amour impossible, interdit, nous mène de Biarritz à Séville, dans une Espagne meurtrie par la guerre, assourdie par le fracas des batailles et le grondement des canons, où des villages miraculeusement préservés semblent autant d'oasis gorgées de soleil, le temps d'une halte amoureuse entre deux combats. Cet amour fou, irraisonné, tumultueux, grandi par les dangers et la peur, prend des allures d'épopée. L'auteur sait aussi rendre bizarrement familières et bien intégrer dans la trame du récit les grandes ombres de l'Histoire : Napoléon, bien sûr, mais aussi Soult, Murât, Charles IV, Marie-Louise et ce témoin privilégié que fut le peintre Goya. Un beau roman de guerre, de passion et de mort.

  • L'émotion est vive aux Clairières lorsqu'on découvre, dans l'enceinte du lycée, le corps de Nicolas, élève de terminale. Meurtre ou suicide : un nouveau casse-tête pour le commissaire Julie Lescaut qui se sent d'autant plus concernée que ses filles fréquentent cet établissement. Fêtes entre lycéens, professeurs aigris, insolences répétées, violences physiques, anciennes passions, règlements de compte, fantômes inquiétants... Au cours de son enquête, Julie va devoir affronter l'hostilité des lycéens face à la police et les rancoeurs de certains enseignants. Commence alors pour Julie une course contre la montre et surtout contre la mort pour qu'au lycée, le drame ne se répète pas...

  • À Lagny, en juillet 1934, la famille Ritter pend joyeusement la crémaillère du pavillon que le père, Élie, a construit de ses mains. Les voisins, les amis, les camarades qui ont aidé Élie, sont là. Et sa femme, Sylvia. Et les trois enfants, Bruno, Robert et Sarah, la petite dernière, si douce et qui, à douze ans, promet d'être si belle. Après la fête, Sarah se love dans la maison comme un animal dans son terrier. Cette villa « Beau Sourire », ce sera sa maison à elle, sa « coquille d'escargot », comme elle dit. Les Ritter ont oublié que c'est un drame qui leur vaut d'être aujourd'hui propriétaires. Ils ne sont qu'émerveillés. Et cet émerveillement donne à Sarah le goût du bonheur. Ce sera sa force, chaque fois que la fortune lui fera défaut. La maison de Sarah est un passionnant roman, enrichi par la remarquable authenticité des détails de la vie quotidienne dans les années 1931 à 1947. L'auteur les a ressuscités avec minutie et passion.

  • Après la tourmente de la guerre et de l'occupation, Sarah Ritter n'a pu réaliser son idéal : vivre calmement à Lagny, dans la maison familiale, avec ses frères Bruno et Robert, avec le grand amour de sa vie : Joseph. En 1947, seul Robert est revenu, mais pour peu de temps : d'autres aventures l'attendent. Bruno est encore en Auvergne. Elle n'a aucune nouvelle de Joseph, qu'elle croit mort. Faute d'avoir trouvé le bonheur, Sarah se lance dans l'action, dans le journalisme. En 1955, elle est directrice du premier hebdomadaire de télévision, Télé-Siècle. Elle fréquente les studios, croise des vedettes. Sa réussite professionnelle est brillante. Un jour de 1956, elle reçoit un étrange coup de téléphone... « La Femme de Prague », suite de « La Maison de Sarah », est également passionnant, enrichi par les références historiques et la remarquable authenticité des détails de la vie quotidienne, à Paris, à Prague, à Los Angeles, dans les années 47 à 56.

  • Fils d'un marchand de céréales aisé et travailleur, Simon Soskin a connu dès son plus jeune âge le sort des Juifs russes : numerus clausus dans les écoles d'État, assignations à résidence, pogromes. C'est ainsi que les Soskin enverront six de leurs neuf enfants étudier en Allemagne et que l'aîné, Génia, ingénieur agronome, ira rejoindre Théodor Herzl en Palestine. Simon, le « bon à rien » de la famille, est chassé par son père à l'âge de vingt-deux ans, avec en poche un billet de deuxième classe pour la Mandchourie. Il s'installe dans la ville à peine ébauchée de Kharbine, dont le développement a commencé avec le traité russo-chinois de 1898 qui garantit aux Russes la concession d'une ligne de chemin de fer reliant Tcheliabinsk à Vladivostok. Le conflit russo-japonais surprend Simon à Kharbine. Ce sera l'occasion pour lui de faire fortune dans les fournitures aux armées. Dès lors, avec l'épopée du Transsibérien se développera, sur fond d'insurrections, d'attaques des bandits khounkouses et d'aventures féminines, la fulgurante carrière de Simon Soskin qui aimera d'amour une aristocrate russe, la belle Natacha, princesse Yablonov, avant de partir chercher la consécration en Europe...

  • À Ispahan, dans un Jardin planté de roses, de pavots et de jasmin, une petite fille regarde le ciel où passe, au loin, l'avion du Roi des Rois. L'inaccessible Shah-en-Shah qui, moins de dix ans plus tard, deviendra son époux. Mais à tout conte, il faut quelques ombres. De son père bakhtiare et de sa mère allemande, la jeune reine a l'esprit de rigueur et, de ses seize ans, le goût du bonheur. Il lui faudra pourtant supporter les intrigues de la cour et la solitude du pouvoir, jusqu'à ce que l'amour de son mari n'y fasse plus un rempart suffisant. Commencent alors, après son divorce, une nouvelle vie, sa vraie jeunesse. À Rome, la princesse Soraya redécouvre la joie de vivre et l'amour. Elle aura d'autres chagrins et perdra de nouveau ce qu'elle avait conquis. Mais derrière l'image, si belle et mélancolique, s'affirme la vérité rayonnante d'une femme qui a su gagner sa force et sa liberté.

  • Quelle douleur secrète Joy St. Clair tente-t-elle de dissimuler ? Pourquoi la célèbre danseuse refuse-t-elle de travailler sous la direction de Ben Savin ? Cet homme trop beau, fascinant, est-il responsable de quelque chose ? Il faudra à Joy subir de bien nombreuses épreuves avant de pouvoir danser enfin, à deux, le ballet de la vie...

  • Survivants d'une autre époque, qui sont-ils ? Prédateurs, hommes- vampires ? Ils se disent vivants, à l'abri de la mort quand le commun des mortels n'a que sa vie devant lui ! En cette année 1909, le capitaine Narcy meurt de vieillesse à trente-deux ans pour avoir pénétré leur secret ! Étrange histoire ! Parti de Toulon pour porter un message, il se perd dans le dédale confus des sentiers. Et qui voit-il soudain se hâter sur la lande ? Madeleine, sa maîtresse. Narcy s'efforce de la rattraper. Mais que d'obstacles sur son chemin ! Et sous quelle influence la lande devient-elle brousse impénétrable ? Terrassé par la fatigue, Narcy sombre dans un profond sommeil. Lorsqu'il se réveille, prisonnier de la maison du Secret, il n'est plus maître ni de sa vie, ni de sa mort...

  • À la suite d'une petite annonce, Lisa Studer, Suissesse émigrée à Chicago, part travailler à Berne. Pourquoi ne pas accepter ce poste de secrétaire qui lui donnera l'occasion de revoir sa famille ? Mais son employeur, Peter Imhof, a des idées bizarres : il lui propose de venir s'installer dans le chalet où il vit seul. Là, il se conduit de manière cynique et arrogante. Lisa songe à le quitter lorsqu'elle s'aperçoit avec affolement qu'il éveille en elle des émotions violentes qu'elle a de plus en plus de mal à maîtriser...

  • Dans la grande épopée de la ruée vers l'or et les nouveaux territoires de l'Ouest, Calamity Jane est une figure exemplaire, rude à l'instar des cow-boys les plus endurcis, tendre aussi à ses moments. Calamity hait l'hypocrisie et le mensonge autant que l'injustice et la cruauté. Faut-il être violent ? Elle le sera. Faut-il se battre ? Elle se battra. Faut-il enfin se taire, se cacher comme les Indiens ? Elle le fera également. Mais sa seule, sa vraie cause, c'est ce lien qui l'unit pour toujours et au-delà de la mort, jusque sous les ombrages du cimetière du mont Moriah, à Wild Bill, le beau, le sauvage, le tueur un jour à son tour abattu, l'homme en qui elle n'a jamais cessé de croire. Telle est l'histoire de celle que les Indiens surnommaient le Diable blanc, créature de l'enfer et du paradis, ange et démon, incarnation de l'Amour.

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