Rue Des Cascades

  • Derniers fragments épars pour un anarchisme sans dogmes Nouv.

    Après Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes (2010), suivi de Nouveaux fragments épars (2017), Rue des cascades rassemble dans ce troisième et dernier tome des textes écrits depuis par Tomas Ibanez dans des revues libertaires françaises, espagnoles ou italiennes. Comme ceux des deux précédents recueils, ces textes sont reliés par un même fil : une paradoxale fidélité à l'anarchisme, d'autant plus critique et irrévérencieuse envers lui qu'elle respecte plus scrupuleusement l'élan fondamental qui l'anime. On y retrouve la plume et la pensée acérée de ce fils de l'exil espagnol explorant avec tranchant et malice les phénomènes sociaux et les luttes d'antan et, surtout, ceux de notre temps.

  • échos du Mexique ; Indien et rebelle

    Alèssi Dell'Umbria

    • Rue des cascades
    • 25 Février 2010

    Dans la guelaguetza indienne, la reconnaissance est fondée sur le caractère réciproque de l'offrande. Le don initial engage qui le reçoit. Dans la guelaguetza gouvernementale, l' offrande n'appelle plus aucun don de retour: elle n'est pas offrande à un autre mais à la foule anonyme invitée par l'instance suprême, le gouverneur. La déclaration de l'assemblée communale d'Ostula constitue en soi un document d'une importance politique exceptionnelle : pour la première fois, une communauté, et non une organisation clandestine, annonce qu'elle va s'armer pour pouvoir procéder à une action publique. Le précédent politique créé là est énorme. C'est cela que l'Etat et ses paramilitaires vont tenter de faire payer aux gens d'Ostula.

  • Scorpions et figues de barbarie ; mémoires (1921-1936)

    Abel Paz

    • Rue des cascades
    • 26 Juin 2020

    Diego Camacho Escámez (1921-2009), Abel Paz de son nom de guerre, fut une des voix les plus singulières de l´anarchie au XXe siècle. Son extraordinaire volonté de vivre a traversé le siècle. De son enfance andalouse, entre scorpions et figues de Barbarie, Diego retrace dans ce livre de mémoire le chemin jusqu´au premier jour du soulèvement anarchiste à Barcelone contre le putsch franquiste, le 19 juillet 1936.Cet insurgé viscéral nous a légué une douzaine de livres essentiels qui donnent force et cohérence à la pensée libertaire. Par cette oeuvre continue, d´enquête, de mémoire et d´écriture dédiée à la révolution espagnole, le passé revit et s´offre à nous.

  • A l'appel des zapatistes du chiapas, du congrès indigène du mexique et de la communauté yaqui de vicam se sont réunis pour s'écouter et se connaître, du 11 au 14 octobre 2007, près de six cents femmes et hommes, délégués par soixante-six peuples vivant dans douze pays du continent appelé amérique par ses conquérants.
    Récits d'humiliation et d'exploitation, de résistance et de rébellion, toutes d'émotion et de dignité, leurs paroles ouvrent un chemin d'émancipation.

  • Schluckebier

    Georg K. Glaser

    • Rue des cascades
    • 25 Février 2014

    À travers son héros, Schluckebier, G. Glaser représente une destinée typique de l'Allemagne au début des années 1930. Schluckebier est né pendant la guerre, dans un milieu pauvre de petit-bourgeois, et, après quelques écarts de jeunesse sans importance, il s'enfuit pour se soustraire à la rude autorité paternelle. Alors commence une carrière dont les diverses étapes se succèdent suivant une implacable logique : pensionnat, usine, maison de correction, prison... Georg K. Glaser (1910-1995), nomade communiste des années de braise, apatride définitif, libertaire inclassable, écrivain de qualité et artisan dinandier de talent, vécut à Paris de 1935 à sa mort. Les éditions Agone ont publié Secret et violence. Chronique des années rouge et brun (1920-1945) en 2005.

  • Fils de l'exil libertaire espagnol, Freddy Gomez, historien de formation et correcteur de métier, se revendique d'un anarchisme clairement hétérodoxe et capable de cultiver de manière critique sa propre histoire. C'est dans cette perspective qu'il a animé, de 2001 à 2014, la revue À contretemps.

    Trois années de conversations avec Guillaume Goutte, jeune historien anarchiste, ont donné naissance à ce livre, réflexion sur l'expérience d'une vie et plus d'un demi-siècle d'histoire sociale et révolutionnaire de part et d'autre des Pyrénées, faisant revivre mai 68 et le mouvement lycéen, la reconstruction de la CNT en Espagne postfranquiste, le syndicat du Livre parisien entre 1970 et 2000.

  • L'amour d'un être mortel

    Georges Bataille

    • Rue des cascades
    • 15 Janvier 2013

    Intense texte philosophique de Georges Bataille sur l'amour et la communauté des amants, écrit en 1951 pour la remarquable revue internationale de littérature Botteghe Oscure, animée à Rome, de 1948 à 1959, par Marguerite Caetani. L'être aimé dans ce monde dissous est devenu la seule puissance qui ait gardé la vertu de rendre à la chaleur de la vie. Si ce monde n'était pas sans cesse parcouru par les mouvements convulsifs des êtres qui se cherchent l'un l'autre, s'il n'était pas transfiguré par le visage dont l'absence est douloureuse, il aurait l'apparence d'une dérision offerte à ceux qu'il fait naître : l'existence humaine y serait présente à l'état de souvenir ou de film des pays sauvages. Il est nécessaire d'excepter la faction avec un sentiment irrité. Ce qu'un être possède au fond de lui-même de perdu, de tragique, la merveille aveuglante ne peut plus être rencontrée que sur un lit. Il est vrai que la poussière satisfaite et les soucis dissociés du monde présent envahissent aussi les chambres : les chambres verrouillées n'en demeurent pas moins, dans le vide mental presque illimité, autant d'îlots où les figures de la vie se recomposent. Georges Bataille L'Apprenti sorcier

  • Dédicaces ; un exil libertaire espagnol (1939-1975)

    Freddy Gomez

    • Rue des cascades
    • 13 Avril 2018

    Les hommes et les quelques femmes qui fondent ce récit ont tous et toutes à voir avec le réel d'une époque désormais révolue. Cet exil libertaire espagnol de trente-cinq ans fut un lieu à part où certains s'ouvrirent à d'autres possibles, à d'autres sensibles. Le Paris qui accueillit les errances de cet exil, et qui est un élément à part entière de ce récit, fut une ville magique pour s'adonner aux pas perdus.

  • écrits

    Adrien Dax

    • Rue des cascades
    • 26 Novembre 2010

    S'il est présenté " officiellement" dans les ouvrages traitant de l'histoire du surréalisme comme peintre et dessinateur, Adrien Dax a toujours clairement refusé de s'inscrire dans une perspective qui se définirait comme artistique.
    Adrien Dax a trente-six ans lorsqu'il rejoint, en 1949, le groupe surréaliste. Autour d'André Breton, le projet a rallié nombre de jeunes gens disposés à poursuivre l'exploration des voies de la libération de l'homme, étendue à tous les aspects de sa vie. Mettre fin à l'aliénation qui domine sa réalité sociale et ouvrir largement les portes étroites de sa perception du monde et de la vie, voilà un " programme " qui n'a rien perdu de son actualité dans l'immédiat après-guerre - nous ajouterons que l'heure actuelle n'a rien résolu.
    Cet ouvrage propose la réunion des textes qu'Adrien Dax a donnés aux revues qui jalonnent la vie du groupe surréaliste français et à celles qui ont conjoncturellement accueilli les écrits surréalistes. Parmi ces articles, des réponses à des enquêtes, pratique assez habituelle dans la vie du groupe surréaliste, dont celle, intégrale et inédite, extrêmement éclairante, au questionnaire " Rien ou quoi ? ".
    Cet ensemble de textes suggère non pas une stricte réflexion théorique mais plutôt la rencontre d'une réactivité sans faille aux préoccupations successives du groupe et d'une grande érudition alliée à une curiosité toujours en alerte.

  • Têtes d'orages ; essais sur l'ingouvernable

    Christian Ferrer

    • Rue des cascades
    • 4 Avril 2011

    Sous le titre Têtes d'orage, emprunté à André Breton, sont réunis « Cinq essais sur l'ingouvernable » : « Électrons libres - Vies réfractaires » ; « Gastronomie et anarchisme - Restes de voyages en Patagonie » ; « Le mystère et la hiérarchie - Sur l'inassimilable de l'anarchisme » ; « Les casseurs de machines - En hommage aux luddites » ; « Une pièce de monnaie valaque - La résistance des partisans ».

  • Pendant le mois de mai 2010, Métie Navajo a traversé la France, sur un millier de kilomètres de Paris à Nice, en compagnie d'une centaine de marcheurs sans papiers. Ce récit, préfacé par Joani Hocquenghem, mêle la chronique poétique écrite au rythme de cette marche au témoignage sur ce mouvement qui entendait informer le pays et réveiller la solidarité avec tous les sans-papiers.

  • En exil chez les hommes

    Malcom Menzies

    • Rue des cascades
    • 15 Novembre 2007

    Bonnot était cerné.
    Tant de monde pour tuer un seul homme. derrière les forces de l'ordre se pressait une rangée de badauds retenus par les gendarmes. il y avait des femmes et des enfants parmi eux. ils étaient venus là comme des chacals pour le regarder mourir.

  • Les jeux de l'amour et du langage

    Jérôme Peignot

    • Rue des cascades
    • 1 Septembre 2009

    " Si le mot amour est prononcé entre eux je suis perdu ", dit le comte Mosca en voyant s'éloigner la voiture qui emporte la Sanseverina et Fabrice.
    Le propos de Stendhal méritait d'être analysé. Du rôle que joue l'amour dans l'apparition du langage, significatif dans le Véda comme dans les jeux de Brisset, à la valeur du silence dont témoigne la légende de Tristan et Iseut en passant par le pouvoir des mots d'amour tantriques, cet essai relève nombre des interactions de l'amour sur le langage. Chacun à sa manière, Blake, Fourier et Bataille démontrent qu'il n'est possible de dire l'amour qu'en transgressant le langage ordinaire.
    De leur côté, parlant d'amour, les sorcières comme les kabbalistes parlent à côté de ce qu'ils disent. A eux seuls ces décalages prouvent déjà que le langage de l'amour est une parole sacrée. Les poèmes gnostiques comme les romans de la Quête du Graal ou l'Hypérion de Hölderlin, par leur seule beauté, le confirment. Au reste, les adamites et les troubadours ne l'ont-ils pas associé à la musique des sphères ? Et si le langage lui-même n'était que le signe d'une blessure, d'une chute, le sang de l'Androgyne ?

  • Les premiers Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes sont parus il y a sept ans. Les deux livres diffèrent l'un de l'autre : le premier recueillait des textes dispersés sur près d'un demi-siècle, les Nouveaux fragments ne contemplent que ceux écrits dans les cinq dernières années ; le premier ouvrage adoptait une présentation chronologique, le second est agencé thématiquement. Mais la volonté d'aiguiser la force critique de la pensée anarchiste et la conviction que sa vitalité l'autorise à se maintenir ouverte aux quatre vents sont communes aux deux livres.

  • Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes

    Tomás Ibánez

    • Rue des cascades
    • 27 Avril 2010

    Il n'y a aucun principe absolu, il n'y aucun critère qui ait des fondements fermes et définitifs ; les êtres humains ne peuvent chercher refuge dans rien qu'ils n'aient produit eux-mêmes.
    Il faut en finir avec la recherche de cohérences doctrinales impeccables, douter face à tout discours qui dissimule ses contradictions internes au lieu de les proclamer et regarder avec horreur les utopies qui rêvent de sociétés parfaitement harmonieuses. Subvertir les fonctionnements habituels et les usages établis, occuper les espaces, transformer les lieux de passage en lieux de rencontre et de parole, tout cela délie une créativité collective qui invente immédiatement de nouvelles manières d'étendre cette subversion et de la faire proliférer.
    Agiter les eaux de l'anarchisme pour qu'elles ne s'assoupissent pas dans un sommeil complaisant et ne cessent jamais d'être turbulentes. Rien ne saurait être remis au lendemain de la révolution, car elle n'est pas située dans l'avenir, elle n'a que le présent pour unique demeure et elle se produit dans chaque espace et chaque instant que l'on parvient à soustraire au système. La révolution n'est plus un but à atteindre, elle est toute dans le trajet lui-même.

  • Je n'ai jamais désespéré de la révolution autogestionnaire en tant que révolution de la vie quotidienne.
    Maintenant moins que jamais. J'ai la conviction qu'outrepassant les barricades de la résistance et de l'autodéfense les forces vives du monde entier s'éveillent d'un long sommeil. Leur offensive, irrésistible et pacifique, balaiera tous les obstacles dressés contre l'immense désir de vivre que nourrissent ceux qui, innombrables, naissent et renaissent chaque jour. La violence d'un monde à créer va supplanter la violence d'un monde qui se détruit.
    Nous n'avons été jusqu'à ce jour que des hybrides, mi-humains mi-bêtes sauvages. Nos sociétés ont été de vastes entrepôts où l'homme, réduit au statut d'une marchandise, également précieuse et vile, était corvéable et interchangeable. Nous allons inaugurer le temps où l'homme va assumer sa destinée de penseur et de créateur en devenant ce qu'il est et n'a jamais été : un être humain à part entière.

  • Dans le sud du Mexique, à Oaxaca, la désobéissance civile est très près de devenir un soulèvement populaire qui, loin de s'épuiser, grandit et se radicalise jour après jour. Le mouvement a cessé d'être une lutte traditionnelle de protestation et a commencé à se transformer en un embryon de gouvernement alternatif. Les institutions gouvernementales locales sont des coquilles qui se vident chaque jour plus de toute autorité, tandis que les assemblées populaires deviennent des instances dont émane un nouveau mandat politique. Les choses vont vite et l'exemple de la commune naissante d'Oaxaca est loin de se circonscrire à sa localité. (La Jornada 25 juillet 2006.)

  • Femmes de maîs

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    • 25 Février 2014
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