NENA

  • MURAMBI. Le livre des ossements Nouv.

    MURAMBI. Le livre des ossements

    Boubacar Boris Diop

    • Coédition nena/flore zoa
    • 4 Mai 2022

    Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l'ultime génocide du XXème siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent. Jessica, la miraculée qui sait et répond du fond de son engagement de résistante; Faustin Gasana, membre des milices du Hutu Power; le lumineux Simon Habineza et son frère, le docteur Karekezi; le colonel Perrin, officier de l'armée française; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d'exil, plonge aux racines d'une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple. Lauréat du grand prix de la République du Sénégal pour les Lettres en 1990 avec Les tambours de la mémoire, Boubacar Boris Diop a aussi été distingué en 2018 par le "Harold and Stellfox Award" de Dickinson University pour l'ensemble de son ouvre. Classé parmi les 100 meilleurs livres africains du vingtième siècle par le "Zimbabwe International Book Fair", Murambi, le livre des ossements vient de remporter, à l'unanimité des membres du jury, le prestigieux "Neustadt International Prize for literature" de l'université d'Oklahoma et de la revue World Literature Today. Auteur de plusieurs romans en français et en wolof, essayiste, Boubacar Boris Diop a fondé à Dakar EJO-Editions qui publie des ouvres écrites dans les langues nationales sénégalaises.

  • Le capital t.1

    Karl Marx

    • Nena
    • 5 Juillet 1905

    Enfin! Un livre numérique interactif du Livre I du Capital, cette oeuvre majeure qui fait la critique définitive du système capitaliste et démontre les mécanismes de l'exploitation capitaliste.

  • Le Coran

    Anonyme

    • Nena
    • 4 Juillet 1905

    Interprétation en français du Saint Coran, avec table interactive des sourates et index des numéros des versets.

  • Il n'y a de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Le combat de la femme burkinabè rejoint le combat universel de toutes les femmes et, au-delà, le combat pour la réhabilitation totale de notre continent. La condition de la femme est le noud de toute la question humaine. Elle a un caractère universel. THOMAS SANKARA, 8 MARS 1987

  • Les grandes révolutions font l'histoire; les résistances conservatrices et les contre-révolutions ne font qu'en retarder le cours. La Révolution française a inventé la politique et la démocratie modernes, la Révolution russe a ouvert la voie à la transition socialiste, la Révolution chinoise a associé l'émancipation des peuples opprimés par l'impérialisme à leur engagement sur la voie du socialisme

  • Pages d'islam

    Isabelle Eberhardt

    • Coédition nena/les éditions arambook
    • 24 Novembre 2021

    L'ensemble des nouvelles d'Isabelle Eberhardt éparpillé dans la presse algérienne, de 1902 à 1904, ne se réunissait que sur un seul répertoire dans les tribunes du journal l'Akhbar ainsi que dans un brochage à part publié en 1906 avec un indice éditorial et deux portraits hors texte de l'auteur. Ses ouvre inachevées sont terminées par ses fidèles collaborateurs en assurant le choix et la publication de ses notes, en réponse à un désir exprimé depuis longtemps par ses admirateurs et ses amis en classant sous la forme du livre le recueil des nouvelles qu'elle fit paraître de son vivant, complétés de pages inédites tirées des papiers qu'elle laissa. Dans ces nouvelles, c'est une initiation à un monde africain qui se rapprocherait de celui des contes merveilleux mais aussi celui de la souffrance. Le pèlerin éprouvera après enthousiasmes et lassitudes, la déception du voyage et de supporter de n'être, qu'un étranger chez des peuples qui, même vaincus, se font aider par leurs morts, comme dans ces étranges cités du Maghreb où l'on n'arrive qu'en traversant des cimetières immenses. Des questions troublantes sans réponses. Isabelle Eberhardt était bien préparée à comprendre l'Islam et à l'enseigner par la sympathie, car, connaître une terre par sa lumière, son histoire et son commerce, c'est encore trop peu, et il n'en est rapporté qu'une illumination fugitive et un malaise, si la raison secrète de ses habitants devait s'échapper.

  • Anthologie nègre

    Blaise Cendrars

    • Nena
    • 1 Février 2021

    Parue en 1921 dans un contexte d'engouement pour le continent noir commencé avec le cubisme et poursuivi avec le surréalisme, cette anthologie africaine est une collection de contes et proverbes que Blaise Cendrars a glanés au fil des lectures et reproduits « tels que les missionnaires et les explorateurs nous les ont rapportés en Europe (...) ». Légende cosmogonique fân où l'on voit l'arrogance du premier homme à l'égard de Nzamé le créateur : « Dieu, c'est Dieu/ L'homme c'est l'homme/ Chacun à la maison, chacun chez soi ! », ou encore, présence de la mort, selon la tradition hottentote, due à un lièvre qui aurait mal retransmis le message de la lune aux humains. On comprend aisément ce qui attire Blaise Cendrars : la vision poétique de l'univers, le sens de la palabre, la nervosité du rythme. L'auteur de Du monde entier révèle ici des points de contact avec l'Afrique et ses «601 langues et dialectes (...) des plus variés », dont les spécialistes, précise-t-il dans sa préface, sont « unanimes à louer la beauté et la puissance plastique »

  • La littérature négro-africaine a une histoire bien distincte des autres domaines francophones. Elle commence dans les années 30 avec la parution de la Revue du Monde Noir, de Légitime Défense et de L'Étudiant Noir, dans ce creuset intellectuel parisien où se rencontrent les premiers poètes noirs d'Amérique, des Antilles et d'Afrique. Les plus connus sont Jean-Price Mars, René Maran, les poètes de la Renaissance noire (Mackay, Langston Hughes, Jean Toomer) et le trio Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon Damas. Le mouvement de la négritude va s'épanouir avec les revues Tropiques et Présence Africaine pour culminer avec les deux congrès axés sur les problèmes de la race, de la colonisation et de la culture (Paris 1956 et Rome 1959). Les ténors de cette riche période furent Alioune Diop fondateur de Présence Africaine et Cheikh Anta Diop pour l'Afrique, Aimé Césaire et Frantz Fanon pour les Antilles. Les indépendances africaines qui ont lieu entre 1959 et 1961 sont accompagnées d'une importante production théâtrale, tandis que le roman et la nouvelle deviennent le miroir éclaté des mille expériences des nouveaux États. C'est alors que sont publiés ceux qui deviendront les classiques de la prose franco- africaine : Mongo Beti, Birago Diop, Bernard Dadié, Sembène Ousmane, Abdoulaye Sadji, Djibril Tamsir Niane, Olympe B. Quenum, Cheikh Hamidou Kane. Après une période euphorique qui dure de 10 à 15 ans, viennent l'oil critique et la plume acerbe. À partir de 1985, les écrivains posent un regard lucide, tragique, voire cynique sur une réalité qui s'impose à l'encontre de tous leurs voux : les dérives politiques et sociales déstructurent peu à peu les sociétés du continent noir et provoquent dans maints pays les troubles graves que l'on sait. Paradoxalement la littérature semble bénéficier de ces perturbations parfois chaotiques, car l'écrivain en demeure le témoin privilégié, et nombre d'entre eux restent « en situation ». Mais, par ailleurs, ils se sont affranchis des contraintes tant d'écriture que d'idéologie, et c'est en toute liberté qu'ils se « situent » ou non face à la tourmente politique. Plusieurs noms émergent de cette production de plus en plus abondante : Ahmadou Kourouma (récent prix Renaudot), Sony Labou Tansi, Tchicaya U'Tamsi, Moussa Konaté, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, Daniel Maximin..., mais aussi Maryse Condé, Véronique Tadjo, Tanella Boni, Calixthe Beyala. Car les femmes africaines ont aussi pris la plume et font entendre leur différence. Cet ouvrage a repris, en les remaniant, les principaux chapitres d'une thèse notoire du même auteur (Université de Bruxelles, 1961). Ils ont été prolongés par une large fresque historique de cette littérature et de ses péripéties, depuis 1960 jusqu'à nos jours.

  • Réfugiée

    Aissatou Barry

    • Coédition nena/panafrika/silex/nouvelles du sud
    • 10 Juillet 1905

    Écoutez ce texte : il vibre de l'indignation face aux iniquités, de l'aspiration à un monde plus juste pour son pays et son peuple. Il frémit de la douleur des séparations, de la crainte des lendemains. Il sourit du comique et de l'absurde de certaines situations. Il s'envole avec la confiance dans les êtres, avec la foi en des jours meilleurs, avec l'espoir d'une évolution des conditions sociales et de la condition de la femme africaine. Écoutez et comprenez un peu mieux. C'est une personne qui se raconte. Mais à travers Aïssatou, vous aurez un nouveau regard envers les réfugiés, leur énergie désespérée, leur foi en l'avenir et leur courage.

  • Pour un monde multipolaire

    Samir Amin

    • Nena
    • 6 Juillet 1905

    Le choix du titre de cet ouvrage est par lui-même indicatif de la position politique de son auteur : oui, je souhaite la construction d'un monde multipolaire, ce qui implique évidemment la déroute du projet hégémoniste de Washington, qui s'est défini lui-même par « le contrôle militaire de la planète ».
    Je prétends donc, sans détour ni réserve, que ce projet est à la fois démesuré et de ce fait nécessairement criminel, qu'il engage le monde dans des guerres sans fin, mettant par là même un terme à tout espoir de progrès démocratique et social, dans les pays du Sud en particulier, mais également - même si cela est à un degré moins sévère en apparence - dans ceux du Nord.

  • Depuis 1950 la Côte d'ivoire connaît une croissance économique exceptionnelle dont le taux, de l'ordre de 8 % par an, situe ce pays dans le peloton d'avant-garde du Tiers Monde. Au cours de cette période de vingt années, le développement rapide du capitalisme a façonné une économie et une société nouvelles : dans les campagnes méridionales, la création d'une économie de plantation a permis la constitution d'une bourgeoisie rurale ivoirienne; et, à Abidjan, un ensemble industriel léger a permis la création d'une structure urbaine moderne et prospère. Cependant, on ne saurait parler du développement d'un capitalisme ivoirien urbain : en 1970 comme en 1950, la part du secteur étranger représente la moitié environ des revenus non agricoles. La Côte d'ivoire, qui a parcouru en vingt ans un chemin très comparable à celui que d'autres pays africains avaient suivi plus tôt et plus lentement, fournit un beau cas d'étude de « croissance sans développement », c'est-à-dire d'une croissance engendrée et entretenue de l'extérieur, sans que les structures mises en place permettent d'envisager un passage automatique à l'étape ultérieure du développement national autocentré, mû par son dynamisme propre. L' « ivoirisation » des secteurs contrôlés par le capital étranger fournirait-elle à la Côte d'ivoire un second souffle, lui évitant le blocage de sa croissance ? Encore faudrait-il que des industries de base puissent être créées, en accord avec les autres pays de l'Ouest africain, que les structures sociales des zones de plantation n'empêchent pas l'intensification de la production, et que les campagnes du nord, qui n'ont pas été touchées par le développement, puissent à leur tour faire un bond en avant.

  • La Loi de la valeur mondialisée

    Samir Amin

    • Nena
    • 7 Juillet 1905

    Marx s'était proposé de traiter de l'économie capitaliste mondiale dans un volume VI du Capital, qui n'a jamais vu le jour. De ce fait, les marxismes historiques, largement confinés dans l'exégèse des écrits de Marx, ont éliminé de leur programme la réflexion, pourtant indispensable, sur la mondialisation de la loi de la valeur. Samir Amin tente dans cet ouvrage de combler cette lacune et propose une analyse de la transformation de la loi de la valeur en loi de la valeur mondialisée. Il dégage ainsi les fondements théoriques de la polarisation produite par l'expansion mondialisée de la domination du capital. Cette édition est augmentée d'un texte théorique concernant la relation entre valeur et prix, deux concepts que Marx distingue alors que l'économie bourgeoise les confond. Cette relation avait été analysée par Marx dans les conditions du capitalisme de l'époque. Avec l'évolution de celui-ci, devenant capitalisme des monopoles (aujourd'hui des monopoles généralisés), la relation subît elle-même des transformations majeures. L'analyse du « surplus », un concept nouveau nécessaire pour restituer toute sa place à la rente des monopoles, comme celle de la hiérarchisation des salaires, détachée de toute référence aux coûts de formation, permettent de conceptualiser ces transformations et de mesurer leurs effets sur la reproduction du système économique et social contemporain. Le marxisme vivant rompt avec la tradition qui le réduit à l'exégèse des textes de Marx.

  • Je te le devais bien...

    Flore Hazoumé

    • Coédition nena/abis éditions
    • 6 Juillet 1905

    Ouvrage d'abis éditions en coédition avec NENA
    Le présent récit, qui charrie les souvenirs doux-amers de ma mère - des souvenirs plus souvent amers que doux - raconte par petites touches mes parfums d'enfance. Dans mon imaginaire de petite fille, ces parfums avaient les senteurs du jardin d'Eden. Toutefois, la grande Histoire nous a éclaboussés, ma mère, ma famille et moi. Tels des anges déchus, nous nous sommes retrouvés sans transition, non en enfer, mais dans ce monde où les espoirs piétinés hurlent si silencieusement qu'ils en deviennent inaudibles et finissent dans l'abîme de l'oubli...

  • Récit d'une migration

    Awa Thiam

    • Coédition nena/panafrika/silex/nouvelles du sud
    • 9 Juillet 1905

    Tout commence par le voyage au cours duquel Satourou quitte son pays natal. Un véhicule bondé s'éloigne. Comme dans une expérience initiatique, c'est vers d'autres terres, vers d'autres cieux que le monde et les hommes se dévoileront désormais. Au fil du parcours, s'accomplit en même temps une séparation imaginaire : Satourou abandonne ses anciens à l'abondance. Comme des milliers de ses compatriotes, elle fuit la rareté, la sécheresse, la pauvreté et la misère. En réalité, Satourou va être confrontée aux réalités les plus brutales de son pays. Une rencontre avec une sorte de « guide providentiel », Taha, lui ouvrira les portes d'un nouvel univers. La misère des femmes dont les époux avaient émigré se révèle. Entre les femmes et ces hommes, le désamour prévaut. Les rapports humains sont ravagés. L'érosion des rapports humains est catastrophique. Que faire dans une telle situation ? Il ne semble y avoir nulle solution. Satourou peut-elle envisager un autre avenir ? À l'enfer succèdent imparablement les déceptions. Le désert s'instille partout, impitoyable. Des préjugés tenaces prédominent. Et pourtant, Awa Thiam atteste qu'un trajet exprimant le désir d'un monde de liberté est possible.

  • Le regard de l'aveugle

    Mamadou Samb

    • Coédition nena/editions salamata
    • 6 Juillet 1905

    Ouvrage des Editions Salamata coédité par NENA.
    En fait dans ce récit, l'aveugle apparaîtra bien plus tard. Il s'agit surtout de la vie d'une jeune fille, mais d'abord de celle de sa tante toutes deux « victimes » de l'excision et de l'infibulation, de la mutilation d'une partie intime de leur anatomie. Suit alors pour les deux femmes, mais à des moments différents une série de déboires liés à l'injustice humaine et aux mauvais coups du sort.
    L'héroïne, confiée à sa tante à Bamako, est obligée d'arrêter ses études et de revenir au village après l'arrestation de cette dernière et de son mari pour des raisons politiques. Mais le village est déserté par ses habitants fuyant une malédiction : la cécité se répand dans toutes les maisons. Elle y retrouve, seul, son  père également atteint, qu'elle décide alors de prendre en charge. Retour à Bamako pour mendier, puis exil à Dakar, toujours pour  mendier.
    Une vie terrible donc, dans la misère et le danger permanent, dans la débrouillardise et la quête effrénée d'un  bonheur incertain.
    Mais à force de ténacité, grâce aussi aux livres et au sens profond de l'Art, Oulimata s'en sort, heureusement... Ce roman est poignant par les thèmes abordés, notamment le problème crucial des mutilations génitales, la pauvreté, les castes, la ville et ses tracas, la prostitution, les enfants abandonnés, la violence, la perte des valeurs...
    Et l'auteur évoque tout cela avec un réalisme saisissant, avec un art consommé de la narration.

  • Les hommes politiques maliens et africains

    Mahamadoun Baréma Bocoum

    • Coédition nena/tropique éditions
    • 6 Juillet 1905

    Ouvrage de Tropique Éditions en coédition avec NENA
    Dans ce recueil, il fait le point sur plusieurs années de ses recherches afin de restituer aux générations futures les fruits de sa quête sur la politique nationale et internationale.
    De Modibo KEITA à A.T.T., de Léopold Sédar Senghor à Jean Paul II, de Baréma BOCOUM à Alioune Blondin BèYE, à travers quelques extraits de discours, d'interventions et d'interviews, l'auteur a su créer des éclairages historiques pour tout observateur-analyste de la scène nationale africaine et internationale du Mali.

  • Au nom du peuple

    Ahmed-Tidjani Cisse

    • Coédition nena/editions nubia
    • 9 Juillet 1905

    Cette comédie en trois actes a été créée pour la jeune Troupe nationale de théâtre de Guinée qui l'a jouée en avril 1990 au Quatrième festival théâtral d'Évry (Francophonies d'acteurs) où elle a obtenu le Becker d'or de la meilleure troupe. De son côté, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) lui a décerné son Prix du meilleur texte. Et le Burkina Faso lui a attribué son tout nouveau Prix Sud-Nord.

  • Adjoba et le Président

    Isaie Koulibaly Biton

    • Coédition nena/classiques ivoiriens
    • 6 Juillet 1905

    Ouvrage des éditions Classiques ivoiriens en coédition avec NENA
    Fuyant, à l'aube, son quartier détruit par des bulldozers, Adjaba Amandine Takorady, une jeune élève surdouée, tombe sur le cortège présidentiel. Elle va passer une journée entière en compagnie du président de la République. Adjaoba vivra des heures intenses de peur, de joie. La rencontre, inattendue, du chef de l'Etat et du fou Zakouani lui fera comprendre la fragilité des êtres et des choses. Un petit roman qui va plaire à toute la jeunesse et même aux adultes.

  • La femme ou j'ai mal

    Paul Dakeyo

    • Coédition nena/panafrika/silex/nouvelles du sud
    • 8 Juillet 1905

    Pour Paul Dakeyo, le livre est devenu une passion que son cour pèse et soupèse à chaque instant de sa vie, tandis qu'il laisse son génie créateur s'illustrer, pour notre plaisir, dans des recueils de poèmes jaillis de la terre arable du songe, comme dirait Saint-John Perse, le songe, précisément, des siècles d'errance et de tribulations de son peuple noir agenouillé, tout habillé de prières, aux limites saintes de son horizon. Et c'est ainsi que nous verrons défiler « Les barbelés du matin », « Le cri pluriel », « Chant d'accusation », suivi de « L'espace carcéral », puis « J'appartiens au grand jour » (Prix européen de Poésie) aux éditions Saint-Germain-des-Prés à Paris, et un coup de sang, « Soweto, soleils fusillés » paru aux éditions Droit et Liberté. Des ouvres alignées d'une belle coulée sonore, des impulsions de la mémoire qui ont pris tout d'un coup l'aspect d'une consécration. Elles occupent fort bien la place qui leur est faite par des juges difficiles qui n'auront pas été abusés par l'effet de surprise. Ce sont des poèmes qui passent comme des vents de sable et n'épargnent rien, où nous avons pu admirer les cuivres d'un langage porté à son point extrême d'incandescence. Une voix qui ranime les grands pans de nos croyances fauchées par le vent de l'Histoire. Il s'agissait de dire avec les épices nécessaires, de convoquer à la rencontre des hommes, les forces énergétiques qui ont longtemps dormi dans le mystère ignoré des minerais obscurs. Et nous pensons ici encore à Saint-John Perse : « Et le poète est avec vous. Ses pensées parmi vous comme des tours de guet. Qu'il tienne jusqu'au soir, qu'il tienne au regard sur la chance de l'homme ! » Au fond, on pourrait se demander si l'écriture n'est pas, pour Paul Dakeyo, ce qu'il aime le plus, une cible qu'il veut atteindre et blesser ou caresser (c'est identique) par le truchement de l'édition ? La dernière opération sera l'alliance de l'encre et du sang. Et les éditions Silex indiquent le passage d'une dimension à une autre, du chaos émotionnel à l'harmonie spirituelle dans un monde rénové, du feu à l'ordonnance de ce feu. Et le poète noir camerounais se fait le conquérant d'un territoire neuf : La femme où j'ai mal.

  • Terre pourpre

    Tima Ouamba

    • Coédition nena/editions berbanz
    • 12 Janvier 2018

    Depuis la disparition de ses parents, Iris Tala s'occupe de ses trois frères. Lorsque la guerre éclate à Brazzaville, Bambino - le plus jeune - disparaît. Iris Tala part alors à sa recherche au mépris du danger et des incertitudes. Cette guerre ne devait durer que quelques jours... « ... Aussi petit qu'il soit, où qu'il se trouve, je le retrouverai par tous les moyens, je le ferai revivre et le communiquerai à toute la planète. Je crierai à tous qu'il faut espérer ! » Iris Tala.

  • Mosaïque

    Collectif

    • Nena
    • 1 Janvier 2012

    Ouvrage d'In/Dev-Consulting en coédition avec NENA
    Regard des mécanismes universels de protection des droits de l'homme sur la situation des droits de l'homme dans les Etats francophones d'Afrique :
    évaluation et portée pour une meilleure effectivité des droits de l'homme
    Les collectivités coutumières et le principe d'inaliénabilité des terres du domaine national de première catégorie : Réflexion à partir du droit foncier camerounais
    La détermination de la loi applicable par le juge de l'urgence et le juge de fond dans la procédure administrative contentieuse
    Méthodologie de la dissertation juridique

  • La nation arabe

    Samir Amin

    • Nena
    • 29 Mai 1905

    Le monde arabe précolonial n'était pas féodal, mais constituait une constellation de formations sociales articulées autour d'un mode de production tributaire complétée par le rôle prédominant des relations marchandes externes et internes. L'unité arabe a été le produit historique de son intégration marchande, la classe sociale qui a assumé cette unification est celle des marchands-guerriers. Les classes dominantes successives de l'ère impérialiste (bourgeoisie compradore et latifundiaire, puis bourgeoisie d'Etat) ne sont pas capables de faire l'unité arabe : la petite bourgeoisie, loin de se « suicider » en tant que classe, engendre en son sein une bourgeoisie d'Etat dépendante chaque fois qu'elle assume la direction du mouvement anti-impérialiste. L'ouvrage étudie les étapes du mouvement national, de la Nahda du XIXe siècle aux courants du nassérisme et du baasisme, puis envisage trois avenirs possibles : un ordre néocolonial fondé sur la division arabe, un monde arabe relais dans un ordre impérialiste rénové et une transformation socialiste radicale.

  • 200 écrivains africains à Lagos

    Collectif

    • Coédition nena/codesria
    • 9 Mai 2019

    La préparation de ces textes en vue de la publication a été une expérience mémorable. Passer de l'un à l'autre, les lire et les examiner, c'était presque revivre ces journées exaltantes du Symposium de Lagos, rencontrer de nouveau tant de visages variés, capter une fois de plus leur enthousiasme, leurs rires et leur esprit tumultueux et mordant. Il est exaltant de constater que le monde Noir compte de telles voix ! Mais ce contentement n'est pas allé sans quelque amertume. En effet, on ne peut pas s'empêcher de s'interroger : quand ces esprits talentueux pourront-ils de nouveau se rencontrer ainsi en un même lieu ? Quelle organisation pourra faire en sorte que 150 écrivains du monde Noir - particulièrement de cette Afrique du Sud en état de siège - convergent en un même point, en vue d'échanges ouverts et fructueux ? N'est-il pas regrettable que les artistes, pour se faire entendre, doivent se plier, paradoxalement, à la volonté condescendante et capricieuse des gouvernements !

  • Les défis de la mondialisation

    Samir Amin

    • Nena
    • 7 Juillet 1905

    Peut-on sortir des contraintes imposées par le système économique mondial ? Le tenter ne conduit-il pas nécessairement à la terne stagnation du « socialisme des casernes » ? Quelle est la marge de manouvre dont dispose un quelconque État du tiers monde ? Est-il condamné à la dépendance ? L'auteur du Développement inégal, du Matérialisme et la loi de la valeur, de Classe et nation dans l'histoire et la crise contemporaine et de L'avenir du maoïsme défend dans ce nouveau livre la thèse d'un « décrochage » non seulement possible mais nécessaire de la logique centre/périphérie. La déconnexion - concept stratégique proposé en complément de celui de développement autocentré national et populaire - s'impose avec force aux peuples du tiers monde qui veulent éviter les réajustements dramatiques provoqués par la crise, telle la famine ou la guerre. Mais elle concerne tout autant les États du Nord, en redéfinissant les règles du jeu planétaire. L'auteur voit d'ailleurs dans les mouvements « Verts » européens comme dans le regain du fait religieux dans le monde entier les signes de la nécessaire réadaptation des stratégies et des tactiques politiques ouvrant pour un autre développement. Approche globale et renouvelée des grandes mutations du système mondial contemporain, ce livre offre aussi au lecteur une présentation claire et synthétique des concepts-clé de l'ouvre de Samir Amin, devenus objet de débats et de controverses dans le monde entier.

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