Le Cavalier Bleu

  • De ses débuts confidentiels dans la Californie des années 1990 à la profusion d'articles, de livres et de débats, le transhumanisme suscite rejets radicaux ou adhésions extrêmes, de F. Fukuyama le qualifiant d'« idée la plus dangereuse du monde » à ceux qui décrivent ses opposants en « chimpanzés du futur ». Car le transhumanisme, qui entend augmenter les capacités physiques et mentales de l'être humain, allonger considérablement sa durée de vie, n'est pas une simple confiance dans le progrès technologique. Il porte une utopie : le dépassement de la condition humaine.
    Étant donnée la place croissante qu'il occupe dans le débat public, une synthèse, accessible à tous et qui fasse le point sans parti pris, s'impose. De l'apparition de l'idée à sa structuration dans le temps, des figures fondatrices aux acteurs d'aujourd'hui, cet ouvrage présente les idées centrales de la pensée transhumaniste, les arguments pro- et anti-, pour permettre au lecteur de se forger son propre avis et prendre part au débat.

  • Au nom du peuple ? idées reçues sur le populisme Nouv.

    Aujourd'hui, qui n'est pas populiste et qu'est-ce qui n'est pas populiste ? Dernièrement, le terme a pu être utilisé pour qualifier aussi bien Éric Zemmour, Vladimir Poutine, Didier Raoult, Emmanuel Macron que Podemos, les Gilets jaunes ou encore le Brexit. Mais ce terme est-il bien le plus adapté pour qualifier des individus ou des mouvements aussi différents ? Et à force de tout signifier... signifie-t-il encore quelque chose ? En déconstruisant les idées reçues liée?s à ses innombrables usages, ce livre entend proposer un point de vue profondément renouvelé sur le « populisme ». Il revient sur la très grande élasticité et variabilité de la notion, décrypte ses définitions et ses conceptualisations et passe en revue ses multiples applications. Il démontre en définitive, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, que le populisme n'est pas forcément un concept pertinent. Il peut obscurcir plus qu'éclairer, et renvoie moins à une réalité tangible qu'il n'existe à travers ses innombrables emplois.

  • Ukraine : de l'indépendance à la guerre Nouv.

    Depuis une dizaine d'années, l'Ukraine apparaît régulièrement sur le devant de la scène internationale, que ce soit pour ses mouvements protestataires, ou à propos de l'annexion de la Crimée par la Russie et du conflit à l'est du pays, semblant constituer le théâtre d'une nouvelle guerre froide qui cristallise les tensions entre la Russie et les nations occidentales.
    Les événements récents sont aussi l'occasion de mesurer combien notre connaissance de ce pays est lacunaire, se limitant souvent aux clichés d'une Ukraine berceau de la Russie, terre des cosaques, grenier à blé de l'URSS et d'une suite de gouvernants entachés par une corruption massive.
    Partant de ces idées reçues, Alexandra Goujon dresse un portrait précis et documenté de cette Ukraine, terre de contrastes.

  • Depuis Marco Polo évoquant le lointain Cipango, le Japon fascine les Occidentaux.
    Et il intrigue aussi ses voisins Chinois. L'argumentaire sur la singularité des Japonais, vus comme impénétrables, spéciaux sinon bizarres, nourrit depuis des siècles une avalanche d'idées reçues que le passage dans la modernité technique apparemment contradictoire avec une tradition réinventée n'a fait que renforcer.
    Des anciennes générations du « péril jaune », qui se complaisaient à dire que les Japonais étaient incompréhensibles et dangereux, à la fascination actuelle, et planétaire, pour la « J-Pop culture », mélangeant animê, manga, samurai, sushi, karaoke, tofu, sûdoku, origami et autres yakuza... les clichés sont légion qui méritent d'être décortiqués dans cet ouvrage, véritable panorama du Japon contemporain.

  • Mégafeux en Californie ou en Australie, précipitations hors norme et inondations dans le sud de la France, ouragans dévastateurs en Asie... les catastrophes climatiques semblent se multiplier et s'intensifier. Elles suscitent effroi et inquiétude au sein des populations. Disparition de sociétés, déclenchement d'événements historiques majeurs, source de conflits et de guerre, de maladies et de migrations de masse... les nombreuses idées reçues liées à ces phénomènes climatiques inquiètent !
    Cependant, ces catastrophes climatiques sont-elles inélucta­bles ? De tous les périls, sont-elles les plus graves ? Ne sont-elles pas autant d'opportunités pour repenser et transformer nos sociétés ? La science et le progrès technique peuvent-ils nous mettre à l'abri ? Au Nord comme au Sud ?
    Ces 21 idées reçues mêlant histoire, science et géographie nous permettent de démêler le vrai du faux sur ces catastrophes climatiques qui effraient autant qu'elles fascinent.

  • Le Royaume-Uni des dernières décennies est indissociable des crises multiples qu'il a affrontées et qu'il continue d'affronter. Certaines culminent avec le Brexit, qui en retour en provoque d'autres.
    Crise économique et aggravation des inégalités sociales, nationalisme exacerbé, velléités de sécession de l'Écosse, instabilité de l'Irlande, services publics exsangues, syndicats laminés par quinze ans de thatchérisme et perte d'influence sur la scène diplomatique européenne et mondiale... Ces tensions qui parcourent la société britannique sont aussi les défis auxquels il lui faudra faire face à l'aube de cette nouvelle époque pour retrouver une identité commune sereine.
    Contextualisant ces crises au regard du temps long de l'histoire britannique, Clémence Fourton analyse les dynamiques à l'oeuvre qui expliquent comment le Royaume-Uni en est arrivé là.

  • Même si tel n'a pas toujours été le cas, le bouddhisme bénéficie aujourd'hui d'un préjugé favorable dans nos sociétés occidentales. Où l'on ne voyait hier que nihilisme, on ne trouve désormais que des vertus, jusqu'à faire de cette doctrine la panacée de tous les maux de l'Occident.
    En dépit de ce renversement de tendance, que savons-nous du bouddhisme ? On nous en présente la plupart du temps trois formes bien spécifiques comme étant la norme (le bouddhisme tibétain, le bouddhisme Zen et le bouddhisme du Theravada), passant quasiment sous silence toutes les autres formes.
    Or, le bouddhisme est caractérisé par une multiplicité des pratiques et une absence de dogme, ce qui le rend difficile à définir et constitue un terreau fertile pour les idées reçues : « Le bouddhisme n'est pas une religion, mais une philosophie », « La croyance dans le karma conduit au fatalisme », « Le bouddhisme enseigne la réincarnation », « Le bouddhisme est une religion sans dieu(x) », « Le Dalaï-lama est le chef spirituel du bouddhisme », « Le bouddhisme est pacifique »...

  • S'il est un terreau fertile pour les idées reçues, c'est bien le féminisme et son histoire. Préjugés innocents ou délibérément antiféministes, ces idées reçues ont la vie dure et nourrissent les malentendus et les attaques qui impactent les luttes et les disqualifient.
    Des suffragettes à Nous toutes, en passant par l'incontournable MLF, ce livre dévoile des combats passionnés et passionnants, au coeur de controverses essentielles dans le débat public. Les divergences politiques et philosophiques traversant également les mouvements féministes, l'autrice entre dans le vif des querelles pour en expliciter le sens. Qu'il s'agisse de la laïcité, de la parité, de l'écologie, des normes corporelles, de la révolution sexuelle ou encore de l'écriture inclusive, des féminismes pluriels apportent des réponses plurielles, présentées ici avec nuance et pédagogie.

  • Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités.
    Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses.
    C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

  • Depuis un siècle, la psychiatrie a fait de considérables progrès dans la connaissance et le traitement des troubles mentaux. Pourtant, ces pathologies restent méconnues de la plupart d'entre nous, souvent résumées en « folie », une folie qui effraie...
    Or, qu'y a-t-il de commun entre les troubles bipolaires, la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie, la schizophrénie, l'anorexie, pour ne citer que quelques-uns de ces troubles ?
    Comment le cerveau dysfonctionne-t-il ? Quels sont les facteurs extérieurs, génétiques, héréditaires ? Quels sont les traitements disponibles ?
    C'est à toutes ces questions que répondent les spécialistes, psychiatres, psychologues, gériatres..., qui ont participé à cet ouvrage.

  • Les frontières structurent notre espace de mouvement et en même temps constituent des lieux où s'actualisent représentations, identités et pouvoir. Lieux de la mondialisation, elles s'effacent pour favoriser les échanges. Lieux des migrations, elles trient les individus, discriminent et rejettent les indésirables. Lieux barrière contre les épidémies, elles enferment et confinent...
    Les frontières sont des repères et nous permettent d'appréhender le monde. Or, de l'univers hyper connecté qui nous englobe, elles apparaissent comme beaucoup plus complexes qu'une simple ligne sur une carte. Y a-t-il des frontières naturelles ? Les états sont-ils seuls à définir les frontières ? Quid des frontières maritimes ? De l'effet du terrorisme sur les frontières ? Les murs frontaliers freinent-ils l'immigration ? La mondialisation efface-t-elle vraiment les frontières ? à travers de multiples exemples, cet ouvrage analyse quelques idées reçues et ouvre le débat, en convoquant l'histoire, mais aussi en écoutant les acteurs des frontières et en observant les pratiques et les politiques frontalières.
    Oscillant entre flux et contrôle, les frontières d'aujourd'hui constituent un prisme original pour appréhender le monde dans lequel nous vivons et les rapports que nous entretenons entre nous.

  • Depuis une trentaine d'année, les troubles bipolaires ont fait leur apparition dans les classifications des pathologies mentales. Cette maladie à l'évolution déroutante, qui alterne normalité apparente et phases aiguës d'excitation et de dépression, a suscité de nombreuses recherches. Plus fréquente qu'on ne le croyait, elle reste encore pourtant largement méconnue.
    Destiné à un large public, aux patients, à leurs proches ainsi qu'aux soignants, cet ouvrage fait le point sur les connaissances et les incertitudes actuelles. Au travers d'une analyse précise des caractéristiques cliniques et des facteurs de risque, Thierry Haustgen détaille les différentes formes de troubles bipolaires et les thérapeutiques adaptées.

  • Le suicide est un cri adressé aux autres, un cri trop souvent étouffé par tous ceux qu'il dérange. Il est un rendez-vous manqué avec les vivants, une protestation, un refus de toutes les injustices sociales qui mènent au désespoir et facilitent le passage à l'acte. étudiants précarisés, salariés épuisés, harcelés, agriculteurs isolés, enseignants oubliés, policiers stigmatisés, chômeurs fragilisés, femmes violées... il faut aller au-devant de toutes celles et ceux que la société laisse au bord du chemin, entendre leur cri pour prévenir l'irréparable.
    Mais la prévention n'est possible que par une connaissance précise, approfondie de la réalité du suicide, des groupes les plus exposés et de celles et ceux qui doivent vivre l'épreuve indicible du suicide d'un proche.
    En interrogeant les idées reçues qui entourent ce sujet encore tabou, cet ouvrage répond à un enjeu essentiel : mieux comprendre afin de mieux prévenir. Car la France, très en retard dans ce domaine, doit de manière urgente faire de ce drame personnel et social une grande cause nationale de santé.

  • Si pendant longtemps les hommes ont ignoré, voire nié, le phénomène d'extinction des espèces, celui-ci est aujourd'hui au coeur du débat écologique et suscite de nombreuses idées reçues : « La sélection naturelle conduit à l'extinction des espèces », « Les dinosaures se sont éteints brutalement », « Le changement climatique est un facteur majeur de l'extinction des espèces », « Le dodo a été exterminé par l'homme », « Il est possible de faire revivre des espèces disparues », « L'espèce humaine pourrait, elle aussi, disparaître »...
    À l'aube de ce que certains présentent comme la 6e extinction de masse, Eric Buffetaut nous éclaire sur le cycle complexe de l'évolution des espèces, au travers d'une approche historique et scientifique, illustrée par de nombreux exemples.

  • Longtemps défini en négatif par rapport aux époques l'ayant précédé ou suivi, le Moyen Âge cristallise tous les poncifs : « Le Moyen Âge est une époque archaïque », « C'était des temps cruels », « Il n'y avait aucune hygiène », « Seuls les moines possédaient le savoir »...
    On le voit, le Moyen Âge traîne une réputation d'époque violente et barbare. Au travers d'une vingtaine d'idées reçues, choisies parmi les plus profondément ancrées dans l'imaginaire collectif, Laure Verdon nous convie à un voyage de 10 siècles dans l'Histoire de France.
    Cet ouvrage est la 2e édition revue et augmentée de l'édition de poche qui s'est vendue à 2 700 ex.

  • Babylone, les Mille et Une Nuits, Saladin... Histoire et légendes se confondent dans la Mésopotamie antique. Ce berceau de l'humanité a connu une série de ruptures violentes : dictature du Baas, guerre contre l'Iran, débâcle au Koweït en 1990, embargo dévastateur, occupation étrangère aussi meurtrière qu'imprévisible et plus récemment la barbarie de l'État islamique...
    Quiconque se penche sur le cas irakien, des spécialistes les plus chevronnés aux simples observateurs, rencontre la plus grande difficulté à comprendre les dynamiques sociales et politiques à l'oeuvre : défaite militaire américaine ? démocratie naissante ? retour à l'autoritarisme ? chaos jihadiste ?...
    Myriam Benraad, l'une des meilleurs spécialistes de l'Irak, analyse et éclaire les différentes facettes de ce pays que l'on connaît principalement au travers des clichés qui entourent son histoire et du prisme déformant des raccourcis médiatiques sur l'époque récente.

  • Difficilement traduisibles en français, apparemment « importées » des États-Unis, les éthiques du care répondent à une préoccupation de plus en plus prégnante dans notre société, celle du soin, au sens ordinaire et non médicalisé du mot.
    Or, si le care est largement étudié outre-Atlantique, il a fait l'objet de peu de publications en France jusqu'à présent, alors même que depuis plus de quinze ans un vrai travail interdisciplinaire a été mené par les chercheurs et chercheuses françaises (philosophes, socio­logues, psychologues, politistes, etc.). Le rayonnement de ces ­travaux au niveau international faisant d'ailleurs que l'on parle ­désormais d'« école française du care ».
    La perspective du care, encore peu connue, est un enjeu majeur de notre monde commun. Les autrices cherchent ici à en montrer les multiples aspects afin que chacun puisse en percevoir les contours pour, in fine, y prendre sa part.

  • Schizophrénie : tout le monde a déjà entendu ce terme qui est passé dans le langage courant sans que l'on sache précisément ce qu'il recouvre. Rien d'étonnant d'ailleurs, car la plupart des travaux sur la schizophrénie revêtent d'emblée un caractère spécialisé.
    Cet ouvrage se propose de répondre aux questions les plus simples que le public se pose à propos d'une maladie qu'il sait grave et stigmatisante : à quels signes recon- naît-on la schizophrénie ? quels sont les causes, les traitements ? que peut faire l'en- tourage pour aider le patient ? et pour le patient lui-même, comment vivre avec cette maladie ?
    Bernard Granger et Jean Naudin mettent en commun leur expérience de praticiens et d'enseignants pour analyser les mécanismes de cette maladie mentale et en détailler les traitements.
    3e édition revue et augmentée

  • Les sciences humaines sont en déclin depuis plusieurs décennies et les crises récentes n'ont fait qu'aggraver les choses. Il s'agit désormais de former « utile » plutôt que d'encombrer l'esprit des étudiants avec la philosophie analytique, l'histoire médiévale ou les théories féministes post-modernes...
    Dans ce contexte, le numérique est présenté par certains comme le moyen de sauver les sciences humaines d'une mort certaine. En rendant plus attrayants et plus accessibles leurs objets d'études, elles attireraient ainsi de nouveaux publics d'étudiants férus de nouvelles technologies et dépasseraient même le strict cadre universitaire.
    Des voix s'élèvent cependant pour souligner le côté « gadget » et les dangers potentiels d'une telle évolution :
    Invasion des sciences dures dans les sciences humaines, hégémonie du monde anglo-saxon, dématérialisation du patrimoine culturel et mise en accès immédiat, accentuation de la fracture numérique...
    Comme souvent face à une innovation, il est difficile de faire la part des choses entre frilosité face au progrès et mise en garde raisonnée. Cet ouvrage nous permet de mieux saisir les enjeux de l'arrivée du numérique dans les sciences humaines et de nous forger notre propre opinion.

  • Tout ou presque a été écrit sur le nazisme, faisant de celui-ci l'objet de recherche historique le plus commenté d'après-guerre. Nous pensons donc savoir, sentiment renforcé par l'incarnation symbolique de l'horreur conférée au nazisme depuis la Shoah : quiconque entre dans le débat politique et/ou historique se heurte tôt ou tard au danger du point Godwin. Or, si le nazisme se fait argument suprême, ne légitimant aucune contre-expertise car indépassable dans la représentation de l'horreur qu'il suscite, cela tient en grande partie aux idées reçues que le nazisme et sa mémoire ont suscitées pour justifier de son aberration, associé à une lecture parfois décontextualisée de l'histoire.
    Cette anatomie du nazisme propose donc de plonger aux racines du phénomène et de battre en brèche les idées reçues ayant pollué et fragmenté son histoire et sa mémoire. Derrière le scalpel de l'historien se joue le diagnostic d'une société éclairée.

  • « Allez donc vivre en Corée du Nord si vous trouvez la France si
    liberticide ! »
    Si la démocratie est « le pire des systèmes à l'exception de tous les autres », c'est que cet « Autre » doit être un véritable enfer. Or, qu'en est-il vraiment ? La démocratie serait-elle l'exact opposé de la dictature ? La réalité n'est pas aussi simple. Entre dictature, démocratie illibérale et légalité d'exception, les frontières se brouillent. Aussi rassurante que puisse être la distinction entre un « nous » démocratique et un « Autre » dictatorial, les fondements d'un tel discours résistent mal à l'épreuve des faits.
    C'est la démonstration offerte par ce livre au travers de la réfutation de vingt idées reçues sur la dictature ayant cours dans les domaines de l'économie, du droit, des relations internationales ou encore de la psychologie. Dévoilant biais et préjugés, l'auteure nous invite ainsi, en miroir, à réfléchir sur « nos » sociétés démocratiques.

  • On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »...
    Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d'exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s'abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l'extrême droite et auraient pour rêve ultime l'achat de leur pavillon...
    Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.

  • Réservée il y a peu encore aux érudits et aux universitaires, l'histoire est désormais omniprésente au travers des magazines, documentaires, etc. Mais la méconnaissance de cette discipline, la non-maîtrise de ses fondements scientifiques conduit à nombre d'idées reçues et de controverses. Qui n'a jamais entendu que l'histoire est née avec l'écriture, qu'elle a une fin, que son enseignement repose sur un roman national, qu'elle aurait partie liée avec un devoir de mémoire... Autant de clichés qui oublient le rôle premier de l'historien : construire un récit à partir d'archives.
    Intimement liée à l'esprit critique, l'histoire permet ainsi de disposer des outils nécessaires à la compréhension du monde. Il n'est qu'à voir l'ardeur avec laquelle les régimes totalitaires n'ont cessé de réécrire l'histoire pour contrôler les peuples.
    Comprendre l'histoire, sa mécanique et ses codes, c'est ainsi comprendre que l'historien ne converse pas seulement avec les morts, mais qu'il s'adresse aux vivants, leur insufflant ce supplément d'âme du passé pour leur faire comprendre où ils vont.

  • Longtemps parent pauvre de l'histoire, la colonisation a donné lieu depuis quelques années à de nombreux écrits, provoquant très souvent la polémique. Et comment pourrait-il en être autrement alors que cette période est encore si proche et qu'elle a marqué et influencé tant d'individus ?
    Deuxième empire colonial après la Grande-Bretagne, la France possède des caracté- ristiques spécifiques tant au niveau de la longévité de son empire qui perdure encore aujourd'hui, que de la diversité des régimes politiques dans ces territoires colonisés.
    L'objet de cet ouvrage est de mieux comprendre l'héritage colonial de la France et de mieux saisir en quoi la colonisation continue encore aujourd'hui de travailler en profondeur tant la société française que celles des anciens pays colonisés.

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