L'ire Des Marges

  • Nos corps pirogues

    Marie Cosnay

    • L'ire des marges
    • 11 Janvier 2022

    En 2017, Marie Cosnay est en résidence dans un jardin merveilleux sur les bords de l´Adour. Chaque mercredi, elle y retrouve des réfugiés en attente d´un toit ou d´un droit. Ensemble ils collectent, traduisent des mots et partagent les récits de l´exil. C´est alors qu´un enfant se présente et avec lui la question de la protection de l´enfance. Saâ vient de Guinée-Conakry. Il a travaillé dur pour payer le passeur, traversé plusieurs frontières et subi mille violences avant d´arriver en France, à Irun, où Marie Cosnay croise sa route. Il a seize ans et après l´épopée du voyage, c´est une nouvelle bataille qu´il doit livrer pour faire reconnaître sa minorité auprès de l´administration française et bénéficier d´une protection : un parcours faits d´incohérences, d´injonctions folles - être clair avec son histoire -, et d´espoirs déçus. Du conte au documentaire, Marie Cosnay fait surgir les images, nomme l´insupportable et porte les voix de ceux dont on refuse de considérer les vies.

  • La main gauche

    Derek Munn

    • L'ire des marges
    • 7 Avril 2022

    Inspiré du film «ÂLa Nuit du chasseur», La Main gauche imagine, deux générations plus tard, les échos de cette histoire dramatique et le poids d'un étrange héritage dans la vie de Shelley, artiste plasticienne. D'origine américaine, Shelley a fait sa vie en France. Alors qu'elle apprend qu'elle s'apprête à préparer une exposition, elle est obligée de retourner quelques jours aux États-Unis pour régler une mystérieuse histoire d'héritage. Un voyage qu'elle fait à contre-cÅ«ur vers un passé qu'elle a fui et un frère, Billy, qui est tout ce qu'il lui reste de famille, mais avec qui elle ne sait plus communiquer. Le roman est porté par deux voix qui se relaient : celle du journal que tient Shelley pendant son voyage et celle de son carnet de création, tel un monologue intérieur que Shelley adresse à elle-même. Romancier de l'introspection, dans la lignée de Virginia Woolf, Derek Munn excelle dans l'art de représenter les flux de conscience de ses personnages.

  • Née en 1965, Marie Cosnay vit au Pays basque français. Elle est écrivaine, traductrice de textes antiques et activiste pour l'accueil des migrants.

    Sa recherche tant documentaire que littéraire en faisait l'autrice rêvée pour tenter l'expérience d'une nouvelle collection de critique littéraire axée sur la démarche de création. Une équipe, composée de 3 universitaires spécialistes de littérature contemporaine, d'Alain Nicolas (L'Humanité) et de l'autrice Jane Sautière, s'est lancée librement dans les échanges avec Marie Cosnay : l'enjeu était de la faire réagir à des réflexions sur son oeuvre et de dialoguer avec elle sur sa démarche d'écriture.
    L'ensemble des contributions a été recomposé autour d'enjeux centraux de l'écriture de Marie Cosnay : les lieux, le rapport à l'histoire et au présent, le travail d'enquête... avec en arrière-plan, toujours le récit et la frontière ou la nécessité de faire du récit sans ou contre les frontières.

  • La rentrée de tout un peuple

    Patrice Luchet

    • L'ire des marges
    • 24 Août 2021

    Les voilà, ils arrivent, filles et garçons. C'est le grand jour, celui de la rentrée scolaire. Ils sont en troisième. Ils prennent place avec leurs envies, leurs excès, leurs doutes, leurs complexes, leurs attentes, leur enthousiasme. Le prof est là, qui les accueille. Tout peut commencer. Ces jeunes gens sont les personnages d'une fresque qui se composera de douze nouvelles pour une année de leur vie. La Rentrée de tout un Peuple est la première de cet ensemble. Au fil des épisodes, la série Tout un Peuple interrogera la vie des adolescents et le regard qu'ils portent sur une société qui les construit autant qu'ils la construisent. Patrice Luchet, écrivain et enseignant, porte un regard vif et vibrant sur la fin des années-collège dans une langue rythmée qui s'impose volontairement un vocabulaire simple pour s'adresser tant au public adulte qu'à tout lecteur à partir de 12 ans. Cette série sera publiée à raison de 4 à 5 nouvelles par an qui pourront se lire indépendamment les unes des autres. Patrice Luchet est né à Agen et vit à Bordeaux. Il écrit des textes sur notre société, s'interrogeant sur la figure de l'adolescence. Lire en public et à voix haute est une de ses pratiques préférées. Il prend part aux collectifs BoXoN et poésie mobile et adore participer à des ateliers d'écriture.

  • Le cavalier

    Derek Munn

    • L'ire des marges
    • 26 Février 2018

    Jean joue aux échecs pour la beauté du jeu, pour l'histoire qui s'invente sur la plaine de cases, le monde qui se déploie sur l'échiquier selon des règles qu'il découvre en lui. Gagner lui importe peu.

    Jean mène une vie dont il a hérité jusqu'au jour où il se fait confectionner une paire de bottes en cuir, quitte sa ferme et entame un voyage avec sa jument.

    Le cavalier est le récit fragmenté d'une vie qui se concentre et s'accomplit dans l'événement de ce voyage. Soixante-quatre tableaux qui sont autant de célébrations du paysage et des émotions où les souvenirs et les rêves infusent sans cesse la réalité du moment présent.

    Au fil du texte une temporalité intime s'impose et dévoile une connivence mystérieuse entre l'auteur et son personnage.

    Différents états d'usure des bottes se .superposent, du cirage à la boue, jusqu'à la poussière qui couvre tout à la lin, moite, agglutinée en bas de celle de gauche dans les bajoues de cuir tombant autour du talon quand, arrivé, l'homme se laisse glisser de la selle pour la derniére fois, se tassant comme un sac de pommes de terre en prenant appui sur l'immobilité de l'animal qui maintenant détourne la tète.
    Je comprends alors qu'une fois ses bottes enlevées cet homme ne marchera plus jamais

  • Au funerarium - avril

    Patrice Luchet

    • L'ire des marges
    • 8 Mars 2022
  • Salade, tomate, oignons

    Jean-Christophe Folly

    • L'ire des marges
    • 1 Janvier 2021

    Un homme seul, envahi par les mots, rencontre une femme, un soir, dans un kebab.
    Ce récit dresse le portrait d'un homme et d'une femme issus de l'immigration, mais aussi celui d'une génération qui refuse les héritages et les appartenances caducs. C'est dépouillés de tout, fragiles et nus qu'ils décident de vivre et d'opérer leur révolution, « à la Tupac, à l'Albertine, à la Rimbaud ».

  • Hydroponica

    Brigitte Comard

    • L'ire des marges
    • 21 Février 2013

    «Hydroponico, c'était écrit sur une barquette de fraises pas chères qui venaient d'Espagne, elle a cherché le sens de ce mot qu'elle trouvait très rond.» Crise économique ? Crise morale ? Crise des valeurs ? Crise sociale et sociétale ?
    La CRISE est-elle une fatalité ?
    Hydroponica, le roman de Brigitte Comard ouvre une brèche dans ce discours anxiogène.
    Hydroponica, c'est l'histoire d'Isa, Jamila, leurs enfants et quelques autres «naufragés» réfugiés dans un camping.
    Hydroponica, c'est une plongée au coeur du quotidien de la précarité et de ses conséquences.
    Hydroponica, c'est aussi et surtout l'histoire de femmes et d'hommes qui réinventent leurs vies.

    [Fausse piste ?] Hydroponica : n.f. instrument de musique, dérivé de l'harmonica... Un curieux objet, en vérité, dans lequel raisonnent souffles et soupirs. Souffle de fatigue, parce que, la vie ici est méchante et inquiétante. Soupirs de tendresse, parce que porter attention à un enfant qui grandit est un engagement et aussi un baume. Souffle de révolte, parce que la société tourne (en) rond, mais à côté de vous. Soupir de soulagement parce que rien n'est réglé mais qu'on réalise qu'on n'a pas perdu l'essentiel. La Fraternité. Ce mot gravé dans la pierre de 36 568 linteaux - sans compter les écoles - et qu'on voudrait surtout pétillant dans tous les esprits. Ce mot galvaudé, moqué, ânonné. Ce mot qui désigne précisément une belle manière d'être humain.
    L'Hydroponica que vous tenez dans vos mains vous susurre l'harmonie saccadée des souffles et soupirs d'Isa, d'Enzo, de Jean-Jacques, d'Idriss, de Jamila...

    Denis Quinqueton

  • Flappers

    Renaud Borderie

    • L'ire des marges
    • 21 Février 2013

    «Nous nous détruisions petit à petit, pire encore, nous nous détruisions l'un l'autre» Francis Scott Fitzgerald.

    Gatsby est sur les écrans depuis quelques jours, dans une nouvelle adaptation cinématographique.
    À l'instar de son personnage, Francis Scott Fitzgerald nous offre l'image flamboyante d'une certaine jeunesse dorée américaine des Années folles.
    Mais qui était véritablement Fitzgerald ? Et qui était Zelda Fitzgerald ?
    Dans Flappers, Renaud Borderie ouvre une brèche dans la mythologie du dandy flamboyant.
    Le «magnifique» cache une part d'ombre, Flappers la révèle.

    Bien que destiné à la scène, le théâtre est oeuvre littéraire à part entière. C'est d'ailleurs souvent par le texte qu'il nous interpelle de prime abord. Plus tard viendront les temps de la mise en scène, de l'interprétation et de la représentation. Pour témoigner de ce premier « acte », quelques mots de la comédienne Sophie Robin qui valent au-delà du « je » de sa lecture et du « jeu » à venir... :
    « L'auteur de la pièce m'a dit : « Voilà ce texte, je l'ai écrit et j'ai pensé à toi pour le rôle de Zelda ».
    Zelda Fitzgerald ? Vaguement entendu parler... Son mari, oui, évidemment, Tendre est la nuit, Gatsby le magnifique, oui... Mais elle ?
    Alors je suis entrée dans ce texte comme on plonge dans un bain : je me suis retrouvée dans ce monde incroyable où tout explose, où tout semble permis. Cela m'a enveloppée, c'était brûlant et, le temps de cette lecture, Elle était là. Elle, la femme du grand écrivain, la femme sacrifiée à son mari, à son époque. J'ai eu mal avec elle d'être incomprise et, finalement, niée. Enfermée avec Zelda, je sentais l'haleine chargée d'alcool de Scott/Dyo, qui lui faisait payer cher l'amour qu'il lui portait.
    Violence, cris, musique, sexe, amertume, souffrance et destin aboli.
    Je ne sais si un jour je jouerai Zelda ou, plus exactement, la Zelda de Renaud Borderie. Toujours est-il que depuis que je l'ai lue, elle ne m'a plus quittée ».

    Sophie Robin, comédienne, metteure en scène

  • Le grand écart ou les 51 nouvelles de la joie de vivre

    Pierre Debauche

    • L'ire des marges
    • 25 Novembre 2014

    L'homme fuit les formes figées comme les étiquettes : le poème s'invite, surgit au détour d'un récit, manière d'aphorisme. Sans cesse à l'affût d'expressions singulières, Pierre Debauche défriche de nouveaux sentiers qu'il arpente en homme libre. C'est en faux naïf qu'il accueille l'altérité comme une chance sans cesse renouvelée de créer du sens.
    Au fil des textes, on entre en belgitude comme en humanité : Pierre Debauche nous entraîne dans cette quête farouche de liberté dont il faut bien payer le prix... Et de reprendre en choeur, avec lui : «Mais qui m'accueillera bordel ?».

  • La lumiere de tchernobyl

    Jean-Paul Engélibert

    • L'ire des marges
    • 30 Avril 2016

    Une femme, baignée par une lumière pâle, dans une grande pièce nue, se tient devant sa fenêtre.
    Elle détourne la tête, sa chevelure masque son visage. Se dérobe-t-elle délibérément ? Est-elle saisie à l'instant où elle s'éloigne de la fenêtre ? Une inquiétude sourd de cette image et de son hors-champ.
    Ce récit, inspiré d'une oeuvre photographique de Guillaume Herbaut, nous plonge dans l'histoire d'un couple qui, trente ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, part s'installer dans la zone contaminée, pour y vivre et y travailler.

    - Un récit de l'après-catastrophe à Tchernobyl.
    - Une réfl exion sur la force narrative de la photographie.
    - Une écriture précise, pudique et élégante.

  • Vanité aux fruits

    Derek Munn

    • L'ire des marges
    • 21 Février 2017

    Au moment de faire le choix de sa vie, un homme questionne son appétit pour celle-ci, découvre l'oeuvre d'un peintre méconnu et en tire l'idée d'un tableau dans lequel il se mettra en scène lui-même.

    «Jaune citron, je me serais mis à côté d'un beau bleu, on aurait peut-être créé une infinité ensemble, mais ce n'est pas ça. Et d'être bleu ne me tente pas du tout. Non, ce serait un jaune riche, ocré, profond qui irait vers les autres couleurs sans renoncer à sa particularité. Un jaune harmonieux qui toutefois ne se laisserait pas faire. J'aurais fait le tour de la lumière, je serais allé le plus loin possible, puis revenu apaisé. Comme le dernier rayon de soleil tombant sur la peau de mon cadavre avant qu'on ne le retire définitivement hors de vue."

  • Plains regards ; moment des renouées

    Francis Julienpont

    • L'ire des marges
    • 21 Février 2013

    Plains regards moment des renouées - Recueil de poèmes de Francis Julienpont «La dernière feuille du cerisier / vient de tomber / rouge comme le souvenir du fruit» (...) Ni monolithique, ni schizophrène, Francis Julienpont vit sur le mode du rêveur éveillé qui ressent les battements du monde avant même de chercher à le comprendre...
    Au fil des pages se trace une écriture porteuse d'émotions qui appellent les nôtres et nous embarque au-delà de l'alchimie des mots. Le poète crée un monde - images mouvantes, rythmées, subtil mélange des couleurs, des odeurs, des formes et des éléments d'une nature mêlant rudesse et générosité - dans lequel le lecteur entre en symbiose avec l'auteur...
    Le poème se lit, mieux, s'écoute comme on prête l'oreille au souffle, aux murmures et aux cris de la terre, à l'expression des premières émotions, des premières souffrances « d'un frêle enfant déjà meurtri d'absence ».

    Son univers - parfois mélancolique - nous envahit doucement et nous submerge ; les lieux qu'il aime, les événements en filigrane qui jalonnent une vie ; l'amour aussi et la difficulté de se dire à l'autre ; l'engagement du citoyen, son cri face aux injustices et aux souffrances, son regard souvent tourné vers les autres ; un regard aiguisé qu'il porte, ici, sur le sort de beaucoup de nos frères, ailleurs, plus loin, sur ces pays où l'arbitraire est loi et qui le font espérer en un monde « sans hampes de drapeaux ».

    Ces Plains regards sont, sans nul doute, largement autobiographiques. Le poète s'y esquisse au détour d'un « Autoportrait » et nous entraîne depuis sa tendre enfance jusqu'à ce que se glisse en lui la certitude qu'un «?pan de vie » s'achève (...).
    « L'oison » des premiers vers cède peu à peu la place à « l'oiseau foudroyé » du dernier poème (...).

    Jan Rigaud

  • Vivre au banc : juillet

    Patrice Luchet

    • L'ire des marges
    • 21 Avril 2022

    C'est l'été. Plusieurs filles et garçons manquent à l'appel : il y a ceux qui sont partis vers des destinations exotiques ou dans la famille et puis les autres, ceux qui restent. Sous la chaleur écrasante de juillet, ceux qui restent se retrouvent autour d'un banc du quartier et imaginent chaque jour de nouveaux jeux. Livrés à eux-mêmes et à l'ennui qui les guette, sans perspective de changer d'horizon, ils rivalisent pourtant d'imagination et de créativité pour réinventer chaque journée. L'un d'eux improvise un chant puis une marche pour l'accompagner. Une sorte de haka prend forme, que les autres reprennent bientôt en choeur. Un hymne spontané pour consacrer le peuple qu'ils forment et affirmer haut et fort, face au soleil, ce qu'ils sont et ce qui les lie. Tout un Peuple est une série de nouvelles poétiques mettant en scène une trentaine d'adolescents qui sont les personnages d'une fresque fresque composée de douze épisodes pour une année de leur vie.

  • Foule solitaire

    Derek Munn

    • L'ire des marges
    • 13 Février 2019

    Dans le prolongement de L'ellipse du bois, Derek Munn reprend sa réflexion sur les méandres de la mémoire par le biais du récit autobiographique.
    Ici, l'auteur convoque deux personnages disparus, son oncle et le musicien et chanteur Vic Chesnutt :
    « Leur ressemblance est aussi étrange qu'évidente. Dans mon imagination ils deviennent indissociables. Ils s'entendent à merveille. C'est comme s'ils s'envoyaient des clins d'oeil.
    D'image en image j'ai l'impression de voir une identité se fondre dans une autre. (...).
    Des sons, des images, des sensations, des lacunes, des pourquoi.
    Il y a plusieurs choses à ne pas expliquer.
    Ce texte ne parle pas vraiment de mon oncle, ni de Vic Chesnutt, ni de moi, mais d'un nous que je suis, d'une foule solitaire qui cherche à suivre ses propres traces.
    I've learned to smile when all I feel is rage »

  • De l'eau jusqu'a la taille

    Renaud Borderie

    • L'ire des marges
    • 15 Novembre 2014

    Ils l'ont trouvé la nuit dernière au milieu des vagues, de l'eau jusqu'à la taille, immobile, les bras le long du corps, le regard fixe vers l'horizon et seulement vêtu d'un sousvêtement blanc. Qui est-il donc ?
    Tous se demandent s'il s'agit d'un enfant sans papiers, abandonné, s'il est un ange, un fugueur ou un démon. Un sourd-muet, un imposteur, ou simplement une chimère ? Un singe imberbe échappé du zoo ? Un handicapé mental ? Un démon en exil ? Une bête ? Une âme damnée ? Un monstre marin ? Personne ne le sait et chacun croit savoir .

  • L'arrivant et l'autre

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    • L'ire des marges
    • 26 Février 2018

    Eric Chevance a dirigé plusieurs établissements culturels dont le TNT- Manufacture de chaussures qu'il a cofondé à Bordeaux en 1997. Il est aujourd'hui enseignant associé à la filière d'études théâtrales de l'université Bordeaux-Montaigne. Engagé auprès de plusieurs associations artistiques et culturelles, il l'est aussi aux côtés des migrants et réfugiés. L'arrivant et l'autre est son premier écrit ayant vocation à être présenté publiquement.

    Michel Richard est comédien. Né en 1946, il grandit entre la Martinique et le Niger. Après trois années passées auprès de Pierre Debauche et Antoine Vitez au Théâtre des Amandiers, il crée le Théâtre de la Gronde et l'anime pendant dix ans, puis travaille avec Les Opéras Autrement, les Percussions de Strasbourg, Les Musiques à Ouïr. Depuis 1992, tout en dirigeant le festival des Soirées d'été en Luberon, il ne cesse de voyager un carnet de bord à la main, un espace public sous les pieds pour y jouer. L'arrivant et l'autre est son premier texte publié.

    1€ reversé en soutien à SOS Méditerranée

  • Pour qui donc chantons-nous ? les aventures de Vassilissa

    Jean-Vincent Pinard

    • L'ire des marges
    • 6 Avril 2015

    Vassilissa est l'héroïne de récits pornographiques que l'écrivain soviétique Gavrine doit inventer, rédiger et régulièrement remettre au chef du camp dans lequel il est interné depuis de longues années. Ce dernier tirant des bénéfices très lucratifs de la revente de ces textes en plus haut lieu.
    C'est au prix de sa participation à ce trafic que l'écrivain tente de survivre dans les camps de la Kolyma.
    Entre pastiche de roman érotique et des Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov, l'auteur interroge le sens et l'utilité de la littérature dans une société totalitaire.

    - Un texte qui pastiche brillamment les grands auteurs de la littérature russe de Gogol à Chalamov.

    - Une critique parodique, à la fois impitoyable et jubilatoire, de l'univers concentrationnaire.

    - L'érotisme comme outil de subversion.

  • L'ellipse du bois (Kensington Children's Party)

    Derek Munn

    • L'ire des marges
    • 31 Décembre 2017

    C'est le récit d'une photographie et de l'invraisemblance qu'elle expose, le récit d'un cheminement du présent de l'image au présent du regard.
    Une fête d'enfants, des ballons gonflés d'hélium, des rideaux clinquants, un garçon qui émerge du bois.

    Il est sans arme, sans défense. Sa posture, bien que la position de ses mains puisse faire penser à un aspirant cowboy, est celle d'une nonchalance abasourdie, involontaire. Il ne comprend pas ce qu'il comprend, ni ce qu'il ne comprend pas. En même temps, il comprend.

    Un imperceptible rien l'a pénétré tel un photon fourré dans sa rétine, l'immensité de sa petitesse ne cessera de distordre son monde, de le remplir de latences. Éclat qui ne s'éteindra jamais, ce sera la première petite étincelle de chaque migraine à venir.

  • L'île des sables

    Eric Fougère

    • L'ire des marges
    • 4 Février 2019

    1761. L'Utile, une frégate de la compagnie française des Indes orientales commandée par le capitaine Lafargue, fait naufrage au large de Madagascar où quatre-vingts Malgaches achetés frauduleusement pour être revendus comme esclaves échappent à la noyade en prenant pied sur un îlot sablonneux.
    Quinze ans plus tard, le chevalier de Tromelin ramène à l'île de France sept femmes et un nourrisson, seuls survivants de l'île des sables.
    Roman de l'après et récit des silences, celui des responsables comme des victimes, L'île des sables retrace le combat effréné de l'intendant Maillart du Mesle pour rendre justice aux Noirs et lutter contre l'oubli.
    Une quête éperdue de la vérité qui s'accomplit enfi n dans l'incantation où se délivre la parole de l'île.

  • Une chambre à écrire

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    • L'ire des marges
    • 1 Avril 2016

    Que produit aujourd'hui le geste de donner à des auteures une ville à arpenter pour contempler, méditer et en faire littérature, et ainsi la liberté économique de consacrer un temps à l'écriture ?

    Plus de quatre-vingts ans après Un lieu à soi de Virginia Woolf, et en écho à cette oeuvre, il a été proposé à quatre auteures de vivre cette expérience dans le cadre d'une résidence d'écriture.

    Quatre regards de femmes sur un même espace urbain, quatre chemins de création à l'épreuve de dire l'expérience commune d'écrire.

  • Collapse

    Brigitte Comard

    • L'ire des marges
    • 1 Avril 2016

    Peut-on croire à la force de l'art face à la trivialité du monde ? La beauté peut-elle nous sauver ? Jean-Noël, le personnage du nouveau roman de Brigitte Comard y croit.

    Ce récit dense et sensible embarque, au rythme des secousses du monde, dans le coeur et l'esprit d'un homme que la vie va frapper. Un ouvrage juste et bouleversant qui déconstruit les rouages d'un système et révèle la violence sociale qu'il génère.

    Engagé avec justesse, Collapse saisit par le regard acéré et sans complaisance qu'il porte sur le monde contemporain.

  • Réunion privée chez le citoyen Nadaud

    Denis Quinqueton

    • L'ire des marges
    • 30 Avril 2016

    George Sand disait de lui : « Il est naïf comme les gens sincères, absolu comme les gens convaincus ».
    Martin Nadaud a tout appris seul. Paysan, goujat, maçon, puis élu député, exilé, revenu toujours aussi ardent défenseur de la justice sociale, il ne lâche jamais son idéal d'émancipation du peuple par l'idéal républicain. Cette nouvelle, comme un court-métrage historique, est l'instant d'une rencontre imaginée entre Martin Nadaud et Oscar Bardi de Fourtou, ministre monarchiste et réactionnaire.

    - Une nouvelle très documentée au coeur de la crise constitutionnelle de mai 1877, qui opposa les Monarchistes aux Républicains.
    - Un précipité de questions contemporaines sur l'obsession de domination d'une caste.
    - Un plaidoyer pour la défense des valeurs républicaines.

  • Moment des renouées

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    • L'ire des marges
    • 1 Décembre 2014

    Cet ouvrage contient un CD offert, d'une durée de 45 mn «je cherche les regards.
    De ceux qui ont compris.
    Et qui se sont levés dès la petite pluie».


    Ma barque est tapissée de lézards attentifs.
    Les coqs de roche dansent aux hauteurs des falaises.
    Un chant se fait lointain.
    D'un lointain équipage.
    Sous les pigments de l'eau s'étirent.
    Des anacondas bleus de courbes méridiens.
    à l'heure où je m'en vais.
    Hors du musée bien clos de l'éternité.

    Désarrimage.
    Musique de Clément Deroin

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