J'ai lu (réédition numérique FeniXX)

  • Celeano de Peroyne : planète des bas-fonds de la Galaxie, oubliée dans la sourde lutte spatiale qui oppose la Confédération et l'Empire de Lemura. À sa torpeur boueuse et vide, le lieutenant Baird s'est accoutumé... Peu à peu, pourtant, l'inconnu pénètre sa vie routinière : une voix sans visage lui parle, des images érotiques le hantent, des cauchemars le submergent... Des cauchemars ? Et puis, un jour, que Baird, à bord de l'Épouvante, remonte le fleuve Ez, la réalité de Celeano vacille. Le bateau recueille une inconnue trop belle - dont le corps ne veut que le plaisir et le mal -, des sauriens, des oiseaux, jusqu'alors paisibles, attaquent la canonnière ; sur la rive, des humanoïdes surgissent... Il ne s'agit plus de cauchemars...

  • Ce livre pourrait aussi s'intituler : Réponses à tous ceux qui m'ont écrit Chaque jour, en effet, apporte à Bernard Clavel des lettres par dizaines. Venues de parents, d'enfants, d'étudiants, d'enseignants. Venues de Paris, Prague, Berlin, Québec. Et chargées de questions sur l'homme, sur l'oeuvre... Pour leur répondre, il faudrait à Clavel des jours et des jours. Or, il est tout à ses romans, en proie aux personnages, aux phrases, aux mots mêmes. Adeline Rivard s'est voulue comme un relais entre l'écrivain et ses lecteurs : "Je lui ai posé toutes les questions que vous lui aviez déjà posées... que vous avez envie de lui poser." Et d'ajouter : "Je crois pouvoir affirmer... qu'au terme de cette lecture vous connaîtrez mieux Bernard Clavel que la plupart de ses intimes." Voici donc la vie et l'oeuvre d'un homme livrées tout entières.

  • Dans Lapsus, les rapports se gâtent entre Otis et son très dévoué ordinateur Clavius. Programmé pour obéir aux désirs d'Otis, il les connaît à présent avant son maître lui-même. Exaspérant ! Dans la cage, un homme se réveille, s'angoisse : où est-il ? qui est-il ? il ne sait plus. Et pour cause. Par erreur, on lui a injecté de l'anamnase, le virus qui tue la mémoire, et dont il venait de découvrir enfin l'antidote... Dans la machine fantôme, le Pr Biggles, après douze ans de dur labeur, présente à ses collègues son chronodyne, grâce auquel on pourra voyager dans le temps. La démonstration commence brillamment mais...

  • Sur Mars, colonie terrienne devenue autonome, la tension monte. Après avoir échoué à supprimer Archim, le grand climaticien, on l'arrête et le voici devant un tribunal secret présidé par Jon d'Argyre. Dans l'ombre, Gena, la fille de Jon, conspire pour aider le jeune savant : elle l'aime et a foi en lui. Au procès, un ambassadeur terrien est prêt, lui aussi, à soutenir Archim et son projet, jugé criminel. De quoi s'agit-il ? Archim a inventé un étonnant procédé, capable de donner à la planète rouge des conditions d'habitabilité terrestres... Mars le refuse, la Terre l'approuve. On devine la révolution technique et mentale qu'un tel dessein implique. Mars connaîtra-t-il le bonheur vivifiant des forêts, l'ombre douce des arbres ? Mais ne serait-ce pas là une folle chirurgie planétaire ?

  • « L... sait refuser sèchement en plissant ses yeux et en ouvrant ses narines comme une barbare ; mais lorsqu'il roule par côté pour lui échapper, L... redevient petite fille et l'agrippe par-derrière avec une hypocrisie totale et innocente. Quand il ferme les yeux, il s'aperçoit que c'est pour ne plus sentir que sa cuisse nue et son ventre délibérément appuyé contre lui, tellement bien qu'il distingue les poils crêpelés de son sexe et que cela tend la peau de son ventre comme celle d'un tam-tam. Il suffirait qu'on l'effleure pour qu'il hurle et c'est ce qui l'attend. » !

  • Toujours plus loin dans l'espace, toujours animée des rêves les plus fous, la saga d'Argyre se poursuit. Hiram Walker a grandi dans ces zones arriérées d'Amérique du Nord qui se sont retranchées derrière la Frontière après la Grande Guerre. Adolescent, son but est de devenir pilote ; il réussira au delà de toutes ses espérances, puisqu'il sera le premier homme à quitter le système solaire. Mais l'Enfant-prodigue rapporte de bien tristes nouvelles de Proxima : nulle planète habitable là-bas. À moins que... Seul contre le gouvernement de la Terre et la puissante Administration, mais avec l'appui de la Mémoire et de la Chirurgie planétaire, Hiram Walker parviendra à donner une nouvelle planète au peuple des zones, et une nouvelle chance à l'humanité.

  • La première partie du Rire en herbe propose de merveilleux mots d'enfants, souvent saisis sur le vif. Leur succèdent d'innombrables perles d'inculture dans la lignée de La foire aux cancres, suite réclamée par beaucoup d'enseignants qui avaient envoyé à Jean-Charles les bourdes de leurs élèves. Mais parfois dans ce florilège une image qui fait rêver : Une montagne c'est la terre qui fait le gros dos... et l'on pense alors aux lignes de Cocteau adressées à l'auteur : "Je constate une fois de plus combien il arrive que les fautes produisent des rencontres mystérieuses et ressemblent aux trouvailles des poètes." Pas de raison, pour autant, d'encourager nos chers bambins à poursuivre dans la voie des portraits historiques du genre : Mirabeau, c'est le premier qui a traversé la Manche sur un avion...

  • Amateurs d'érotisme subtil et délicat, ne craignez rien ! Il n'est question ici ni des aventures de quelque Dagobert ni de ces falzars ou grimpants cités par le dictionnaire. Il s'agit d'une petite culotte de satin bleu, orné de dentelle noire, acquise un matin d'avril, par la coquette Gisèle. Non point pour plaire à son maussade et vieux mari mais à ses amants, fort nombreux. Quand vous saurez aussi que cette douce lingerie a un charme si coquin qu'elle est subtilisée tantôt par Corinne, fille de Gisèle et jeune vierge fort fâchée de l'être encore, tantôt par Rose, la bonne de la maison, en quête d'un mari... vous comprendrez que ladite culotte a mille choses à raconter. Et elle le fait sur un ton spirituel, savoureux, impertinent et des plus libres...

  • Quand ils comprennent qu'ils s'aiment pour toujours, Pierre et Juliette se marient. Deux enfants et quelques années plus tard, leur bonheur est entier. Ils sont si bien dans leur cocon, si heureux dans leurs responsabilités de jeunes parents... qu'ils en deviennent comme frère et soeur. "Entre Pierre et moi, l'extinction du désir était un lien de plus. Un accident de parcours, une halte qui durait parfois un peu trop longtemps, mais qui demeurait tendre et confortable. Le jour où l'on ne s'est plus vus nus, mais seulement déshabillés, une sirène aurait dû se déclencher." Après trois ans de séparation, Pierre et Juliette se retrouvent. Dès les premiers instants ils savent qu'ils n'ont pas cessé de s'aimer. Mais entre eux, le désir sera-t-il "comme avant" ?

  • En 1943, l'Allemagne hitlérienne achevait la mise au point de ses armes secrètes. Les Alliés n'avaient rien à leur opposer. Il s'en fallut de peu que le débarquement de Normandie ne finisse sous une formidable avalanche de fusées et que les V3 ne s'abattent sur New York. La catastrophe fut évitée grâce à une poignée de résistants français dont l'héroïsme se doublait d'une incomparable compétence technologique. En effet, les agents secrets dont il est question dans cet ouvrage étaient aussi des savants. Chez eux, la recherche du renseignement et son exploitation étaient guidées par la déduction scientifique. Les informations qu'ils communiquèrent à la Royal Air Force lui permirent de retarder l'offensive des V1 et des V2 grâce au bombardement des laboratoires de Peenemünde et des rampes de lancement. On perçoit sans peine l'intérêt exceptionnel du récit de Jacques Bergier. Physicien de grande valeur, il révèle ici l'histoire d'une organisation de la Résistance, à laquelle il appartint, et qui fut le premier réseau d'espionnage scientifique du monde.

  • En pleine nuit, le 27 novembre 1942, les blindés allemands font irruption sur le port de Toulon. Cette opération a été minutieusement organisée par Hitler qui, depuis longtemps, convoite la flotte française de Méditerranée. La réussite de son plan diabolique ferait peser une menace mortelle sur les opérations alliées en Afrique du Nord qui viennent de commencer. En secret, les divisions allemandes font mouvement vers Toulon et, forçant les faibles défenses de la place, se ruent vers la rade. Trop tard ! Le sabotage le plus spectaculaire de l'histoire a commencé et se poursuit systématiquement sous l'oeil consterné des envahisseurs. Et déjà les sous-marins Casabianca et Marsouin, forçant tous les barrages, s'élancent vers Alger et la liberté.

  • Dans la grande épopée de la ruée vers l'or et les nouveaux territoires de l'Ouest, Calamity Jane est une figure exemplaire, rude à l'instar des cow-boys les plus endurcis, tendre aussi à ses moments. Calamity hait l'hypocrisie et le mensonge autant que l'injustice et la cruauté. Faut-il être violent ? Elle le sera. Faut-il se battre ? Elle se battra. Faut-il enfin se taire, se cacher comme les Indiens ? Elle le fera également. Mais sa seule, sa vraie cause, c'est ce lien qui l'unit pour toujours et au-delà de la mort, jusque sous les ombrages du cimetière du mont Moriah, à Wild Bill, le beau, le sauvage, le tueur un jour à son tour abattu, l'homme en qui elle n'a jamais cessé de croire. Telle est l'histoire de celle que les Indiens surnommaient le Diable blanc, créature de l'enfer et du paradis, ange et démon, incarnation de l'Amour.

  • Rude réveil pour Georges Campo ! Victime d'un accident, il vient à peine d'échapper à la mort que, déjà, on le plonge dans le plus noir des cauchemars. On, c'est la ravissante rousse qui veille à ses côtés et prétend être sa femme. On, c'est le domestique indochinois qui affirme être à son service depuis huit ans... Or, lui, Georges, ne se souvient de rien. Et surtout pas de l'Indochine, à peine du Brésil, jamais d'une épouse ! Alors, qui croire ? Sa mémoire vacillante ou son entourage ? Veut-on lui faire endosser la personnalité d'un autre ou est-il tout simplement en train de devenir fou ? Affaibli, emprisonné, le jeune homme lutte de toutes ses forces contre la folie... et la mort.

  • "Médecin épouserait fille de 20 à 25 ans, disposée à le suivre au Transvaal. Adresser propositions au journal." C'est ainsi que Jan et Ide se sont mariés. Elle fuyant une mère odieuse, lui fuyant... Son passé ? Quel passé ? Après des mois de vie commune dans un village de brousse, Ide l'ignore encore. A son amour fervent, Jan répond par une affection paisible, silencieuse. Cependant, lors d'un voyage en Suède, Jan va faire connaître à Ide la maison de sa tante Brita - qui l'a élevé. Dans la calme demeure - seul, dévalant de roc en roc, le torrent gronde au loin -, surgit, inattendue, la fille de Brita : la très belle Sigrid. Aussitôt entre elle et Jan revit, avec une force sauvage, un passé qui semble de haine autant que d'amour. Ide se sent menacée, au bord du gouffre...

  • L'une des vedettes les plus populaires du cinéma français, Annie Girardot a tourné avec les plus grands metteurs en scène : Visconti, Carné, Lelouch... Paroles de femmes est son premier livre. Il y a Charlotte qui, à soixante-quinze ans, prend ses premières vacances. Une merveilleuse et tout à fait illégale folie ! Il y a Juliette qui s'est jetée dans la rivière, histoire d'en finir, et c'est un vieux clochard qui la sauve et lui redonne le goût de la vie... Il y a Peggy, Gerda, bien d'autres. Qu'elles soient épouses ou célibataires, jeunes ou vieilles, nous les connaissons toutes et elles nous ressemblent. Elles ont vécu ces aventures exceptionnelles et quotidiennes que chaque matin, sur Europe 1, Annie Girardot a racontées dans Paroles de femmes avec des mots simples, drôles, terribles, vrais. Et qui sont réunies dans ce livre - pour être de nouveau ressenties et partagées.

  • Quels coups tragiques ont frappé Jan et Ide Yvarsen, ces deux êtres partis à la conquête du bonheur... Elle, tendre amoureuse, lui, mari délicat et attentif. Et si Jan Yvarsen, médecin éminent, a choisi d'exercer dans une bourgade du Transvaal, c'est qu'il veut oublier un cruel passé - qui a nom Sigrid... Or, Sigrid surgit un jour, prête à tout pour reprendre Jan. Et Ide disparaît. Mystérieusement.. Les années ont passé. En Hollande, une jeune Français Thérèse, rencontre... une morte-vivante : Ide ! Et grâce à Thérèse, les Yvarsen vont se retrouver. Retrouver leur amour ? C'est compter sans ce charme fatal qui émane de Jan, sans ce magnétisme que lui-même ignore. Bientôt Thérèse l'aime. Avec une passion atrocement coupable à ses yeux...

  • "Avant Shane, je progressais avec bonheur sur la voie du péché. Les femmes me disaient superbe et généreux, agressif et violent. Insatiable. Exigeant. Cynique. Je ne vivais que pour elles, qui me le rendaient bien. J'étais flatté du surnom que je laissais sur mon passage : Easy Lover." Puis survient Shane. Shane pour laquelle ce séducteur blasé réinvente une éducation sentimentale où éclatent la sensualité, l'impudeur et la violence érotique. Voici donc, perverse et tendre, lyrique et crue, l'inoubliable confession d'Easy Lover, l'homme qui renonce au pouvoir, à la gloire, à la fortune pour l'amour et le corps de Shane.

  • Tout surprend, déconcerte et intrigue dans le destin de Mme de Maintenon, née Françoise d'Aubigné. Comment cette petite provinciale obscure et pauvre devint-elle, à quarante ans, l'épouse de Louis XIV, et bien davantage : sa conseillère, sa conscience ? Plutôt que "destin", il faudrait dire lente ascension, patiente conquête de soi-même et des autres, conduite par une femme séduisante mais discrète, lucide mais prudente, ambitieuse mais amie de l'ombre et du secret... Le récit de Louis Mermaz éclaire d'une lumière pénétrante la personnalité de celle qui se définissait comme "une énigme pour l'histoire".

  • Le mardi, le mage délaisse sa boule de cristal : c'est le jour du pendule. Entre ses doigts subtils, le petit disque frémit, tremble au-dessus de l'objet confié par le visiteur. Et dans ses oscillations, M. Arnold "voit" le passé, le présent, l'avenir... de ces femmes et de ces hommes qui pénètrent dans son cabinet, anxieux et cependant confiants. Ainsi cet ecclésiastique qui des plis de sa soutane sort un disque : Rêve de valse. Le pendule révèle la naissance du drame, puis le prêtre parle, se délivre, s'apaise... Ainsi cette blonde épanouie, au roucoulant accent slave. De son cou elle détache une croix d'or. Le pendule conseillera à la fantasque Marina d'être toujours plus fantasque ! La journée du "magicien du coeur" commence à peine. Dix visiteurs encore espèrent en lui...

  • En ce XIIe siècle où l'espérance de vie est brève, où les femmes meurent en couches et sont vieilles à trente ans, Aliénor d'Aquitaine part en croisade et en revient, met au monde dix enfants, est encore belle à soixante ans et meurt à quatre-vingt-deux ans. Aliénor, fille de Guillaume X d'Aquitaine, tour à tour reine de France et d'Angleterre, épouse de Louis VII le Capétien qu'elle quitte pour Henri II le Plantagenêt, est l'un de ces êtres d'exception qui marquent leur époque et infléchissent le cours de l'histoire. Intelligente, cultivée, ambitieuse et courageuse, chevauchant des brumes d'Angleterre au soleil de Castille, elle rêve de bâtir un empire pour son fils préféré, Richard Coeur de Lion. Un rêve qui des siècles plus tard se réalisera et s'appellera l'Europe...

  • - Et tu vas faire quoi, à Castres ? - Branleuse de boucs. Eh oui, ça existe ! C'est le métier qu'exerce Aude dans une station de fertilité caprine. En clair : un centre d'insémination artificielle pour chèvres. Le bouc ! Sulfureuse créature, faune, satyre... Aude ne connaissait la bête qu'à travers la peinture et la littérature. Mais là, il ne s'agit plus de mythes. Pan, Minus, Nemo... ils sont bien réels, avec leur odeur sauvage, leurs pupilles carrées, leurs cornes brillantes. Et elle, Aude, vingt ans, est à genoux et recueille la précieuse semence. Elle finira par les comprendre et les aimer, ses boucs. Eux aussi la connaissent. Elle ne sait pas encore qu'ils vont bouleverser sa vie... Puissant, drôle, sensible et sensuel : ce premier roman est un coup de maître !

  • Cette nouvelle "histoire morale destinée à l'éducation des jeunes filles" est certes très instructive, mais n'a pas sa place dans la bibliothèque rose. Si l'héroïne s'appelle toujours Sophie, les temps ont changé depuis la comtesse de Ségur. La petite fille modèle a grandi, elle a quinze ans et a troqué ses dessous en broderie anglaise contre une mini-jupe. Oui, les temps ont changé, mais pas les sept péchés capitaux, et les jeunes filles d'aujourd'hui y succombent comme les petites filles d'autrefois. Par contre, la punition n'est plus la même, et Sophie découvrira bientôt qu'on peut y prendre goût, surtout quand ceux qui l'administrent s'appellent Roland, Paul, Jacques et les autres...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • On célèbre des fiançailles à la cour du roi des Belges. Le fiancé est un archiduc autrichien, frère du jeune empereur François-Joseph. Grand, blond, très mince dans son uniforme blanc, on s'étonne de sa ressemblance avec un mort, que vingt ans n'ont pas suffi à effacer des mémoires. On s'étonne et on chuchote. Oui, Maximilien ressemble au duc de Reichstadt, à Napoléon II. La fiancée, Charlotte, a dix-sept ans. Son long cou, sa légèreté, la font ressembler à la biche au bois des contes. Fille de la douce reine Louise et du roi Léopold, elle descend du sang de France, elle a Louis-Philippe pour grand-père.

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