Beauchesne

  • ESPAGNE

    Collectif

    OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • FRANCE

    Collectif

    OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • ESPRIT SAINT

    Collectif

    OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.


  • si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français.
    l'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple oú domine la parataxe. sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés.
    le manuel de j. weingreen. a practical grammar for classical hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939 ;1959), répond pleinement à ce besoin. très attendue, l'édition française du " classique " anglais de j. weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, comble donc un vide et est devenue rapidement le " classique" français d'hébreu, comme l'est devenue en grec l'initiation au grec du nouveau testament de j.
    w . wenham. cette nouvelle édition revue et corrigée a été organisée, réalisée, en commun, par les sessions de langues bibliques. les hébraïsants francophones, qui sont nombreux, sauront, sans nul doute, en tirer le meilleur parti.

  • "La principale originalité de Caragiale, c'est que tous ses personnages sont des imbéciles", Eugène Ionesco.

  • Successeur de la méthode de J. Wenham, qui avait aidé des générations d'étudiants à apprendre le grec, ce manuel a été entièrement renouvelé par Jeremy Duff.
    Se fondant exclusivement sur le grec biblique et ne supposant aucune connaissance préalable de cette langue, ce livre permet, au bout d'une vingtaine de leçons, de pouvoir lire le Nouveau Testament dans le texte.
    Cette nouvelle version est plus pédagogique que celle qui la précède. Adoptant les techniques d'apprentissage des langues vivantes, elle introduit les éléments grammaticaux au fur et à mesure de la progression des leçons : cela permet au débutant de traduire dès les premières leçons des phrases issues du Nouveau Testament.
    L'ouvrage a été considérablement adapté pour le mettre à la disposition du public français. D'une part, le manuel se fonde sur la grammaire du français. D'autre part, il a été largement récrit pour qu'il corresponde aux habitudes universitaires françaises. De nombreux concepts grammaticaux ont été introduits, le grec a été systématiquement accentué, l'ordonnancement de certains chapitres a été revu pour qu'ils répondent aux habitudes d'apprentissage de l'enseignement du grec.

  • Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français.
    L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple oú domine la parataxe. sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés.
    Le manuel de j. weingreen, a practical grammar for classical hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939; 1959), répond pleinement à ce besoin. très attendue, l'édition française du "classique" anglais de j. weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, a comblé un vide.

  • ITALIE

    Collectif

    OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • C'est en prêchant une retraite en 1985 à la communauté des moines de Soligny que j'ai découvert l'existence de Gabrielle Bossis. J'ai été très étonné d'apprendre que, pour faire oraison, des trappistes trouvaient grand profit à lire et à relire les messages personnels que Jésus adressa pendant quatorze ans à cette actrice qui, à quarante-neuf ans, sur la suggestion de son curé, s'était mise à jouer avec beaucoup de succès, à travers le monde, des comédies dont elle composait le texte et la mise en scène et dont elle confectionnait les costumes et les décors.
    Et voici qu'en lisant ces comédies, je me suis aperçu qu'elle glissait régulièrement dans les réparties de ses personnages des paroles de Thérèse dont elle voulait diffuser la spiritualité. Et, dans les messages qu'elle reçoit à partir de 1936, Jésus lui demande de vivre de beaucoup plus près sa « Petite Voie ».
    Il nous semble donc intéressant de voir comment Jésus demande à une femme très engagée dans le monde de vivre jour après jour un profond coeur à coeur avec Lui, à l'école de la petite Thérèse. Jésus lui dit d'ailleurs explicitement : si s'Il l'a choisie comme confidente, c'est pour montrer à tous ceux et à toutes celles qui méditeront ces messages, qu'il est possible de vivre une très grande familiarité avec Moi sur les planches ou dans les coulisses d'un théâtre comme dans l'obscurité d'un carmel.

  • Extrait

    1. — 17 mars 1938. Après la communion. J’étais en esprit au pied de la Croix. Il m’a dit : « Tu vois, Mes pieds ne pourront plus jamais marcher sur la terre, Eux qui ont eu le pouvoir de marcher sur les eaux.
    « J’ai rempli vos désirs, et Je laisse Mes veines se vider de tout leur sang. C’est que J’ai mis toute ma volonté à souffrir. »
     
    2. — 18 mars, dans le train de Paris à Vesoul, je regardais un petit clocher dans la campagne. De là, Il m’a dit : « Tu es dans ta Patrie en tous lieux, puisque Je suis partout, t’attendant. »
     
    3. — 21 mars. Vesoul. Après la communion, j’honorais Sa Sainte Face d’une couronne de baisers aux trous des épines, d’un collier de réparations et de compassions. Il m’a dit : « Maintenant, rends hommage à Ma Volonté, à Ma Mémoire, à Mon Entendement, à tout ce que tu sais qui peut souffrir dans les facultés de l’homme.
    « Rappelle-toi surtout Ma délicatesse, plus grande que celle des autres hommes. »
     
    4. — 23 mars. Le Fresne. Dans le printemps des cerisiers en bouquet, je plantais des fleurs et Lui disais gaiment : « Je Te donne mon cœur et tout ce qu’il y a dedans. » Il m’a répondu : « Les saluts que tu M’adresses, Je te les rends en mêmes termes, mais en Dieu », signifiant que je recevais plus que je ne donnais.
    Au milieu des arbres fruitiers en fleurs blanches, au-dessus de la Loire bleue ponctuée de mouettes, je Le célébrais de Sa Puissance. Il m’a dit : « Tout ce qui est à Moi est à toi », me rappelant que tout ce qui est à Son Père est à Lui.
     
    5. — 24 mars. Saint-Gabriel. 5 h. 30, chemin de la Croix, au dépouillement de Ses vêtements. Il m’a montré : « Mon Église est en ce moment dépouillée de ses chrétiens, en Russie, Allemagne, Mexique et autres. Offre-Moi au Père, offre-Moi dépouillé. »
     
    6. — 26 mars. Pendant que je me coiffais, je cherchais des mots affectueux. Il m’a dit : « Jamais tu ne me donneras des noms trop chargés d’amour ! »
    Dans le train pour Rennes. — « Montre ce qu’est la paix d’un cœur qui vit appuyé sur le Cœur de son Dieu. »
    « Fais plus souvent des actes de confiance. Confiance ! »
     
    7. — 28 mars. Dans le train, de Combourg à Nantes, tandis que je cherchais, avec l’aide de la Sainte Vierge, à panser avec amour les trous de Son Front : « Tu Me fais du bien. »
    Influence. « Commence à semer. Je ferai le reste. Mais commence… »
     
    8. — 29 mars. Le Fresne. Après la communion, je Lui disais : « Offrez-moi à Votre Père. » Il m’a reprise délicatement : « Notre Père », et m’a montré qu’Il partageait même Son Père avec nous.



  • Extrait

    16 novembre 1944. — « Apprends de Ma Miséricorde qu’à mesure que les âmes profiteront de tes écrits, tu seras toi-même comblée de joies dans les mêmes proportions.
    « Et chaque lecteur sera favorisé de la même Grâce.
    « Tous ne formeront qu’une famille dont les membres sont solidaires : la Famille de Mes amis intimes.
    1. — 22 août 1936. Sur le paquebot. — Pendant le concert classique, je Lui o0rais en gerbe» les sons et la douceur qui en sortait. Il m'a dit tout doucement, comme une fois : « Ma petite Fille. »
    2. — 23 août. — On a fait un autel sur le piano, je pensais aux goélands, aux avions qui viennent se poser sur les paquebots: « Cette fois, c’est le Christ. »
    3. — Je disais au milieu du roulis : « Vous savez bien que tout est pour Vous, alors, je ne Vous le dis pas. » Lui : « Il faut Me le dire parce que J’aim« l’entendre. « Dis-le Moi souvent : quand tu sais que quelqu’un t’aime, tu es contente qu’on te le dise. »
    4. — 24 septembre. Canada. — La chapelle est à la porte de ma chambre, à chaque fois que je passe, je Lui souris. Il m’a dit : « Souris h tous. J’attacherai une Grâce à ton sourire. »



  • On connaît Denys le chartreux par ses nombreux écrits.
    Quarante-deux volumes figurent dans la monumentale édition cartusienne de Montreuil-sur-Mer. Le " Docteur extatique " du XVe siècle, mort en 1471 en laissant derrière lui un modèle de vie ascétique, une expérience mystique intense et une oeuvre considérable tant du point de vue exégétique et spirituel que philosophique, n'a cependant pas négligé de s'intéresser aux plus humbles aspects de la vie monastique quand on le sollicitait sur tel ou tel point.
    Ainsi est né ce petit traité de la vie recluse, écrit à la demande d'une recluse qui désirait être conduite d'une main sûre sur le chemin de perfection. Rien d'intellectuel ou de savant ne vient rider la simplicité de ces " consignes de vie " données avec bonté, rigueur, mesure, et un sens évident des choses concrètes. Il s'agit d'aller droit au but : durer dans l'amour de Dieu en solitude. Aussi Denys le chartreux n'encombre-t-il pas l'esprit de la recluse avec de hautes considérations théologiques, mais, au contraire, lui simplifie la tâche en ouvrant un chemin de dépouillement, de paix intérieure et de fidélité, qui prend corps dans la prière et l'effacement de soi pour l'amour de Dieu.
    C'est à cette simplicité que ce traité doit sa fraîcheur toujours d'actualité qui justifie sa présence dans cette collection.

  • La question de l'évolution de la liturgie au XXe siècle représente aujourd'hui, dans l'Église catholique, un sujet fréquemment polémique. C'est pourquoi il est nécessaire de l'éclairer par le recours à l'histoire. Celle-ci est souvent réduite à l'évocation d'un «temps court», en regardant seulement le concile Vatican II et les années qui l'ont immédiatement suivi. Il convient, au contraire, d'élargir la perspective, en retraçant l'histoire du mouvement liturgique dans la continuité duquel s'inscrit la réforme conciliaire, sans occulter pour autant la crise des années 1970. Cette mise en perspective, appuyée sur l'évocation de faits précis, permet ainsi un retour à l'essentiel sur cette question importante.

  • Leo Strauss (1899-1973) a inscrit sa pensée dans l'héritage de la tradition grecque, mais également dans celui de la tradition biblique. Se rapportant au judaïsme comme à une révélation de la Loi (pour laquelle la dimension de la foi est secondaire), il fait retour à une pensée juive (Pourquoi nous restons juifs) et tente de prolonger la réflexion de Maïmonide dans les conditions nouvelles des temps présents.
    Il s'oppose ainsi à sa rénovation par l'approche phénoménologique de Franz Rosenzweig comme à la pensée de Martin Buber, tout en se tenant à distance de la réflexion sur le mysticisme juif de Gershom Scholem avec lequel il dialogue.
    Cet ouvrage interroge la manière dont Strauss pense les relations de corrélation et de conflit entre philosophie et judaïsme. En quoi la réflexion sur la Loi, dont il poursuit l'élaboration dans la lignée de la pensée médiévale et à contre-courant de la modernité des Lumières, représente- t-elle un approfondissement de la pensée juive et jette-t-elle une lumière crue sur la situation du judaïsme dans le monde ? Quels sont les termes du débat avec les penseurs contemporains du judaïsme avec lesquels il est en relation ? Quelles sont aujourd'hui les possibilités et les limites d'une telle réflexion pour la vitalité du judaïsme et de la philosophie ?
    Les études présentes ouvrent des voies différentes, voire divergentes, essentiellement heuristiques, sur les possibilités et les limites de la réflexion straussienne pour la vitalité du judaïsme et de la philosophie. Elles s'accompagnent de la parution d'un texte inédit en français : « La situation religieuse actuelle » (1930), qui représente un moment décisif de la réflexion de Strauss sur la question.
    Ont contribué à ce volume : Danielle Cohen-Levinas, Bruno Karsenti, Marc de Launay, Jean-Claude Monod, Géraldine roux, Gérald Sfez, Heinz Wismann.

  • Voici le moment d'avoir du « discernement » (Apocalypse 13, 18). Cet avertissement de l'apôtre saint Jean est d'actualité en cette fin de millénaire où le retour du sacré, le foisonnement des sectes, jettent le désarroi dans les consciences. Comment situer la mystique par rapport à la théologie, à la métaphysique et à la poésie ? Le Dieu des mystiques est-il l'Absolu et l'Inconnu ?
    « S'engager dans la mystique » est-il un désir ou un risque ? La mystique aurait-elle quelque parenté avec l'érotisme, le monachisme et l'intégrisme ? La mystique est vertigineuse, comment résister à ses tentations ? Comment distinguer le goût du merveilleux et la grâce de l'émerveillement ? Enfin la mystique a-t-elle son langage et sa méthode ?
    Autant de questions qui imposent un discernement vigoureux pour éviter les dérives.

    L'illustration de la couverture reproduit le polyptyque de Roger van der Weydan (1464) des Hospices de Beaune. L'archange saint Michel pèse les âmes lors du Jugement dernier, mais c'est à tout moment de l'histoire de l'humanité et à tout moment de chaque existence personnelle que s'opère le discernement.

  • Qui a prêté assez d'attention à Léon XIII lorsqu'il a rappelé que l'homme passe avant l'outil et la production ? Qui a suivi Pie XI lorsqu'il a formulé le principe de subsidiarité qui est tronqué même dans l'Europe qui l'a inscrit dans son traité de Maastricht ? Qui a écouté Jean Paul II lorsqu'il lançait, au risque d'être incompris l'idée de l'employeur indirect - la collectivité - qui devrait prendre en charge tout salarié qui perd son emploi. On n'a pas attendu la crise de 2008 pour dire que le bien commun exige une instance de régulation à tous les niveaux où il se concrétise. Encore récemment, Benoît XVI, dans son encyclique Caritas in veritate (2009) rappelle que l'économie n'est pas le tout de l'homme et de la société, et que toute approche réductrice des phénomènes sociaux conduit à l'échec. L'homme est un mystère qu'aucun système ni aucune idéologie ne peuvent enfermer dans leurs limites.
    C'est le mérite de la Doctrine Sociale de l'Église de revenir toujours à la racine de l'humain, là où le Créateur a inscrit ce que « la sagesse éthique de l'humanité appelle la loi naturelle » (Caritas in veritate 59). Rechercher ce qui est l'humain dans l'homme conduit à choisir entre « deux types de rationalité, celle de la raison ouverte à la transcendance et celle d'une raison close dans l'immanence technologique ». La Doctrine Sociale de l'Église est ce travail incessant de la raison sur les profondeurs de notre humanité, une raison illuminée par « la vérité de l'amour du Christ dans la société ».

  • Le thème de la primauté de l'évêque de Rome a reçu une attention continue ces dernières années dans les dialogues oecuméniques. Qu'il suffise de rappeler les travaux de la Commission internationale anglicane-catholique romaine sur L'autorité dans l'Église, ceux du Groupe des Dombes où catholiques et protestants se sont penchés sur Le ministère de communion dans l'Église universelle (1985), l'annexe au Sixième Rapport du dialogue Église catholique - Conseil oecuménique des Églises sur L'Église locale et universelle, 1990, ou le document du Comité mixte catholique-orthodoxe en France sur La primauté romaine dans la communion des Églises (1991), outre les nombreux symposiums académiques sur la question de la primauté au premier et au deuxième millénaire.
    La primauté de l'évêque de Rome est actuellement au centre des discussions de la Commission Mixte Internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe.
    Il y a quelques années, le pape Jean-Paul II publiait son encyclique Ut unum sint (1995), invitant les Églises et les communautés ecclésiales à exprimer leur point de vue sur le nécessaire ministère d'unité au service de l'Église entière. Jean-Paul II invitait à distinguer entre le contenu essentiel de la primauté et les modes de son exercice.
    Entre catholiques, orthodoxes et anglicans, il est clair que le premier siège est celui de Rome. Il s'agit encore de préciser « quel est son rôle spécifique dans une ecclésiologie de communion » comme le dit le document de Ravenne adopté en 2007 par la Commission Mixte Internationale.
    Le dialogue avec l'Orthodoxie a mis en lumière que, pour l'Orient, la primauté - à tous les niveaux : diocésain, provincial, patriarcal, universel - est toujours articulée à la synodalité, dans une tension féconde alimentée à la communion trinitaire et eucharistique.
    Dans le contexte nouveau où vit le monde globalisé, la communion des Églises du Christ est plus que jamais un but à atteindre, en fidélité à la volonté du Seigneur.

  • Pionnier de la mathématique du hasard, de la méthode expérimentale en physique ou de l'herméneutique biblique. Et puis catholique fervent au bord de l'hérésie mais épistémologue de l'axiomatique ; philosophe tragique de l'existence humaine mais pamphlétaire comique... Y a-t-il un point où convergent toutes ces facettes de Blaise Pascal ? C'est la recherche à laquelle se livre cet ouvrage posthume (inédit en français) de Gérard Lebrun, grand historien de la philosophie allemande qu'on n'attendait pas sur ce terrain...

    On y découvrira les méandres d'une argumentation qu'on ne saurait résumer à une étiquette (« dialectique ») ainsi que les spirales d'une pensée qu'on ne peut réduire à quelques clichés (« irrationalisme », « fidéisme »). Les routes escarpées par où nous conduit Lebrun nous réservent au moins une surprise, celle de voir surgir notre modernité là où on l'attendait le moins : à l'ombre du « Dieu caché » de Port-Royal.

  • Sophrone de Jérusalem : un moine, au siècle de Mahomet, ermite, poète, orateur, voyageur, lutteur, enfin patriarche de Jérusalem. Un jeune théologien, dominicain autrichien, Christoph von Schönborn, nous introduit en un milieu coloré, violent, perturbé, profondément vivant et en dégage des leçons très actuelles. Sophrone écrit dans un style prenant et souvent lyrique, avec une grandiose vision des choses, où la contemplation des mystères divins reste inséparable de la vie intérieure et de l´engagement dans la cité des hommes. Souvent il commente la liturgie du jour. En faisant la synthèse théologique latente sans les écrits et les actes de Sophrone, l´auteur présente les lumières d´un homme quotidiennement aux prises avec la politique de Byzance, l´invasion musulmane, les querelles de personnes et les rivalités d´Eglises. D´autre part il n´es pas jusqu´aux problèmes de la vie monastique qui n´en puissent tirer de profondes leçons. L´analyse de la coopération de Dieu et de l´homme dans la croissance et l´épanouissement du chrétien, la « divinisation » dans la « synergie », conçues par saint Sophrone selon la tradition méditative et pratique du monachisme oriental, est décrite avec tact et soin. Cette étude intéresse le renouveau de la vie religieuse, l´animation vraie de la liturgie, le dialogue oecuménique, les grands problèmes théologiques et humains. Elle réjouira les fervents de l´admirable pensée dogmatique et mystique des Pères orientaux.

  • Pour la première fois, le Tchèque Leoš Janáček (1854-1928), le Finlandais Jean Sibelius (1865-1957) et l'Anglais Ralph Vaughan Williams (1872-1958) sont mis en perspective dans le même ouvrage. En effet, ces trois compositeurs - chacun avec sa personnalité bien affirmée - ont tissé des liens avec les sources orales du chant entonné par le peuple. L'étude commune et conjointe de leurs itinéraires s'est avérée stimulante tant les répertoires mélodiques de leurs mondes sonores est d'une richesse émouvante. Les trois hommes ont vécu pratiquement à la même époque.

    Ils ont été confrontés aux tragédies de leur temps et y ont répondu en s'engageant personnellement dans la recherche de trésors dont ils pressentaient la proche disparition.

    Héritiers naturels de William John Thoms (1803-1885), le créateur du mot Folk-Lore (« savoir du peuple »), en 1846, ils ont réussi à l'incarner à partir de l'expérience de leurs collectes fécondatrices de leurs musiques.

    Cet ouvrage s'intéresse non seulement aux parcours biographiques de Janáček, Sibelius et Vaughan Williams mais aussi à leur conception philosophique du langage musical. Hommes de culture aux sens arnoldien et diélien du terme, ils ont compris la relation intime entre la psychologie, l'hymnologie et le processus créateur. En approchant les hommes et les femmes des campagnes, en s'appropriant leurs mélodies spontanées, témoignages de l'histoire d'une nation, et en les intégrant dans leurs oeuvres, ils se sont incorporés eux-mêmes dans l'éternel cheminement vers les sources. Un itinéraire biographique croisé introduit le propos avant trois parties distinctes consacrées à chacun des compositeurs.

    Chaque partie comprend un chapitre consacré au chant populaire et deux autres dédiés à quelques partitions emblématiques de Janáček, Sibelius, et Vaughan Williams. Un dictionnaire biographique de quatre cent soixante-dix-sept entrées complète et conclut ce livre. Il est constitué de noms tchèques, finlandais et anglais, d'auteurs divers, musiciens, folkloristes, hymnologues, écrivains, poètes, historiens, hommes d'église, philosophes, théologiens, contemporains des trois auteurs traités, dont le rôle a été prépondérant pour ce qui concerne l'établissement et la préservation de la culture respective de la Moravie, de la Finlande et de l'Angleterre.

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