Bayard

  • Quelque dix écrivains nous offrent récits et contes pour retrouver l'esprit de Noël. Ces textes fermement ancrés dans notre époque renouent avec la grande tradition du conte de Noël, dans le sillage d'un Dickens ou d'un Andersen, revisitant les fondamentaux du genre. Qu'il s'agisse de relire ce qui se joue dans cette nuit où la lumière descend sur le monde, d'éclairer le message de la Nativité ou la modernité d'une naissance en marge la société, chacun des auteurs nous invite à revivre intensément cette fête. Après des mois où les liens familiaux ont été atrophiés comme jamais, cet ouvrage fait entendre la possibilité d'une espérance, d'une joie même teintée de gravité. Il s'agit de réactualiser la force de Noël avec autant d'histoires simples. Et de retrouver le sens de Noël, comme la force des liens qui nous unissent et que revivifient ces récits modernes...
    En fin d'ouvrage, la présentation de grandes traditions régionales permet de retrouver très concrètement les gestes pour préparer Noël. Avec les textes d'Erri de Luca, Sylvie Germain, Henri Gougaud, Alexis Jenni, Jacqueline Kelen, Olga Lossky, Charif Majdalani, Christiane Rancé, Franz-Olivier Giesbert, etc.

  • Magda Hollander-Lafon a témoigné devant près de 20 000 enfants de son expérience de la Shoah. Elle livre ici une magnifique méditation sur le sens de cette transmission : comment transmettre une mémoire qui ne soit pas douloureuse pour l'autre, mais qui l'appelle à la vie ?
    Le témoignage est une rencontre pour Magda Hollander-Lafon. Ainsi les jeunes l'ont aidée à accueillir la mémoire des camps et à la transformer en appel à la vie. Au fil des années, elle a construit une méthode qui ressemble à une philosophie de vie : poser des questions pour rejoindre l'autre au coeur de son expérience et l'appeler au meilleur de lui-même.
    Un texte vibrant d'humanité et de confiance dans les jeunes générations.

  • Le scandale des agressions sexuelles sur des mineurs dans l'Eglise est sur la place publique. Les révélations et scandales se sont succédé, ils ont permis de prendre la mesure d'un tel fléau. Réunis autour de Stéphane Joulain, prêtre religieux et psychothérapeute, 30 spécialistes répondent chacun à une question liée à ce fléau : théologien, moraliste bibliste, canoniste, psychiatre, psychanalyste, victimologue, médecin, journaliste. Leurs apports permettent de comprendre ce qui se joue tant du côté du pervers prédateur que du côté de la victime. Celle-ci est placée au centre des préoccupations de cet ouvrage. L'analyse précise permet de traverser une telle épreuve afin que chacun puisse combattre ces agressions. L'ouvrage dépasse le cadre strict de l'Église, il n'en reste pas moins incontournable pour toute personne engagée dans la lutte contre les abus sexuels commis par des clercs.

  • Dans cet essai, Marion Dapsance montre comment le culte du Sacré-Coeur est né, comment il a été élaboré collectivement, transformé, interprété de diverses manières, comment il s'est développé avec une ampleur telle que l'Église a été obligée d'intervenir pour l'expliquer et aussi le recadrer. Partant des révélations de Marguerite-Marie à Paray-le-Monial, elle parcourt l'histoire de cette dévotion qui s'est d'abord répandue en France sous le manteau avant de connaître un immense succès, grâce à l'activité notoire des jésuites. Elle met en évidence pour la première fois la dérive d'une telle spiritualité qui est devenu un emblème politique mais aussi une grille de lecture de l'histoire occulte de la France à partir de la Révolution (guerres vendéennes, expiation des fautes de la France après la défaite de Sedan (1870). Enfin, elle s'interroge sur l'enthousiasme que le Sacré-Coeur suscite aujourd'hui. Capable de se renouveler tout en maintenant son aspect traditionnel, cette dévotion est à l'image finalement de la culture catholique.

  • Toute l'histoire sainte est marquée par cette distance entre Dieu et les hommes. Mais la venue de Jésus a tout changé : homme parmi les hommes, c'est Dieu au milieu d'eux, ce qu'atteste le voile du temple qui se déchire. Il vient révéler la vie divine au coeur de l'homme. Traversant tout l'Évangile jusqu'à la résurrection, Jésus ne fait que dévoiler la part sacrée de la vie.
    L'Église nous a transmis le formidable message du Christ. Mais deux mille ans d'histoire ont retissé une lourde tenture de mesures et d'impératifs qu'il faut dépoussiérer aujourd'hui. D'ailleurs ce voile n'est-il pas en train de se déchirer ? Enfin, c'est au coeur de l'homme que se joue ce dévoilement, qui conduit à croire en la vie, en l'autre, au Tout-Autre.
    Traversant pas à pas l'Évangile et l'histoire des hommes, Raphaël Buyse nous invite à un chemin de simplicité et d'émerveillement. La foi est à portée de main, le Christ est un compagnon de route, au coeur d'une humanité qui se cherche. Au fil des pages et d'une écriture intime et poétique, se révèle une parole dévoilée : « Il n'y a donc rien à craindre à traverser le voile des mots : il n'y a pas de risque pour la foi. Il n'y en a que pour la religion et ses possibles écrans de fumée. C'est enfin l'heure de respirer. »

  • à perte de ciel

    Yvon Le Men

    Ce livre d'Yvon le Men est une ascension vers le Mont. Il nous emmène à la pointe de l'épée de l'archange. Ce poème ascensionnel est une surprise, un départ reporté, une entrave en constituent le coeur. Le confinement empêche le poète de retourner au Mont Saint-Michel. Il doit le rêver et revisiter ses souvenirs pour le décrire. Le pèlerinage prend la forme de la nostalgie amoureuse. Mais le Mont ne tarde pas à provoquer un pèlerinage plus spirituel. La prière arrive par surprise. Dans ce reccueil, Yvon le Men dit le mystère de la Merveille et la puissance d'attraction qu'elle exerce. Il rappelle les heures les plus sombres du lieux, la prison qu'il a constitué. Ce qui ne brise pas l'attrait que le lieu exerce. Le poète retourne au Mont Saint-Michel. Un éloge du «Mont qui apparaît même de loin, de près, par son mystère de pierres et de prières. »

  • Début 2019, le climat est lourd dans les milieux catholiques. Les révélations et les scandales se succèdent et l'éclatement menace... Isabelle de Gaulmyn choisit de partir à la rencontre de croyants : revivifier une foi ébranlée ? s'échapper d'une spirale qui semble inéluctable ? retrouver son souffle ? Toutes ces raisons se mêlent et la conduisent à faire ce « voyage » singulier, à la recherche de Français catholiques pour comprendre comment ils vivent, agissent, influent, et surtout ce qu'ils donnent à voir du catholicisme dans notre société. D'une abbaye perdue sur le plateau ardéchois, en plein hiver à la jungle de Calais ; d'une entreprise de réinsertion à une prison pour femme en province, Isabelle de Gaulmyn n'a pas choisi les salons feutrés de la capitale, mais ceux d'une périphérie discrète où des choses importantes se passent et où se dessine certainement le christianisme de demain.

    Dans ce climat particulier, la liberté de se dire les choses prend le pas sur tout ; l'unité se fait dans un dialogue ouvert et lucide. Ici les propos sont décapants et la parole libère, ouvrant les perspectives chrétiennes.

  • Au moment la crise de notre modèle politique ne cesse d'être débattue dans le plus grand pessimisme, Guillaume le Blanc nous propose une hypothèse détonante, aussi ludique qu'originale : l'hypothèse Charlot.
    Chaplin invente le témoin précaire de son temps, celui qui, au bord de la désintégration, parvient néanmoins à survivre. Charlot appartient à une humanité vulnérable qui déroule sous nos yeux une vie minuscule.Et pourtant, que l'on regarde Les Temps modernes, The Kid ou Le dictateur, c'est bien lui qui remet en question tous les partages sociaux entre le grand et le petit, le centre et la périphérie, le dedans et le dehors, le normal et le pathologique :
    Faut-il vraiment vivre en travaillant ? Qu'est-ce qu'être amoureux ? Etre père ?
    Sommes-nous tenus d'être des citoyens patriotes ?
    L'hypothèse Charlot, c'est cela : contester les normes du monde commun pour le rendre justement encore plus commun, plus partageable, pour inventer et réinventer la démocratie. N'est-ce pas la force ultime de Chaplin et de son personnage de nous éloigner du nihilisme qui semble à nouveau guetter notre époque ?

  • En 2004, à l'occasion de leur anniversaire respectif, 80 et 90 ans, France Culture et Emmanuel Laurentin organisent une rencontre entre Jacques Le Goff, spécialiste du Moyen-âge, et Jean-Pierre Vernant, historien de la Grèce antique.
    Au cours de ces entretiens, ces deux célèbres historiens reviennent sur leurs maîtres, leur parcours de vie et de recherche, à l'école des hautes études, au CNRS ou au Collège de France, conscients tous deux de la chance qu'ils ont eue de trouver des institutions ouvertes, prêtes à les accueillir et à lever les barrières disciplinaires.
    Ils échangent aussi sur leur travail, la manière dont leur génération a examiné les questions que le présent posait et le rapport entre l'histoire qu'ils ont produite et la société contemporaine.
    Au lendemain du décès de Jacques Le Goff, on relit cet échange avec émotion et on mesure l'héritage ouvert que ces deux penseurs laissent à la génération actuelle.

  • Cet ouvrage part de l'idée, qu'au XVIIIème siècle comme aujourd'hui, on comprend mieux les individus et les communautés en observant les relations que ceux-ci entretiennent avec les objets qui les entourent, et plus largement le lien qui uni l'humain au non-humain, l'animé à l'inanimé.
    Il sera donc question ici des objets divers qui encombrent la rue au XVIIIème siècle, des animaux omniprésents aussi. Des objets enfermés, sacrés, parfois traités comme une personne, comme la « châsse », les objets qui portent la mémoire des événements qui se sont produits à côté d'eux comme la fontaine, les objets de la voierie, ceux qui servent à voir et à savoir, les objets des supplices aussi.
    Sans souci d'exhaustivité, Arlette Farge revisite cet aller-et-retour entre les êtres et les choses, sur l'aptitude des hommes à se servir des objets ou à s'en tenir éloignés, à être dans le consentement ou la résistance vis-à-vis d'eux. Ce sont ces rapports sociaux et politiques aussi qui font l'histoire.

  • Les héros des séries télé américaines ont changé. Ce ne sont plus ces personnages monolithiques dont on admire le courage et les valeurs. Selon François Jost, spécialiste de l'analyse de la télévision, ils sont désormais des personnages que l'on peut qualifier de «méchants», mais aussi, surtout, des caractères le plus souvent imprévisibles et qui évoluent au fil des saisons. Ces «nouveaux méchants» ne sont pas nés méchants, ils le sont devenus et c'est cette transformation qui nous passionne, car pour la comprendre, il faut peu à peu approcher une vérité intérieure de plus en plus secrète et sombre. Enfin, l'auteur de ce passionnant essai montre avec brio comment ces nouveaux méchants ont tous en commun de remettre en cause le «rêve américain», et comment ces séries, aussi différentes soient-elles, constituent en fait une histoire du capitalisme revisitée du côté de la violence et de la désillusion.
    Un regard pertinent, original qui prend les séries que nous connaissons tous pour de formidables outils à explorer l'âme humaine et à mieux comprendre l'évolution du monde.

  • Il y a dix ans, Arlette Farge écrivait ce texte fondateur, nourri par une découverte dans les archives des procès-verbaux. Avant elle en effet, les historiens n'avaient pas prêté attention à ce minuscule morceau de papier, attaché au poignet des hommes et femmes précaires au XVIIIème siècle, dont les corps étaient identifiés par la police.
    A partir de ces traces écrites, l'historienne faisait le récit de ces vies oubliées, tentant de saisir ce qu'avaient pu être ces existences la plupart du temps muettes.
    Le contexte éditorial actuel jette une autre lumière sur ce travail, tant les récits de vie sont à la mode et apparaissent même récemment, dans le projet de Pierre Rosanvallon par exemple, comme la manière de réparer notre démocratie. Dans une nouvelle préface, Arlette Farge ne cache pas ses réserves sur ces tentatives et nous invite à distinguer exposition de soi et singularité, juxtaposition des vies et émancipation collective.

  • " J'ai commencé à écrire ce texte il y a désormais bien longtemps, en 1982 ou 1983.
    La situation dans laquelle je me trouvais était réellement désespérée : j'étais dans une prison de haute sécurité depuis déjà trois ans pour des raisons politiques, et j'ignorais comment en sortir. Je cherchais dans l'analyse de la souffrance une clé pour résister. " C'est dans le Livre de Job qu'Antonio Negri va finalement trouver une telle force. Job lui apprend que dans l'incommensurabilité de la souffrance peut naître la passion de la création : là où les vieilles mesures tombent, il faut en créer de nouvelles ; que l'expérience éthique de la douleur peut ouvrir sur une vision du vrai ; que la traversée du désert permet de reconquérir la vie à un niveau plus haut.
    Antonio Negri nous offre ici une lecture très serrée du texte biblique, où se mêlent l'histoire de l'humanité et celle d'une génération singulière.

  • " Je prétends que la survivance de la foi ne concerne pas exclusivement le domaine de la religion..."
    Pour Julia Kristeva, le besoin de croire est au coeur de la psychè humaine et de l'histoire de nos sociétés. Elle s'attaque à une question d'actualité : comment penser la place du religieux dans l'individu et nos sociétés postmodernes oe
    Dans un entretien inédit et exceptionnel, elle analyse l'importance de ce besoin en l'homme, sa part d'ombre également. Elle parle librement de son histoire personnelle, et des événements récents (11 septembre, terrorisme, guerre des religions...). Elle aborde de nombreux exemples littéraires, philosophiques, culturels...
    Elle nous donne des clés indispensables pour comprendre notre rapport intime et collectif au religieux. " Il est surprenant, dit-elle, que nos sociétés sécularisées aient négligé à ce point cet incroyable besoin de croire. "
    L'aboutissement de sa réflexion est de nous proposer un nouvel idéal : la refondation de l'humanisme.
    Ce long entretien est suivi de quelques textes portant sur la religion et jamais rassemblés dans un ouvrage : un entretien sur le christianisme et la souffrance, le texte revu et corrigé de sa conférence de Carême (2006), et 2 articles sur Jean-Paul II et la place du catholicisme dans le monde (parus dans La Croix).

  • Enrico Norelli est un spécialiste international de l'histoire du christianisme des origines. Il propose dans ce livre une remarquable synthèse, accessible, de sa vision des débuts du christianisme à partir de l'histoire d'un prédicateur galiléen du Ier siècle.
    L'auteur nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une « mémoire officielle » et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures.
    Pourquoi la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ? Et pourquoi son message ne s'est pas arrêté aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres formes.
    Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Église, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul...

  • Sidération, peur, silence, déni. Face aux attentats, les adultes eux-mêmes ont beaucoup de difficultés à dépasser leur émotion et à conduire analyse et dialogue.
    Pourtant, Daniel Oppenheim le soutient avec force ici, la véritable lutte contre la barbarie ne peut pas se mener dans l'indifférence et le silence. Il faut tenter de comprendre ce qui paraît d'abord comme tout à fait étranger, fou, il faut risquer d'interroger en soi-même des zones sombres pour ne pas rejeter ces actes loin de tout dialogue.
    Au sein de difficile exercice, les adolescents occupent une place particulière car eux-mêmes sont tentés par l'extrême, pour le meilleur et pour le pire ; ils sont également ceux qui feront le monde de demain et grossissent trop fréquemment les rangs des djihadistes.
    Echanger avec eux est d'autant plus crucial, pour limiter leur trouble d'une part, pour les aider aussi dans les échanges qu'ils peuvent avoir avec d'autres jeunes en voie de radicalisation, d'autre part.
    Il s'agit bien d'une lutte, qui concerne tous les adultes en contact avec des adolescents, parents, professeurs, éducateurs, contre l'obscurantisme.

  • Depuis plus de quarante ans, Philippe Jeammet est à l'écoute des adolescents, ceux qui vont mal surtout, qu'il a reçus à Montsouris ou dans son cabinet, mais aussi tous les autres qu'il a côtoyés grâce à l'Ecole des parents. Depuis dix ans, la fondation Pfizer soutient des travaux de recherches sur les adolescents et commande chaque année une étude Ipsos sur un thème qui éclaire la personnalité des adolescents aujourd'hui.
    C'est bien là l'originalité de cet ouvrage : cesser de projeter nos attentes et nos analyses d'adultes et partir des expériences décrites par les adolescents euxmêmes.
    Et cette démarche n'a rien de gratuit : elle repose sur la conviction que Philippe Jeammet s'est forgé au cours de sa pratique : faire confiance, ne pas céder à la peur se transmet et les adolescents ont besoin de ce regard plus que quiconque. La vie même se définit par cet élan vers la confiance.
    Et lorsque l'on écoute les propos des adolescents sur eux-mêmes, lorsqu'on les rend acteurs d'une démarche de prévention, lorsqu'on leur fait confiance, le portrait qui se dégage est beaucoup moins noir que celui proposé par nombre d'ouvrages. Que ce soit en matière de sexualité et de rapport à leur corps, d'estime de soi et de bien-être, de modèles pour se construire, de scolarité et de prévention, les adolescents d'aujourd'hui vont plutôt bien.
    Aux côtés de Philippe Jeammet, les plus grands spécialistes dont Boris Cyrulnik, Caroline Eliacheff, Xavier Pommereau, Stéphane Clerget...

  • « Chère lectrice et cher lecteur, je vous en prie, ne dites pas que nous n'avons pas vu, entendu, touché et contemplé Jésus. Bien sûr que nous l'avons vu, touché et contemplé ! Si nous l'écoutions avec plus d'attention, nous aurions beaucoup d'histoires à raconter sur lui ! » En revisitant quelques paroles des évangiles et quelques récits, Mgr Tagle fait le récit de notre propre monde, de notre propre quête d'amour aujourd'hui. Il trace un portrait narratif de Jésus. Évêque de la grande banlieue de Manille, il se fait défenseur des pauvres : « Le gouvernement nous traite de subversifs, les riches propriétaires pensent que nous sommes contre eux. Mais nous devons être prêts à subir la critique et même la persécution. » Dans ce petit livre, il nous invite tous à retrouver notre proximité avec le Christ et avec les pauvres, dans la lignée de Vatican II. Et « dans l'esprit de Gaudium et spes, je suis convaincu que nous devons dialoguer avec le monde et trouver les ministères adaptés aux besoins d'aujourd'hui, avec une attention particulière à l'égard des plus pauvres :
    S'ils ne sont pas à l'aise dans la société, qu'ils se sentent au moins chez eux dans l'Église, qui devrait en priorité être leur maison. »

  • Ce livre est un long entretien fouillé, réalisé à Ratisbonne, au printemps dernier. Georg, le frère de Joseph Ratzinger, raconte leur enfance en Bavière, leurs relations familiales, leur vie quotidienne. Il révèle des détails essentiels de leur vie notamment pendant la guerre et leur engagement dans l'armée allemande. Il porte un témoignage décisif sur le refus de Joseph Ratzinger de participer à la Jeunesse hitlérienne et comment il a déserté l'armée allemande. Il déclare, ce qui est rare, que les Allemands savaient quel était le sort réservé aux juifs.
    Il raconte comment les deux frères ont décidé ensemble de devenir prêtres et sont ordonnés le 29 juin 1951. Il donne des éléments précieux et inédits sur la vocation du futur Pape.

    L'entretien évoque chaque tournant décisif de la vie et de la carrière de Benoît XVI. Il aborde également les passions de Joseph ratzinger comme la musique, qu'il partage avec son frère.

  • Que l'on partage ou non son point de vue, Michael Moore ne laisse personne indifférent. A gauche comme à droite, on s'entend pour dire que ce fils d'ouvrier de la GM est parvenu, à lui seul, à revitaliser le monde de la politique libérale, aux Etats-Unis, mais aussi ailleurs en Occident. Le style unique de ses documentaires engagés politiquement est devenu sa marque de commerce. Qu'en est-il de cet ancien scout capable de rassembler autour de ses convictions des citoyens de plusieurs pays, toutes allégeances politiques confondues ? Coiffé de sa casquette de baseball, vêtu de son coupe-vent - et toujours animé du réflexe de médiatiser sa démarche - toute sa vie durant, Moore s'est consacré à façonner son image d'homme du peuple rebelle. Voici l'histoire de l'individu qui a présenté sa candidature au conseil scolaire à l'âge de 18 ans pour se faire élire afin de congédier son directeur d'école, et qui passera trois ans de sa vie à poursuivre en justice un magazine pour lequel il n'a travaillé que pour deux numéros. Bien avant de créer un remous à la cérémonie des Oscars en 2003, Moore se démenait déjà contre les grandes entreprises et certains de ses amis. Ses détracteurs prétendent qu'il se joue des faits tant dans sa vie personnelle que professionnelle. Sans l'intention d'endosser ni de dénoncer ses propos, Emily Schultz sépare Moore du mythe à l'aide de sa recherche et de ses interviews fouillées. Michael Moore : une biographie est le premier ouvrage qui analyse la vie de Moore, de ses débuts comme déterreur de scandales à Flint à ses succès professionnels avec Roger & Me, TV Nation, Bowling à Columbine et Fahrenheit 9/11, sans omettre ses best-sellers et son statut incontesté de critique turbulent de George W. Bush.

  • L'ouvrage a été construit à partir d'un questionnaire envoyé par la Maison médicale Jeanne Garnier à 2 000 familles dont un proche était décédé chez elle. 1 000 personnes ont répondu, non seulement en cochant les cases mais en y ajoutant de très nombreux commentaires, parfois de véritables lettres. Ce sont ces réponses, classées dans l'ordre de l'ouvrage, qui en forment sa trame. À la fin, certaines lettres sont reproduites dans leur intégralité. Le tabou de la mort est totalement subverti pas ces témoignages : la mort y apparaît comme apaisée, les derniers moments comme infiniment précieux. Ce livre est un véritable hymne à la vie. Un humanisme universel acceptable par tous habite cet ouvrage qui fait au fond très peu référence à Dieu. Les familles s'engagent en faveur de la promotion des soins palliatifs. Enfin un système d'annexes permet d'en savoir plus sur cette démarche, sur la Maison Jeanne Garnier et sur les soins palliatifs.

  • De tout temps, les êtres humains se sont protégés derrière des murs. Ils ont utilisé aussi cette frontière physique, symbole d'échec d'une entente ou d'une négociation, pour exclure et diviser. Après un rappel historique, ce livre fait le tour du monde des murs encore érigés aujourd'hui. Sept murs, sept chapitres introduits par une grande photo (Corées, Cachemire, Israël/Palestine, Maroc/Sahara occidental, USA/Mexique, Ceuta et Melilla). L'ouvrage analyse les enjeux et les conséquences de ces barrières de fer ou de béton, avec des chercheurs en géopolitique de l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques).

  • Ce livre a été conçu avec les services de l'Archevêché de Paris et réalisé avec l'aumônerie de la prison de la Santé. Il se présente comme un guide culturel accessible à tous et très largement illustré. C'est à la fois une histoire de la messe et de la liturgie chrétienne, une présentation pédagogique des textes, des paroles, des gestes, des positions, des ornements et des objets. Chaque grande fête chrétienne est également présentée. Les reproductions d'oeuvres d'art permettent au lecteur de visualiser le patrimoine chrétien et de comprendre la liturgie par l'image.

  • Nous ne disposions pas, en France, d'un manuel récent de théologie fondamentale pour répondre à la question décisive que la conscience contemporaine adresse au christianisme ecclésial : est-il encore digne de foi ? La tradition de l'ouvrage de Pierangelo Saqueri répond enfin à cette lacune. L'auteur renouvelle brillamment le genre en montrant notamment comment la relation de foi du Nararéen avec celui qu'il appelle son propre Abba (père) ébranle les fondements de la conscience religieuse de l'humanité. Séqueri insiste sur le lien affectif avec Dieu que suppose la foi théologale et sue l'orientation responsable de l'existence à sa suite, et les conditions nécessaires à un discernement autonome et autocritique de la conscience.

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