Slavoj Zizek

  • Dans la tempête virale

    Slavoj Zizek

    Dans la solitude et l'enfermement, Slavoj Zizek observe ce qui est à l'oeuvre à l'échelle du monde. La pandémie a mis à nu ce que nous parvenons d'ordinaire à accepter ou à dissimuler : la barbarie à visage humain dans ses multiples formes. Il traque les virus idéologiques qui ont favorisé l'apparition et la dissémination du Covid-19, mais aussi ceux que la pandémie active ou réactive, les virus des «fake news», des théories du complot, du racisme qui explose, etc. Il forme le voeu d'un autre type d'infection, propice à l'invention d'une société alternative. Une société qui ne pourra s'actualiser que dans la solidarité et la coopération. En un mot, un virus bénéfique qui nous contraindrait à des décisions éminemment politiques, radicalement neuves.

  • Des milliards de dollars ont été déversés au coeur du système bancaire mondial, mais pourquoi n'avoir pas employé ces mêmes forces pour éradiquer la misère du monde et conjurer la crise environnementale ? "Nous faut-il une autre preuve, demande Zizek, que le Capital est devenu le Réel de nos vies, un Réel dont les impératifs l'emportent en despotisme sur les plus pressantes exigences de notre réalité ?" Analysant l'implosion soudaine de la sphère financière, Zizek souligne.
    à la suite de Hegel, Marx et Marcuse, que la répétition de la tragédie sous forme de farce est parfois plus terrifiante que la tragédie initiale. "Le philosophe le plus dangereux d'Occident" passe au crible l'envahissante vision libérale du monde, cette idéologie qui nous fait croire en un lien naturel entre capitalisme et démocratie, se déguise sous les oripeaux libertaires du pseudo-esprit de 68 qu'elle a parfaitement intégré, et nous raconte des histoires semblables à la saga populiste, "humaine, trop humaine", d'un Berlusconi.
    A ceux qui se résignent à l'alternative entre un capitalisme "socialiste" à l'occidentale et un capitalisme "autoritaire" à l'asiatique, Zizek rappelle qu'il existe une autre voie : il évoque la leçon de Lénine "commencer à partir du commencement, encore et encore", questionne les thèses de Négri sur les multitudes agissantes au sein de la sphère sociale globalisée et considère la position de Badiou pour qui le communisme reste un ultime, et peut-être indépassable, horizon.
    Après la tragédie, la farce ! est un appel tonique aux forces de gauche pour qu'elles se réinventent.

  • L'idée d'une réapparition de Lénine sur la scène intellectuelle et politique est de nature a provoquer un bruyant éclat de rire sarcastique. Marx, ça va... mais Lénine ? N'est-il pas responsable de la grande catastrophe qui a marqué le XXe siècle, s'interrogeront beaucoup ?
    Dans La Révolution aux portes, Slavoj Zizek situe les écrits de 1917 dans leur contexte historique, et son grand texte de postface s'attaque aux questions clefs pour lesquelles Lénine pourrait être revisité, dans notre ère de « capitalisme culturel ». Zizek est convaincu, quelque soit le sujet, - qu'il s'agisse de la crise annoncée du capitalisme, de la possibilité d'une violence rédemptrice ou de la fausseté de la tolérance libérale - que le temps de Lénine est revenu.

  • " Bienvenue dans le désert du Réel "... C'est ainsi que Morpheus, dans le film Matrix, introduisait un Néo stupéfié à la " vraie réalité " d'un monde dévasté : un ground zero planétaire. Slavoj Ziiek se propose d'analyser les investissements pulsionnels et idéologiques qui ont façonné notre nouvel ordre mondial depuis l'effondrement des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001 à New York. La tâche critique consiste aujourd'hui à replacer l'" événement " dans le contexte des antagonismes du capitalisme mondial. Le vrai choc des civilisations pourrait, dans cette perspective, se révéler n'être qu'un choc à l'intérieur de chaque civilisation. L'alternative idéologique opposant l'univers libéral, démocratique et digitalisé, à une radicalité prétendument " islamiste " ne serait en définitive qu'une fausse opposition, masquant notre incapacité à percevoir les vrais enjeux politiques contemporains. Le seul moyen de nous extraire de l'impasse nihiliste à laquelle nous réduit cette fausse alternative est une sortie de la démocratie libérale, de son idéologie multiculturaliste, tolérante et postpolitique.

  • Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus  ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte  : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions  : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation  ; les communs biogénétiques le transhumanisme devient une perspective réaliste  ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures ; et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
     

  • Dans ces essais foisonnants et décapants, slavoj zizek propose une réinterprétation vigoureuse du " siècle des totalitarismes ", du fonctionnement de l'etat stalinien, du système concentrationnaire nazi et, plus généralement, de la condition post-tragique qui est la nôtre.
    Ces analyses s'appuient notamment sur les catégories élaborées par jacques lacan, dont l'emploi est ici clair et éclairant, et sur l'examen d'oeuvres de la culture populaire et classique (d'antigone à john woo, en passant par chostakovitch, hitchcock, james bond et spielberg). au terme de ces investigations, ce sont les usages politiques contemporains de la notion de totalitarisme qui se trouvent mis en question, ainsi que la possibilité de l'émergence d'une politique d'émancipation radicale : " la notion de totalitarisme a toujours été une notion idéologique au service de l'opération complexe visant à neutraliser les " radicaux libres ", à garantir l'hégémonie libérale-démocrate, et à dénoncer comme pendant ou double de la dictature fasciste de droite la critique de gauche de la démocratie libérale.
    Loin d'être un concept valable, la notion de totalitarisme est une sorte de subterfuge théorique ; au lieu de nous donner les moyens de réfléchir, de nous contraindre à appréhender sous un jour nouveau la réalité historique qu'elle désigne, elle nous dispense de penser, et même nous empêche activement de le faire. ".

  • Peut-on dire qu'aujourd'hui la psychanalyse est dépassée ?
    Cela pourrait sembler le cas.
    Néanmoins, le service funèbre pourrait bien se révéler prématuré, étant célébré pour un patient qui a encore une longue vie devant lui. A l'opposé des vérités "d'évidence" avancées par les critiques de Freud, je me propose de démontrer que c'est aujourd'hui seulement que le temps de la psychanalyse est venu. A la lumière de Lacan, à travers ce qu'il appelait son "retour à Freud", les vues cruciales de Freud apparaissent finalement dans leur véritable dimension.
    Lacan était un lecteur et un interprète vorace ; pour lui, la psychanalyse elle-même est une méthode pour lire les textes, qu'ils soient oraux (le discours du patient) ou écrits Il n'y a donc pas de meilleure manière de lire Lacan, que de pratiquer son mode de lecture et de lire les textes des autres avec Lacan.

  • L'analyse politique contemporaine ne peut faire l'impasse sur la culture de masse, qui est aujourd'hui l'un des champs de bataille idéologiques centraux de notre époque.
    De Richard Wagner à Mel Gibson, en passant par Matrix et Alfred Hitchcock, Slavoj Zizek explore l'imaginaire collectif occidental à partir des mutations subjectives à l'oeuvre dans l'art moderne, par le biais d'une pensée de l'esthétique qui ne s'embarrasse pas de hiérarchisation et ne se dissocie pas de la question politique et psychanalytique. Zizek, persuadé que la notion de subjectivité doit aujourd'hui être réinventée, tente de mieux comprendre la nouvelle donne subjective et idéologique.
    Le cybersexe, la psychanalyse, l'événement politique, l'opéra, le cinéma viennent nous rappeler la dimension toujours hautement problématique du rapport au réel. "Inclassable, Zizek tient à une pensée, comme l'on disait jadis, essentiellement critique, qui ne fait grâce à aucun bord que ce soit, évoquant, dans ses meilleurs moments, les Minium, moralia d'Adorno. En interrogeant de façon excessive, sinon injuste, le monde actuel, cet imprécateur nous pousse à agir sur lui pour le rendre plus vivable" (Patrice Bollon, Le Figaro littéraire).


  • en engageant la pensée deleuzienne en territoire philosophique " ennemi ", en la confrontant à celles de lacan et de hegel, slavoj zizek s'efforce de penser deleuze et de penser avec lui hors des sentiers battus.
    s'appuyant comme à son habitude sur l'analyse d'objets culturels en apparence hétérogènes, de hitchcock à fightclub en passant par la théorie psychanalytique, zizek détourne la pensée deleuzienne et expose une ligne de divergence qui traverse la pensée critique contemporaine : peut on ne pas être spinoziste aujourd'hui ? ce faisant, il propose à ses lecteurs une manière inédite d'appréhender les termes du débat contemporain sur la mondialisation, la (dé) démocratisation et la " guerre contre le terrorisme ".
    il définit par là ce qui constituerait, selon lui, un acte véritablement politique en ces temps obscurs.

  • Le coeur subversif de l'héritage chrétien est bien trop précieux pour être abandonné aux intégrismes et à la multitude des spiritualismes New Age.
    Christianisme et marxisme doivent combattre main dans la main, agripper le principe de charité, et défendre cette Altérité utopique dont toute position révolutionnaire devrait s'inspirer. Zizek met en place une discussion théologique qui confronte le Décalogue avec les droits de l'homme. Il retrace la genèse de l'Absolu, tant sur le plan philosophique (Schelling, Hegel, ou Heidegger) que théologique (saint Paul) et psychanalytique (Freud), à la lumière du paganisme, du néopaganisme, du judaïsme et du christianisme.
    Puis il démontre la vocation révolutionnaire de l'agapè paulinien qui tend moins à suspendre la Loi que son cercle vicieux, induit par le désir de transgression. Et si le pari chrétien n'était pas la rédemption, mais cette forme de " haine " prescrite par le Christ quand il appelle l'homme à se " débrancher " de la communauté ? Et si le dépassement de cette Loi même plaidait pour son abandon ? Un essai qui relance, dans une perspective passionnante, les enjeux ontologiques et anthropologiques de la religion.

  • Connaissez-vous la mâchoire de Norman Bates ?Que se passe-t-il réellement chez Ernie ?Pourquoi le théâtre est-il l'endroit idéal pour mourir ?Quel rapport entre Charlie et Charlie ?L.B. Jefferies est-il aveugle ?Qui est le vrai coupable ?Une nouvelle traduction et édition de l'ouvrage-culte d'une figure majeure de la pensée contemporaine.Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Lacan sans jamais oser le demander à Hitchcock revisite les chefs-d'oeuvre d'Hitchcock à travers les concepts de la pensée de Jacques Lacan : Vertigo, L'Homme qui en savait trop, Psychose, La Mort aux trousses... Le titre, inspiré de Woody Allen, reflète également la méthode provocatrice de ce grand livre: comprendre le cinéma via la psychanalyse, mais aussi la psychanalyse via le cinéma !Slavoj Zizek a dirigé cet ouvrage collectif réunissant de nombreux auteurs dont notamment le grand philosophe américain Fredric Jameson.

  • Présenter à un lecteur non spécialiste la pensée de Jacques Lacan est déjà un pari risqué. Mais le faire à travers le prisme du cinéma hollywoodien, et - inversement - traiter de la culture populaire par le prisme de la pensée lacanienne, voilà qui semble tenir de la gageure. Et pourtant Slavoj Zizek la tient, cette gageure, et avec quel brio. Incarné dans le personnage de Charlie Chaplin dans Les Lumières de la ville, le mystérieux «objet petit a» devient tout à coup lumineux. Soudain, nous comprenons Lacan, et c'est jubilatoire.
    Mais cet ouvrage ne saurait se résumer à une tentative réussie de «vulgariser» une pensée sophistiquée. Il s'agit en fait plus profondément ici de renouveler de fond en comble la notion marxiste de «matérialisme dialectique». Zizek nous montre que Lacan permet de comprendre la vérité du système de Hegel, qui ne se trouve pas dans l'aboutissement qui met un terme au mouvement de l'être et de l'histoire, mais dans la mobilité infi nie qui institue au coeur des choses une différence à la fois minimale et essentielle. C'est par conséquent à une modifi cation radicale de notre vision de la structure du réel, c'est-à-dire à une nouvelle manière d'être réaliste, qui suppose le refus d'accepter les choses telles qu'elles sont, qu'en appelle Slavoj Zizek. Quiconque rejette l'idée que le capitalisme se confondrait avec le réel gagnera beaucoup à découvrir, avec cet ouvrage, l'une des pensées les plus innovantes et excitantes de l'époque.

  • Dans un court essai écrit à chaud, le philosophe slovène Slavoj Zizek revient sur les attentats perpétrés le 7 janvier 2015 dans les bureaux de Charlie Hebdo. Les terroristes sont-ils de vrais fondamentalistes ? Quel est leur rapport à la modernité ? Et si les idées véhiculées par l'islam radical portaient déjà la marque d'une défaite idéologique face au modèle occidentalo-capitaliste ? Qu'a à nous dire la psychanalyse lacanienne du voile ? Dans des pages incisives et roboratives, Zizek met en perspective un événement encore largement impensé.

  • Moins que rien

    Slavoj Zizek

    • Fayard
    • 3 Juin 2015

    La modernité a commencé et se terminera avec Hegel. Au cours des deux derniers siècles, la philosophie occidentale s'est développée dans l'ombre du philosophe de la transition historique vers la modernité et chaque nouveau penseur a essayé en vain de se soustraire à son influence. Aujourd'hui, alors que le capitalisme mondial menace de sombrer dans le chaos, nous entrons dans une nouvelle période de transition. C'est pourquoi il est impératif non pas seulement de revenir à Hegel, mais de répéter ses exploits et de surmonter ses limites. Grand oeuvre de Slavoj i ek, Moins que rien propose de relire Hegel à travers Lacan et vice versa. La psychanalyse et la dialectique hégélienne réapparaissent ainsi sous une forme nouvelle et inattendue qui permet de saisir les grands événements contemporains, du capitalisme global à la physique quantique.

  • Connaissez-vous la mâchoire de Norman Bates ? Que se passe-t-il réellement chez Ernie ? Pourquoi le théâtre est-il l'endroit idéal pour mourir ? Quel rapport entre Charlie et Charlie ? L.B. Jefferies est-il aveugle ? Qui est le vrai coupable ? Tout ce que vous... revisite les chefs-d'oeuvre d'Hitchcock à travers les concepts de la pensée de Jacques Lacan : Vertigo, L'Homme qui en savait trop, Psychose, La Mort aux trousses...Le titre, inspiré de Woody Allen, reflète également la méthode provocatrice de ce grand livre : comprendre le cinéma via la psychanalyse, mais aussi la psychanalyse via le cinéma ! Slavoj Zizek a dirigé cet ouvrage collectif réunissant de nombreux auteurs dont notamment le grand philosophe américain Fredric Jameson.

  • Pandemic!

    Slavoj Zizek

    • Polity
    • 20 Mai 2020

    As an unprecedented global pandemic sweeps the planet, who better than the supercharged Slovenian philosopher Slavoj ?i?ek to uncover its deeper meanings, marvel at its mind-boggling paradoxes and speculate on the profundity of its consequences?
     
    We live in a moment when the greatest act of love is to stay distant from the object of your affection. When governments renowned for ruthless cuts in public spending can suddenly conjure up trillions. When toilet paper becomes a commodity as precious as diamonds. And when, according to ?i?ek, a new form of communism - the outlines of which can already be seen in the very heartlands of neoliberalism - may be the only way of averting a descent into global barbarism.
     
    Written with his customary brio and love of analogies in popular culture (Quentin Tarantino and H. G. Wells sit next to Hegel and Marx), ?i?ek provides a concise and provocative snapshot of the crisis as it widens, engulfing us all.

  • Violence

    Slavoj Zizek

    L'avènement du capitalisme, voire de la civilisation, cause-t-il plus de violence qu'il n'en empêche ? Existe-t-il de la violence dans la simple idée du « voisin » ? Et se pourrait-il que la forme d'action la plus appropriée contre la violence soit aujourd'hui de la contempler, de penser ? Dans cet appel passionné à la prise de conscience, Zizek pose son regard implacable sur nos démocraties capitalistes et les soulèvements qui les ont marquées ces dernières années (émeutes des banlieues parisiennes en 2005, ou violences suivant l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans).
    Il explore les régimes totalitaires sanglants du siècle dernier et cette violence qualifiée de « divine ». En s'appuyant sur les cultures académique et populaire, Kant, Lacan, les blagues, la littérature et le cinéma contemporains, cet ancien universitaire, devenu icône philosophique, discute la violence inhérente à la mondialisation, au capitalisme, aux fondamentalismes et au langage. Cet ouvrage confirme sa position parmi les plus érudits, et les plus incendiaires, des penseurs actuels.

  • La parallaxe

    Slavoj Zizek

    • Fayard
    • 16 Avril 2008

    La parallaxe est le déplacement apparent d'un objet que provoque un changement du point d'observation.
    Le philosophe ajoutera que la différence observée n'est pas simplement subjective. dans la terminologie hégélienne, on dira plutôt que le sujet et l'objet sont en fait intrinsèquement " médiatisés " si bien qu'un changement épistémologique dans le point de vue du sujet traduit toujours un changement ontologique dans l'objet lui-même. on connaît aujourd'hui toute une série de parallaxes, dans des domaines très différents.
    Dans la physique quantique (la dualité de l'onde et du corpuscule) ; dans la neurobiologie (l'écart entre le cerveau et la pensée) ; la parallaxe de la différence ontologique la discordance entre l'ontique et l'ontologique ; la parallaxe du réel (le réel lacanien n'a aucune positivité substantielle, il est juste l'écart entre la multiplicité des points de vue qui le visent) la parallaxe de l'inconscient, qui commande l'absence de mesure commune entre les deux aspects de l'édifice théorique de freud l'interprétation des formations de l'inconscient et la théorie des pulsions ; et enfin la parallaxe politique, dont le vieux nom est " lutte des classes ".
    Finalement, ce livre tente de renouveler le matérialisme dialectique, tout en restant fidèle au projet communiste.

  • Ces quatre textes sont des variations, au sens musical, qui ont pour thème le sujet et la subjectivité. Leur grande originalité est de mettre en lumière la richesse et les virtualités trop souvent méconnues de la définition cartésienne du sujet. Slavoj Zizek explore la profondeur inépuisable ce que l'on nomme une « subjectivité ». Il le fait à partir de réflexions sur les sciences cognitives, la différence sexuelle, Lacan, Beckett, le cyberespace. Une préface de l'éditeur replace ces quatre essais dans la pensée d'ensemble de Slavoj Zizek et fournit au lecteur quelques éclaircissements conceptuels pour l'aider dans sa lecture.

  • Le spectre rode toujours

    Slavoj Zizek

    • Nautilus
    • 16 Septembre 2002

    Après la chute du mur de berlin, le marxisme a peut-être été enterré un peu trop vite.
    Pourtant, dans sa version troisième millénaire, ultralibérale et mondialiste, le capitalisme est plus sauvage que jamais, certes différemment mais au moins autant qu'à l'époque oú marx rédigeait le manifeste du parti communiste. dans deux essais décapants, l'auteur confronte les problèmes du monde actuel avec les principaux concepts marxistes afin de vérifier s'ils restent toujours pertinents. et si marx n'avait pas tout faux ?.

  • La fameuse question posée par Freud, " Que veut la femme ? ", semble pouvoir être parfaitement transposable à l'énigme de ce que veut l'Europe unie.
    Slavoj Zizek prend à rebours l'idée courante d'une Europe déroutée, mise en difficulté par le dynamisme économique des Etats-Unis et des pays asiatiques, et met l'accent sur le fait qu'elle constitue notre seule chance si nous ne souhaitons pas vivre dans un monde se réduisant à la seule alternative entre la version nord-américaine et la version chinoise du capitalisme. Dès lors, quel est le coeur de cet héritage européen que nous nous devons absolument de défendre ? Slavoj Zizek vient nous rappeler que les racines judéo-chrétiennes de l'Europe sont à l'origine de la notion d'universalisme, une notion qui se voit en fait aujourd'hui bien plus menacée par la globalisation que les particularismes locaux.
    Il nous rappelle par ailleurs que le legs de la Grèce ancienne reste la source incontournable de tout potentiel de politisation démocratique. Ce sont ces deux grands apports pour notre civilisation qu'il s'agit aujourd'hui de défendre.

empty