Nadeije Laneyrie-Dagen

  • L'étoile brisée Nouv.

    Dans la Cantabrie du XVe siècle, un massacre antijuif s'annonce. Pour sauver ses deux fils, un couple les envoie sur les routes. Leurs chemins les conduisent à travers l'Europe de la Renaissance, en Afrique du Nord et jusqu'en Amérique. Ils croisent une esclave canarienne devenue la maîtresse puis l'épouse de son maître, un marchand siennois voyageant entre Blois, Séville et Londres, une demoiselle d'honneur aux moeurs assez libres, des ecclésiastiques peu recommandables, et une foule d'individus aussi singuliers qu'émouvants.
    L'un devient marin et cartographe, intime d'Amerigo Vespucci - le navigateur dont le nom fut donné au Nouveau Monde -, l'autre médecin de Luther - le réformateur et initiateur du protestantisme - en Allemagne.
    Au terme de cette fresque historique captivante, riche en péripéties et en passions, parviendront-ils à se rejoindre ?

  • Pourquoi une histoire générale de l'art aujourd'hui ? Parce que chaque époque a ses raisons de regarder les oeuvres, parce qu'elle pose à l'art les questions qu'elle pose au monde, la présente histoire veut prendre en compte les interrogations qui sont nôtres.
    Pourquoi une histoire de l'art " pour tous " ? C'est une histoire qui se veut destinée à tous : elle est à la fois exigeante et pédagogique, mais elle refuse tout élitisme. Une histoire qui se pose la question de savoir quel plaisir et quel bénéfice les hommes et les femmes d'aujourd'hui peuvent trouver à la rencontre avec des oeuvres créées il y a des millénaires ou à l'autre bout de la Terre ou aujourd'hui.
    À la recherche du sens : apprendre à lire les formes. A l'âge d'internet, vouloir réunir une immense collection d'images ou délivrer un savoir prétendument exhaustif n'a pas de sens. Chercher à retrouver la signification des formes, mettre en évidence les simultanéités, les parentés, les causes ou les effets, cela paraît en revanche légitime. Ce livre se revendique comme une synthèse. Il invite le lecteur à découvrir à la fois les grandes fonctions de l'art, mais aussi la diversité des formes possibles de la création et les corrélations qui peuvent les unir.
    Enrichir le regard : un dispositif concerté permet des allers et retours entre le texte, les commentaires et les images, tout au long de l'ouvrage. Découvrant, sur des millénaires, les échanges et les redécouvertes, d'une civilisation à l'autre, d'un continent à l'autre, le lecteur apprendra à confronter, ne serait-ce que pour mieux les différencier, des productions d'époques ou de lieux qu'il n'aurait pas songé à rapprocher.

  • Billet, pièce de monnaie, lettre de change, carte de crédit, action boursière, lingot peints, en marbre, porcelaine, bois doré, acier ou encore flottants dans un aquarium : la représentation de l'argent est omniprésente dans les oeuvres d'art. Le présent ouvrage l'étudie dans le long terme, depuis la résurgence de la monnaie métallique à la fin du Moyen Âge jusqu'à l'époque actuelle, en envisageant l'Occident, l'Europe tout d'abord, puis l'Amérique quand celle-ci, conquise et modernisée, se convertit au numéraire.
    Durant ces siècles, la situation démographique, économique, sociale, technologique, fiduciaire change : la peinture se modifie au gré des styles et sa place même dans la création n'est plus la même : elle n'est plus aujourd'hui le medium dominant et dès lors sont examinées les installations, la photographie et l'image mouvante - le cinéma ou la vidéo - ainsi que le point de vue des artistes femmes.

  • Tout visiteur d'exposition, tout étudiant, tout spectateur attentif de la peinture, se trouve confronté aux mêmes questions quand il regarde un tableau : à quelle époque a-t-il été peint ? Par qui ? Que raconte-t-il ? Quels moyens le peintre a-t-il utilisés pour susciter le plaisir, l'émotion ?
    LIRE LA PEINTURE, DANS L'INTIMITÉ DES OEUVRES, répond à ces questions et propose au lecteur une manière d'approcher les oeuvres, de les sonder. Cette grille de lecture est organisée en six grandes étapes : la carte d'identité, le sujet, la composition, le dessin et la couleur, la figure humaine, les styles. L'iconographie et son commentaire jouent un rôle fondamental dans cet ouvrage. Des gros plans soulignent l'importance de certains détails et des tracés révèlent les principes de construction des oeuvres.
    LIRE LA PEINTURE, DANS L'INTIMITÉ DES OEUVRES, distingué pour ses qualités pédagogiques, est un ouvrage indispensable aussi bien pour les amateurs que pour les enseignants et étudiants en arts plastiques ou en histoire de l'art.

  • Invité en France par François Ier, Léonard de Vinci, âgé, malade, traverse les Alpes à l'automne 1516. Durant le voyage, la caisse contenant la Sainte Anne (aujourd'hui conservée au Louvre) est égarée. Le tableau, qui est une commande royale, doit absolument être retrouvé. Arrivé à Amboise, Léonard, qui n'a plus la force de peindre une telle oeuvre, envoie un de ses disciples à sa recherche. En parallèle, il supervise une nouvelle version, réalisée de mémoire par un autre membre de son atelier, au cas où l'original serait définitivement perdu. Quelques mois après la mort de Léonard, une troisième version va apparaître...

  • étudiants mais aussi des amateurs d'histoire de l'art, Le métier d'artiste - dans l'intimité des ateliers place le lecteur au coeur du quotidien des artistes et de la création, pour le faire accéder à une contemplation encore plus intime et à une meilleure compréhension des oeuvres.
    Une gradation chronologique lui permet de visiter successivement l'atelier médiéval (celui de la création collective), d'entrer dans l'intimité des artistes de la Renaissance (premier moment d'une création solitaire), de partager les préoccupations, les aspirations des peintres au temps des académies, puis leurs révoltes au XIXe siècle, et enfin de traverser l'aventure toujours périlleuse des avant-gardes, durant le XXe siècle.
    Ouvrage pédagogique essentiel pour tout visiteur d'exposition, tout étudiant ou amateur de beaux-arts, Le métier d'artiste - dans l'intimité des ateliers est abondamment illustré et émaillé d'anecdotes et de citations, qui offrent un panorama vivant et savoureux de l'histoire de l'art.

  • Le sujet de ce livre n'est pas la peinture animalière. Il s'agit d'un essai illustré sur la place, la fonction et la symbolique de la représentation de l'animal dans le champ pictural, de la Renaissance au XIXe siècle. Comprendre pourquoi un animal est présent dans une oeuvre où nulle habitude ne l'impose à priori. Dans la lignée de Daniel Arasse, Nadeije Laneyrie-Dagen vise ici à approfondir la compréhension des oeuvres à travers une observation du détail, une "microhistoire" de l'art dans laquelle se confronte le voir et les savoirs (histoire, esthétique, technique ...).
    Dans une langue alerte et aussi précise que l'impose son approche, elle offre au lecteur une sensibilisation du regard et des clés de compréhension sur un motif important de la peinture occidentale.

  • A la fin du Moyen Age, au début de la Renaissance, un système mental succède à un autre. Le monde cesse d'être pensé de façon théorique. Il est examiné et commence à être compris par l'observation. Les peintres jouent un rôle fondamental dans cette mutation. A partir du XIVe siècle, Giotto, Ambrogio Lorenzetti, puis les Limbourg, Jan Van Eyck, enfin Dürer et Léonard de Vinci, se donnent pour objet d'imiter les choses qui les entourent. Ils n'évoquent plus l'Eau, l'Air, la Terre ou le Feu - éléments abstraits - mais ils distinguent la vague, le torrent, la goutte, le lac; ils représentent les nuages, si divers, et les vents, rapides ou tranquilles; ils montrent les boues, les rochers, la flamme dans la cheminée ou l'incendie qui ravage les maisons. Les oeuvres que ces artistes peignent favorisent une prise de conscience: celle de la beauté du monde mais aussi de sa fragilité. Le sentiment de la nature naît peut-être à ce moment, de cette crise visuelle qui est une crise européenne. L'objet de ce livre est d'explorer les origines du genre du paysage; il est aussi, et plus profondément, de chercher les racines de notre monde moderne, que hantent les questions d'environnement et la peur d'un changement où sombrait la nature.

  • Invité à Amboise, Léonard de Vinci, âgé, malade, traverse les Alpes à l'automne 1516.
    Durant le voyage, la caisse contenant la Sainte Anne (aujourd'hui conservée au Louvre) est égarée... Par quelle main, dans quel but, peut alors avoir été peint le tableau, reproduit sur la couverture de ce livre, qui ressemble si fort à l'oeuvre pour un temps perdue ? Et pourquoi, dans les mêmes années, voit-on apparaître une version de la Joconde où le modèle est nu ? Explorant les hypothèses autour de ces mystères, l'auteure, en romancière, en historienne, fait revivre le quotidien de Léonard, les secrets de son atelier, et ses rapports complexes avec le jeune François ler.

  • Peindre un tableau c'est, souvent, raconter une histoire. C'est aussi, quelquefois, en raconter plusieurs. Doit-il représenter une Vierge ou une scène amoureuse ? L'artiste se laisse à l'occasion détourner par un détail : un motif qui l'enchante et auquel il consacre le meilleur de son talent. Ce motif peut être un accessoire : bouquet de fleurs, bijou, tapis à la géométrie compliquée, chat qui joue à faire ses griffes... Le peintre peut s'attarder sur une anecdote secondaire, se délecter à définir une forme particulière, la remplir de couleur et faire d'un simple détail le révélateur de toute l'intrigue. De plans en plans, de motifs symboliques en détails furtifs, des peintures que l'on croyait connues, ainsi vues, prennent une saveur inédite. Les redécouvrir, les connaître autrement: tel est l'objet de ce livre qui se promène dans une centaine des plus grands chefs-d'oeuvre du musée du Louvre.

  • Un vaste panorama des évènements qui ont façonné le monde, de la naissance de Jésus Christ au débat sur la Constitution européenne en 2005.

  • Situé dans la continuité d'un premier volume (Lire la peinture: dans l'intimité des oeuvres)oeuvresconnu un large succès auprès des enseignants et des étudiants mais aussi des amateurs d'histoire de l'art, Lire la peinture: dans le secret des ateliers place le lecteur au coeur du quotidien des artistes et de la création, pour le faire accéder à une contemplation encore plus intime et à une meilleure compréhension des oeuvres.
    Une gradation chronologique lui permet de visiter successivement l'atelier médiéval (celui de la création collective), d'entrer dans l'intimité des artistes de la Renaissance (premier moment d'une création solitaire), de partager les préoccupations, les aspirations des peintres au temps des académies, puis leurs révoltes au siècle, et enfin de traverser l'aventure toujours périlleuse des avant-gardes, durant le XXe siècle.
    Ouvrage pédagogique essentiel pour tout visiteur d'exposition, tout étudiant ou amateur de beaux-arts, Lire la peinture: dans le secret des ateliers est abondamment illustré et émaillé d'anecdotes et de citations, qui offrent un panorama vivant et savoureux de l'histoire de l'art.

  • Tout visiteur d'exposition, tout étudiant, tout spectateur attentif de la peinture, se trouve confronté aux mêmes questions quand il regarde un tableau: à quelle époque a-t-il été peintoe Par quioe Que raconte-t-il ? Quels moyens le peintre a-t-il utilisés pour susciter le plaisir, l'émotionoe LIRE LA PEINTURE, tome 1 - DANS L'INTIMITÉ DES oeUVRES répond à ces questions et offre au lecteur une manière d'approcher les oeuvres, de pénétrer dans leur intimité. Cette grille de lecture est organisée en six grandes étapes: " La carte d'identité", "Le sujet", "La composition", "Le dessin et la couleur", " La figure humaine ", " Les styles". L'iconographie et son commentaire jouent un rôle fondamental dans cet ouvrage. Des gros plans soulignent l'importance de certains détails et des tracés révèlent les principes de construction des oeuvres. LIRE LA PEINTURE, tome 1 - DANS L'INTIMITÉ DES oeUVRES, distingué pour ses qualités pédagogiques, est un ouvrage indispensable aussi bien pour les amateurs que pour les enseignants et étudiants en arts plastiques ou en histoire de l'art. Il est prolongé par un second tome, consacré aux artistes et à leur métier, intitulé LIRE LA PEINTURE, tome 2 DANS LE SECRET DES ATELIERS.

  • Rubens

    Nadeije Laneyrie-Dagen

    • Hazan
    • 8 Octobre 2003

    Aucune monographie récente sur Rubens n'est disponible en librairie. Cette lacune va être comblée par cette étude très fouillée, et novatrice à plus d'un égard, qui confronte carrière et tempérament créatif chez un des artistes majeurs des temps baroques perçu comme l'incarnation du dynamisme et de l'esprit d'entreprise.

    En apparence, rappelle Nadeige Dagen, Rubens n'a rien négligé pour embrasser son temps, explorer tous les courants artistiques (assimilés durant un long séjour à Rome), approcher une clientèle princière et royale, se hisser au rang d'homme de cour et de diplomate comme un Titien jadis dont à plus d'un égard il a fait son modèle. Et pourtant, aucun honneur ne le détournera, à l'inverse d'un Vélazquez de se consacrer à son art. Cet art, l'auteur l'envisage à travers un portrait intellectuel de Rubens qui remet à l'honneur ses curiosités scientifiques, décrit son énergie à la tâche, son immense capacité d'assimilation et d'organisation en analysant la "fabrique Rubens", objet d'une approche extrêmement riche et suggestive dans l'ouvrage.

    L'atelier peut apparaître à cet égard comme une PME mais Rubens saura toujours garantir l'unité de style à ces créations collectives auxquelles travaillaient spécialistes des animaux, spécialistes du paysage ou de la nature morte d'après ses esquisses, elles-mêmes de sa main mais tout aussi bien générées par des emprunts à l'Antiquité ou à d'autres artistes, vivants ou morts. Une telle pratique, souligne l'auteur, indique une conception de l'art qui est moins affaire « d'identité", que d'assemblage, moins le résultat d'une inspiration immédiate (nous ne sommes pas encore chez les Romantiques) que celui d'une série d'opérations, d'états toujours susceptibles d'être changés ou améliorés. Pour naître, le chef d'oeuvre requiert une somme talents (d'où qu'ils viennent) dont Rubens assure la synthèse.

    Ainsi voient le jour les immenses cycles de tapisserie ou de décorations comme la Galerie de Médicis (Louvre), Bankerting House (Londres) et les grandes compositions religieuses (Descentes de Croix, Assomption) à la postérité innombrable dans le fervent climat de reconquête des Pays-Bas par la Contre-Réforme. D'où l'importance, dans cette division du travail qui va s'opérer souvent, en l'absence du maître, en mission ou en voyage à l'étranger, des dessins préparatoires et des esquisses remises aux assistants et enfermées chaque soir et qui l'auteur les interroge attentivement ( illustrations à l'appui), constituent le véritable laboratoire de la création.

    L'énergie de la vie, son mouvement perpétuel, sa circulation jusqu'à la véhémence entre les différents règnes de la Nature (Les Chasses), tout cela réunit dans une même poétique et une même approche plastique le goût de Rubens pour le paysage (souvent négligé par les spécialistes), pour les lions, les chevaux et surtout pour le corps humain, dépeint jusque dans la chair intime de ses épouses (La petite pelisse), alors que le portrait chez lui (en dehors de celui de ses proches) restera une activité alimentaire ou de marketing pour se gagner de nouvelles clientèles.

  • Si la vieillesse est aujourd'hui un âge qui dure, elle regroupe des expériences différentes. Ce qui amène à réfléchir aux vieillesses plutôt qu'à la vieillesse. Les travaux sur la ou les vieillesse(s) sont nombreux en médecine ou en sociologie, mais la réflexion sur le grand âge de l'artiste reste balbutiante. Qu'est-ce que l'âge fait à la création?? Celle-ci est-elle soumise à une continuité biographique comme le relatent les vies d'artiste?? Les créations ultimes sont-elles marquées par le déclin physique??
    Ce volume tente de répondre à ces questions en croisant les disciplines et les champs, de l'histoire de l'art à la sociologie, de la neurologie à la psychanalyse, et en se donnant une ample périodisation, de la Renaissance à nos jours. L'ouvrage s'ouvre sur les modes critiques généraux d'appréhension des oeuvres tardives. Suit une analyse des conditions de la création et de ses difficultés chez un certain nombre d'artistes âgés. Des formes spécifiques de l'autoportrait (Rembrandt, Ingres, Dix), l'insistance sur les transformations du corps chez des artistes femmes (ORLAN, Cindy Sherman), la répétition ou le retour à des motifs antérieurs (Le Greco, Delacroix), ou encore des jeux avec la mort (Duchamp) illustrent la diversité des attitudes et des démarches. Complément à cette approche, la réception de ces oeuvres tardives est étudiée dans la qualification des «?errements?», qu'il s'agisse du tremblement de la main de Poussin ou de la «?peinture aux doigts?» du Titien et, tout simplement, de la qualité. Le volume s'ouvre, dans la dernière partie, à l'âge en scène et à l'écran.

  • Entre septembre et novembre 2014, Bettina Rheims, encouragée par Robert Badinter, photographie des femmes incarcérées au sein de quatre établissements pénitentiaires français. Cette série intitulée «Détenues» rassemble plus d'une soixantaine de portraits, reproduits dans cet ouvrage.
    Ce travail photographique s'inscrit pleinement dans le cadre des recherches que mène Bettina Rheims depuis plus de trente-cinq ans en explorant de multiples angles et territoires, en questionnant les conventions et les a priori pour interroger la construction et la représentation de la féminité. Après avoir photographié ses modèles, célèbres ou inconnues, dans des lieux fermés, souvent exigus, Bettina Rheims a souhaité aller à la rencontre de femmes contraintes à vivre dans ces lieux de privation de liberté pour essayer de comprendre leur quotidien, de quelle manière elles imaginaient leur féminité loin des leurs, dans des conditions matérielles difficiles. Pour les séances de pose, chaque établissement a mis à disposition une pièce qui est devenue le temps du projet un studio improvisé. Chacune des modèles avec l'autorisation préalable de l'administration pénitentiaire et celle du juge d'application des peines, s'est présentée au studio. Pour se faire coiffer et maquiller si elle le désirait. Retrouvant ainsi un peu de cette estime de soi, bien souvent égarée dans ces lieux de détention où rien n'est fait pour elles. Le texte «Fragments» est une fiction construite à partir de souvenirs de ces rencontres. Le récit d'une attention davantage portée sur les émotions suscitées par ces femmes que sur des propos qui auraient été entendus.

  • La représentation de l'enfance accompagne l'histoire de la peinture depuis le Moyen Âge. Des tableaux d'église aux tableaux de Salon, les artistes ont brossé tous les visages de l'enfance : enfants divins de la peinture religieuse ou mythologique, petits princes de l'art de cour, anges du foyer de la peinture de genre, enfant modèle du portrait de famille, sans compter tous les irréguliers de l'enfance qui n'ont pas moins intéressé les artistes, petits gueux et petits bâtards, enfants surnaturels ou démoniaques, cancres et révoltés. Cette place dévolue à l'enfance conduit à s'interroger sur les fonctions mêmes de la peinture, sur son évolution du sacré au profane et du profane à l'intime, sur son implication dans la formation des identités sexuelles et dans les pratiques éducatives, sur sa quête de naïveté primitive. Figure incontournable de la peinture, l'enfant est une grande question pour l'histoire de l'art. À travers plus de 130 artistes, du XIVe siècle à nos jours, une étude sans précédent sur le sujet.

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