Mickael Nichanian

  • Dans cet ouvrage sont présentés les grands enjeux du génocide arménien, et plus largement de ce que le langage diplomatique a nommé la « question arménienne ». Pour bien comprendre les racines du processus génocidaire, l'auteur remonte au début du règne du sultan Abdülhamid (1876-1909) et aux massacres de 1894-1896, qui provoquèrent la mort de plus de 100 000 Arméniens d'Anatolie sans réaction militaire de la part des Puissances européennes. Le régime constitutionnel qui succède en juillet 1908 à celui du sultan, sous la pression des officiers jeunes-turcs, est en théorie fondé sur l'égalité de tous les peuples de l'empire, mais il débouche très vite, dès avril 1909, sur les massacres de Cilicie durant lesquels plus de 20 000 Arméniens trouvèrent la mort. La montée des périls et des nationalismes qui touche également les élites ottomanes, notamment au cours des guerres balkaniques de 1912-1913, radicalise leurs positions idéologiques et incite les dirigeants jeunes-turcs à s'engager dans la guerre aux côtés de l'Allemagne pour se débarrasser de la tutelle des Puissances dans les affaires intérieures ottomanes. La destruction d'1,2 million d'Arméniens (sur 1,9 million) constitue un des aspects majeurs de cette politique d'émancipation, dans la mesure où ils sont considérés comme des agents infiltrés au service de puissances étrangères. Le processus génocidaire met ainsi en lumière l'aspect totalitaire de la politique jeune-turque, à la fois dans sa gestion de l'État et dans son projet de société devant aboutir à la naissance d'un « homme nouveau » turc par la destruction de toutes les populations non musulmanes d'Anatolie.

  • La première historiographie moderne sur Byzance a longtemps considéré l'histoire de l'Empire romain d'Orient après le VIIe siècle comme la lente agonie d'un organisme décrépit. Depuis un demi-siècle, l'image de Byzance a changé. C'est d'abord une formidable capacité de rebond militaire et administratif après les désastres du VIIe siècle qui a été mis au crédit de l'Empire byzantin. Puis, plus récemment, des progrès économiques et sociaux très nets entre le VIIIe et le XIIe siècle ont également été mis en évidence et ont permis de mettre cette histoire en cohérence avec l'évolution du pourtour méditrrranéen.
    Ce Guide fournira aux étudiants l'essentiel des références bibliographiques permettant de traiter le sujet et leur proposera des démarches de travail à partir des thèmes retenus. Il ne s'agit pas d'un précis mais d'une bibliographie sélective raisonnée, mise en forme et ordonnée.

    Mikaël Nichanian, agrégé-normalien et docteur en histoire, est membre-associé du Centre d'histoire

  • Les civilisations se forgent dans les crises et byzance au viie siècle vit la grande crise de son histoire.
    L'empire, romain et chrétien, échappe alors de peu à la disparition complète. grâce à ses atouts, son armée, son etat et une idéologie solide, l'empire connaît un rétablissement économique et social inespéré. etat le plus faible de la méditerranée en 800, il redevient le plus puissant et le plus prometteur au xie siècle jusqu'à l'arrivée de nouveaux conquérants, orientaux en 1071, occidentaux en 1204.

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