Max Aub

  • Crimes exemplaires

    Max Aub

    • Libretto
    • 3 Février 2011

    Max Aub publie Crimes exemplaires au Mexique en 1956, et depuis, ce petit brûlot est devenu un classique de l'humour noir, considéré par ses aficionados comme un livre culte.
    L'auteur passe en revue cent trente assassinats commis en toute bonne foi. Des crimes motivés par la nécessité : " Je l'ai tué parce qu'ils m'ont donné vingt pesos pour que je le fasse " ; l'exaspération : " Je voulais un fils, Monsieur ! À la quatrième fille je l'ai tuée " ; l'amour : " - Plutôt mourir ! me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c'était lui faire plaisir "...
    Cynisme, férocité et drôlerie se mêlent dans ce florilège de confessions fantaisistes et affûtées... comme des lames de couteau.

    " Humour de styliste, qui aiguise les pointes et envenime le dard, à la manière de Swift ou celle de Borges...
    Un éclat de diamant. " PIERRE LEPAPE, LE MONDE

  • Manuscrit corbeau

    Max Aub

    Un mystérieux corbeau au prénom biblique et à l'attitude prophétique, Jacob, tente de décrire et de comprendre les moeurs et les coutumes de l'être humain (« cet animal qui s'enrhume »).
    Et plus encore que de s'intéresser simplement à la société humaine, l'oiseau au bec dur et à la plume noire observera la vie dans le camp de concentration du Vernet, situé sur le bord de la route Nationale 20, au nord de Pamiers en Ariège.
    Dès 1939, suite la défaite de la République espagnole, furent emprisonnés dans ce camp d'internement français 12 000 combattants espagnols de la Division Durruti. A la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, les étrangers « indésirables », les intellectuels antifascistes, les membres des Brigades internationales furent également internés au Vernet dans des conditions terribles. Elles seront décrites par l'écrivain Arthur Koestler - lui-même interné au Vernet d'octobre 1939 à janvier 1940 - dans La Lie de la terre.
    A partir de 1942, transitent par le camp les juifs arrêtés dans la région, par l'administration de Vichy dans un premier temps, puis par les Allemands. En juin 1944, les derniers internés sont évacués et déportés à Dachau. Au total environ 40 000 personnes de 54 nationalités y ont été internées, principalement des hommes, mais des femmes et des enfants également.
    Max Aub fut interné au Vernet entre 1940 et 1941 puis déporté à Djelfa jusqu'en 1942. Tel un petit traité, au-delà de cette terrible expérience, ce récit permet à Max Aub de retracer avec un humour glaçant, avec ironie et sarcasme, le comportement des hommes et le destin tragique de la condition humaine. Max Aub en a publié une première version dans la revue Sala de Espera, en 1949 et 1950, puis une seconde version modifiée, en 1955. C'est la traduction de cette dernière que nous proposons ici.

  • Ce quatrième volet du Labyrinthe magique est une parenthèse au sein du cycle puisqu'il relate l'exode puis l'internement en France, en 1939 et 1940, des populations civiles et militaires restées fidèles à la République.
    " En vingt-trois jours de traversée, de Casablanca à Veracruz, en septembre 1942, j'ai écrit Campo francés. Les événements et les scènes sont authentiques et ce sont, je crois, les premiers mémoires écrits selon cette technique ", relève Max Aub dans l'introduction à la première édition de Campo francés en 1965. Technique qui mobilise toutes les ressources des médias (cinéma, journaux, radio) et son art des dialogues pour témoigner à chaud de la catastrophe vécue par le camp des vaincus à l'issue de la guerre civile espagnole.

  • « C'est en Espagne que les hommes ont appris qu'il est possible d'avoir raison et cependant souffrir la défaite.
    Que la force peut vaincre l'esprit et qu'il y a des moments où le courage n'a pas de récompense.
    C'est sans doute ce qui explique pourquoi tant d'hommes dans le monde considèrent le drame espagnol comme un drame personnel. » Albert Camus Dans ce deuxième volet du Labyrinthe magique, Max Aub poursuit son idée de roman à caractère fragmentaire et choral, avec accumulation de récits brefs et inclusion de nombreux personnages. Inlassable inventeur de biographies, l'auteur nous dresse le portrait intellectuel et politique de l'Espagne de la Guerre civile. La guerre y est moins un événement central qu'une toile de fond qui permet d'expliquer les comportements humains ; plus qu'une épopée sur le conflit, c'est une réflexion sur la condition humaine.
    L'action se déroule ici de juillet à novembre 1936 (défense de Madrid et le célèbre ¡ No pasarán !) et se clôt par l'arrivée des Brigades internationales.

  • « C'est en Espagne que les hommes ont appris qu'il est possible d'avoir raison et cependant souffrir la défaite.
    Que la force peut vaincre l'esprit et qu'il y a des moments où le courage n'a pas de récompense.
    C'est sans doute ce qui explique pourquoi tant d'hommes dans le monde considèrent le drame espagnol comme un drame personnel. » Albert Camus Le roman débute sur l'image symbolique d'un taureau de feu. Dans cette fête populaire, l'animal court toute la nuit dans les rues préalablement closes ; pris dans un labyrinthe, il n'en sortira pas vivant : à l'aube, au bord de l'agonie, il sera achevé par la foule. Le taureau est l'image de l'Espagne et le labyrinthe est celui inexorable du drame de la Guerre civile, symbole de l'enfermement infernal dans lequel se déroule cette tragédie.
    Le personnage central de cette première partie est Rafael López Serrador, un homme du peuple que l'on suit au cours des années vingt, de la chute de la monarchie à l'avènement de la IIe République jusqu'au déclenchement de la Guerre civile, le 18 juillet 1936.

  • Campo de sangre est le troisième volet du cycle romanesque Le Labyrinthe magique.
    Le roman s'ouvre et se referme sur les bombardements nationalistes qui vont secouer Barcelone des mois durant. Le conflit dure depuis un an et demi déjà et, dans le camp républicain, on reste confiant, on garde l'espoir d'une victoire sur les nationalistes, malgré la violence quotidienne et la misère qui sévit dans la population, malgré les trahisons, les luttes internes et les échecs. Le sang et la mort sont partout : le sang des combattants et le sang des innocents, la mort héroïque et la mort bête et banale, la mort au coin de la rue.

  • Impossible Sinaï

    Max Aub

    Un plaidoyer contre toutes les guerres sous la forme de petits textes retrouvés dans les sacs-à-dos de soldats arabes et israéliens morts pendant la Guerre des Six jours...
    Le contenu : Dans ce livre, Max Aub a voulu rendre compte de la Guerre des Six jours entre Israël et ses voisins arabes. Cependant, ni batailles ni mouvements de troupes ici. Uniquement des hommes simples, soldats le plus souvent, empêtrés dans leur passé, leur religion, leurs doutes, leur terre, leur espérance, confrontés à des enjeux qui les dépassent, guettés et rejoints par un destin inéluctable.
    Les auteurs : De père allemand, de mère française et de langue espagnole, Max Aub est une sorte de modèle européen malgré lui. Romancier, nouvelliste et homme de théâtre, il fut interné pendant la Seconde Guerre mondiale au camp du Vernet avant d'être déporté à Djelfa, dans le Sud algérien. Classé comme «communiste», il ne put jamais remettre les pieds en France, même sous la pression de son ami André Malraux auprès de De Gaulle. Il s'exila au Mexique, où il mourut. Grand témoin du XXe siècle, Aub ne commit qu'une erreur lorsqu'il écrivit Impossible Sinaï : celle de penser en 1970 que le confl it allait trouver une issue rapide...
    L'intérêt du livre : Quarante ans après la mort de Max Aub, trente ans après sa première parution à Barcelone, voici enfi n traduit en français Impossible Sinaï, considéré comme le testament poétique de l'auteur. Aujourd'hui, plus que jamais, ce texte résonne comme un manifeste contre toutes les guerres... La force de la fi ction littéraire des manuscrits trouvés, sa vraisemblance, la variété des points de vue, l'universalité et l'unicité de la vérité qui les réunit, conservent à Impossible Sinaï tout son intérêt, comme ne cesse de le confi rmer la situation au Moyen-Orient.

  • Toujours à l'avant-garde, Max Aub livra trois monologues précurseurs en leur temps. Le premier annonce la tragédie des Juifs dans l'Europe Allemande, le deuxième la confrontation entre l'idéologie communiste et l'empire américain, le troisième le désenchantement du monde avec le dépérissement de la croyance religieuse.

    Il n'y a pas si longtemps.
    Écrit dès 1939, ce monologue met en scène une femme juive qui vit dans un taudis de Vienne. Emma raconte de manière poignante l'assassinat de son mari en camp de concentration et la mort de leur fils pendant la guerre d'Espagne. Dans une Vienne en proie à l'antisémitisme, elle a été expulsée de son appartement et résiste avec une grande dignité à la tragédie dont elle ignore qu'elle n'en est qu'à ses prémices.

    Le discours de la place de la Concorde.
    Publié dès 1950, ce discours est prononcé par un Suisse qui s'adresse à Truman et à Staline. Mais faute de les avoir en chair et en os, l'orateur met sur l'estrade deux pantins pour les représenter.

    Le Monologue du pape.
    Parue aussi en 1950, cette confession du pape montre le souverain pontife en proie au doute qui « va et vient comme d'énormes chauves-souris à la tombée du jour ». En tête à tête avec Dieu, il lui demande, avec une fureur burlesque, de décider de la fin du monde, tout en lui reprochant d'avoir abandonné l'humanité.

  • Dans une cantina, un militaire et un avocat se disputent la même femme. Pancho Villa en personne intervient dans la dispute... Un imprimeur espagnol mécontente ses employés mexicains en refusant la bénédiction du prêtre pour la nouvelle presse... Une famille de métayers affronte la sécheresse et l'avidité de ses voisins... Avec l'aide de trois complices, un collecteur de fonds monte une escroquerie contre sa société. Mourra bien qui mourra le premier... Où l'on découvre que les Chinois ont aussi créé les poissons blancs du lac de Patzcuaro... Un propriétaire foncier s'identifie tellement à sa terre qu'elle le poursuit... Une jeune branche coupée se métamorphose en serpent dans une parabole amoureuse... Où l'on retrouve les serpents comme métaphore des exilés espagnols menant la guerre aux côtés des Mexicains contre les États-Unis... Les zopilotes attendent leurs proies : des hommes qui sont, vont être ou ont été... Un homme de paille fume sa dernière cigarette...

  • L'action se déroule à Madrid entre le 5 et le 13 mars 1939.
    Après la chute de la Catalogne en février 1939 et la fuite du gouvernement Negrin en France, la guerre est pratiquement perdue. Madrid continue de résister avec héroïsme. Plus encore que dans les autres romans du cycle, Campo del Moro foisonne de personnages : parmi les quelque 500 personnages recensés, environ le tiers sont réels, les autres sont fictifs. Il n'y a toujours pas de héros, pas d'homme exemplaire ou remarquable.
    Les personnages sont complexes, versatiles et ambigus. Pris dans la tourmente, ils font l'expérience de la vie à travers la trahison et l'intrigue, l'amour et l'infidélité, la rancoeur et la jalousie, la solitude, l'amitié...

  • Ce sixième et dernier volet du cycle est le récit des derniers jours de la guerre civile espagnole. Nous assistons à la défaite de l'armée républicaine, à la déroute de milliers de personnes, plus ou moins compromises, craignant pour leur vie. Cherchant à fuir l'avancée des troupes franquistes, des familles entières se replient sur le port d'Alicante ; ils attendent des bateaux anglais et français qui n'arriveront pas. La mer se transforme en muraille. Le 1er avril est la date fatidique qui marque la fin de la guerre et scelle le sort des "perdants". C'est un temps de dissolution, de décomposition, c'est le deuil d'un monde perdu irrémédiablement.

  • En 1945, tout semblait arrangé.
    En fait, il ne se passa rien. Quelques-uns moururent ; d'autres ayant trouvé du travail cessèrent de fréquenter le café ; d'autres enfin arrivèrent : de Saint-Domingue, du Venezuela, du Guatemala, au gré des vicissitudes de la politique caraïbe. La seule chose qui ne changeait pas, c'était le thème et le ton des discussions : Quand Franco tombera... Ça ne peut plus durer. Il faut qu'il tombe... Tu as lu que...
    C'est une question de jours...

  • Voici un livre qui, en france, pourra surprendre, éventuellement gêner ou même déplaire car il renvoie à l'un des épisodes les plus sombres de son histoire récente : les camps d'internement durant la deuxième guerre mondiale en afrique du nord.
    écrivain espagnol d'origine française et étranger indésirable, max aub (paris 1902-mexico 1973) fut prisonnier au camp de djelfa du 28 novembre 1941 au 18 mai 1942. il y écrivit une centaine de poèmes qui disent l'exil, l'injustice, la violence, la souffrance, la mort mais aussi la solidarité, la vie et l'espérance. dans son exil au mexique, l'auteur publia d'abord, en 1944, vingt-sept de ces poèmes sous le titre journal de djelfa [diario de djelfa].
    Lors de sa deuxième édition, en 1970, le recueil s'enrichit de vingt poèmes supplémentaires.

  • Sauf votre respect

    Max Aub

    " Elle était seule, dans l'encoignure d'une porte, presque en face de lui.
    Le tourbillon les séparait. Elle avait l'air perdue, elle regardait comme si elle se souvenait, en clignant les yeux pour s'habituer. Son regard balaya la salle, passa sur lui, sans s'arrêter, comme un filet de pêche qui entraîne tout. Arturo était timide, ce qui le poussa à prendre une décision, par défi envers lui-même. " Avec Max Aub, nous parcourons toute l'Espagne, depuis les terres humides de la côte Cantabrique jusqu'aux rives brûlantes du Guadalquivir, en passant par le plateau désolé de la Castille et la torpeur méditerranéenne de Valence.
    Il n'y a pas de héros dans ses récits, les personnages sont des gens ordinaires soumis au hasard des choses et à leur destin inexorable. Prisonnier de l'univers labyrinthique creusé d'une multitude de chemins qui ne mènent nulle part, l'individu se débat en vain pour trouver sa sortie. La puissance d'évocation poétique et la qualité de langage de l'auteur donnent un vif plaisir aux lecteurs de ces contes plus déconcertants les uns que les autres.
    Il y a du Villiers de l'Isle-Adam pour la veine fantastique, du Maupassant pour le pessimisme tranquille et du Zuñiga pour les évocations de la guerre civile.

  • Découvrez le scénario du film Los Olvidados
    Evadé d'un centre de redressement, El Jaibo, jeune Mexicain laissé à lui-même, prend la tete d'une bande de jeunes délinquants de Mexico...

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