Marieke Louis

  • En 1999, le Directeur Général du Bureau International du Travail présente son rapport intitulé "Un travail décent". Dix ans après, cette expression figure partout : du simple rapport du BIT aux objectifs du millénaire pour le développement, en passant par le G20. Une coalition inédite de syndicats et d'ONG internationaux, "l'Alliance pour le travail décent", organise une campagne transnationale de soutien à l'agenda de l'OIT. Comment rendre compte des évolutions et en analyser la portée ?

  • Analyse des firmes multinationales considérées comme un processus économique, politique et social au coeur de la mondialisation à travers une approche pluridisciplinaire croisant les travaux d'économistes, de politistes, de sociologues, de juristes et de géographes. L'objectif est de comprendre les fondements de leur pouvoir et de proposer des moyens de régulation.

  • La montée en puissance des acteurs non gouvernementaux constitue un redoutable défi pour les organisations internationales. Bureaucrates et diplomates, autrefois protégés par les enceintes des institutions, doivent aujourd'hui composer avec des mouvements et des organisations qui se mobilisent dans l'espace mondial au nom de la "société civile".

    À New York, Washington, Genève ou Paris, les grandes conférences multilatérales et les secrétariats internationaux deviennent ainsi de véritables écosystèmes dans lesquels gravitent des coalitions d'ONG, des mouvements de citoyens, des entrepreneurs de morale, des fondations, des organisations professionnelles, identitaires ou confessionnelles qui pèsent, de multiples manières, sur les choix des gouvernements.

    Les auteurs réunis dans cet ouvrage proposent une sociologie politique des organisations internationales. À partir de différents cas d'études (Nations Unies, Banque mondiale, OMC), ils explorent les dynamiques d'ouverture institutionnelle du système multilatéral. Les assemblées politiques et les administrations, exposées à la pression des acteurs transnationaux, mettent en place des mécanismes de participation dans le but de mieux organiser et canaliser l'expression des demandes sociales sur la scène internationale. Tenues d'opérer un "tournant social", les institutions internationales apprennent ainsi à intervenir dans une société mondiale de plus en plus complexe, ouverte et fragmentée.

    Publié avec le soutien du Centre Européen de Sociologie et de Science Politique, l'université Paris 1- Panthéon Sorbonne et du laboratoire Pacte de l'université Grenoble Alpes.

  • La représentativité est un élément fondamental et controversé de la légitimité de toute organisation, y compris des organisations internationales. Cet ouvrage explore les significations et les usages de la représentativité pour les États, les organisations syndicales, patronales et d'autres organisations non gouvernementales qui constituent l'Organisation internationale du Travail, et montre comment cette institution a conçu, justifié et réformé les fondements de sa représentation sur près d'un siècle.

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