Lydwine Scordia

  • Louis XI aurait-il provoqué la mort de son père, Charles VII, et cherché à se débarrasser de son fils, le futur Charles VIII ? Quelles relations entretenait-il avec sa femme, avec ses filles, avec ses maîtresses ? Ses incartades, ses fantaisies vestimentaires étaient-elles compatibles avec la dignité que l'on attend d'un souverain ?
    Adepte d'un humour brutal, voire cynique, faisant ostensiblement fi des honneurs, manifestant son impatience lors des cérémonies, cruel avec ses adversaires comme avec ses anciens favoris, préférant payer ses ennemis plutôt que les affronter, Louis XI a dès le XVe siècle suscité une légende noire qui fit de lui l'exact inverse du roi chevalier des temps anciens.
    Point par point, retour sur ces rumeurs et ces faits vrais qui ont nourri tous les fantasmes.

  • Louis XI (1461-1483), « l'universelle araignée », reste un des rois de France les plus célèbres de l'histoire, son terrible règne étant généralement contrebalancé dans l'opinion par l'agrandissement de la France. Moqué pour son vêtement et ses drôles de chapeaux, Louis XI a été accusé par ses contemporains d'avoir empoisonné son père (Charles VII) et son frère (Charles de France), maintenu volontairement son fi ls (Charles VIII) dans l'ignorance. Haï de ses sujets pour avoir multiplié la fi scalité par quatre, le roi a marié de force, emprisonné, fait condamner les grands du royaume lors de procès iniques, buvant le sang des enfants pour retrouver la santé...
    Depuis, chaque siècle a laissé un portrait de Louis XI, refl étant les aspirations et appréhensions du moment. Le Louis XI de Voltaire est « superstitieux et crédule comme le peuple », admirable pour avoir abattu les grands et agrandi le royaume. Le Louis XI vu par Michelet est le roi du peuple, un roi novateur, qui a donné à la France ses « barrières indispensables ». Plusieurs Louis XI ont ainsi défi lé, gallican, absolutiste, bourgeois, dévot, populaire, machiavélique... Par contrecoup, les biographes du XXe siècle ont tenté de réhabiliter ce roi énigmatique qui a suscité tant d'interprétations contradictoires.
    On propose ici un nouveau portrait de Louis XI dans une biographie au long cours, qui commence par donner la part belle à l'histoire, la littérature et l'iconographie du XVe au début du XXIe siècle, puis rend la parole au roi passionné par son métier, et se termine par un état des recherches historiques les plus récentes.

  • Il n'est ni une histoire du bijou ni un dictionnaire, mais une promenade dans l'histoire de France du Ve siècle à la fin des années 1930, pour choisir des bijoux, étudier leurs formes, leur élaboration, leur fabrication, leur succès. 150 illustrations légendées viennent appuyer le texte. Les bijoux représentés sont marqués par une grande diversité, tant par ceux qui les portent (des princes aux simples gens) que par les sources utilisées : littéraires (les ferrets de la reine des Trois mousquetaires de Dumas), picturales (musées, manuscrits), textiles (La Dame à la licorne), collections publiques et privées, sans oublier les bijoux portés. Certains sont non seulement hors pair mais emblématiques, comme le talisman de Charlemagne, passé à l'impératrice Joséphine puis à Napoléon III, aujourd'hui au Palais du Tau à Reims. Ou comme le fameux collier de la reine Marie-Antoinette qui, par le scandale qu'il causa, contribua à discréditer un peu plus la monarchie finissante. L'approche choisie valorise l'objet bijou : celui qui l'a fabriqué, comment il l'a fabriqué. Elle s'attache également à retracer l'évolution de la clientèle : d'abord réservé aux princes et aux prélats, le port du bijou se diffuse dans toute la société et se féminise;

  • Ce livre est une analyse des différents registres spéculatifs et affectifs de la quête de l'impôt, de son langage et de ses représentations.

    Au XIIIe siècle, l'impôt est prélevé dans le cas de nécessité. Le roi vit des revenus du domaine: il vit "du sien". Au XVe siècle, l'impôt moderne est instauré, il est permanent et régulier. Comment s'est construite la légitimité fiscale en France dans un royaume dont le roi et les sujets s'enorgueillissent de la franchise romaine des origines qui leur a donné le nom de Francs? Ce livre est une analyse des différents registres spéculatifs et affectifs de cette quête de l'impôt, de son langage et de ses représentations.

  • La question de l'amour ou du désamour des sujets pour le prince et du prince pour ses sujets a-t-elle encore un sens dans nos démocraties ? Les sondages actuels mesurent la popularité ou l'impopularité des hommes politiques auprès des citoyens - des termes qui ne sont pas exactement synonymes d'amour et désamour.
    II fut un temps où les sentiments entre le roi et les sujets occupaient une place dans l'histoire politique. Les onze chercheurs (historiens, historiens du droit, littéraire et philosophe) de cette première journée d'études, organisée par le Centre d'Histoire Sociale et Culturelle de l'Occident (Chisco) de l'université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, ont cherché à définir et délimiter les concepts et les thématiques de l'amour et du désamour du prince du haut Moyen Age à la Révolution française, dans l'espace franc puis français avec des incursions dans les anciens Pays-Bas bourguignons.
    Les articles sont regroupés en trois parties : " L'amour et la crainte " (Haut Moyen Age), " L'amour comme norme " (Moyen Age tardif) et " L'amour en plus " (Temps modernes).

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