Gilles Candar

  • Pourquoi la gauche ? de la Commune à nos jours

    Gilles Candar

    • Puf
    • 23 Février 2022

    Le livre se veut d'abord un rapide rappel historique donnant les éléments essentiels afin de connaître et de suivre les grandes lignes d'intervention politique de la gauche dans l'histoire du pays depuis la proclamation de la République en 1870 et la Commune de Paris. Il étudie les tensions entre aspirations de rupture révolutionnaire et celles de construction et de coopération républicaine. Il cherche à établir leurs contradictions et leurs complémentarités, afin de procéder à un premier état des lieux et des éventuels « succès » ou « échecs » de la ou des gauches françaises. Il souhaite ainsi saisir au mieux l'originalité de la gauche française, autour du projet vaste et aux définitions multiples longtemps résumé par l'expression de « République sociale » afin de déboucher sur une analyse de ses difficultés comme des possibilités actuelles d'intervention.

  • Edouard Vaillant ; l'invention de la gauche

    Gilles Candar

    • Armand colin
    • 23 Mai 2018

    Edouard Vaillant (1840-1915), élu de la Commune, est l'un des fondateurs de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) dont il sera le représentant à la Chambre et le candidat à la présidentielle de 1913.
    Il incarne, avec Jaurès et Guesde, le socialisme et joue un rôle essentiel dans la construction de la gauche française du XXe siècle. Il a mis au centre de celle-ci des priorités telles que l'éducation, la laïcité, la protection sociale, le patriotisme ou l'internationalisme.
    Cette biographie dépeint la lente construction du parti socialiste unifié et interroge la portée et les limites d'un "socialisme à la française". Elle examine les problèmes généraux et poursuit le débat sur la critique des principes et pratiques fondatrices du socialisme et de la gauche.

  • Devenir socialiste : le cas Jean Jaurès

    Gilles Candar

    • Bord de l'eau
    • 13 Janvier 2015

    L'oeuvre de Jean Jaurès, on le sait, est considérable : théoricien socialiste et, pour certains, fondateur du socialisme français, dreyfusard, fondateur du journal l'Humanité, ardent défenseur de l'unité des socialistes, parlementaire respecté, tribun exceptionnel, il sut aussi se placer aux côtés des ouvriers dans leurs luttes comme dans leurs oeuvres.
    Mais sait-on ce qui a présidé à cet engagement d'une vie ? Pourquoi cet homme, issu de la bourgeoisie modeste, qui avait tout pour mener la vie tranquille d'un digne représentant de la notabilité provinciale est devenu ce théoricien prolixe du socialisme et ce militant infatigable de toutes les luttes de son temps, engagé jusqu'au martyre ?

  • Jaures et la vie future

    Gilles Candar

    • Editions de l'aube
    • 2 Février 2022

    Jaurès et d'autres socialistes de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle n'ont-ils pensé l'économie et la société du monde futur que sous un angle absolument productiviste ? Ce n'est pas ce qui ressort de leurs écrits, et Gilles Candar le démontre dans cet essai. On y découvre une pensée et une action politique confrontées aux premières questions posées par la croissance de la production : le développement du machinisme, le risque industriel, l'hygiène et la pollution, l'alimentation de masse ou la protection des paysages.
    Gilles Candar dresse ainsi le portrait d'une époque fondatrice pour le socialisme, permettant d'approcher au plus près son programme initial d'émancipation, sa portée comme ses limites ou contradictions. Mais aussi celui d'un homme, Jaurès, sous un angle inattendu.

  • Le socialisme

    Gilles Candar

    • Milan
    • 6 Septembre 1996
  • Petit-fils de Karl Marx, fils de Charles Longuet, communard proudhonien, neveu de Paul et Laura Lafargue, Jean Longuet est mêlé dès son plus jeune âge à la vie de la gauche politique et intellectuelle française comme à celle du socialisme international. Journaliste, avocat, militant, responsable de la politique internationale de la SFIO, il est confronté aux principaux drames du XXe siècle : la guerre, la révolution, les dictatures. À la tête d'un courant qui se veut à la fois pacifiste, patriote et internationaliste pendant la Grande Guerre, homme de l'unité socialiste et de la reconstruction, il est récusé par Lénine et les bolcheviks et ne peut empêcher la scission de Tours (1920).

  • Jean Jaurès

    ,

    • Fayard
    • 5 Février 2014

    Figure majeure de l'histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, premier mort de la Grande Guerre par son assassinat le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) ne bénéficie pourtant pas d'une biographie à la hauteur de sa place dans l'histoire contemporaine. C'est chose faite aujourd'hui avec l'ouvrage des historiens Gilles Candar et Vincent Duclert, qui orchestre les sources les plus vastes tout en restituant les acquis les plus récents de la recherche.
    Se dessine un portrait passionnant de ce brillant normalien, philosophe, professeur, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste pénétrant, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique, aux avant-postes de la République. Son attention constante à la question sociale l'amène à s'engager dans de très nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l'humanité.
    Ce livre défend une interprétation de l'homme et de son action dans l'étude du combat politique, intellectuel et moral qui entraîna Jaurès tout au long de son existence, et même par-delà sa mort puisque sa mémoire continue d'agir puissamment sur les représentations contemporaines. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d'étude enfin, sans cesse renouvelé.

  • Fondé en 1905, le Parti socialiste (Section française de l'Internationale ouvrière, SFIO) tient à Toulouse, dans le réfectoire des Jacobins, son 5e congrès, du 15 au 18 octobre 1908. 54 photographies de l'événement ont été prises par le Toulousain Georges Baudillon et aussitôt diffusées sous la forme de cartes postales par le journal socialiste quotidien L'Humanité dirigé par Jean Jaurès. Cette collection inédite révèle les traits et les attitudes de centaines de militants (et quelques militantes), délégués par leur fédération. Elle nous permet d'évoquer le contexte du congrès, les pratiques de débat et de proposition d'une force politique appelée à occuper une place importante, parfois majeure, sur l'échiquier politique de la France : le Parti socialiste. Encore neuf, le Parti socialiste, unifié en 1905, cherche sa voie. Il côtoie une CGT révolutionnaire et jalouse de son indépendance. Il engage le gouvernement Clemenceau à réaliser des réformes, tout en dessinant l'espoir d'une société nouvelle. Au sein de l'Internationale, il lutte pour la paix. Il fait entendre une grande voix : celle de Jaurès.
    Quatre historiens du socialisme se retrouvent pour présenter cet album de famille, récemment acquis par le conseil départemental de la Haute-Garonne et inventorié par les archives départementales.
    - Rémy Pech, professeur émérite de l'université Toulouse-Jean Jaurès, explique comment l'événement s'inscrit dans l'histoire politique mouvementée de la ville rose.
    - Frédéric Cépède, historien, archiviste à l'OURS, reconstitue avec précision le reportage de Baudillon et indique ce que ces cartes postales nous révèlent de l'image du Parti socialiste alors en construction.
    - Gilles Candar, président de la Société d'études jaurésiennes, montre comment Jaurès forge une motion exprimant les principes fondamentaux de l'idée socialiste.
    - Alain Bergounioux, président de l'Office universitaire de recherche socialiste (OURS), replace 1908 dans la perspective de l'histoire du mouvement ouvrier.

    Lionel Jospin, ancien Premier ministre, à la tête de la « gauche plurielle », a gouverné la France de 1997 à 2002. Il analyse, dans sa préface, les échos de cet événement singulier, qui retentissent encore aujourd'hui.

  • Ce livre a la particularit? d'offrir une pr?sentation critique des courants les plus significatifs du socialisme fran?ais sur la question de l'?ducation au XIXe si?cle. Deux chapitres sont toutefois consacr?s au socialisme en Angleterre et en Allemagne. Approche fond?e sur la normalisation des corps, en r?introduisant le sujet de la vie comme interlocuteur critique du sujet de la norme en d?mocratie.

  • Ce deuxième tome commence à l'automne 1889 - alors que Jaurès vient d'être battu aux élections législatives comme candidat républicain dans la circonscription de Castres - et s'achève en janvier 1893 - date de son retour à la Chambre, élu député républicain socialiste de la circonscription de Carmaux. Cet entre-deux électoral est décisif dans la construction de la pensée politique de Jaurès et dans l'achèvement de son travail de recherche ; il soutient ses thèses (De la réalité du monde sensible, et Des premiers linéaments du socialisme allemand chez Luther, Kant, Fichte et Hegel, publiées dans le tome 3) en 1892.Dès juillet 1890, il est élu au conseil municipal de Toulouse et devient maire-adjoint à l'Instruction publique. Au coeur de la vie politique et sociale d'une ville populaire, Jaurès peut alors parfaire sa connaissance de la diversité sociale. Il continue par ailleurs à commenter toutes les grandes questions de politique intérieure et extérieure, économique, sociale et religieuse, dans les colonnes de La Dépêche de Toulouse, le quotidien de la démocratie du Midi. Ses analyses du christianisme social au moment du « Ralliement » des catholiques à la République et de l'encyclique sociale, Rerum novarum, du pape Léon XIII sont aussi originales que vigoureuses.Pour la première fois est ici publié dans son intégralité le manuscrit qu'il rédige à l'été 1891, La Question sociale, l'injustice du capitalisme et la révolution religieuse, dont une partie seulement avait été retrouvée et publiée en 1959 par Michel Launay. Il constitue un apport fondamental à la connaissance de la pensée de Jaurès au moment où celui-ci passe d'un socialisme de coeur et de sentiment à un socialisme érigé en force politique distincte, en un mot, quand Jaurès devient pleinement Jaurès.L'édition, la présentation et l'annotation de ce volume sont dues à Madeleine Rebérioux (1920-2005) et à Gilles Candar.L'EDITION DES oeUVRES DE JEAN JAURES EST PLACEE SOUS LA RESPONSABILITE DE LA SOCIETE D'ETUDES JAURESIENNES ( http://www.jaures.info ).

  • « Pour bien se comprendre, il faut d'abord se cogner un peu... » Jean Jaurès, La Dépêche, 14 octobre 1888. En 1906, la gauche est confirmée par les élections. Le radical Clemenceau, ministre de l'Intérieur, et le socialiste Jaurès s'affrontent alors à la Chambre, sur le passé - Jaurès reproche à Clemenceau la manière dont il a géré les grèves ouvrières - et sur l'avenir - Clemenceau fait à Jaurès un procès en naïveté politique. Un siècle plus tard, l'historien Gilles Candar et Manuel Valls, député-maire d'Evry, ont ravivé dans un échange de vues que nous reproduisons ici les cendres de ce débat inextinguible : comment et pourquoi la gauche doit-elle exercer le pouvoir ?

  • Les années 1904-1905 représentent un tournant dans la pensée et l'action de Jean Jaurès. Cet ensemble de textes - encore célèbres ou tombés dans l'oubli - permet d'en éclairer et d'en restituer les enjeux, autour de trois thématiques principales : la laïcité, l'unité socialiste, la politique internationale. La première se rapporte aux questions de laïcité, à la loi de séparation des Églises et de l'État, de mars 1904 à décembre 1905. La deuxième, l'unité socialiste, porte sur la formation du parti socialiste, unifié après le congrès des 23-25 avril 1905, et ses relations avec les autres forces politiques. Enfin, la guerre russojaponaise, la révolution russe de 1905 et la première crise marocaine, mettent en évidence l'articulation entre internationalisme et patriotisme chez Jaurès. Plus que les autres tomes, celui-ci incite à s'interroger sur l'oeuvre politique de Jaurès, ses priorités et ses évolutions.

  • Acteur du Bloc des gauches, majoritaire à la Chambre des députés, et auquel appartient son parti socialiste français, Jaurès est confronté de près à l'exercice du pouvoir. Vice-président de la Chambre en 1903, il anime la délégation des gauches et fait figure de grand orateur parlementaire de la majorité qui soutient la politique laïque, anticléricale et réformatrice du gouvernement Combes (1902-1905).
    Mais Jaurès ne se laisse pas enfermer dans la seule pratique politique, intérieure et internationale. Il relance l'affaire Dreyfus dans un grand discours à la Chambre en avril 1903 et publie quelques-uns de ses plus importants textes de réflexion historique et politique : le Discours à la jeunesse au lycée d'Albi en juillet 1903 et l'étude intitulée "Le socialisme et le radicalisme" en 1885, vaste enquête sur ses débuts en politique en préface à l'édition de ses "Discours parlementaires" en janvier 1904.
    Il participe ainsi pleinement aux grandes controverses du début du siècle sur la nature du socialisme français et international, notamment lors du congrès d'Amsterdam (août 1904).

empty