Gaëlle Dupont

  • La planète vue par les journalistes du Monde Nouv.

    Face au dérèglement climatique, « il n'y a pas de plan B, car il n'y a pas de planète B ». Cette formule de l'ancien secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, n'a rien perdu de son actualité. Toujours valable pour le climat, elle renvoie plus largement aux « limites planétaires » définies par de nombreux chercheurs - ces seuils que l'humanité ne peut dépasser sans compromettre ses propres conditions de vie et celles des autres espèces : érosion de la biodiversité, changements d'usages des sols, acidification des océans, hausse des aérosols dans l'atmosphère, etc.
    À travers la présentation d'une soixantaine de décryptages, de reportages, d'enquêtes, de portraits ou d'entretiens récents publiés dans Le Monde, Simon Roger et Gaëlle Dupont, qui dirigent le service Planète, proposent un état des lieux. Ils nous livrent à la fois les meilleures clés de compréhension des déséquilibres en cours mais aussi des « solutions pour la planète » et des exemples d'engagements citoyens, qui confirment l'existence d'une prise de conscience, d'une volonté d'inverser la tendance, d'un espoir.
    Car c'est bien à nous de réparer la planète, et plus encore face à la crise sanitaire, économique, sociétale, provoquée par l'épidémie due au coronavirus. C'est à nous - sociétés civiles, États, entreprises - d'activer sans plus tarder le plan A, d'agir et de revoir nos modes de production et de consommation, nos relations avec la nature et notre rapport à l'autre.

  • Au tournant du millénaire, le niveau de vie des retraités est en france à peu près équivalent à celui des actifs.
    Le système de retraite qui a permis une performance aussi appréciable semble remis en cause par l'allongement de la durée de vie, la persistance d'un chômage massif et le spectre des fonds de pension. rédigé en 1999 à la demande du gouvernement de lionel jospin, le rapport charpin sur l'avenir de nos retraites propose un nouvel allongement de la durée de cotisations nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein, tout en tenant pour acquis la forte baisse du niveau de vie relatif des retraités déjà induite à terme par les réformes du gouvernement d'edouard balladur.

    /> Publié dans la série " thèses et débats " de la collection repères, ce livre est plus qu'un " contre-rapport charpin ". il apporte tous les éléments pour comprendre que d'autres perspectives sont crédibles. a l'abandon de l'avenir des retraites à la sagacité des sociétés financières et à la réduction drastique du niveau de vie relatif des retraités, il est possible de préférer d'autres choix dont ce livre présente d'une façon limpide et rigoureuse les termes et les enjeux.

  • Cet ouvrage retrace des liens anciens et profonds entre la physiologie bernardienne et la naissance de cette discipline en Russie dans la seconde moitié du XIXe siècle, ainsi que les circulations qui en résultent dans le domaine des sciences du système nerveux avant, pendant et après la période stalinienne. L'objectif de ce travail est de montrer les enjeux et les conséquences scientifiques de l'alternance de périodes de communication et de repliements entre écoles de recherche de pays différents en neurophysiologie et dans les domaines voisins. Il apparaît alors que les anciennes relations franco-russes ont joué un rôle majeur dans la constitution d'une neurophysiologie internationale après la mort de Staline et que la nouvelle rencontre entre Est et Ouest dans ce domaine n'a pas fini de faire naître des programmes de recherche transdisciplinaires à la marge de cultures très différentes comprenant notamment la science pavlovienne des réflexes et les précybernéticiens russes.

  • Les interactions franco-russes restent peu étudiées dans le domaine des sciences du vivant. Un moment ralenties par la révolution de 1917 et surtout la période stalinienne, les relations scientifiques entre la France et la Russie n'ont pourtant jamais réellement cessé. Contrairement à une idée reçue, même pendant la Guerre froide, les échanges furent presque ininterrompus. Chacune des contributions russes et françaises du présent ouvrage constitue une étude de cas mettant en avant des scientifiques français ou russes qui ont incarné ces relations. Il ne s'agit pas d'user d'une démarche comparatiste, à la recherche de similitudes et de différences qui figeraient chaque aire culturelle dans son identité, mais plutôt de rendre compte de croisements, d'imbrications constitutives complexes. L'ouvrage est divisé en deux sections respectant les deux sensibilités traditionnelles des sciences de la vie, entre histoire naturelle et médecine, et suit pour chacune d'entre elles une progression chronologique de la fin du XVIIIe siècle à l'époque soviétique.

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