Catherine Virlouvet

  • Rome, naissance d'un empire ; de Romulus à Pompée, 753-70 av. J.-C. Nouv.

    Quand a commencé l'histoire de Rome ? Les auteurs antiques, comme Tite-Live ou Denys d'Halicarnasse, affirmaient que Rome avait été fondée le 21 avril 753 av. J.-C. par Romulus, qui aurait tracé ce jour-là sur la colline du Palatin le sillon fondateur. Cet ouvrage raconte ainsi comment une modeste cité du Latium s'est imposée aux cités voisines puis à l'Italie et enfin au monde méditerranéen. Des guerres contre les Etrusques aux affrontements avec Carthage, des premières heures de la royauté à l'institution de la République, Catherine Virlouvet et Stéphane Bourdin détaillent les principales étapes de la mise en place de l'entitée politique la plus vaste et la plus durable de l'histoire, qui reste, encore aujourd'hui, une référence incontournable dans la pensée politique moderne.

  • L'histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l'apogée d'un empire « mondial ».
    Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s'étendant de l'Écosse et du Danube au désert africain, de l'Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l'histoire de tous ces territoires ?
    Le succès de la domination romaine tient pour une bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d'années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la civitas Romana à tous les habitants libres de l'empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s'étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée.
    Cette expansion fut l'oeuvre collective des soldats romains et de leurs chefs.
    Garants d'une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l'Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde.
    L'ouvrage retrace cette histoire et restitue la cohérence d'une construction impériale singulière, qui servit - plus tard - de modèle à bien d'autres empires.

  • Rassemblant à la fois des données du monde grec et du monde romain, cet ouvrage entend contribuer à une meilleure analyse des circuits économiques méditerranéens, locaux et régionaux, en remettant au coeur de la réflexion les questions d'entreposage, des modes de distribution et de la spéculation. En s'intéressant aux lieux et bâtiments de stockage, cette enquête est en même temps une étude des circuits et des flux, qui interroge à nouveaux frais la documentation écrite et archéologique, à travers plusieurs exemples montrant le pragmatisme et la plurifonctionnalité des bâtiments, les articulations entre le rôle de l'État et l'action des particuliers, la complexité des circuits. La connaissance de l'organisation des échanges s'enrichit de nombreuses études de cas qui témoignent de techniques de construction et d'aménagements de l'espace dans les bâtiments de stockage mais aussi de réseaux d'intérêts sociaux et économiques fondés sur des groupements professionnels, qui conduisent à réenvisager les formes de l'intégration économique en Méditerranée, de l'époque classique à l'Empire.

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