Anne Case

  • Économiste américaine, Anne Case est professeur émérite d'économie et d'affaires publiques, à l'Université de Princeton.
    Angus Deaton, professeur émérite à l'Université de Princeton, est prix Nobel d'économie (2015) « pour son analyse de la consommation, de la pauvreté et du bien-être ». Il est l'auteur de La grande évasion (Puf, 2016, rééd. « Quadrige » 2019).

  • Les sculptures romanes toulousaines parvenues jusqu'à nous sont d'une extraordinaire qualité et sont connues dans le monde entier. Elles sont conservées en place dans la basilique Saint-Sernin, ou sont exposées au mu- sée des Augustins, les cloîtres de la cathédrale Saint-Etienne, du monastère de la Daurade et de Saint-Sernin ayant été détruits au début du xix e siècle.
    Comprendre ces oeuvres nécessite d'abord de les regarder : comment mieux les redécouvrir qu'à travers les dessins d'Anne Péchou ! Elle a recherché les lignes de force de chaque sculpture, s'émerveillant du graphisme d'un rin- ceau, traquant l'expression du regard humanisé d'un fauve pétrifié dans le beau calcaire de Belbèze, cherchant à retrouver, à travers le trait du crayon, l'élan créateur du sculpteur du xii e siècle, à passer des trois dimensions de la sculpture aux deux dimensions du papier, à passer du jeu de la lumière sur la matière ciselée à la couleur. Une couleur souvent vive, contrastée, que n'auraient pas reniée les artistes du xii e siècle et qui donne aujourd'hui une autre vie aux oeuvres.
    Quitterie Cazes a commenté chaque oeuvre, pour en donner les clés de com- préhension, pour en restituer le contexte de création.
    Ce livre veut allier l'imaginaire d'une artiste contemporaine et le travail d'investigation d'une enseignante-chercheuse dont l'art roman est l'un des terrains d'élection. Le but est de donner, dans la mesure du possible, une autre approche de ces oeuvres du passé, de les « actualiser », tout en rendant accessible le sens qu'elles ont pu avoir il y a près de 900 ans.

  • La mélancolie n'est pas la bile noire, quoi qu'en disent les étymologies : philosophique, poétique, lettrée, artistique, elle hante notre imaginaire comme un motif lancinant qui traverse époques et cultures. Elle chatoie au soleil noir des relectures, des reprises et des décadences, comme un miroir de mots et de mondes passés qui, soudain, devient le miroir de l'artiste ou de l'écrivain. La vigueur de cette langueur intelligente et créative se dit dans l'histoire de sa transmission et de ses commentaires. Dès son invention, la mélancolie s'est créée dans ses descriptions et sa reconnaissance. L'humanisme y fut particulièrement enclin, lorsque se reconnaissait dans les textes anciens un mal d'être fort moderne et propagé par la lecture de bons livres. La rémanence du mot et de la notion depuis l'héritage antique, la Renaissance et jusqu'à nos temps modernes en dit non pas l'imprécision mais la puissance évocatrice. Les études ici rassemblées interrogent ainsi le miroir de la mélancolie, cette inspiration seconde, savante et personnelle tout à la fois.

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