Alain Forest

  • Formée à la fin des années 1650, la Société des missions étrangères de Paris a joué un rôle marquant dans l'histoire des relations entre la France et les différents pays de la péninsule Indochinoise.
    Pour cette raison, l'histoire de cette Société et de ses missionnaires a fini par s'estomper derrière les simplifications.
    Oeuvre magistrale d'historien et d'ethnologue, la présente étude, d'une part restitue précisément le premier siècle de cette présence missionnaire au Siam et au Tonkin. Elle fait ainsi mesurer la " durée " et les évolutions d'une entreprise méconnue, trop souvent assimilée, par ignorance ou malveillance, à l'entreprise coloniale française.
    D'autre part, tirant profit des courriers et journaux écrits par les missionnaires, elle apporte une contribution originale à la connaissance du Siam et du Tonkin, pour une période sur laquelle le savoir demeure encore imprécis.
    Tout en déchirant les clichés, l'auteur redonne vie à des personnalités exceptionnelles. Il nous entraîne, avec certains épisodes des querelles entre missionnaires, avec le récit des voyages, des activités missionnaires et des aventures de la clandestinité, à des réalités qui ont dépassé les fictions.
    Par l'analyse de la confrontation religieuse des sociétés siamoise et tonkinoise avec l'Occident, il nous fait découvrir d'autres faces de ces sociétés. Et nous rejoignons, par le récit de la rencontre entre bouddhisme et christianisme, les interrogations et les débats les plus contemporains.
    Après un rappel des origines de la Société des missions étrangères, ce premier volume analyse les événements et les principales institutions politiques, sociales et religieuses, d'une Société siamoise qui, par son refus de se convertir, constitue une incompréhensible énigme pour les missionnaires.
    Faut-il donc s'obstiner à évangéliser les Siamois ? Tentatives, débats, échecs accompagnent le repliement sur elle-même d'une mission française désorientée et qui en vient à se vouer exclusivement à la formation de futurs prêtres pour le Tonkin, la Cochinchine et la Chine.

  • Cambodge contemporain

    Alain Forest

    • Les indes savantes
    • 21 Novembre 2008

    Du point de vue de la connaissance, le cambodge fait l'objet d'un traitement déroutant.
    Nulle autre contrée n'a sans doute été autant observée, examinée, scrutée par des experts internationaux, dès membres d'ong et des spécialistes de (presque) toutes les disciplines. de nombreux rapports sont produits chaque année mais ne sont lus que par une poignée d'experts. car, il faut bien l'avoués connaissances générales diffusées vers le grand public restent sommaires. elles réduisent bien souvent le cambodge à deux périodes - angkor et les khmers rouges - et se contentent de faire appel aux clichés, aux stéréotypes familiers de la grandeur déchue, du malheur sans nom, ou du sourire "armé".
    Pour tenter de remédier à cette étrange situation, le présent ouvrage vise, non pas à l'accumulation de détails et de précisions à la manière d'une encyclopédie, mais simplement à donner des clés pour comprendre le cambodge d'aujourd'hui. il s'agit ici de reconsidérer l'histoire, les logiques politiques, les contextes et contraintes économiques et de relations internationales, qui déterminent les trajectoires du cambodge contemporain en s'appuyant sur des situations exemplaires traitées plus en détail comme la jeunesse cambodgienne, les problèmes fonciers, le rapport au droit et à la justice, le rapport à la santé et à la médecine ou encore les efforts pour une relance de la littérature cambodgienne.

  • Falcon ; l'imposteur de Siam

    Alain Forest

    • Les indes savantes
    • 25 Novembre 2010
  • Formée à la fin des années 1650, la société des missions etrangères à paris a joué un rôle marquant dans l'histoire des relations entre la france et les différents pays de la péninsule indochinoise.
    Pour cette raison, l'histoire de cette société, et de ses missionnaires a fini par s'estomper derrière les simplifications.
    Oeuvre magistrale d'historien et d'ethnologue, la présente étude, d'une part, restitue précisément le premier siècle de cette présence missionnaire au siam et au tonkin. elle fait ainsi mesurer la " durée " et les évolutions d'une entreprise méconnue, trop souvent assimilée, par ignorance ou malveillance à l'entreprise coloniale française.
    D'autre par, tirant profit des courriers et journaux écrits par les missionnaires, elle apporte une contribution originale à la connaissance du siam et du tonkin, pour une période sur laquelle le savoir demeure encore imprécis.
    Tout en déchirant les clichés, l'auteur redonne vie à des personnalités exceptionnelles. il nous entraîne, avec certains épisodes des querelles entre missionnaires, avec le récit des voyages, des activités missionnaires et des aventures de la clandestinité, à des réalités qui ont dépassées les fictions.
    Par l'analyse de la confrontation religieuse des sociétés siamoise et tonkinoise avec l'occident il nous fait découvrir d'autres faces de ces sociétés. et nous rejoignons, par le récit de la rencontre entre bouddhisme et christianisme, les interrogations et les débats les plus contemporains.
    Dans ce dernier volume sont exposés les fondements et principes d'action qui distinguent les missionnaires français - notamment par rapport aux jésuites - et qui orientent leur oeuvre de formation d'un clergé comme d'organisation des chrétientés au tonkin.
    Cela dans la pénurie et dans le danger de chaque instant. les modalités concrètes de la présence missionnaire étant ainsi cernées, l'oeuvre peut ainsi déboucher sur l'étude des raisons de la conversion et du dynamisme chrétien au tonkin, qui permet de mieux éclairer les raisons de la non-conversion et de l'échec missionnaire au siam. ainsi l'étude des missions sert-elle finalement de support à l'identification de ressemblances comme de profondes différences entre les espaces sociaux siamois et tonkinois, notamment en ce qui concerne la perception et la gestion des relations avec l'étranger et avec "l'étrangeté " religieuse, ou pour ce qui, nous concerne les possibilités d'expression de " jeu " des individus au sein de ces espaces.

  • Formée à la fin des années 1650, la Société des Missions étrangères de Paris a joué un rôle marquant dans l'histoire des relations entre la France et les différents pays de la péninsule Indochinoise.
    Pour cette raison, l'histoire de cette Société et de ses missionnaires a fini par s'estomper derrière les simplifications. oeuvre magistrale d'historien et d'ethnologue, la présente étude, d'une part, restitue précisément le premier siècle de cette présence missionnaire au Siam et au Tonkin. Elle fait ainsi mesurer la " durée " et les évolutions d'une entreprise méconnue, trop souvent assimilée, par ignorance ou malveillance, à l'entreprise coloniale française.
    D'autre part, tirant profit des courriers et journaux écrits par les missionnaires, elle apporte une contribution originale à la connaissance du Siam et du Tonkin, pour une période sur laquelle le savoir demeure encore imprécis. Tout en déchirant les clichés, l'auteur redonne vie à des personnalités exceptionnelles. Il nous entraîne, avec certains épisodes des querelles entre missionnaires, avec le récit des voyages, des activités missionnaires et des aventures de la clandestinité, à des réalités qui ont dépassé les fictions.
    Par l'analyse de la confrontation religieuse des sociétés siamoise et tonkinoise avec l'Occident, il nous fait découvrir d'autres faces de ces sociétés. Et nous rejoignons, par le récit de la rencontre entre bouddhisme et christianisme, les interrogations et les débats les plus contemporains. Ce second volume dresse d'abord le cadre événementiel et institutionnel qui, au Tonkin, détermine une histoire missionnaire mouvementée.
    C'est dans la clandestinité, sous l'habit de marchands puis à l'abri des communautés chrétiennes, que quelques hommes entreprennent et parviennent à former un clergé tonkinois au sein de dynamiques chrétientés. En cela, ils se heurtent à l'opposition des jésuites sous patronage portugais et doivent composer avec les dominicains sous patronage espagnol. Leurs successeurs n'échapperont pas, enfin, aux terribles évolutions d'un catholicisme occidental qui se fait clérical, inamical à ses propres fidèles et intolérant.

  • La religion est-elle seulement la reconnaissance d'un ou de plusieurs "dieux" ? Comment comprendre ces religions qui, tels le bouddhisme ou le confucianisme, ne sont pas centrées sur la relation à une divinité ? Que faire des cultes des ancêtres ou aux génies que l'Occident considère comme magies et superstitions et qui mobilisent pourtant bien des sociétés ? Avec la dose de relativisme indispensable à un comparatisme sans a priori, Alain Forest transcende ici les cadres de pensée imposés par les monothéismes et propose une catégorisation et une articulation nouvelles des expressions religieuses.
    Il s'attarde particulièrement sur ce qu'il appelle les "messages". Comparer les dynamiques propres aux messages bouddhique et chrétien lui permet ainsi d'éclairer le processus et la nature d'un bouleversement initié en Occident mais s'étendant désormais au monde entier : la fin de la religion, qui laisse place au désordre des croyances. S'il ouvre ce livre sceptique et amusé, le lecteur se laissera peu à peu prendre à cette autre lecture d'une histoire religieuse connue de tous, mais que chacun peine dorénavant à comprendre et à ordonner.

  • La relation au territoire joue comme un « cristallisateur » de l'expression politique des sociétés, façonnant celle-ci de la même manière qu'elle se trouve dialectiquement remodelée, réorientée par le jeu du politique. On constatera que le blocage de cette dialectique est à la fois le symptôme et la cause d'une sérieuse crise à l'intérieur des formations sociales. Cet ouvrage collectif veut montrer comment des sociétés placées en position de minorité ou de marginalité conçoivent leur territoire et tentent d'en conserver le contrôle.
    - Projection territoriale et production du politique, dans quatre exemples de construction de communautés politiques spatialisées : Isthme de Tehuatepec, Casamance, Favelas de Rio, Jérusalem-Est ;
    - Centralités coloniales, territorialités autochtones et construction de l'espace de l'océan Indien (xixe-xxe siècles) : La colonie de Nosy Be, Le voyage des tromba dans le sud-ouest de l'océan Indien, Les Comores, Lourenço Marques et Majunga, Un territoire mascarin ?
    - Limites floues, frontières vives : La Chine et les « Chinois d'outre-mer » :
    Dynamiques des relations entre un État et ses émigrés dans la production d'un espace migratoire transnational ;
    - Perte du territoire et sentiment d'infériorité : le Cambodge saisi par ses représentations.

  • Le présent ouvrage rassemble les communications présentées lors d'une conférence internationale tenue à Paris en décembre 1984. Cette conférence a été le moment fort d'un travail de réflexion, engagé dès 1983 et poursuivi depuis, mené en collaboration entre le Laboratoire C.N.R.S./Paris VII "Tiers-Monde, Afrique", le Central African Project de l'Université Columbia de New York, le Centre d'Etudes et de Documentation sur l'Afrique de Bruxelles. Ce livre se veut à la fois un bilan provisoire des connaissances sur une révolte populaire africaine majeure du milieu du XXème siècle, et une recherche méthodologique sur l'histoire des mouvements de résistance rurale à partir d'une étude de cas. Les réflexions soulignent la nécessité de rejeter les vieux clichés dualistes ou manichéens pour saisir la complexité des forces, les tensions et les contradictions mises en jeu dans le mouvement de nouveaux dynamismes sociaux, économiques et politiques. De ce point de vue, l'étude de cas gagne beaucoup à être confrontée, dans une approche comparatiste, à l'étude d'autres manifestations de contestation ou d'autres tentatives, ratées ou réussies, de prise de pouvoir en Afrique. Deux problèmes majeurs sont, enfin, posés avec acuité : celui des sources et de leur interprétation ; celui de la subjectivité des approches et de la difficulté de concilier les analyses des "observateurs-chercheurs du dehors" et des "militants-acteurs du dedans".

  • Le présent ouvrage rassemble les communications présentées lors d'une conférence internationale tenue à Paris en décembre 1984. Cette conférence a été le moment fort d'un travail de réflexion, engagé dès 1983 et poursuivi depuis, mené en collaboration entre le Laboratoire C.N.R.S./Paris VII " Tiers-Monde, Afrique ", le Central African Project de l'Université Columbia de New York, le Centre d'Etudes et de Documentation sur l'Afrique de Bruxelles. Ce livre se veut à la fois un bilan provisoire des connaissances sur une révolte populaire africaine majeure du milieu du XXe siècle, et une recherche méthodologique sur l'histoire des mouvements de résistance rurale à partir d'une étude de cas. Les réflexions soulignent la nécessité de rejeter les vieux clichés dualistes ou manichéens pour saisir la complexité des forces, les tensions et les contradictions mises en jeu dans le mouvement de nouveaux dynamismes sociaux, économiques et politiques. De ce point de vue, l'étude de cas gagne beaucoup à être confrontée, dans une approche comparatiste, à l'étude d'autres manifestations de contestation ou d'autres tentatives, ratées ou réussies, de prise de pouvoir en Afrique. Deux problèmes majeurs sont, enfin, posés avec acuité : celui des sources et de leur interprétation ; celui de la subjectivité des approches et de la difficulté de concilier les analyses des " observateurs-chercheurs du dehors " et des " militants-acteurs du dedans ".

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