Environnement - Écologie

  • Le puritanisme vert : aux origines de l'écologisme Nouv.

    De nos jours, l'écologie serait apparemment un mouvement hédoniste et libertaire, s'affranchissant volontiers de l'État et de la civilisation - bref, un courant politique de gauche. Or, écologie « punitive », injonctions de tous ordres (alimentaires, comportementales...), frugalité austère et catastrophisme sont autant de signes qui devraient nous interroger : et si l'écologisme (le courant politique) s'enracinait plutôt dans le puritanisme anglo-saxon conservateur ? C'est du moins l'hypothèse de Philippe Pelletier, qui met au jour un puritanisme vert ayant partie liée avec la secte presbytérienne anglaise du même nom, dont les membres, embarqués sur le Mayflower, choisirent d'émigrer en Amérique à partir du XVIIe siècle. L'homme, depuis Adam chassé du paradis terrestre (un jardin !), serait pécheur et viendrait, par essence, déséquilibrer une nature harmonieuse, création parfaite du Créateur de toutes choses. Est-ce un hasard si la protection de la nature passe par la création de parcs naturels et de réserves où l'homme n'est plus le bienvenu, et si les collapsologues nous prédisent l'apocalypse (au sens de « révélation divine ») ? Un essai stimulant et iconoclaste, qui permet de revisiter l'histoire des pensées liées à l'écologie savante et aux politiques environnementale sur un siècle (du milieu du XIXe siècle au XXe siècle). Une autre écologie, qui inclurait davantage les êtres humains, serait-elle possible ?

  • En plein vol : vivre et mourir au seuil de l'extintion Nouv.

    Mais qui sont ces oiseaux qui disparaissent ?
    Van Dooren explore ce qu'est la vie pour ceux qui doivent vivre au bord de l'extinction, en prenant soin de leurs petits et en pleurant leurs morts. Il étaye ses études par des témoignages de scientifiques et de communautés locales. Ces espèces, qui ne sont plus des entités abstraites aux noms latins, deviennent des personnages à part entière, imbriqués dans des modes de vie complexes et précaires, qui suscitent notre curiosité, notre inquiétude et notre sens des responsabilités envers les autres dans un monde en mutation rapide.
    Chaque chapitre d'En plein vol se concentre sur une espèce ou un groupe d'oiseaux différent : les albatros du Pacifique Nord, les vautours indiens, une colonie de pingouins en voie de disparition en Australie, les corbeaux hawaïens et les emblématiques grues blanches d'Amérique du Nord. Écrit dans une prose éloquente et émouvante, le livre fait le point sur ce qui est perdu lorsqu'une forme de vie disparaît du monde - les ramifications étendues qui se répercutent pour impliquer un certain nombre d'humains et d'autres plus qu'humains.
    Personnalité de premier plan dans le domaine émergent des études sur les extinctions, Thom van Dooren met la philosophie en conversation avec les sciences naturelles et ses rencontres ethnographiques pour vivifier la signification culturelle et éthique des extinctions modernes. En plein vol intègre les particularités des animaux réels et de leurs mondes, attirant les philosophes, les spécialistes des sciences naturelles et les lecteurs en général dans l'expérience de la vie au sein de la biodiversité et de sa perte.

  • Une histoire des luttes pour l'environnement : trois siècles de combats et de débats, XVIIIe-XXe siècle Nouv.

    Trois siècles de combats et de débats à travers 100 focus illustrés : voici la première histoire des luttes environnementales dans une perspective mondiale. Des Lumières au début du XXIe siècle, les auteurs mettent en scène acteurs, penseurs, événements, résistances et avancées. Les caricatures, gravures, images savantes ou tracts qui jalonnent ce livre sont rassemblés ici pour la première fois. À l'heure où la question écologique est devenue la préoccupation majeure des citoyens, ce petit beau livre de 300 pages vivant et accessible s'adresse à un large public.

  • Je crois aux arbres

    Jacques Tassin

    Nous ne doutons plus aujourd'hui de notre dépendance aux arbres. Mais nous ne mesurons peut-être pas assez combien nous sommes aussi dépendants de leur présence et de leur beauté. Pour le comprendre la raison ne suffit pas. Aussi, ce livre, nourri de science, de littérature et de philosophie, est tout autant une promenade contemplative qu'une expérience sensorielle. De page en page, au fil d'une nouvelle «?rêverie d'un promeneur solitaire?», Jacques Tassin jette sur l'arbre un éclairage parfois métaphysique, parfois naturaliste, toujours sensible, voué à révéler notre intimité profonde avec lui.
    « Je m'en serais voulu si ce livre ne proposait un regard autre sur la figure singulière de l'arbre, sur sa primauté au sein du vivant, et sur la relation profonde qui nous lie à lui. ?» J. T.
    Un texte d'une grande force poétique, qui saisit l'essence même de la relation qui se noue entre l'arbre et nous. Il nous invite à renforcer ce lien.

  • En février 1985, Val Plumwood survécut à une attaque de crocodile dans le parc national de Kakadu, en Australie.
    Après avoir longuement réfléchi à cette expérience, elle écrivit un texte. Loin d'être un simple récit d'aventure, celui-ci s'interroge sur le sens de nos vies et aborde des problèmes philosophiques cruciaux pour notre époque.
    Inspiré par les récits mythologiques des Aborigènes australiens et des Egyptiens de l'Antiquité, Val percevait le crocodile comme un trickster, une créature permettant de juger le comportement des êtres humains dévoyés.
    Suivant une métaphore biblique, on pourrait dire que le crocodile juge sévèrement la prétention des êtres humains à dominer un monde malléable.

  • Face aux menaces environnementales, ce livre vise à valoriser le rôle des plantes dans une perspective transversale et interdisciplinaire.

  • Pour la première fois dans l'histoire de la Terre, les êtres humains sont devenus la principale cause de changement sur la planète, surpassant les forces géophysiques. De nombreux chercheurs estiment que nous sommes ainsi entrés dans une ère géologique nouvelle : l'âge des humains ou anthropocène.
    Changements climatiques, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, mais également mobilisations sociales et sommets internationaux : pour la première fois, un atlas réunit l'ensemble des données sur la crise écologique qui caractérise notre époque.
    Pour agir et renverser la tendance.

  • On peut qualifier d'impérial un mode de vie et de production fondé sur l'exploitation de la nature et de travailleurs de partout dans le monde ainsi que sur l'externalisation des conséquences sociales et écologiques de cette exploitation. Perçu comme une normalité, le mode de vie impérial repose sur la destruction et nécessite un «ailleurs». Les habitants de cet ailleurs, les «autres», sont tenus de s'abstenir d'en réclamer leur part. Brand et Wissen cherchent à comprendre pourquoi cette normalité apparente correspond à une époque où les problèmes et les crises s'intensifient et se chevauchent et affirment la nécessité de mettre en oeuvre des solutions de rechange radicales.

  • A l'égal d'un Baptiste Morizot alliant, sur le terrain, la philosophie et les sciences naturelles pour en dégager de nouvelles manières d'être vivant, Estelle Zhong-Mengual oeuvre à hybrider l'histoire de l'art et les savoirs naturalistes les plus contemporains. Apprendre à voir est un livre érudit mais toujours accessible, passionnant, intimiste lorsque l'autrice partage ses émotions devant une fleur ou une mésange, un guide qui brouille les frontières entre musées et forêts, un vadémécum à avoir toujours avec soi pour renouveler notre lien à l'art et à la nature, raviver notre émerveillement et intensifier notre présence au monde.

  • Offrir à partir d'une documentation scrupuleuse « une fresque explicative et illustrative du labeur paysan », « un vaste échantillon de termes français ou des patois régionaux illustrant la vie à la campagne, hier et aujourd'hui » éclairer « notre passé pour essayer de s'adapter, de se renouveler », parcourir « les régions de France » et « leur vocabulaire imagé ou technique, traditionnel ou novateur », tel est bien l'objectif de ce dictionnaire. Conçu et rédigé par un professeur des universités, lexicologue et lexicographe rompu à tous les registres de langue, auteur notamment de dictionnaires d'argot faisant autorité, ce dictionnaire constitue de fait un « tableau » précis et émouvant de « ce qui se passe en dehors des villes ».

  • L'année sauvage

    Mark Boyle

    • Arenes
    • 3 Juin 2021

    Une année dans les bois : sans technologies, pouvons-nous réapprendre à vivre ?.
    En 2016, fort du succès de son année sans argent, racontée dans son premier livre (devenu culte chez les décroissants), l'écrivain Mark Boyle décide de renoncer à courir derrière le progrès. En gagnant en confort, qu'avons-nous perdu ?
    Durant quatre saisons, il raconte sans fard les difficultés et les joies de la vie dans une maison de bois en pleine nature, où l'homme recommence doucement à se fondre dans le paysage, où les outils les plus simples sont souvent les plus ingénieux.
    L'Année sauvage installe Mark Boyle dans la tradition des écrivains de nature. Il raconte son renoncement aux commodités du téléphone, de la voiture, à posséder une montre, des clefs de maison, un réveil. Alors qu'il oublie le temps industriel, mécanique, il observe que le corps et l'esprit prennent le relai.

  • « Je crois que la plus belle chose que l'on puisse dire à quelqu'un, c'est 'Regarde'. Et la position la plus tendre, ce n'est pas une longue étreinte, mais deux personnes se tenant côte à côte, regardant ensemble le monde.» Regarder le monde, c'est regarder les êtres aussi bien que les lieux. Non seulement pour mieux les comprendre et mieux les préserver, mais surtout parce qu'il s'agit de l'un des besoins les plus fondamentaux de l'espèce humaine. Nous n'avons pas seulement besoin du milieu naturel pour notre survie, nous dépendons affectivement de lui. Nous sommes tous liés à lui de mille manières insoupçonnées.
    Après le merveilleux Petit traité de philosophie naturelle, Kathleen Dean Moore partage, non sans humour, ses méditations sur la beauté du monde.

  • Très populaire dans l'opinion, la forêt française est aujourd'hui objet de nombreuses inquiétudes. Si elle est en réalité beaucoup plus présente sur notre territoire qu'au début du XXe siècle, elle n'en demeure pas moins soumise à une attention nouvelle qui rend sa gestion politique difficile à l'heure du réchauffement climatique et du changement de regard sur la Nature. La crise traversée par l'Office National des Forêts (ONF) et les difficultés de l'État a définir une vision de notre avenir forestier sont les symptômes d'une forme d'incapacité de notre temps à penser le temps long, nécessaire au soin de la Nature.
    Pourtant, le défi climatique du XXIe siècle impose une révision de notre regard collectif sur la forêt qui redevient un enjeu de première importance dans notre société.

  • « C'est en découvrant le parc de Versailles que je suis devenu un amoureux des arbres. Je n'avais certes pas attendu mon entrée dans la vie active pour les aimer, mais je ne les regardais pas attentivement, ils faisaient simplement partie de mon décor. Quand je suis devenu jardinier en 1976, il m'a été demandé d'en planter d'abord quelques-uns, puis beaucoup. C'est à ce moment-là que j'ai tout voulu savoir sur eux : leur terre natale, l'origine de leurs noms, les propriétés médicinales de leurs feuilles, la couleur des fleurs et la saveur des fruits.
    Le monde des arbres est vraiment extraordinaire. Pas un mois ou presque sans apprendre une information sur ces végétaux capables de vivre mille ans et plus.
    Les arbres m'ont transmis l'envie d'éternité. Ils m'ont donné comme pouvoirs la patience, la sagesse, et une idée de l'immortalité. »

  • « L'art, c'est la création propre à l'homme?», aime-t-on répéter avec Victor Hugo. Est-ce à dire pour autant que la capacité à apprécier la beauté du monde est exclusivement réservée à notre espèce?? Mais alors comment comprendre, par exemple, que le paon mâle ait développé, pour courtiser les femelles, une queue si voyante et volumineuse qu'elle en diminue ses propres chances de survie??
    Cet apparent paradoxe est au coeur de la réflexion de Charles Darwin, qui donne au sens proprement esthétique à l'oeuvre dans la sélection sexuelle animale une place cruciale dans l'évolution du vivant. Bousculant les présupposés de la philosophie de l'art autant que les attentes de ses disciples, il pose ainsi les fondements d'une histoire naturelle de l'esthétique, riche de surprises et de perspectives nouvelles.
    De la fameuse expédition du naturaliste anglais sur le Beagle aux travaux les plus récents des sciences cognitives, en passant par les apports de l'archéologie préhistorique, de l'anthropologie, de la psychologie expérimentale et même de l'ornithologie, cette enquête interroge le passage du sens esthétique animal à la naissance de l'art et révèle le rôle décisif de la beauté dans notre propre évolution.

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