L'actualité des rayons

Au gré des fleuves...

 

      

  • Danube

    Claudio Magris

    In this fascinating journey Claudio Magris, whose knowledge is encyclopaedic and whose curiosity limitless, guides his reader from the river's source in the Bavarian hills through Austro-Hungary and the Balkans to the Black Sea. Along the way he raises the ghosts that inhabit the houses and monuments - from Ovid and Marcus Aurelius to Kafka and Canetti - and in so doing sets his finger on the pulse of Central Europe, the vital crucible of a culture that draws on influences of East and West, of Christendom and Islam.

  • être la rivière

    Sacha Bourgeois-Gironde

    • Puf
    • 26 Août 2020

    Ayant pris connaissance de l'attribution de la personnalité juridique au fleuve Whanganui et de sa reconnaissance par la loi néozélandaise comme « entité vivante et indivisible », l'auteur entreprend une enquête, à la fois sur le plan conceptuel et sur le terrain, par la remontée du fleuve avec un traducteur maori et une photographe, pour analyser le sens de cette nouvelle disposition légale. L'enquête se déroule en trois temps : auprès des promoteurs de la loi à Wellington ; à travers l'analyse du texte lui-même, le Te Awa Tupua ; par une prise de contact, physique et humaine, sur les rives du fleuve Whanganui. Il s'agit de saisir les interactions historiques (revendications maories), légales (peut-on tout personnaliser et est-ce que cela implique une meilleure compréhension et relation à la nature ?) et sensibles (comment devient-on effectivement la rivière ?) qui ont conduit à la personnalisation de la Whanganui, auprès de laquelle l'auteur tente ainsi de rendre compte des capacités transformistes.

  • La Seine aujourd'hui revient dans l'actualité : l'opération EU Sequana 2016 rappelle que les crues du fleuve sont toujours menaçantes, et la piétonisation des voies sur berge rive droite est prévue pour septembre 2016.
    La mairie de Paris souhaite réinventer une Seine qu'Isabelle Backouche a décrite pour le xviiie siècle; une Seine attractive, familière, véritable lieu d'échanges et de loisirs, avec surtout l'idée de mélanger les usages sur chacun des points du fleuve en évitant la spécialisation fonctionnelle.

    Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du xviiie siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs. Tout à la fois espace partagé, espace contesté et espace remodelé, le fleuve a ainsi pesé d'un poids déterminant dans le façonnement de la vie urbaine.
    Cependant, au tournant des xviiie et xixe siècles, la Seine s'écarte de cette vocation pour devenir une voie de navigation nationale de plus en plus étrangère à la capitale.
    Sensible à la diversité des acteurs et des intérêts qui les animent, cette histoire de la rupture entre la Seine et Paris nous fait voir combien importe la solidarité entre les usages, les représentations et les aménagements d'un territoire. La Seine offre ainsi un fécond terrain d'expérimentation pour comprendre le devenir urbain et les relations mouvantes de l'homme et de la ville.

  • Fleuve congo (le)

    Smith/Sole/Robert

    Récit du voyage entrepris par les deux auteurs sur le fleuve Congo entre Brazzaville, Kinshasa et Kisangani de mai à juin 2002. Journaliste au Monde, S. Smith souligne l'importance économique et stratégique du fleuve et évoque les figures qui ont contribué à créer sa légende : John Huston pour son film The African Queen, Henri Morton Stanley, Joseph Conrad...

  • Mississippi

    Maffi-M

    Les tribus indiennes l'appelaient occochappo (" anciennes eaux "), misha sipokni (" au-delà du temps "), ou le " grand fleuve" : misi-ziibi.
    Au fil de l'eau et des siècles, on lui donnera d'autres noms encore : le père des fleuves, le grand boueux, le nil d'amérique, le "vieil homme " chanté par les bluesmen de memphis - old man river... creuset de culture et berceau de la civilisation américaine, le mississippi, avec ses 4 000 kilomètres de long, ses 250 affluents prenant leur source dans 31 des etats de l'union et son fameux delta, est sans doute le monument naturel le plus grandiose de l'amérique, qu'il coupe en deux telle une immense artère liquide, tantôt majestueuse, tantôt furieuse, charriant un foisonnement de paysages, d'histoires et de légendes.
    Depuis les guerres de colonisation jusqu'aux ravages de l'ouragan katrina, sur les traces de mark twain ou de faulkner, en compagnie des griots cajuns et des magiciens vaudous, morio maffi raconte les mille et une circonvolutions d'un fleuve à la richesse inépuisable. aussi poétique qu'érudit, entre carnet de route littéraire et rêverie géographique, mississippi s'inscrit dans la lignée du danube de claudio magris ou du radeau de la gorgone de dominique fernandez.

  • À travers son nom, le Gange véhicule une entité et des valeurs sacrées, auprès desquelles se révèlent des structures sociales d'une infinie richesse. Grâce à des usages et des pratiques de l'eau portant l'empreinte de gestions collectives et de sophistications techniques millénaires, se dessinent des organisations sociales autonomes que des siècles de colonisation et des décennies de mondialisation n'ont pas réussi à éliminer.
    C'est cette résilience culturelle, adossée à des techniques alternatives modernes, nourrie de savoirs sociaux millénaires et, en même temps, apte à porter une critique aiguisée sur les sciences et les techniques mondialisées qui fait de ce parcours sur ce miroir social qu'est ce fleuve, une véritable initiation à ces formes de résistance politique.

  • Comprendre la relation historique entre l'homme et le fleuve, c'est mieux appréhender les questions écologiques qui se posent aujourd'hui et surtout, envisager notre futur.

  • «L'Amazonie n'existe pas » : c'est sur ce constat paradoxal que s'ouvre cet ouvrage, pour souligner que la dimension mythique et mythologique de cette région l'emporte souvent sur la réalité géographique. Tout commence par son nom, qui fait référence à une légende tirée de l'Antiquité grecque, à mille lieues du contexte de la forêt équatoriale que les voyageurs du XVIe siècle venaient d'aborder...
    Dès leur arrivée, les Européens ont eu du mal à comprendre l'Amazonie, déroutés par l'environnement, tant social que naturel, qu'ils découvraient. Mais plutôt que d'apprendre des sociétés locales à le décoder, ils ont cherché à l'analyser sur la base de leurs références culturelles. La profusion végétale et animale, l'analogie avec l'Éden perdu, les confortèrent dans l'idée que l'Amazonie était une nature vierge et ses habitants, dépourvus de civilisation...
    L'ouverture de la grande forêt aux scientifiques, à partir du XIXe siècle, n'a pas dissipé cette méprise. Deux visions oscillent alors, toutes deux encore très ancrées dans nos imaginaires : celle de « l'enfer vert », hostile à l'homme, qui demande à être dompté, et celle de la « forêt vierge », pure et intouchée, qu'il faut préserver en l'état. Mal informées sur l'Amazonie, les sociétés occidentales s'obstinent à y implanter des modèles de gestion en totale inadéquation avec son environnement, entraînant des conséquences dramatiques pour les équilibres écologiques non seulement sur le plan local mais aussi sur le plan régional, voire global.
    Consacré à l'Amazonie brésilienne qui représente près de 60 % de la forêt « amazonienne », cet ouvrage s'attache à étudier l'histoire longue des populations et de l'environnement en montrant que la vision occidentale relève d'un « malentendu » qu'il est urgent de lever. Une lecture essentielle à l'heure où les annonces du gouvernement Bolsonaro viennent réveiller les inquiétudes.

  • Combat d'un éléphant happé par un anaconda alors qu'il se baignait dans le fleuve. Vers la dixième heure de cette lutte de titans, l'éléphant qui avait laissé à chaque immersion sa trompe dressée hors de l'eau, traîna enfin le serpent de 15 mètres sur la berge pour le piétiner de fureur... Telle est l'Afrique que raconte Jean Michonet, fils d'un normand et d'une métisse née du peuple Myéné ; une Afrique fabuleuse des forêts et des rivières, des clairs-obscurs et des lianes déchirées par des galops d'apocalypse...

  • Seul civil de l'expédition du mékong, louis de carné (1844-1871) livre au public cette version non officielle de l'exploration, avant de succomber, à vingt-sept ans, aux fièvres contractées en chine.
    Son récit témoigne de ces grands périls que les explorateurs ont rencontrés en traversant dans la misère, sous des pluies torrentielles, la jungle du laos birman. " la saison des pluies dans le laos birman " est extrait de " l'exploration du mékong " publié en feuilleton dans la revue des deux mondes en 1869.

  • Parti de Bangkok où il avait été nommé vice-consul en 1886, Auguste Pavie avait pour mission de rejoindre Luang Prabang, la capitale royale du Laos, et d'y fonder un poste diplomatique pour la France. Arrivé à destination au début de l'année 1887, il entreprit de découvrir seul, sans escorte, une voie de communication entre le Mékong et le T onkin, et effectua ainsi la première reconnaissance des territoires situés aux confins du Laos. Cet immense voyage, semé d'embûches et de contretemps liés aux manoeuvres du Siam pour empêcher les Français d'étendre leur influence en Asie du Sud-Est, révèle l'une des figures les plus admirables de l'exploration, qui n'eut de cesse, durant sa mission, de dépeindre la beauté des paysages et de témoigner des coutumes et de la vie des populations d'Indochine.

  • Découvrez Aventures en Loire - 1000 km à pied et en canoë, le livre de Bernard Ollivier. Des chemins intimes aux vignobles prestigieux, des châteaux dans la brume au silence des matins sur l'eau calme, Bernard Ollivier retrace une odyssée hors du commun de 1 000 kilomètres sur les bords de la Loire, du mont Gerbier-de-Jonc jusqu'à Nantes. Il dessine au fil des rencontres le portrait d'un fleuve majestueux, mais aussi celui des gens qui lui ont ouvert leur porte et leur coeur. L'aventure a le goût du bonheur, même si le fleuve, comme la vie, n'est pas toujours tranquille...

  • Dans une odyssée cycliste à travers une Europe à la dérive, le long du Danube et de ses paysages époustouflants, Emmanuel Ruben compose un portrait fort et sensible de la mosaïque européenne. À l'été 2016, Emmanuel Ruben entreprend avec un ami une traversée de l'Europe à vélo. En quarante-huit jours, ils remonteront le cours du Danube depuis les rives de la mer Noire jusqu'à sa source de la Forêt-Noire. D'Odessa à Strasbourg, ils parcourront 23 degrés de longitude, 6 degrés de latitude et 4 000 km. Ce livre-fleuve est inspiré de cette épopée à travers les marécages du delta du Danube et les steppes eurasiatiques d'Ukraine, les vestiges de la Roumanie de Ceausescu, le rougeoiement des plages bulgares au crépuscule, les défilés des Portes de Fer en Serbie, les frontières hongroises hérissées de barbelés... En choisissant de suivre le fleuve à contre-courant, c'est l'histoire complexe d'une Europe qui se referme que les deux amis traversent. Mais, dans les entrelacs des civilisations déchues et des peuples des confins, affleurent les portraits poignants des hommes et des femmes croisés en route, le tableau vivant d'une Europe périphérique et contemporaine. Dans ce récit d'arpentage, Emmanuel Ruben poursuit en cycliste, en écrivain, en géographe, en homme tout simplement, sa « suite européenne » initiée avec «La Ligne des glaces» et explore la géographie du Vieux Continent pour mieux révéler toutes les fictions qui nous constituent.

  • Histoire de la mise en valeur des terres et des eaux du fleuve qui ont entraîné le changement des sociétés riveraines. Aborde le monde des bateliers et leurs traditions, explore les mythes attachés au fleuve et les pratiques religieuses qui dominent la vie des riverains.

  • Depuis son glacier alpestre suisse jusqu'au delta de Camargue, le Rhône sillonne la vallée, façonne les paysages, irrigue les terres, enrichit les hommes, nourrit les imaginaires. Dans cet ouvrage placé sous la direction d'Erik Orsenna, le Rhône se décline en une soixantaine de mots clés couvrant toutes sortes de thèmes (art, histoire, nature, économie, aménagement, énergie, faune, flore...) et propose une iconographie aussi majestueuse qu'insolite.

  • Avec ses centaines de morts, son demi-million de personnes déplacées, principalement afro-américaines, et ses huit millions d'hectares submergés, la grande crue du Mississippi de 1927 fut la plus dévastatrice de l'histoire des États-Unis.
    Elle se propagea du Nord au Sud dans un environnement dégradé par des décennies d'interventions humaines, au premier rang desquelles la déforestation, l'assèchement des zones humides et le remplacement de la petite propriété agricole par d'immenses plantations en monoculture.
    Après avoir retracé cette histoire et analysé ses causes, Susan Scott Parrish explore l'intense réponse culturelle qu'elle a suscitée. Les Américains parurent d'abord se ranger derrière la « grande machine de secours » fédérale, mais de profondes fractures ne tardèrent pas à se rouvrir. Les gens du Sud dénoncèrent, d'un côté, les « eaux yankees », réminiscences de la guerre de Sécession, de l'autre, le confinement des Afro-Américains dans des camps de concentration et le « retour de l'esclavage à Dixie ».
    L'auteur montre qu'il revint à des artistes et écrivains de génie, tels Bessie Smith, William Faulkner ou Richard Wright, de façonner la sensibilité publique à l'événement et lui donner un sens. Elle montre aussi qu'à l'orée des années 1930 les catastrophes écologiques médiatisées étaient devenues, au même titre que les totalitarismes ou les crises économiques cycliques, des phénomènes centraux de la modernité.

  • Les deltas du Rhône et du Mississippi sont le théâtre d'intenses enjeux écologiques, historiques, industriels, sociologiques, politiques. Territoires profondément hybrides, ces deltas sont emblématiques de nos relations contemporaines à la Terre. De son enquête au long cours, l'auteur revient avec une série de 31 récits, placés sous le signe de 31 espèces animales et végétales. Entre théorie et narration, cet ouvrage invente une forme d'écriture originale, attentive aux entrelacs des vivants. Un grand récit des paysages contemporains.

  • ... et si un fleuve, Loire, et les divers éléments terrestres écrivaient une constitution ?

    Et si les entités naturelles, rivières, montagnes, forêts, océans, glaciers et sols... étaient, à force d'exploitation, de prédation, en voie d'inventer leur grammaire, exigeant leur représentation ?

    Voici l'histoire d'un soulèvement légal terrestre.

    Les auditions du parlement de Loire Un livre mis en récit par Camille de Toledo avec les voix de Frédérique Aït-Touati, Bruno Latour, Virginie Serna, Bruno Marmiroli, Jacques Leroy, Jean-Pierre Marguénaud, Catherine Larrère, Catherine Boisneau, Valérie Cabanes, Matthieu Duperrex, Gabrielle Bouleau, Sacha Bourgeois-Gironde, Marie-Angèle Hermitte...

  • L'Indus, l'un des plus longs fleuves du monde, a, pendant des millénaires, été vénéré à l'égal d'un dieu. Dans cet ouvrage, Alice Albinia propose le récit du voyage, impressionnant d'audace, qu'elle a effectué en solitaire, à l'âge de vingt-neuf ans, au coeur d'une région de l'Asie en proie aux plus grands troubles et à une violence qui ne désarme pas, et chemin faisant, à travers cinq mille ans d'une grande Histoire turbulente.

  • Fleuve le plus puissant au monde après l'Amazone, le Congo draine un immense bassin partagé entre neuf États. Il a donné son nom à deux d'entre eux. Au coeur d'une histoire tumultueuse qui mit en contact les sociétés d'Afrique équatoriale et l'Europe, soumis à une exploitation coloniale brutale, il n'a cessé d'être convoité pour ses richesses naturelles. «?Potentiellement?» riches, les pays riverains du grand fleuve comptent en réalité parmi les plus pauvres du monde.
    Ce paradoxe de la puissance contrariée, tant par la nature qui a coupé le fleuve de son ouverture atlantique que par le cours d'une histoire souvent chaotique, constitue le fil conducteur d'un voyage fascinant aux pays du Congo. L'auteur les a parcourus durant trois décennies. Il en montre les mutations comme les freins au développement, et interroge les promesses de l'or blanc, de l'or vert, de l'or bleu. Il livre en six tableaux le fruit d'une réflexion sans tabou, murie au carrefour de la géohistoire, de l'anthropologie économique, de la politique, de la culture et des arts. Cet essai de géographie globale propose des clés essentielles pour comprendre la complexité du bassin du Congo dans son rapport au monde.

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