| VERISSIMO, Luís Fernando
[BRÉSIL]
(Porto Alegre, Rio Grande do Sul, 1936). Luís Fernando Veríssimo.
Fils de l’écrivain Érico Veríssimo. D’abord saxophoniste
puis journaliste, il devient célèbre avec ses recueils de
chroniques satiriques (O popular, 1973 ; A
grande mulher nua, 1975 ; Sexo na cabeça,
1980 ; O analista de Bagé, 1981, etc.). On lui
doit aussi des nouvelles et des romans policiers pleins
d’humour ainsi que des scénarios pour le cinéma et la télévision.
ANTHOLOGIES / REVUES
« Drague » (Cantada), chronique
extraite du recueil A velinha de Taubaté (1983),
traduit par Jacqueline Penjon et al, dans Contes
et chroniques d’expression portugaise, Pocket,
n°2216, 1986 + 2004.
« White Christmas », conte publié dans
la revue Domingo / Jornal do Brasil du 24 décembre
1995, traduit par Jacques Thiériot, dans Contes de Noël
brésiliens, Albin Michel, 1997.
— Jack Tance, un privé à Rio (Ed Mort e outras
histórias, 1979 ; Ed Mort, todas as histórias,
1997). Chroniques policières, traduit du portugais par Richard
Roux, préface de Jean-Paul Delfino. [Marseille], Éditions
L’Écailler du Sud, « Spéciales » n°9, 2003, 144 pages,
illus., 11 €
[Contient : Jack Tance. La Totale. 1. « Le
piège » ; 2. « Jack Tance et les bons sauvages » ;
3. « Jack Tance et l’ange baroque » ; 4.
« Jack Tance. Le retour » ; 5. « Jack
Tance touche le fond I » ; 6. « Rien n'arrête
Jack Tance » ; 7. « Jack Tance en filature » ;
8. « Jack Tance touche le fond II » ; 9.
« Tout est O. K. pour Jack Tance » ;
10. « Jack Tance ne se dégonfle pas » ; 11.
« Jack Tance revisited » ; 12. « Jack
Tance rafle tout » ; 13. « Jack Tance se
récupère » ; 14. « Jack Tance touche le fond
III » ; « Jack Tance. Le come-back »].
Suite de nouvelles envoyées en staccato, Jack Tance,
un privé à Rio met en scène le personnage hyper-classique
du privé à l’américaine, mais il en détourne tous les poncifs
avec un humour féroce et dévastateur. Locataire d’un petit
bureau sis dans une galerie marchande de Copacabana, Jack
Tance résout des affaires improbables qui lui sont toujours
amenées par des femmes superbes. Une rencontre à 200 à l’heure
entre Carter Brown et Raymond Chandler, sur fond de crise
brésilienne non dite mais très présente pourtant à travers
un désespoir latent dépeint avec un humour cynique unique.
— Et mourir de plaisir (O clube dos anjos,
1998), roman, traduit du portugais par Geneviève Leibrich.
[Paris], Éditions Le Seuil, 2001, 160 pages, 15 €
Ils sont dix. Pendant vingt et un ans, ils se sont retrouvés
chaque mois autour d'une table pour déguster des mets de
plus en plus raffinés, respectant la promesse faite dans
l'adolescence de ne jamais faillir à ce rituel quoi qu'il
arrive. Jusqu'à ce qu'apparaisse un mystérieux cuisinier
pour qui la table, plus qu'un art et un plaisir culturel,
est un défi philosophique : tout désir étant un désir
de mort, la perspective d'une fin prochaine ne peut que
décupler le plaisir de manger. Dès lors, les dîners s'apparentent
à une variante gastronomique de la roulette russe et, mois
après mois, le nombre des convives s'amenuise. À moins qu'une
main criminelle n'ait organisé ces morts en série. Avec
un humour corrosif, un sens aigu du suspense, Luis Fernando
Veríssimo nous offre une variante gourmande et jubilatoire
des Dix Petits Nègres.
— Borges et les orangs-outangs éternels (Borges
e os orangotangos eternas, 2000), roman, traduit du
portugais par Geneviève Leibrich. [Paris], Éditions Le Seuil,
2004, 128 pages, 14 €
Vogelstein, célibataire, la cinquantaine, vit à Porto Alegre
en compagnie de ses livres et de son chat, Aleph. L'invitation
de la Société Israfel à participer à un congrès sur Edgar
Allan Poe est pour lui l'occasion inespérée de se rendre
à Buenos Aires et de réaliser le rêve de sa vie : rencontrer
Jorge Luis Borges. Mais, quelques heures avant l'inauguration,
l'un des participants, Joachim Rotkopf, est sauvagement
assassiné dans sa chambre d'hôtel dont les fenêtres sont
closes et la porte, bien sûr, fermée de l'intérieur. Intrigué,
Borges invite Vogelstein, unique témoin du drame, à lui
raconter dans quelles circonstances il a découvert le corps,
qui gisait à terre dans une mare de sang, appuyé contre
un miroir et dans une étrange position. Vogelstein et Borges
se livrent alors, dans la bibliothèque du maître argentin,
à un jeu de déductions érudites et désopilantes, sous l'invocation
de Poe, l'écrivain qui inventa « les histoires de détective,
la parodie des histoires de détective et les anti-histoires
de détective »
FILMOGRAPHIE
Ed Mort (1997), réal. Alain Frésnot.
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