| ASSIS,
Machado de
[BRÉSIL] (Rio de
Janeiro, RJ, 1839 – Rio de Janeiro, RJ, 1908). Joaquim Maria
Machado de Assis. Sa mère, une blanchisseuse portugaise
meurt alors qu'il est encore un tout jeune enfant. Son père,
un mulâtre peintre en bâtiment, se remarie alors avec une
simple et généreuse métisse qui l'élèvera tendrement. Enfant
solitaire, bègue, sujet à de fréquentes crises d'épilepsie,
il se réfugie dans la lecture et acquiert seul une vaste
culture. Il apprend le français et à seize ans publie son
premier poème. Il devient typographe puis correcteur et,
en 1860, entre au Diaro do Rio de Janeiro comme chroniqueur.
En 1863, il se marie avec Carolina de Novais, Portugaise
de bonne famille, fine et cultivée, malgré l'opposition
de la famille. Il entre alors dans un grand ministère où
il fera toute sa carrière. Dès lors, partagée entre son
travail de bureaucrate et celui d'écrivain, sa vie se confond
avec son œuvre. Père fondateur et premier président de l'Académie
brésilienne des lettres, directeur général de son ministère,
paré de toutes les gloires officielles il meurt d'un cancer
dans la solitude à l'âge de 69 ans.
Machado de Assis a pratiqué tous les genres, poésie, théâtre,
journalisme, critique, traduction. Il est cependant essentiellement
un narrateur tout autant par ses contes (168 au total, régulièrement
réunis en anthologies par ses soins) que par ses romans.
On distingue trois périodes dans sa production romanesque.
On pourrait appeler la première celle de la liquidation
du romantisme. Elle irait de 1870 environ à 1880, avec deux
recueils de contes : Contos fluminenses (1870)
et Historias da meia noite (1873), et quatre romans :
Ressurreição (1872), A mão e a luva (1874),
Helena (1876) et Iaiá Garcia (1878). Ses contes,
courts, ironiques ou tendres sont de loin supérieurs à ses
romans, dont les personnages, tout d'une pièce ne sont pas
encore très riches d'un point de vue psychologique et dont
le style n'a pas encore atteint cette perfection à laquelle
il arrivera plus tard. Mais l'humour est déjà présent, désagrégeant
d'un livre à l'autre le romantisme dont ils sont encore
imprégnés.
Sa maladie, l'épilepsie, faisant sans cesse de nouveaux
progrès, Machado sent la folie qui s'approche souterrainement
de lui, des visions sombres le hantent et, désormais, une
espèce de « terreur cosmique » ne cessera de l'habiter.
C'est alors que commence la seconde série de ses romans,
ceux que l'on a appelé « les romans crépusculaires » :
Memoires posthumes de Braz Cubas (1881), Quincas
Borba (1891), Dom Casmurro (1899), Esaü et
Jacob (1904), et de nouvelles séries de contes, infiniment
plus amers que les premiers. Apparemment il continue...
Mais ses procédés ont changé de signification. Il interrompt
toujours le récit pour parler au lecteur, mais c'est comme
une fuite panique. L'humour triomphe toujours mais il a
changé de sens. Il est une méditation sur la folie.
Esthétiquement, Machado de Assis est passé du romantisme
au naturalisme. Le réalisme n'est chez lui encore qu'un
moyen de lutter contre cette séduction de la déraison qui
sourd du fond de son être. Ses personnages masculins ne
font que le confesser. Il se met en eux, il est eux, ses
livres deviennent une galerie de fous, Braz Cubas, l'aliéniste,
Quincas Borba, Rubiào. Mais aussi, ils acquièrent une tout
autre dimension : la psychologie s'enrichit de toutes
les « intermittences du cœur », de l'émiettement
du moi en sensations ou sentiments contradictoires. Une
sombre dilection les habite. Les femmes, par contre, échappent
à la folie et si elles ne connaissent les abîmes des hommes,
elles n'en sont pas moins, elles aussi, mystérieuses. Elles
hésitent entre le péché et les convenances, entre le sourire
et la caresse. Elles passent, sensuelles, à travers les
pages des romans et elles empêchent ces derniers de tomber
dans une certaine sécheresse, contre laquelle Machado de
Assis avait à se défendre. En 1904, il perd sa femme. Et
ce fut comme s'il mourrait lui-même. Il lui faut avant de
disparaître définitivement dire encore son amour pour celle
qui l'a quitté. Et c'est en 1908, le Mémorial de Aires,
œuvre très différente de toutes celles qui l'ont précédée,
elle constitue à elle toute seule la dernière étape de cette
ascension romanesque. Livre « nocturne », il est
un chuchotement d'amour très doux dans la nuit qui tombe.
« Ce sont les œuvres de sa maturité qui devaient révéler
le génie créateur de Joaquim Maria Machado de Assis (1839-1908) :
Mémoires posthumes de Brás Cubas (1880), Histoires
sans date (1884), Quincas Borba (1891), La
Cartomancienne. Histoires diverses (1896), Dom Casmurro
(1900), Esaü et Jacob (1904), et enfin Ce que
les hommes appellent amour. Mémorial de Aires (1908),
qui est presque une autobiographie. Dans ces œuvres, Machado
sut écarter la prose brésilienne du régionalisme (peinture
du paysage et des mœurs) pour la rapprocher de l'homme,
considéré d'un point de vue universel. Psychologue à la
vie intérieure intense, pessimiste incurable, il réussit
à fondre son amer sentiment de désillusion en un humour
calme et subtil : il savait en outre découvrir les
aspects les plus secrets de vies considérées comme ordinaires.
Étranger à toute école, très personnel dans sa technique
volontairement simple et digressive, il composait ses romans
comme une série de tableaux et de réflexions ; son
style concis, lapidaire, coloré d'expressions populaires,
a fait de lui l'un des grands classiques de la langue portugaise. »
(Mário Carelli).
ANTHOLOGIES / REVUES
Poèmes, dans Anthologie des poètes brésiliens,
1912 ; Poèmes du Brésil, Éditions Ouvrières,
1985.
« L’infirmier », conte tiré de Várias
histórias (1896), traduit par Philéas Lebesgue et Manoel
Gahisto, dans Les Mille nouvelles nouvelles n°14,
Paris, La Renaissance du livre, mars 1911.
« Un apologue », conte tiré de Várias
histórias (1896), traduit par Luiz Annibal Falcão, dans
Anthologie de quelques conteurs brésiliens, Le Sagittaire,
1939 / traduit par Didier Lamaison, dans Caravanes
n°5, 1995.
« Dona Bénédicte. Un portrait », conte
traduit par Mário Carelli, Jacques et Teresa Thiériot, dans
L’Alphée n°1, 1979.
« Chant nuptial », conte traduit par Mário
Carelli, dans Fleur, téléphone et jeune fille, L’Alphée,
1980.
« Le miroir », conte tiré de Papéis
avulsos (1882), traduit par Maryvonne Lapouge-Pettorelli,
dans Histoires étranges et fantastiques d’Amérique latine,
Métailié, 1989 + 1997.
« Des bras », conte tiré de Várias histórias
(1896), traduit par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, dans Histoires
d’amour d’Amérique latine, Métailié, 1992 + 2002.
« Chanson des accordés », conte tiré de
Histórias sem datas (1884), traduit par Didier Lamaison,
dans Caravanes n°5, 1995.
« Nuit de pacha », conte tiré de Histórias
sem datas (1884), traduit par Didier Lamaison, dans
Caravanes n°5, 1995.
« Messe de minuit », conte traduit par
Jacques Thiériot, dans Contes de Noël brésiliens,
Albin Michel, 1997.
« Note sur la littérature brésilienne actuelle :
Instinct de nationalité » (1873), traduit par Florent
Kohler, présenté et annoté par Michel Riaudel, dans Europe
n°919-920, 2005.
— Mémoires posthumes de Braz Cubas (Memórias póstumas
de Brás Cubas, 1881), roman, traduit du portugais et
présenté par Adrien Delpech. [Paris], Éditions Garnier Frères,
1911, VI-492 pages, épuisé
** Nouvelle édition sous le titre Mémoires d’outre-tombe
de Braz Cubas, traduit du portugais par René Chadebec
de Lavalade, préface d’Afranio Peixoto. [Rio de Janeiro],
Atlântica Editora, « Les maîtres des littératures américaines »,
1944, 250 pages, épuisé ; réédition : précédé
d’une étude sur Machado de Assis par André Maurois et d’une
préface d’Afranio Peixoto sur la traduction du général de
Lavalade. [Paris], Éditions Émile-Paul, 1948, 272 pages,
épuisé – rééditions sous le titre Mémoires posthumes
de Brás Cubas. [Paris], Éditions A.-M. Métailié,
1989, 268 pages, 18 € / Éditions Métailié,
« Suites. Suite brésilienne » n°33, 2000, 268 pages,
9.50 €
« Et voyez maintenant avec quelle dextérité, avec quel
art, j'effectue plus grande des transitions de ce livre.
Voyez : mon délire commença en présence de Virgilia ;
Virgilia fut mon grand péché de jeunesse ; il n'y a
pas de jeunesse sans enfance ; l'enfance suppose la
naissance : et voici comment nous arrivons sans effort
au 20 octobre 1805, jour de ma naissance. Vous avez vu ?
Aucun raccord apparent, rien qui puisse détourner et troubler
l'attention du lecteur : rien. Le livre offre ainsi
tous les avantages de la méthode, sans en avoir la rigidité.
Mais en vérité, il était temps. »
Enlevé à la vie par une pneumonie due à une idée fixe, Brás
Cubas tait le récit posthume de sa vie. Dans un ultime délire,
il se penche avec une distance amusée sur ce qu'il a été,
en prenant le lecteur à témoin. Un texte subtil et drôle
où la prose contenue permet les jeux formels les plus inattendus,
écrit par un auteur dont le génie classique teinté de nihilisme
préfigure l'exploitation moderne de l'inconscient.
— L’Aliéniste (O Alienista, tiré du recueil
Papéis avulsos, 1882), traduit du portugais par Maryvonne
Lapouge Pettorelli ; présentation par Pierre Brunet.
[Paris], Éditions A. M. Métailié, « Bibliothèque
brésilienne », 1984 ; 1995, 96 pages, 11€
– rééditions : traduction revue pour cette édition
et présentée par la traductrice. [Paris], Éditions Gallimard,
« Folio bilingue » n°25, 1992, 208 pages
+ 16 pages hors texte, 8.20 € / Éditions Métailié,
« Suites. Suite brésilienne » n°101, 2005, 96 pages,
6.50 €
Simon Bacamarte, un aliéniste, s'installe dans une paisible
bourgade brésilienne où il fonde une « Maison Verte »
pour se livrer à des expériences scientifiques. Il commence
par enfermer et classer les lunatiques, mais ne s'arrête
pas là, son emprise sur la population ne cesse de croître
et révolutionne la cité. Machado de Assis suit les aventures
de ce savant en délire dans une comédie d'erreurs où l'humour
s'attaque aux excès du scientisme et au dogmatisme politique.
Une nouvelle qui, dès 1881, bien avant l'anti-psychiatrie,
dénonce le pouvoir médical arbitraire. L'aliéniste est-il
celui qui soigne la folie, celui qui la fabrique, ou celui
qui la porte en lui ?
— Quincas Borba (Quincas Borba, 1891), roman,
traduit du portugais par Alain de Acevedo, préface de Roger
Bastide. [Paris], Éditions Nagel, « Les grands romans
étrangers » / Collection Unesco d’œuvres représentatives,
« Série Ibérico-américaine » n°8, 1955, 272 pages,
épuisé
** Nouvelle édition : Quincas Borba,
traduit du portugais par Jean-Paul Bruyas. [Paris], Éditions
Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1990,
308 pages, 19.50 € – réédition sous le
titre Le Philosophe ou le chien. Quincas Borba.
Éditions Métailié, « Suites. Suite brésilienne »
n°4, 1997, 320 pages, 10 €
Rubião, modeste professeur hérite une fortune du philosophe
Quincas Borba, sous réserve de prendre soin de son chien.
Mais avec la richesse il hérite la folie de son ami. Sa
fortune se disperse dans l'ostentation et l'entretien de
parasites mais elle sert surtout de capital aux spéculations
d'un arriviste marié à la belle Sofia. L'amour et la folie
surgissent ici romantiquement la main dans la main, cependant
la basse continue du roman est l'ambition économique dont
le héros devient l'instrument. Machado de Assis suggère
les choses les plus terribles de la manière la plus candide
et établit un contraste entre la normalité sociale des choses
et leur anormalité essentielle.
— Quelques contes (Várias histórias, 1896),
traduit du portugais et présenté par Adrien Delpech. [Paris],
Éditions Garnier Frères, 1910, XXXIII-324 pages, épuisé
** Nouvelle édition sous le titre La Cartomancienne.
Histoires diverses, traduction d’Adrien Delpech revue et
corrigée par l’éditeur pour cette édition. [Toulouse], Éditions
Ombres, « Petite Bibliothèque Ombres », n°98,
1997, 192 pages, 9 €
[Contient : « La cartomancienne » ;
« Entre saints » ; « Les bras » ;
« Un homme célèbre » ; « La désirée » ;
« La cause secrète » ; « Trio en la
mineur » ; « I. Adagio cantabile » ;
« II. Allegro mo nan troppo » ; « III.
Allegro appassionato » ; « IV. Menuet » ;
« Adam et Eve » ; « L’infirmier » ;
« Le diplomate » ; « Mariana » ;
« Conte d’écolier » ; « Apologue » ;
« Dona Paula » ; « Vivre » ;
« La chanoine ou métaphysique du style »].
— Le Conte de l’école (Conto de escola, tiré
du recueil Varias histórias, 1896). Édition bilingue,
traduit du portugais par Michelle Giudicelli ; illustrations
de Nelson Cruz. [Paris], Éditions Chandeigne, « Lusitane »,
2004, 48 pages, 13 €
— Dom Casmurro (Dom Casmurro, 1899), roman,
traduit du portugais et présenté par Francis de Miomandre,
traduction revue et corrigée par Ronald de Carvalho ;
préface de Afranio Peixoto. [Paris], Institut International
de Coopération Intellectuelle, « Collection ibéro-américaine »,
1936, 336 pages, épuisé – rééditions : Dom
Casmurro, traduction de Francis de Miomandre. [Paris],
Éditions Albin Michel, 1956, 336 pages, épuisé / Éditions
Albin Michel, « Bibliothèque Albin Michel poche »
n°27, 1989, 336 pages, 7.70 € / présentation
de Linda Lé. [Paris], LGF, « Le Livre de poche. Biblio-Romans »
n°3268, 1997, 288 pages, 5.50 €
** Nouvelle édition : Dom Casmurro, traduit
du portugais par Anne-Marie Quint. [Paris], Éditions A.-M. Métailié,
« Bibliothèque brésilienne », 1983, 336 pages,
14 € – réédition sous le titre : Dom
Casmurro et les yeux de ressac. Éditions Métailié, « Suites.
Suite brésilienne » n°51, 2002, 336 pages, 10 €
« Mes doigts frôlaient la nuque de la fillette ou ses
épaules vêtues d'indienne, et c'était une sensation délicieuse.
Mais enfin, bien malgré moi, les cheveux tiraient à leur
fin, alors que je les aurais voulus interminables. [...]
Si cela vous parait emphatique, malheureux lecteur, c'est
que jamais vous n'avez coiffé une fillette, jamais vous
n'avez posé des mains d'adolescent sur la jeune tête d'une
nymphe... Une nymphe ! Me voilà tout mythologique. »
— Esaü et Jacob (Esaú e Jacó, 1904), roman,
traduit du portugais par Françoise Duprat ; préface
de Jean-Paul Bruyas. [Paris], Éditions A.-M. Métailié,
« Bibliothèque brésilienne », 1985, 200 pages,
17 € – réédition : Éditions Métailié, « Suites.
Suite brésilienne » n°104, 2005, 332 pages, 10 €
À Rio de Janeiro, en 1879, naissent deux jumeaux qui, comme
le raconte la Bible, se querellent dans le ventre de leur
mère. Opposés par une haine farouche, Paulo l'admirateur
de Robespierre et Pedro qui vante les vertus de Louis XVI
tombent amoureux de la même femme, qui, incapable de choisir,
en mourra. Sur ce thème banal, l'auteur donne libre cours
à sa maestria littéraire, ironie, humour, interpellation
du lecteur, sur le thème de l'impossibilité d'échapper au
destin.
— Ce que les hommes appellent amour. Mémorial de
Aires (Memorial de Aires, 1908), roman, traduit du
portugais par Jean-Paul Bruyas. [Paris], Éditions A.-M. Métailié,
« Bibliothèque brésilienne », 1985, 334 pages,
17 € – réédition : Éditions Métailié, « Suites.
Suite brésilienne » n°104, 2005, 334 pages, 10 €
« En la revoyant, je ne l'ai pas trouvée moins piquante
qu'au cimetière ou que la première fois, chez ma sœur, et
pas moins belle non plus. [...] Elle a la peau délicate,
le teint clair, avec aux joues à peine une touche de rouge,
rien qui puisse paraître déplacé chez une veuve. C'est là
tout ce qui m'a frappé au premier abord, avec ses yeux et
ses cheveux noirs ; le reste m'a été révélé peu à peu
au cours de la soirée, jusqu'à l'instant de son départ [...]
Après l'avoir observée quelques instants, voici ce que j'ai
pensé d'elle. Je ne l'ai pas pensé tout de suite en prose,
mais en empruntant un vers à Shelley : " I
can give not what men call Love ”. Je me le suis
donc dit en anglais, mais l'aveu du poète, je l'ai repris
aussitôt en prose de chez nous, et avec une conclusion de
mon cru : “ Je ne peux donner ce que les hommes
appellent Amour.. et c'est dommage ” »
Ce journal du conseiller Aires est fait de petites touches
ironiques sur le vieillissement, l'amour, l'ambiguïté des
sentiments, l'abolition de l'esclavage ; des personnages
forts le traversent, les descriptions peuvent paraître idylliques
mais comme toujours chez Machado de Assis, quelque chose
grince.
— La Montre en or. Choix de contes tirés des recueils
Papéis avulsos (1882), Histórias sem data
(1884), Varias histórias (1896), traduit du portugais
par Maryvonne Lapouge Pettorelli ; précédé de « Machado
de Assis : schéma » (conférence de 1968, recueillie
dans Vários escritos, 1970) par Antônio Cândido de
Melo e Souza, traduit du portugais par Jorge Coli et Pierre
Laurens. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, « Bibliothèque
brésilienne » / Collection Unesco d’œuvres représentatives,
« Série brésilienne », 1987, 168 pages, épuisé
– réédition : Éditions Métailié, « Suites. Suite
brésilienne » n°10, 1998, 168 pages, 6.60 €
[Contient : « La montre en or » ; « Des
bras » ; « Le miroir » ; « Une
étrange coïncidence » ; « Une dame » ;
« La cartomancienne » ; « Un homme célèbre » ;
« Celle que l’on désire » ; « Le mobile
secret » ; « La messe de minuit » ;
« L’anecdote du cabriolet »].
Une montre en or apparaît sur une table de nuit ; les
bras d'une femme troublent un adolescent ; une cartomancienne
révèle un avenir radieux ; un miroir ne reflète plus
un jeune homme et permet la naissance d'une nouvelle théorie
sur l'âme humaine ; une jeune femme sage se donne à
un passant ; un compositeur est saisi par la polka ;
une dame refuse de vieillir ; un jeune homme écoute
une dame, un soir de Noël, et ne comprend plus rien...
— La Pantoufle turque, suivi de L’Église du diable
(A chinela turca, 1875, recueilli dans Papéis
avulos, 1882 ; A igrejado diabo, 1883, recueilli
dans Historias sem data, 1884). Contes traduits du
portugais par Philippe Billé ; illustrations de Martín
Pascual Beato. [Bordeaux], Éditions Pierre Mainard, 1999,
48 pages, 6.86 €
— La Théorie du médaillon. Choix de contes et de
chroniques, traduit du portugais et présenté par Florent
Kohler. [Paris], Éditions Métailié, « Suites. Suite
brésilienne » n°52, 2002, 160 pages, 6.50 €
[Contient : Introduction de Florent Kohler ;
« Théorie du médaillon » ; « Le miroir » ;
« Le secret du bonze » ; « Dernier chapitre » ;
« Fulano » ; « Évolution » ;
« Seul ! » ; « Des idées de canari » ;
« 15 juillet 1883 » ; « 13 janvier 1885 » ;
« 16 juin 1895 : auteur de ses jours » ;
« 20 octobre 1895 » ; Bibliographie].
Une anthologie de contes et de chroniques, choisis pour
présenter le cheminement philosophique de l'auteur :
depuis la « Théorie du médaillon », manuel à l'usage
des arrivistes, jusqu'au « Miroir » qui révèle
l'absence de moi, en passant par le cynisme et l'égoïsme.
On découvre l'humour noir et décapant de sa vision du monde
à travers quelques histoires bien racontées.
BIBLIOGRAPHIE
* Machado de Assis, son œuvre littéraire. Préface
d’Anatole France. Études littéraires, articles et discours
sur l’œuvre de Machado de Assis, suivis de trois contes
traduits par Victor Orban. [Paris], Éditions Garnier frères,
1917, 160 pages, illus., épuisé.
* H. Houwens Post, L’Auteur brésilien Machado de Assis
et le mystère de Sisyphe. [Napoli], Instituto universitario
orientale, Annali, 1961, 16 pages, épuisé.
* Littérature et nation n°29 : « Machado
de Assis en Europe latine ». Textes en français,
espagnol, italien et portugais, réunis par Florent Kohler
et Silvio Castro. [Tours], Université François Rabelais,
2004, 206 pages, 12.20 €
* Florent Kohler, Schopenhauer, Machado de Assis, Italo
Svevo, ou l’homme sans Dieu. [Paris], Éditions L’Harmattan,
« Critiques littéraires », 2004, 406 pages,
32 €
FILMOGRAPHIE
Um apólogo (1936), d’après le conte homonyme, réal.
Humberto Mauro et Lúcia Miguel Pereira.
Um apólogo (1939, c.m), d’après le conte homonyme,
réal. Humberto Mauro et Roquete Pinto.
Helena (1952, tv), d’après le roman homonyme (1876).
Iaiá Garcia (1953, tv), d’après le roman homonyme
(1878).
Esse Rio que eu amo (1960), un épisode d’après Noite
de almirante, réal. Carlos Hugo Christensen.
O Rio de Machado de Assis (1965, cm), réal. Nelson
Pereira dos Santos.
Viagem ao fim do mundo (1968), d’après les chapitres
« O delirio » et « O senão do livro »,
du roman Memórias póstumas de Brás Cubas (1881),
réal. Fernando Campos.
Capitu (1968), co-scén. Paulo Emiliano Salles Gomes,
d’après le roman Dom Casmurro (1899), réal. Paulo
César Saraceni.
Asilo muito louco (1971), d’après O alienista
(1882), réal. Nelson Pereira dos Santos.
Um homem célebre (1974), d’après le conte homonyme,
réal. Miguel Faria Junior.
A cartomante (1974), d’après le conte homonyme, réal.
Marcos Farias.
A cartomante (1974, tv), d’après le conte homonyme,
réal. Regina Duarte et Domingos de Oliveira.
Helena (1975, tv), d’après le roman homonyme (1876),
réal. Herval Rossano.
Vila do arco (1975, tv), d’après O alienista
(1882), réal. Luís Gallon.
Confissões de uma viúva moça (1976), d’après le conte
homonyme, réal. Adnor Pitanga.
Missa do galo (1975), d’après le conte homonyme,
réal. Roman Atulbach.
Que estranha forma de amar (1977), d’après le roman
Iaiá Garcia (1878), réal. Geraldo Vietri.
A missa do galo (1982, m.m), d’après le conte homonyme,
réal. Nelson Pereira dos Santos.
Iaiá Garcia (1982, tv), d’après le roman homonyme
(1878).
Brás Cubas (1985), d’après le roman Memórias póstumas
de Brás Cubas (1881), réal. Julio Bressane.
Quincas Borba (1987), d’après le roman homonyme (1891),
réal. Roberto Santos.
Helena (1987, tv), d’après le roman homonyme (1876),
réal. Luís Fernando Carvalho, Denise Saraceni, José Wilker.
A causa segreta (1994), d’après le conte homonyme,
réal. Sergio Bianchi.
Memórias póstumas (2001), d’après le roman Memórias
póstumas de Brás Cubas (1881), réal. André Klotzel.
Dom (2003), d’après le roman Dom Casmurro
(1899), réal. Moacyr Góes.
A cartomante (2004), d’après le conte homonyme, réal.
Pablo Uranga et Wagner de Assis.
Quanto vale ou e por quilo (2005), d’après le conte
homonyme, réal. Sergio Bianchi.
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