| LOURENÇO, Eduardo
[PORTUGAL] (São
Pedro de Rio Seco, 1923). Assistant de philosophie à l’université
de Coimbra à partir de 1947, il quitte le Portugal en 1953.
Lecteur de portugais dans plusieurs universités (Hambourg,
Heidelberg, Montpellier), professeur extraordinaire à l’université
Salvador da Baia, au Brésil, maître-assistant à l'université
de Grenoble, puis à celle de Nice où il est nommé professeur
associé, poste qu’il occupera jusqu'à sa retraite en 1988.
Par la suite il a été conseiller culturel auprès de l'ambassade
du Portugal à Rome. Sa carrière d’essayiste commence avec
des études philosophiques sur Hegel, Camus et Kierkegaard
(Heterodoxia I et II, 1949, 1967), mais rapidement
il se tourne vers l’essai littéraire, écrivant des études
notables sur Montaigne et sur les plus grands écrivains
portugais (Camões, Antero de Quental, Pessoa, Torga). Il
a également publié des essais sur la théorie politique (Os
Militares e O Poder, 1975 ; O Fascismo Nunca
Existiu, 1976 ; O Complexo de Marx, 1979),
sur la culture portugaise (Mythologie de la saudade,
1978), sur le destin culturel de l'Europe qui est en train
de se créer (L'Europe introuvable, 1988), et rassemblé
ses travaux sur la peinture dans Le Miroir imaginaire
(1983). « Eduardo Lourenço, par son intelligence subtile
des textes, a élevé l'exercice de la critique littéraire
au rang d'une activité créatrice. Cet écrivain, qui a passé
sa vie en France, résume mieux que quiconque, par son mélange
de sensibilité et d'intellectualité, par sa compréhension
intime du mystère de la saudade, par sa magistrale interprétation
de l'œuvre de Pessoa, l'essence même de la lusitanité. (Robert
Bréchon).
— Pessoa, l'étranger absolu (Pessoa Revisitado,
1973), essai, traduit du portugais par Annie de Faria. [Paris],
Éditions Métailié / Chandeigne, « Bibliothèque portugaise »,
1990, 220 pages, 19 €
— Le Labyrinthe de la saudade. Psychanalyse mythique
du destin portugais (O Labirinto da Saudade. Psicanálise
Mítica do Destino Português, 1978), essai, traduit du
portugais par Annie de Faria Lourenço. [Bruxelles], Éditions
Sagres-Europa, 1988, 200 pages, épuisé – réédition
sous le titre Mythologie de la saudade. Essais sur
la mélancolie portugaise, traduit du portugais par Annie
de Faria. [Paris], Éditions Chandeigne, « Lusitane »,
1997, 208 pages, 18.29 €
— Le Miroir imaginaire. Essais sur la peinture (O
Espelho Imaginário, 1983), traduit du portugais par
Annie de Faria. [Bordeaux], Éditions L’Escampette, 1994,
136 pages, 18 €
— Fernando Pessoa, roi de notre Bavière (Fernando,
Rei da Nossa Baviera, 1986), essai, traduit du portugais
par Annie de Fària Lourenço. [Lisbonne], Éditions Sagres-Europa,
1988, 220 pages, épuisé – [Paris], Éditions Séguier
/ Chandeigne, 1990, 200 pages, épuisé.
— L'Europe introuvable. Jalons pour une mythologie
européenne (Nós e a Europa ou As Duas Razões, 1988),
essai, traduit du portugais par Annie de Farias. [Paris],
Éditions Métailié, « Bibliothèque portugaise »,
1991, 180 pages, 18.50 €
Eduardo Lourenço et Pierre Botineau
— Montaigne 1533-1592, essai, traduit du portugais
par Pierre Botineau, 25 photographies de Jean-Luc Chapin.
[Bordeaux], Éditions L’Escampette « Aquitaine »,
1992, 80 pages, 19.50 €
Eduardo Lourenço et Vasco Graça Moura
— Camões 1525-1580. [Bordeaux], Éditions L’Escampette,
« Essai & Découverte », 1994, 64 pages,
illus., épuisé.
— La Culture à l'ère de la mondialisation
(extrait de La Splendeur du chaos), traduit du portugais
par Annie de Faria ; Catherine Portevin, « Une
rencontre avec Eduardo Lourenço » (paru dans Télérama
n°2618, mars 2000). [Lisbonne], Fondation Calouste Gulbenkian
/ [Bordeaux], Carrefour des littératures, 2001, 32 pages,
illus., hors-commerce.
— La Splendeur du chaos, essais, traduit du portugais
par Annie de Faria. [Bordeaux], Éditions L’Escampette, 2002,
160 pages, 16.80 €
— Montaigne ou la Vie écrite. [Chauvigny, Vienne],
Éditions L’Escampette, 2004, 48 pages, 7 € |