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TEIRLINCK, Herman
[B] (Molenbeek-Saint-Jean, Brabant flamand,
1879 — Beersel, Brabant flamand, 1967). Il a aussi publié
sous les pseudonymes de Jeannette Nijhuis et Jan Van Overeyde.
Fils de l’écrivain Isidoor Teirlinck (1851-1934). Successivement
fonctionnaire communal, directeur d'une fabrique de meubles
(1912-1926), dessinateur, précepteur du futur roi Léopold
III, professeur de littérature, directeur de l'Institut national
des arts décoratifs, directeur du cours d'art dramatique du
Nationaal Toneel à Bruxelles (1938-1951). Collaborateur de
Van nu en Straks (à partir de 1893), co-fondateur de
Vlaanderen (1903), éditeur du Vlaamse Guids,
rédacteur en chef du Nieuw Vlaams Tijdschrift (1946).
Après avoir publié des vers et quelques nouvelles impressionnistes,
il se tourne vers le roman et théâtre où il fit figure de
novateur, notamment avec sa pièce expressionniste De vertraagde
film [Film au ralenti] (1922) ; il a également publié
de nombreux essais, dont plusieurs consacrés à l'art dramatique.
« L'expérience du théâtre à fait naître chez Teirlinck
une écriture plus directe, plus synthétique, et davantage
de concertation dans la construction de ses romans, ainsi
qu'en témoignent Maria Spermalie (1940), Rolande
met de bles [Rolande à la mèche folle] (1944) ; Het
gevet met de engel [Le combat avec l'ange] (1952) et Autoportrait
ou Le dernier repas (1955), confession d'un dilettante
à la fin de sa vie, qui est un des rares romans écrits à la
deuxième personne du singulier. »
ANTHOLOGIES / REVUES : extrait du roman Mijnheer J.
B. Serjanszoon, orator didacticus [Monsieur Serjanszoon]
(1908), traduit du néerlandais par Pierre Brachin et de la
pièce De man zonder lijf [L’homme sans corps] (1925),
traduit du néerlandais par Henri Plard, dans Anthologie
de la prose néerlandaise. Belgique I, Aubier, 1966.
— Jean Doxa (Johan Doxa, 1917),
roman traduit du néerlandais par J. de Herdt, avant-propos
de L. J. Kryn. [Bruxelles], Éditions L. J. Kryn, « Pages
de Flandres », 1931, 180 p., épuisé.
— Maria Speermalie, 1875-1937, (Maria Speermalie,
1940), roman traduit du néerlandais par Hélène Piette. [Bruxelles],
Office de Publicité, « Traducta », 1943, 244 p.,
épuisé.
— Autoportrait ou Le dernier repas (Zelfportret
of Het galgemaal, 1955), traduit du néerlandais par Germaine
Paulan. [Paris], Éditions Universitaires, « Pays-Bas/Flandre »,
1971, 192 p., épuisé.
— Elckerlyc. Moralité du XVe siècle par Petrus Van
Diest, adaptation moderne et française par Herman Teirlinck
/ Everyman. 15 th Century morality, adaptation moderne
et anglaise par John Arden. [Bruxelles-Paris], Éditions O.
Perrin, « Le Théâtre belge / The Belgium Theatre » n°
1, 1955, 48 p., épuisé.
— Ode à ma main (Ode aan mijn hand, 1963), essai,
traduit du néerlandais par Marcel Lecomte. [Bruxelles], Éditions
des Artistes, 1967, 100 p., épuisé.
BIBLIOGRAPHIE : Pierre Brachin, « L’expressionnisme
dans le théâtre de Herman Teirlinck », dans Le Théâtre
moderne. Hommes et tendances, [Paris], 1958 — Pierre Brachin,
« L’expressionnisme sur la scène flamande : Herman
Teirlinck », dans Faits et valeurs, M. Nijhoff,
1975.
FILMOGRAPHIE : Het kwade oog / Le Mauvais
œil (Belgique, 1937), film de Charles Dekeukeleire, scénario
de Herman Teirlinck d’après sa pièce De vertraagde film
(1922), avec des acteurs non professionnels — Herman Teirlinck
(Belgique, 1953), documentaire de Henri Storck — Mijnheer
Serjanszoon / Monsieur Serjanszoon (Belgique, 1967),
téléfilm de Johan De Meester et Bert Struys, d’après le roman
homonyme (1908) — Rolande met de bles / Rolande
à la mèche folle ou La Chronique d’une passion
(Belgique, 1972), réalisation et scénario de Roland Verhavert
d’après le roman homonyme, avec Jan Decleir, Elisabeth Teissier
du Cros, Renier Joskin, Liliane Vincent.
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