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BROUWERS, Jeroen
[N] (Batavia (Djakarta), Indes néerlandaises
(Indonésie), 1940 — ). Romancier, nouvelliste,
critique, auteur d’ouvrages polémiques et d’essais (De
laaste deur [La dernière porte], 1983, qui traite du suicide
chez les écrivains néerlandais), il a publié plus d’une soixantaine
d’ouvrages depuis son premier recueil de nouvelles en 1964.
« Les souvenirs, les remords et la hantise de la mort
tiennent une place privilégiée dans son œuvre qui comprend
des romans autobiographiques et des nouvelles où s’entremêlent
faits vécus et fiction littéraire. Rouge décanté (1981)
relate sous forme de récit fictif la captivité de Brouwers
enfant dans un camp de concentration japonais où il a été
interné avec sa mère, sa petite sœur et sa grand-mère. Dans
L’Éden englouti (1988), il évoque le paradis perdu
de son enfance indienne marquée par une mère souveraine, avant
l’invasion japonaise et l’internement au camp de Tjideng. »
(Jacques Beaudry).
ANTHOLOGIES / REVUES : extrait de Kroniek van een
karakters [Chronique d’un caractère] (1987), traduit du
néerlandais par Jacques Fermaut, dans Septentrion
XX-4, 1991 — extrait du roman Rouge décanté
(1981), traduit du néerlandais par Jacques Fermaut, dans Prosateurs
néerlandophones contemporains, Stichting Ons Erfdeel,
1993, Septentrion XXIV-4, 1995 et dans Une main
tendue, Stichting Ons Erfdell, 1996 — « Anguilles »,
extrait du recueil Het is niets [Ce n’est rien], traduit
du néerlandais par Daniel Cunin, dans Littérature en Flandre,
Le Castor Astral, 2003.
— Rouge décanté (Bezonken rood,
1981), roman traduit du néerlandais par Patrick Grilli. [Paris],
Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1995, 168
p. 12.96 € — réédition : Éditions Gallimard, « Folio »
n° 2967, 1997, 176 p., 4.50 €.
— L’Éden englouti (Het verzonkene, 1988), roman
traduit du néerlandais par Patrick Grilli. [Paris], Éditions
Gallimard, « Du monde entier », 1998, 128 p., 11.43 €.
BIBLIOGRAPHIE : Luc Decorte, « Donner
un sens à une existence insensée : portrait de Jeroen
Brouwers », traduit du néerlandais par Jacques Fermaut,
dans Septentrion XX-4, 1991 — Jaap Goedegebuure, « Jeroen
Brouwers », traduit du néerlandais par Jacques Fermaut,
dans Septentrion XXIV-4, 1995 — Bart Vervaeck, « Dans
les chambres du maître : Jeroen Brouwers », traduit
du néerlandais par Ch. Deprés, dans Septentrion XXX-1,
2001.
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