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BOON, Louis Paul
[B] (Alost, Flandre-Orientale, 1912 — Erembodegen,
1979). Peintre en bâtiment, il publie
son premier roman en 1943 (La Banlieue gagne). Journaliste
dans la presse communiste et socialiste (De rode vaan ;
Vooruit), collaborateur de la revue Tij en Mens
[Époque et être humain] (1949-1955), il témoigne d'une
attention constante pour la question sociale. D'inspiration
populiste, ses romans décrivent la misère du prolétariat flamand,
mais s'écartent progressivement du modèle naturaliste pour
adopter une fragmentation des points de vue qui le rapproche
du Nouveau Roman français. « Dans Ma petite guerre
(1947), il usa de procédés de non-fiction comme le reportage
et le documentaire, afin de faire partager ses obsessions
au lecteur ; son objectif était de “flanquer une conscience
aux gens”. Dans son imposant diptyque La Route de la chapelle
(1953) et Été à Ter-Muren (1956), il réalisa une innovation
technique restée unique tout en combinant thèmes politiques
et engagement social. » (Etienne Schelstraete).
ANTHOLOGIES / REVUES : extrait des romans Ma petite
guerre (1946), traduit du néerlandais par J.-M. Delcour
et De bende van Jan de Lichte [La bande à Jan de Lichte]
(1957), traduit du néerlandais par Pierre Brachin, dans Anthologie
de la prose néerlandaise. Belgique II, Aubier,
1968 — « Mal à l’estomac » (Maagpijn), nouvelle
traduite du néerlandais par Denis Marion, dans Nouvelles
néerlandaises, Seghers, 1965 — Les Grands conteurs
flamands, Wellprint, 1969 — extraits de Wapenbroeders
[Compagnons d’armes] (1955) et de Reservaat [La réserve]
(1965), traduit du néerlandais par Liliane Wouters, dans Septentrion
I-3, 1972 — « Ma planète », nouvelle traduite du
néerlandais par Michel Dupuis, dans Les Lettres
nouvelles, n° spécial, 1975 — « Lambeaux du passé »,
traduit du néerlandais par Marie Nicolaï, dans Les Cahiers
du Groupe n° 9, 1975 — Partager la parole, 1980
— extrait du roman De voorstad groeit [La banlieue
gagne] (1942), traduit du néerlandais par Jacques Fermaut,
dans Septentrion XV-2, 1986 — « Double suicide »
(Dubbele zelfmoord), nouvelle extraite du recueil Het
jaart 1901 [L’année 1901] (1977), traduite du néerlandais
par Albert Bontridder, dans Prose flamande d’aujourd’hui,
La Longue vue, 1988 — extrait du roman La Route de la chapelle,
traduit du néerlandais par Marie Hooghe, dans Septentrion
XXVIII-4, 1999.
— Ma petite guerre (Mijn kleine
oorlog, 1946 ; édition revue, 1960), roman traduit
du néerlandais par Marie Hooghe, introduction de Willem Elsschot,
postface d'Herwig Leus. [Bruxelles], Éditions La Longue vue,
« La Pie sur le gibet », 1986, 138 p., 11.43 €.
— La Route de la chapelle ou le premier roman illégal
de Broontje (De Kapellekensbaan, 1953), roman traduit
du néerlandais par Marie Hooghe. [Lausanne], Éditions L’Âge
d’homme, « Au cœur du monde », 1999, 420 p., 24.39 €.
— Menuet (Menuet, 1955), roman traduit du néerlandais
par Lode Roelandt, préface de Claire Etcherelli. [Bruxelles],
Éditions Complexe, « Le Plat Pays », 1973, 132 p.,
épuisé — réédition, augmentée d’une postface de Jacques De
Decker : Éditions Complexe, « L’Heure furtive »,
2003, 144 p., 9.90 €.
— Été à Ter-Muren (Zomer te Ter-Muren, het 2 boek
van over Kapellekensbaan, 1956), roman traduit du néerlandais
par Marie Hooghe. [Lausanne], Éditions l’Âge d’homme, à paraître.
BIBLIOGRAPHIE : C. J. Van Bork, « Louis
Paul Boon : un bilan socio-littéraire », dans Septentrion
I-3, 1972 — Paul De Wispeleare, « Introdution à Louis
Paul Boon », traduit du néerlandais par Jacques Fermaut,
dans Septentrion XV-2, 1986 — Johan Dierinck,» Sismographie
du déclin : à propos de Louis Paul Boon », dans
Septentrion XXVIII-4, 1999.
FILMOGRAPHIE : Menuet (Belgique/Pays-Bas, 1982),
film de Lili Rademakers, scénario de Lili Rademakers et Hugo
Claus d’après le roman homonyme (1955), avec Hubert Fermin,
Carla Hardy, Akke May Marynissen — Pieter Daens (Belgique/France/Pays-Bas,
1992), film de Stijn Coninx, scénario de Fernand Auwera et
Robbe De Hert d’après le roman homonyme (1971), avec Jan Decleir,
Gérard Desarthe.
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