TOSCANA, David
[MEXIQUE] (Monterrey, Nuevo León, 1961). Formation d’ingénieur. Romancier et nouvelliste, il qualifie lui-même ses textes comme étant réalistes effrénés, sans limites ni restrictions. Il entend en effet « garder un œil sur l’expérience réelle de la vie ». Invité du Salon du livre de Paris en mars 2009.
« Parmi les thèmes abordés par ses romans, on trouve notamment la solitude, l’échec, la mort, le deuil, ou encore la démythification de l’histoire. Avec El ultimo lector, David Toscana offre un récit borgésien dont le héros, Lucio, est bibliothécaire dans un village perdu du nord du Mexique. Confronté à la découverte d’une fillette morte, Lucio mène une enquête littéraire et livresque où se déploie l’incroyable imagination de ce lecteur vorace qui croit que la fiction peut aider à élucider les cruautés du monde réel, dans la grande tradition du récit fantastique sud-américain. » (Karim Benmiloud)
Bibliographie (extrait) : Las bicicletas, roman (1992), Estación Tula, roman (1995), Historias de Lontananza, nouvelles (1997), Santa María del Circo, roman (1998), Duelo por Miguel Pruneda, roman (2001), El último lector, roman (2004), Brindis por un fracaso, nouvelles (2006), El ejército iluminado, roman, (2006).
ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions)
* Extrait du roman Le Dernier lecteur (El ultimo lector, Mexico, Mondadori, 2004), traduit par Sophie Guewinner, dans Siècle 21, n°5 (L’Esprit des péninsules, automne-hiver 2004).
* « Le nouveau » (« El nuevo »), nouvelle, extraite du recueil Brindis por un frascaso (Aldus/CONACULTA, 2006), traduite par Liliane Hasson, dans Des nouvelles du Mexique (Métailié, 2009).
* « Le Bassaris », nouvelle, extraite du recueil Historias de Lontananza (Mexico, Joaquín Mortiz, 1997), traduite par François-Michel Durazzo, dans Nouvelles du Mexique (Magellan & Cie, 2009).
LIVRES (Traductions)
— El ultimo lector (El ultimo lector, Mexico, Mondadori, 2004), roman, traduit de l'espagnol par François-Michel Durazzo. [Paris], Éditions Zulma, 2009, 16.50 €
« Au nord du Mexique, la sécheresse frappe le petit village à l’abandon d’Icamole. Seul à tirer encore un peu d’eau de son puits, Remigio y découvre un jour une fillette morte. Plus troublé qu’effrayé, il la ramène à la surface et la dépose chez lui. Il ose alors confier son secret à Lucio, son père. Devenu bibliothécaire par la grâce d’un projet gouvernemental très opportun, Lucio se plonge dans un océan de fiction. Il lit chaque titre avec délectation ou fureur, laisse à tout moment un récit empiéter sur la réalité, devient une sorte de parangon naïf du lecteur : passionné, impulsif, prêt à verser dans la chimère. Lucio prend sa fonction avec un tel sérieux qu’il se projette dans chaque roman, jetant aux cafards ce qu’il trouve indigne. Limogé un jour à cause du peu de public de sa bibliothèque, il continue d’ouvrir ses caisses, de lire et de classer les titres qui défilent. Quand son fils vient lui révéler l’histoire tragique de la fillette, c’est en toute logique qu’il cherche dans la littérature une explication. N’est-elle pas l’héroïne de la Fille du télégraphe ? ou plutôt la Babette d’un célèbre roman ? L’enquête de la police tourne autour des révélations du bibliothécaire, au point d’éveiller la curiosité de la mère de la fillette, grande lectrice elle aussi. Le roman progresse au fil des découvertes d’un lecteur hors normes qui laisse toutes les fictions interpréter et résoudre les cruautés du monde réel. David Toscana nous donne un vrai grand roman d’une modernité inventive jubilatoire. Les interrogations les plus acérées sur les enjeux de la fiction créent un monde romanesque ensorcelant, dans la grande tradition du réalisme fantastique sud-américain des Garcia Marquez, Juan Rulfo… » (Quatrième de couverture)
[MEXIQUE] (Monterrey, Nuevo León, 1961). Formation d’ingénieur. Romancier et nouvelliste, il qualifie lui-même ses textes comme étant réalistes effrénés, sans limites ni restrictions. Il entend en effet « garder un œil sur l’expérience réelle de la vie ». Invité du Salon du livre de Paris en mars 2009.
« Parmi les thèmes abordés par ses romans, on trouve notamment la solitude, l’échec, la mort, le deuil, ou encore la démythification de l’histoire. Avec El ultimo lector, David Toscana offre un récit borgésien dont le héros, Lucio, est bibliothécaire dans un village perdu du nord du Mexique. Confronté à la découverte d’une fillette morte, Lucio mène une enquête littéraire et livresque où se déploie l’incroyable imagination de ce lecteur vorace qui croit que la fiction peut aider à élucider les cruautés du monde réel, dans la grande tradition du récit fantastique sud-américain. » (Karim Benmiloud)
Bibliographie (extrait) : Las bicicletas, roman (1992), Estación Tula, roman (1995), Historias de Lontananza, nouvelles (1997), Santa María del Circo, roman (1998), Duelo por Miguel Pruneda, roman (2001), El último lector, roman (2004), Brindis por un fracaso, nouvelles (2006), El ejército iluminado, roman, (2006).
ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions)
* Extrait du roman Le Dernier lecteur (El ultimo lector, Mexico, Mondadori, 2004), traduit par Sophie Guewinner, dans Siècle 21, n°5 (L’Esprit des péninsules, automne-hiver 2004).
* « Le nouveau » (« El nuevo »), nouvelle, extraite du recueil Brindis por un frascaso (Aldus/CONACULTA, 2006), traduite par Liliane Hasson, dans Des nouvelles du Mexique (Métailié, 2009).
* « Le Bassaris », nouvelle, extraite du recueil Historias de Lontananza (Mexico, Joaquín Mortiz, 1997), traduite par François-Michel Durazzo, dans Nouvelles du Mexique (Magellan & Cie, 2009).
LIVRES (Traductions)
— El ultimo lector (El ultimo lector, Mexico, Mondadori, 2004), roman, traduit de l'espagnol par François-Michel Durazzo. [Paris], Éditions Zulma, 2009, 16.50 €
« Au nord du Mexique, la sécheresse frappe le petit village à l’abandon d’Icamole. Seul à tirer encore un peu d’eau de son puits, Remigio y découvre un jour une fillette morte. Plus troublé qu’effrayé, il la ramène à la surface et la dépose chez lui. Il ose alors confier son secret à Lucio, son père. Devenu bibliothécaire par la grâce d’un projet gouvernemental très opportun, Lucio se plonge dans un océan de fiction. Il lit chaque titre avec délectation ou fureur, laisse à tout moment un récit empiéter sur la réalité, devient une sorte de parangon naïf du lecteur : passionné, impulsif, prêt à verser dans la chimère. Lucio prend sa fonction avec un tel sérieux qu’il se projette dans chaque roman, jetant aux cafards ce qu’il trouve indigne. Limogé un jour à cause du peu de public de sa bibliothèque, il continue d’ouvrir ses caisses, de lire et de classer les titres qui défilent. Quand son fils vient lui révéler l’histoire tragique de la fillette, c’est en toute logique qu’il cherche dans la littérature une explication. N’est-elle pas l’héroïne de la Fille du télégraphe ? ou plutôt la Babette d’un célèbre roman ? L’enquête de la police tourne autour des révélations du bibliothécaire, au point d’éveiller la curiosité de la mère de la fillette, grande lectrice elle aussi. Le roman progresse au fil des découvertes d’un lecteur hors normes qui laisse toutes les fictions interpréter et résoudre les cruautés du monde réel. David Toscana nous donne un vrai grand roman d’une modernité inventive jubilatoire. Les interrogations les plus acérées sur les enjeux de la fiction créent un monde romanesque ensorcelant, dans la grande tradition du réalisme fantastique sud-américain des Garcia Marquez, Juan Rulfo… » (Quatrième de couverture)
