CRITIQUE LITTERAIRE
Ens - 2012
EAN13 : 9782847883039
DISPONIBLE
29.00 € TTC
On connaît Michel Foucault pour ses livres désormais classiques que sont “Les mots et les choses” ou “Surveiller et punir”. On connaît moins, en revanche, l’importante activité critique que Michel Foucault consacra à la littérature entre 1954 et 1970. Jean-François Favreau réévalue l’importance de cette période dans le parcours du philosophe et analyse les relations complexes et parfois ambigües qu’il entretenait avec “l’espace littéraire”.
C’est par le biais de “L’Histoire de la folie” que Michel Foucault rencontre la littérature. Elle incarne pour lui le refoulé de l’ordre classique et joue le rôle d’un contre-discours qui s’oppose à la raison. Sade, Diderot et Artaud accompagnent ainsi Foucault dans son exploration de l’envers ténébreux du rationalisme occidental. Parallèlement à ce livre, il s’intéressa plus particulièrement à Blanchot, Bataille et Klossowski sur lesquels il écrivit des textes importants. Tous les trois incarnaient la figure de l’écrivain subversif qui interroge la loi et sa transgression, la raison et la folie.
Pour Foucault, écrire sur la littérature allait bien au delà d’un simple commentaire : il y a comme une extension du domaine de la critique littéraire où Foucault semble parler d’autre chose que du livre ou de l’oeuvre dont il rend compte. Il s’agit toujours d’une expérience de pensée et d’écriture où se joue son propre rapport à la vérité et à la fiction.
Restituant dans tous ses aspects la trajectoire de Michel Foucault, Jean-François Favreau dessine le portrait d’un philosophe-écrivain qui s’est souvent exposé à l’inconnu en cherchant continuellement à penser contre lui même. Cette manière qu’avait Foucault d’avancer sur des sables mouvants, Jean-François Favreau la nomme “vertige de l’écriture”.