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MAGRIS, Claudio
(Trieste, 1939). Il a longtemps vécu en Autriche, en
Allemagne, pour finalement revenir dans sa ville natale, captivé par «
le sentiment d'irréalité qui émane de ce lieu où sont rassemblés les
débris hétérogènes d’une histoire révolue ». Il y enseigne aujourd’hui
la littérature germanique à l’université. Traducteur, grand spécialiste
de l’Europe centrale, il poursuit une recherche qui associe l’histoire,
la littérature de langue allemande et italienne et une quête
autobiographique où l’écriture joue un rôle essentiel. Il a publié des
essais, des œuvre de fiction, des pièces de théâtre, des recueils
d’articles, en particulier ceux du Corriere della Sera. Chaque
livre de Claudio Magris est d'une certaine façon un hommage à ce point
de fuite, de passage, à ce brassage de races qui a fait autrefois la
fortune économique mais aussi culturelle de Trieste. Danube
(1986) n'a apparemment pas de rapport avec Trieste puisqu'il s'agit
d'un voyage sentimental et littéraire de Donaueschingen à la mer Noire
en suivant le cours du fleuve, symbole de « la Mitteleuropa
germano-magyaro-slavo-judéo-romane ». C'est pourtant le prolongement et
l'épanouissement d'une réflexion sur l'empire des Habsbourg et sur
cette notion d'identité de frontières qui caractérise ses livres.
- Mythe de l’Empire dans la littérature
autrichienne moderne (Il mito absburgico nella
letteratura austriaca moderna, 1963), essai traduit par Jean
et Marie-Noëlle Pastureau. L’Arpenteur « Domaine italien » / Gallimard,
1991, 434 p., 21,34 €.
- Trieste. Une identité de frontière (Trieste.
Una identità di frontiera, 1982), avec Angelo Ara, traduit par Jean
et Marie-Noëlle Pastureau. Le Seuil, 1991, 288 p., illus.
- Enquête sur un sabre (Illazioni su una
sciabola, 1984), roman traduit Marie-Anne Toledano. Desjonquères,
1987, 96 p., 11,40 €.
- Danube (Danubio, 1986), essai traduit
par Jean et Marie-Noëlle Pastureau. L’Arpenteur « Domaine italien » /
Gallimard, 1988, 504 p., épuisé - réédition : Gallimard « Folio » n°
2162, 1990, 576 p., 8,54 €.
- Une autre mer (Un altro mare, 1991),
roman traduit par Jean et Marie-Noëlle Pastureau. L’Arpenteur « Domaine
italien » / Gallimard, 1993, 140 p., 13,72 €.
- Microcosmes (Microcosmi, 1996), essai
traduit par Jean et Marie-Noëlle Pastureau. L’Arpenteur « Domaine
italien » / Gallimard, 1998, 288 p., 21,34 € - réédition :
Gallimard « Folio » n° 3354, 2000, 352 p., 7,01 €.
- Utopie et désenchantement (Utopia e
disincanto. Saggi 1974-1998, 1999), essais traduits par Jean et
Marie-Noëlle Pastureau. L’Arpenteur « Domaine italien » / Gallimard,
2001, 448 p., 25,15 €.
- Les Voix (Le voci, 1995), essai, traduit par Karin Espinosa.
Descartes et cie, 2002, 64 p., 9,45 €.
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