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JOHNSTON, Jennifer
(Dublin,
1930 — ). Jennifer [Prudence] Johnson, fille du dramaturge Denis
Johnston et de sa première femme, l'actrice et metteur en scène
Sheelagh Richards. Après ses études à Trinity College, Dublin, vit
à Londres, puis se fixe à Derry. Auteur d’une douzaine de romans
- tous traduits en français, à l’exception du premier, The Gates
(mais qui fut publié en second, en 1973). Elle a aussi écrit pour
le théâtre : Indian Summer (1984), une série de pièces
en un acte réunies sous le titre The Nightingale Not the Lark,
(1988), trois monologues (Mustn’t Forget High Noon, 1989 ;
Christine, 1989 ; Twinkletoes, 1993), publiés
en 1995 et The Desert Lullaby (1996). Elle a également publié
The Great Shark Escape, illustré par Ted Enik (2001).
« Dans ses livres, toute la tristesse de l’Irlande semble se
concentrer en faisceaux subtils et teintés d’humour où l’on chercherait
en vain une once de sentimentalisme. Son art est unique et touche
à la perfection. » (Anthony Burgess)
— Princes et capitaines (The Captains and
the Kings, 1972), roman, traduit de l’anglais par Claire Poole.
[Paris], Éditions Denoël, « Les Lettres Nouvelles », 1977,
196 p., 7.77 €.
« Un vieil Irlandais vit en solitaire dans une antique demeure
familiale trop grande pour lui. Amoureux de musique, sceptique et
raffiné, il devrait vieillir et mourir comme il a vécu, sans nostalgie
et sans passion, si un gamin du village ne faisait brusquement irruption
chez lui et n’éveillait en lui, presque à son insu, des sources
de tendresse ignorées. Entre le vieil aristocrate et le garçon fruste
en révolte contre les siens s’établit une complicité que favorisent
les jeux de l’imaginaire, en marge de la société raisonnable et
bien-pensante. Celle-ci ne tarde pas à se venger, et de la façon
la plus impitoyable. »
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— Si loin de Babylone (How Many Miles to Babylon ?,
1974), roman, traduit de l’anglais par Emmanuelle de Lesseps. Éditions
Denoël, « Arc-en-ciel », 1979, 208 p., 7.47 €.
« Au
creux des collines d'Irlande, entre ses parents et son précepteur
le jeune Alexander est à l’abri de la vraie vie, qu'il aimerait
pourtant connaître. C’est avec Jerry le paysan qu'il découvre les
joies les plus simples. Mais la mère d'Alexander interdit bientôt
à son fils de fréquenter ce Jerry qui boit du whisky et qui fume.
Elle a d'autres projets pour lui. La Première Guerre mondiale vient
d'éclater : son fils sera un héros, mort ou vif. Mais ce n'est
pas pour cette raison-là qu’Alexander s'engage dans « Les Fusils
royaux d'Irlande ». Son ami Jerry l'a précédé, ils se retrouvent
dans le même régiment. Mais à nouveau ils sont séparés par leurs
origines : Alexander est officier et Jerry simple soldat. Il
leur est interdit de se fréquenter. Dans la tête d'Alexander trotte
une comptine qui parle de Babylone, ville lointaine et but à atteindre.
A-t-on le temps d'arriver jusque-là ? A-t-on le temps de vivre
quand on vous somme d'oublier les plaisirs pour ne considérer que
l'horreur et la mort ? »
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— Les Ombres sur la peau (Shadows on Our Skin, 1977),
roman, traduit de l’anglais par Roland Delouya. [Paris], Éditions
Denoël, « Arc-en-ciel », 1979, 208 p., épuisé ; réédition :
[Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n° 142,
2002, 272 p., 6.50 €.
« Dans
ville d’Irlande livrée à la guerre civile, un garçon de treize ans,
Joe Logan, s’attache Kathleen, une institutrice, sans comprendre
qu’il joue le jeu de l’amour. Ce jeu deviendra d’autant plus dangereux
que, la jalousie intervenant, Joe déclenchera un drame entre les
partisans de l’I.R.A. et ceux de l’armée anglaise. »
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— Une histoire irlandaise (The Old Jest, 1979), roman,
traduit de l’anglais par Brigitte Gyr. [Paris], Éditions Denoël,
« Arc-en-ciel », 1983, 176 p., 12.50 €.
« Nancy fête ses dix-huit ans dans le décor paisible d’un village
irlandais, au bord de la mer, en août 1920. Paix retrouvée depuis
peu puisque la guerre a laissé des traces toutes fraîches dans le
village où chaque famille a perdu un fils, un frère, un parent.
Paix apparente et précaire car dans la ville voisine des attentats
quotidiens ensanglantent les rues. Un jour apparaîtra dans la cabane
que Nancy s'est appropriée, sur la plage, un homme qui pourrait
être son père et qu'elle aura tout juste le temps d'aimer avant
que la violence la rejoigne. »
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— Un Noël blanc (The Christmas Tree, 1981), roman,
traduit de l’anglais par Arlette Stroumza. [Paris], Éditions Denoël,
1985, 208 p., 14.64 € ; réédition : [Nimes], Éditions
Jacqueline Chambon, « Chambon-poche » n° 11, 1997, 214
p., 8.38 €.
« Constance,
qui s’est arrachée à l’étau familial pour aller courir l’Europe
et, si possible, devenir écrivain, revient en Irlande, atteinte
de leucémie aiguë, au moment de Noël. Elle est décidée à mourir
chez elle, sans passer par les traitements douloureux et humiliants
que son médecin voudrait lui faire subir et qui ne prolongeraient
sa vie que de quelques mois. Elle veut aussi faire le point sur
son passé et, surtout, assurer, ailleurs que chez une sœur ultra-bourgeoise,
l’avenir de sa fille, un bébé qu’elle a eu, sans le lui dire, d’un
Juif d’Europe centrale avec qui elle a brièvement vécu, en Italie.
C’est à cet homme qu’elle écrit pour lui révéler l’existence de
l’enfant et c’est en attendant son arrivée qu’elle passe ses derniers
jours, face à l’arbre de Noël qu’elle a dressé comme un dernier
geste de défi à ceux qui ne comprennent pas son désir de préserver
jusqu’au bout son essence et sa dignité. »
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— Un homme sur la plage (The Railway Station Man,
1984), roman, traduit de l'anglais par Sophie Foltz. [Paris], Éditions
Les Belles Lettres, « Littérature étrangère », 1991, 240
p., 19.05 € ; réédition : [Paris], Éditions Le Serpent
à plumes, « Motifs » n° 101, 2000, 320 p., 5.64 €.
« Une
femme, dans une maison isolée, à la sortie d'un village, au bord
de la mer, en Irlande. Il y a comme une magie du roman irlandais,
qui place les êtres au cœur de tensions extrêmes. Dans ce pays,
chaque élément réclame sa part aux vivants : les exigences
de la politique, du paysage, de l'amour, de tout ce qui, au terme
du récit, prendra le nom de destin. Chacun des personnages de ce
livre paraît précieux, fragile. Son héroïne Helen, femme mélancolique,
son fils, Jack, proche des milieux politiques extrémistes, ce jeune
Damian, faune étrange qui ne semble que passer. L'Anglais enfin,
original défiguré par la vie et qui retape les gares désaffectées. »
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— Le Sanctuaire des fous (Fool’s Sanctuary, 1987),
roman, traduit de l'anglais par Sophie Bastide-Foltz. [Arles], Éditions
Bernard Coutaz, 1989, 160 p., épuisé ; réédition : [Nimes],
Éditions Jacqueline Chambon, « Chambon-poche » n° 9, 1996,
184 p., 5.95 €.
« Irlande
1920. Dans un manoir ancestral hanté par les fantômes familiers,
deux mondes s'affrontent : celui de l'Irlande humaniste et
tolérante et celui de l'I.R.A. et de la violence aveugle des armes.
Entre les deux Miranda, une jeune fille de dix-neuf ans, confrontée
aux convictions et aux rêves antagonistes de quatre hommes. C'est
à travers elle que nous revivons les événements et le drame qui,
l'espace d'un week-end, vont la condamner au destin de l'Antigone
antique : rester fidèle à un mort. »
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— La femme qui court (The Invisible Worm, 1991), roman,
traduit de l'anglais par Anne Damour. [Paris], Éditions Les Belles
Lettres, « Littérature étrangère », 1992, 184 p., 17.35 € ;
réédition : [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs »
n° 119, 2001, 224p., 5.64 €.
« Une gloriette, un ancien pavillon au fond du parc, oublié
sous les ronces et les branches. C'est vers lui que Laura se tournera
après le décès de son père, l’ancien sénateur. Aidée par un prêtre
défroqué, Dominic, amoureux discret, elle va travailler avec acharnement
pour rendre à nouveau visible la maison du jardin. Mais cette mise
en lumière sera celle de son passé, lui aussi enfoui, laissé à l'abandon
à cause d'un secret innommable. »
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— L’Illusionniste (The Illusionist, 1995), roman,
traduit de l'anglais par Anne Damour. [Nimes], Éditions Jacqueline
Chambon, « Métro », 1996, 288 p., 17.99 €.
— Finbar's Hotel (Finbar’s Hotel, 1997), œuvre collective
de Dermot Bolger, Roddy Doyle, Anne Enright, Hugo Hamilton, Jennifer
Johnston, Joseph O’Connor, Colm Tóibín, traduit de l'anglais par
Florence Lévy-Paolini. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 1999, 264
p., 19.50 €.
— Je m’appelle Mimi (Two Moons, 1998), roman, traduit
de l'anglais par Anne Damour. [Nimes], Éditions Jacqueline Chambon,
« Métro », 2000, 256 p., 18.29 €.
— Petite musique des adieux (The Gingerbread Woman,
2000), roman, traduit de l'anglais par Anne Damour. [Paris], Éditions
Belfond, « Les Étrangères », 2003, 250 p., 18.30 €.
« Installée à New York, Clara avait toujours voyagé pour s’éloigner
d’une famille étouffante. À trente-cinq ans, elle revient à Dublin,
la ville de son enfance, après qu’une liaison malheureuse l’a détruite
jusque dans sa chair. Pour guérir et apaiser son âme agitée, Clara
aime se promener seule sur la falaise de Killiney Hill en fredonnant
des airs d’opéra. Un jour, un homme l’accoste, certain qu’elle veut
en finir... De cette étrange méprise naît une relation inattendue,
pleine d’impatience, d’incompréhension mais aussi de partage et
de compassion. Une rencontre qui va bouleverser la vie de ces deux
êtres meurtris au point que chacun y trouvera, peut-être, la force
de renaître. »
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FILMOGRAPHIE : How
Many Miles to Babylon ? [1982], téléfilm
d’après le roman homonyme [1974], réal. Moira Armstrong,
avec Daniel Day-Lewis, Christopher Fairbank — The Christmas Tree
(1986), téléfilm d’après le roman homonyme
[1981], réal. Herbert Wise, avec Anna Massey, Simon Callow,
J. P. McKenna — The Dawning (Grande-Bretagne, 1988), scénario
de Jennifer Johnson, réal. Robert Knights, avec Anthony Hopkins,
Rebecca Pidgeon, Jean Simmons, Trevor Howard, Hugh Grant — The
Railway Station Man (Grande-Bretagne, 1992), d’après
le roman homonyme [1984], réal. Michael Whyte, avec Julie
Christie, Donald Sutherland .
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