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Joseph O'Neill, Netherland, traduit
par Anne Wicke, L'Olivier, 2009, 22 €
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Hans est un jeune homme d'une trentaine d'années.
Hollandais d'origine, il a d'abord vécu à Londres puis a décidé de faire
sa vie à New-York avec sa femme. Ils on un petit garçon et vivent
l'existence plutôt légère d'un couple actif et ambitieux. Mais, les
attentats du 11 septembre font voler en éclat cette belle image : la
femme de Hans se révèle incapable de s'en remettre et repart vivre à
Londres avec son fils. Hans reste seul à New-York totalement désemparé
et déboussolé. Dans l'espèce de brouillard qu'est devenue sa vie, il va
rencontrer Chuck, personnage haut en couleurs, son opposé en fait : beau
parleur, infatigable, tourbillonnant, il porte en lui un projet fou :
doter New-York de son premier stade de cricket...
Mais résumer ce roman, c'est rendre bien peu compte de sa puissance et
de son impact. Tout est affaire ici de résonances et d'échos. Un lieu,
un geste en appelle un autre et se propage à travers le temps. Avec
New-York en toile de fond, le portrait d'un homme fragile est aussi
l'occasion d'aborder ses sujets aussi divers que l'Amérique post-11
septembre, le cricket, la rupture amoureuse et bien d'autres choses
encore.

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