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FABER, Michel
[ÉCOSSE] (Pays-Bas, 1960). Né aux Pays-Bas, il a vécu en Australie, avant de
s'établir en Écosse en 1993. Après des études de littérature anglaise, il a
exercé quantité de métiers (infirmier, balayeur, cobaye pour la recherche
médicale, etc.). Nouvelliste et romancier, traduit dans plus d'une vingtaine de
pays.
Bibliographie :
Some Rain Must Fall and
Other Stories (1999), Under the Skin (2000), The Crimson Petal and the White (2002), The Hundred and Ninety-nine Steps ; The Courage Consort (2002), The Apple (2006).
LIVRES (Traductions)
— Sous la peau (Under the Skin, 2000), roman, traduit de l'anglais
par Michèle Hechter. [Paris], Éditions du Seuil, 2001, 280 pages, 19.10 €
* Réédition : Éditions du Seuil, « Points » n°1340, 2005, 304 pages, 7.50 €
Sillonnant, au volant de sa Toyota rouge, les paysages magnifiquement désolés
des Highlands d'Écosse, Isserley, une jeune femme aux épaisses lunettes et à
l'aguichante poitrine guette les auto-stoppeurs, jeunes, grands et musclés de
préférence. Dans quel but ? Est-elle une nymphomane en quête d'aventures
érotiques ? Une mante religieuse meurtrière à la recherche de victimes ? Ou
encore une simple intermédiaire, chargée de livrer sa cargaison de chair dans
une ferme étrange... ?
Michel Faber nous entraîne dans une narration d'une habileté machiavélique,
doublée d'une fable cruelle sur le fonctionnement souterrain des hiérarchies de
pouvoir dans les sociétés fondées sur la marchandise et le profit. Sous la
peau est une œuvre qui échappe à toute classification et qui ne manquera pas
tour à tour de fasciner, de troubler, voire de choquer le lecteur.
— La Rose pourpre et le lys (The Crimson Petal and the White,
2002), roman, traduit de l'anglais par Guillemette de Saint-Aubin. [Paris],
Éditions de L'Olivier, 2005, 1142 pages, 25 €
* Réédition : [Paris], Éditions du Seuil, « Points. Les grands romans », 2 vols,
2006, 480 et 576 pages, 8 € et 8.50 €
Londres, 1875. Quelque part dans Church Lane, à l'écart du tumulte de ce
quartier sordide, une jeune fille attend. Elle s'appelle Sugar, elle a dix-huit
ans. C'est une prostituée d'un genre particulier : sa beauté, sa vivacité, son
intelligence - elle sait lire, écrire et pratique l'art de la conversation -
semblent la promettre à un destin différent. Elle est remarquée par un riche
parfumeur, William Rackham, qui fait d'elle sa maîtresse. William Rackham est
ambitieux. Pour maintenir son train de vie et échapper aux humiliations
financières que lui inflige son père, il doit encore gravir quelques échelons.
Et puis il y a sa femme, Agnes, une grande bourgeoise neurasthénique qui ignore
tout du mal qui la ronge. Ensemble, Sugar et William décident de braver les
interdits et de vivre une vie plus conforme à leurs grandes espérances, loin du
bordel et de la médiocrité petite-bourgeoise. Y parviendront-ils ?
Utilisant toutes les ressources du roman victorien, Michel Faber a fait de cette
histoire un livre extraordinairement moderne. La misère des classes populaires,
l'arrogance de la bourgeoisie, la crise des moeurs soumises à une morale
sexuelle répressive forment un tableau grouillant de vie, de conflits et de
passions à l'arrière-plan des destins croisés de Sugar et William.
— Contes de la rose pourpre, (The Apple, 2006), nouvelles, traduit
de l'anglais par Guillemette de Saint-Aubin. [Paris], Éditions de L'Olivier,
2006, 192 pages, 15 €
Qu'est devenue Sugar, la jeune prostituée ? Et William Rackham, le riche
parfumeur qui l'avait follement aimée ? Est-il parvenu à l'oublier ? Et la
petite Sophie, où est-elle ?
Ces questions, nous nous les sommes posées en refermant La Rose pourpre et le
Lys. Avec le vague espoir que l'auteur de ce merveilleux roman « victorien »
écrit au XXIe siècle consentirait à lui inventer une suite à la
manière de Charles Dickens.
Michel Faber a fait bien mieux : avec ce recueil de nouvelles, il nous propose
une sorte de post-scriptum, ouvrant l'éventail des possibles sur le devenir de
ses personnages. Écoutons-le.. « Nous sommes en décembre 1872. Une neige
duveteuse tombe sur cette partie équivoque de Londres entre Regent Street et
Soho... »
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