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WEISS, Ernst

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Brno, Moravie, 1884 – Paris, 1940). Ernst Weiss. Écrivain de langue allemande, il a aussi traduit du français et de l’anglais en allemand. Médecin, il exerce dans la marine, puis, lors de la Première Guerre mondiale, sur le front de l’Est. Emigré à Paris dès 1934, il collabore à des revues d’émigrants et écrit, avec le soutien de Stefan Zweig et de Thomas Mann. Il se suicide le 15 juin 1940, à l’entrée des troupes allemandes dans Paris.

 

ANTHOLOGIES / REVUES

 

* « Notes sur moi-même », suivi de « Aperçus de l’œuvre d’Ernst Weiss », par Paul Mayer, traduit de l’allemand par G. Laureillard-Nivat, dans La Revue dAllemagne, n°64, 15 février 1933 (pages. 97-107 ; pages. 108-111).

 

LIVRES (traductions françaises)

 

[FICHE LIVRE] ? La Galère (Die Galeere, Berlin, S. Fischer, 1913), roman, traduit de l’allemand par Nicole Casanova ; postface Peter Engel. [Arles], Éditions Actes Sud, « Lettres allemandes », 2003, 234 pages.

« Vienne, au début du XXe siècle. Le jeune physicien Erik Gyldendal, pionnier ambitieux et génial de la recherche sur les rayons X, travaille avec acharnement dans son laboratoire. La rencontre d’une jeune femme lui fait sentir tout ce qui lui échappe car, en dehors de sa vie de spécialiste performant, il est un homme déchiré, avide de morphine et d’autres plaisirs immédiats.

 

Ernst Weiss expose d’une manière extrêmement actuelle le conflit existentiel: l’histoire de la maladie du corps et celle de l’âme, qui se correspondent chez ce physicien doué. Ce sont les mêmes forces dynamiques qui rendent possible le travail du chercheur et détruisent ses relations amoureuses et ses contacts humains. » (Peter Engel, extrait de la postface)

 

? Musique à Prague. Franziskae (Franziska, Berlin, S. Fischer, 1916 ; nlle version sous le titre Der Kampf, S. Fischer, 1919), roman traduit de l’allemand par Pierre Laclau. [Paris], Éditions A. Fayard, 328 pages, épuisé.

 

? LÉpreuve du feu (Die Feuerprobe, Berlin, Die Schmiede, 1923 ; nlle éd. Berlin, Propyläen, 1929), roman, traduit de l’allemand par Jean Guégan, avec la collaboration de France Carrier-Guégan. [Aix-en-Provence], Éditions Alinéa, « Domaine allemand », 1989, 192 pages, épuisé.

 

? Cortège de démons (Dämonenzug. Fünf Erzählungen, Berlin, Ullstein, 1928), nouvelles, traduit de l’allemand et présenté par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent. [Thaon], Éditions Amiot-Lenganey, 1992, 208 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] ? LAristocrate (Boëtius von Orlamünde, Berlin, S. Fischer, 1928), roman, traduit de l’allemand par Dominique Tassel. [Paris], Éditions Fayard, 1992, 212 pages.

 

* Réédition :

 

? LAristocrate, présentation de Linda Lê. [Paris], LGF (Librairie générale française), « Le livre de poche. Biblio », n°3209 », 1994, 192 pages, épuisé.

 

1913 : le jeune Boëtius von Orlamünde, descendant direct d’une famille princière illustre mais ruinée, décrit les événements dramatiques qui, en moins d’un an, vont le faire passer de l’enfance à l’âge mûr: son éducation austère dans un pensionnat aristocratique, son apprentissage de la mort et de l’amour à travers le dressage de l’étalon Cyrus et l’amitié passionnée portée à son condisciple Titurel, qu’il sauve de la noyade, l’incendie du château, la prolétarisation subite dans la grande ville, la maladie d’un père adoré. Si le sujet, l’époque, le décor font penser aux Désarrois de l’élève Törless, l’arrière-plan d’angoisse et de violence, lui, n’appartient qu’à la tragédie personnelle d’Ernst Weiss, au-delà des ultimes flamboiements de la Double Monarchie. De LAristocrate, Joseph Roth a écrit : « Ce roman montre comment le courage véritable prend naissance: par le renversement intelligent de la pusillanimité, par une observation de soi-même, énergique et permanente, par une analyse entêtée de la lâcheté. On connaît la langue claire, consciencieuse, riche et précise d’Ernst Weiss. Elle est, dans ce livre, prudente, précautionneuse, retenue à certains endroits, pudique presque, puissante et timide comme le jeune Boëtius qui l’écrit. » (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] ? Georg Letham, médecin et meurtrier (Georg Letham, Arzt und Mörder, Vienne, Zsolnay, 1931), roman, traduit de l’allemand par Jean-Claude Capèle ; préface Michel-François Demet. [Paris], Éditions Fayard, 1989, 460pages.

 

1931: que ce soit à Vienne, Berlin ou Prague, les trois villes où séjourne habituellement Ernst Weiss, c’est la fin de l’expressionnisme et de ses violences révolutionnaires, mais c’est aussi l’heure où la menace nazie se précise.Ernst Weiss, né le 28 août 1882 à Brunn en Moravie, d’une famille juive, fait de brillantes études de médecine, devient chirurgien et fonde ses premières œuvres littéraires sur les procès-verbaux des opérations qu’il a accomplies. Avant 1931, il a écrit des œuvres admirables certes, mais aucune encore de longue haleine témoignant à la fois de son ambition intellectuelle et de sa maîtrise stylistique. C’est ce qu’apporte Georg Lethan, médecin et meurtrier.Le Dostoïevski allemand ", le " détecteur des âmes ", entreprend ici une immense variation sur le thème conjugué de Crime et Châtiment et de Hamlet (dont Georg Letham est l’anagramme): la faute, l’impuissance à aimer et surtout à être aimé. Letham, malade de son père, qui lui a enseigné que les hommes sont soit Rats soit Grenouilles, assassine sa femme dont il n’est pas capable de supporter l’amour excessif. Après le procès et la condamnation à la détention dans une colonie pénitentiaire tropicale commence peut-être une rédemption au contact des autres (son équipe sera la première à éradiquer la fièvre jaune), par l’effacement de soi et sa " disparition dans la foule ". Raskolnikov est sauvé par le bagne, Hamlet s’échappe dans la folie réelle ou simulée: Weiss, lui, laisse les portes ouvertes devant Letham.Georg Letham est une œuvre visuelle et chaotique où la rigueur de l’homme des sciences exactes rencontre les épouvantes expressionnistes, qui éclate en images fulgurantes telles ce navire livré aux rats digne du Nosferatu de Murnau _ l’œuvre, bouleversante, d’un écrivain admiré par Kafka et par Thomas Mann et qui, ayant choisi l’exil, se suicidera à Paris, le 15 juin 1940, à l’entrée des troupes allemandes dans la capitale." (Présentation de léditeur)

 

? Le Séducteur (Der Verführer, Zürich, Humanitas, 1938), roman, traduit de l’allemand par Claude Porcell. [Paris], Éditions Fayard, 1991,356 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] ? Jarmila. Une histoire damour de Bohême (Jarmila. Eine Liebesgeschichte aus Böhmen, Frankfurt / M, Suhrkamp, 1998), roman, traduit de l’allemand par Pierre Deshusses ; postface Peter Engel. [Arles, Bouches-du-Rhône], Actes Sud, 1999, 120 pages, épuisé.

 

Un voyageur dont la montre est en panne rencontre un marchand ambulant qui lui raconte son histoire, celle d’une passion interdite et funeste pour Jarmila, dans un village de la campagne bohémienne. Petit bijou émaillé de morceaux de bravoure et au mécanisme minutieux, ce court roman émouvant de Ernst Weiss avait été hautement apprécié par Stefan Zweig, dont l’œuvre semble d’ailleurs avoir inspiré la structure et l’arrière-plan bohémien. Dans la postface de Peter Engel sont relatées les circonstances de la vie de Ernst Weiss et la genèse de ce texte récemment retrouvé. (Présentation de léditeur)

 

? Le Témoin oculaire (Der Augenzeuge, posth, Icking-Munich, Kreisselmeier, 1963), roman, traduit de l’allemand par Jean Guégan, avec la collaboration de Marie-France Carrier-Guégan ; préface Jean-Michel Palmier. [Aix-en-Provence], Éditions Alinéa, « Domaine allemand », 1988, XXIV-304 pages, épuisé.

 

* Réédition :

[FICHE LIVRE]? Le Témoin oculaire. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°2261, 1991, 352 pages.

 

Le narrateur, médecin, est affecté durant la Première Guerre mondiale à un établissement psychiatrique. Il y reçoit un jour un caporal d’un régiment bavarois, gazé, agité, qui se fait remarquer par sa haine des juifs, et est atteint de cécité hystérique. Le narrateur relève le défi médical. Il sauve le caporal. Il s’agissait d’Adolf Hitler qui, ayant recouvré la vue, allait « engendrer en Europe des souffrances incommensurables ». Celui qui aurait voulu n’être qu’un témoin oculaire rapporte ici toute son existence, depuis son enfance jusqu’à son engagement dans la guerre d’Espagne, en passant par ce « miracle » accompli par hasard sur Hitler et dont il se sentira à jamais coupable, et par son internement en camp de concentration, puis son exil à Paris. (Présentation de léditeur)




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