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O’CASEY, Sean

[IRLANDE] (Dublin, 1880 – Torquay, Devonshire, 1964). Né dans une famille protestante très pauvre, il commence à travailler à quatorze ans et, de 1901 à 1911, il est manœuvre aux chemins de fer irlandais. En 1911, il participe activement à la grève générale, puis, en 1913, au lock-out de Dublin, mouvement qui dura sept mois. Secrétaire de l’lrish Citizen Army en 1914, il démissionne la même année. « O’Casey le protestant choisit la libération de l’Irlande du joug anglais au côté de James Connolly mais l’insurrection de 1916 le laissa de glace. Pour lui, le nationalisme de Pearse était incompatible avec les idéaux socialistes et syndicalistes irlandais. Alors il lâcha prise, brossant par le théâtre sa rancœur et son désarroi. Enivré par Keats, Scott et Milton, il écrit L’Ombre d’un franc-tireur, puis Junon et le paon, avant que le public ne s’insurge contre La Charrue et les étoiles, pièce centrée sur l’insurrection qui en maltraite les idées héroïques. Blessé par les huées, par les critiques furieuses, blessé aussi par deux clergés imbéciles et malgré le soutien de Yeats, il émigre en Grande-Bretagne. Comme Shaw, comme Joyce, comme d’autres encore, promenant désormais avec eux et pour le restant de leur vie d’exil cette odeur de charbon qui hante les villes d’Irlande, cette tristesse au cœur qui fait une vie de briques rouges et opte, comme personne d’autre, pour le communisme. Restent Johnny Casside (O’Casey dans ses Autobiographies) et Dublin, soudés l’un à l’autre par la même pluie, torturés par la même faim, obsédés par le même vent glacial, écartelés jusqu’au plus profond du sommeil entre les bannières et les vivats des admirateurs de la Reine, les poings tendus et les lamentations des adorateurs de la République. » (Sorj Chalandon, Libération, 12 avril 1985).

Outre son théâtre et les six volumes de son autobiographie (tous traduits en français), il a publié des poèmes et plusieurs volumes d’essais et de critiques littéraires (The Flyng Wasp,1937 ; Feathers from the Green Crow, 1963 ; Under a Coloured Cap, 1963).

 

LIVRES (Traductions)

[FICHE LIVRE] L’Ombre d’un franc-tireur (The Shadow of a Gunman, 1923), traduit par Philippe Kellerson, dans Théâtre III. [Paris], Éditions de L’Arche, 1961, 1997, 176 pages.

Alors que tous le prennent pour un franc-tireur, Donal Davoren se croit poète. Et s’il n’était que l’ombre d’un homme ? Cette pièce de 1923 est une critique implacable quoique souriante de l’héroïsme, du faux éclat qu’il suscite, des drames qu’il engendre. Mais la critique de Sean O’Casey porte en fait moins sur les hommes que sur la société qui les étouffe. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] Nannie sort ce soir (Nannie’s Night Out, 1924), traduit de l’anglais par Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring, dans Théâtre VI. [Paris], Éditions de L’Arche, 1966, 208 pages.

Irish Nannie, demi-folle, demi-ivrogne, sort de prison. Alors que des chanteurs de rues célèbrent l’Irlande, elle entre dans l’épicerie de Mme Pender. Un jeune homme fait irruption dans le magasin réclamant l’argent de la caisse. Devant le revolver, personne ne bouge, excepté Nannie. (Présentation de léditeur)

 [FICHE LIVRE] Junon et le paon (Juno and the Paycock, 1924), traduit de l’anglais par Michel Habart, dans Théâtre I. [Paris], Éditions de L’Arche, 1959, 1964, 1991, 192 pages.

C’est grâce au triomphe de cette pièce, jouée pour la première fois en 1924 à l’Abbey Theatre de Dublin, que s’imposa Sean O’Casey. L’action se déroule en 1922, dans une Irlande déchirée par une guerre intestine. Junon Boyle, digne et vertueuse, peine à entretenir ses deux enfants et son mari, grand habitué des bistrots. L’héritage soudain promis à cette pauvre famille ne leur permettra même pas de sortir de la misère, puisqu’il sera dépensé avant d’être perçu. (Présentation de léditeur)

 [FICHE LIVRE] La Charrue et les étoiles (The Plough and the Stars, 1926), tragédie en quatre actes, traduit de l’anglais par Robert Soulat, dans Théâtre II. [Paris], Éditions de L’Arche, 1960, 1966, 192 pages, épuisé.

 [FICHE LIVRE] La Coupe d’argent (The Silver Tassie, 1928), traduit de l’anglais par Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring, dans Théâtre VI. [Paris], Éditions de L’Arche, 1966, 208 pages.

La Coupe d’argent a pour toile de fond la Première Guerre mondiale. Au-delà d’une « banale » dénonciation du conflit et de l’inégalité des hommes devant la mort, Sean O’Casey affirme haut et fort le droit des vivants de continuer à vivre. =

 [FICHE LIVRE] La Fin du commencement (The End of the Beginning, 1934), pièce en un acte, traduit de l’anglais par François Rongier, dans Théâtre IV. [Paris], Éditions de L’Arche, 1962, 1991, 200 pages.

Il s’agit d’une clownerie endiablée et sans prétention philosophique. (Présentation de léditeur)

 [FICHE LIVRE] — Paiement à vue (A Pound on Demand, 1934), pièce en un acte, traduit de l’anglais par Michel Habart, dans Théâtre II. [Paris], Éditions de L’Arche, 1960, 1966, 192 pages, épuisé.

 — Une enfance irlandaise (I Knock at the Door, 1939 et Pictures in the Hallay, 1942 ; réédition dans Autobiographie, 1963), traduit de l’anglais et annoté par Christine Longepierre. [Paris], Éditions Le Chemin vert, 1985, 520 pages, épuisé.

Réédition :

[FICHE LIVRE] — Une enfance irlandaise. [Paris], Éditions Belfond, 1996, 514 pages.

 

[FICHE LIVRE] - L'Étoile devient rouge (The Star Turns Red, 1940), traduit de l’anglais par Céline Zins, dans Théâtre IV. [Paris], Éditions de L'Arche, 1962, 1991, 200 pages.

Cette pièce marque un tournant dans l'oeuvre de Sean O'Casey. L'auteur se lance dans un théâtre d'idées, expressionniste et symboliste, où s'affrontent communisme et fascisme. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Roses rouges pour moi (Red Roses for Me, 1943), traduit de l'anglais par Michel Habart, dans Théâtre I. [Paris], Éditions de L'Arche, 1959, 1964, 1991, 192 pages.

Ayamonn Breydon est un jeune autodidacte et militant syndicaliste – très actif qui sera tué par la police lors des grèves de 1913. Cette  tragédie optimiste de 1943 fait la synthèse des thèmes chers au dramaturge – la lutte des classes, l'inertie du Lumpenproletariat, le puritanisme et le nationalisme irlandais – et reprend tous ses styles d'écriture dramatique – réaliste, symboliste, expressionniste, satirique et burlesque. (Présentation de l'éditeur)

 [FICHE LIVRE] — Poussière pourpre (Purple Dust, 1943), traduit de l'anglais par Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring, dans Théâtre V. [Paris], Éditions de L'Arche, 1963, 208 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE] — Les Tambours de Dublin (Drums under the Windows, 1945 ; réédition dans Autobiographie, 1963), traduit de l’anglais et annoté par Christine Longepierre, préface de Serge Fauchereau. [Paris], Éditions Le Chemin vert / Belfond, 1987, 1990, 384 pages, épuisé.

 [FICHE LIVRE] — Lavande et feuilles de chêne (Oak Leaves and Lavender, 1946), traduit de l’anglais par Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring, dans Théâtre VI. [Paris], Éditions de L’Arche, 1966, 208 pages.

C’est un réquisitoire contre la guerre, un salut à l’alliance du peuple anglais avec l’Armée rouge dans la lutte antihitlérienne, la description du courage avec lequel les personnages affrontent la mort. (Présentation de léditeur)

 [FICHE LIVRE] — Coquin de coq (Cock-a-Doddle Dandy, 1949), traduit de l’anglais par Michel Habart, dans Théâtre IV. [Paris], Éditions de L’Arche, 1962, 1991, 200 pages.


Dans cette farce tragique Sean O’Casey dénonce avec virulence l’emprise puissante du clergé sur l’Irlande rurale. Nyadnanave, un petit village irlandais dont le nom signifie à la fois « nid de saints » et « nid de vauriens », est en pleine agitation : tous les habitants voient dans le coq de Michaël Marthrann l’incarnation du diable. Le curé organise une battue dont le véritable objet est moins le péché que la joie de vivre. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Douce Irlande, adieu (Inishfallen, Fare Thee Well, 1949 ; réédition dans Autobiographie, 1963), traduit de l’anglais et annoté par Christine Longepierre. [Paris], Éditions Belfond / Le Chemin vert, 1996, 348 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE] Il est temps de partir (Time to Go, 1950), traduit de l’anglais par Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring, dans Théâtre V. [Paris], Éditions de L’Arche, 1963, 208 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE] Le Dispensaire (Hall of Healing, 1952), traduit de l’anglais par Michel Habart, dans Théâtre populaire, n°35 ; réédition dans Théâtre III. [Paris], Éditions de L’Arche, 1961, 1966, 1991, 174 pages.

Cette farce sur les médicastres est également le tableau d’un sous-prolétariat apathique et résigné, ignorant les causes profondes de sa misère. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] Histoire de nuit (Bedtime Story, 1951), traduit de l’anglais par Michel Habart, dans Théâtre I. [Paris], Éditions de L’Arche, 1959, 1964, 1991, 192 pages.

Dans cette farce Sean O’Casey dénonce la pruderie et le pharisaïsme de la société irlandaise. À la première représentation, la société dublinoise s’indigna de voir sur la scène un personnage de prostituée. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Rose et couronne (Rose and Crown, 1952 ; réédition dans Autobiographie, 1963), traduit de l’anglais et annoté par Christine Longepierre. [Paris], Éditions Belfond, « Le Chemin vert », 1993, 400 pages.

En mars 1926, Sean O’Casey arrive à Londres afin d’y recevoir le prix Hawthornen pour sa pièce Junon et le Paon. Régulièrement victime de la censure catholique dans son Irlande natale, il choisit alors de s’installer en Angleterre. Rose et couronne retrace sa vie de 1926 à 1935. Dix ans de lutte pour imposer son théâtre et dénoncer les divers visages de l’oppression, dix ans à se débattre dans des difficultés matérielles incessantes, dix ans d’une vie ardente, sous le double signe de l’art et de la liberté. C’est à Londres que sera jouée en 1928, La Coupe d’argent, pièce refusée par Yeats et par l’Abbey Theater de Dublin. C’est là aussi que O’Casey rencontre et épouse en 1927 Eileen Carey, une jeune actrice d’origine irlandaise qui lui donnera trois enfants. À la fin de 1934, il se rend à New York pour collaborer à la mise en scène d’une autre de ses pièces. Le découverte des États-Unis sera pour lui l’occasion d’un véritable choc esthétique ; mais au pays de la liberté, hélas, il n’échappera pas davantage à la vindicte de l’Église. Rose et couronne est le quatrième volet des Autobiographies de Sean O’Casey, dont la publication s’est échelonnée, sur plus de quinze années (de 1939 à 1954). (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Coucher de soleil et étoile du soir (Sunset, and Evening Star, 1954 ; réédition dans Autobiographie, 1963), traduit de l’anglais et annoté par Christine Longepierre. [Paris], Éditions Belfond, 1996, 392 pages.

Coucher de soleil et étoile du soir est le cinquième et dernier volet de la vaste fresque autobiographique qui retrace la vie de Sean O’Casey, d’abord en Irlande, de 1880 à 1926, puis en Angleterre, de 1926 à 1953. Né à Dublin en 1880, Sean O’Casey a vécu l’insurrection de Pâques 1916, la guerre d’Indépendance irlandaise de 1920, puis la guerre civile de 1922. Son expérience de la condition ouvrière, son attachement à la cause de l’indépendance irlandaise lui inspirent une œuvre dramatique qui s’imposera rapidement dans le monde entier. Cependant, en butte aux plus vives critiques et à la censure dans son propre pays, il quitte l’Irlande en 1926 et s’exile en Angleterre. Comme Bernard Shaw, James Joyce et Samuel Beckett, son œuvre sera conçue « en terre étrangère ». Coucher de soleil et étoile du soir est une réflexion, subjective et incisive, sur la société anglaise, les événements politiques, la montée du nazisme, les accords de Munich, la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide. O’Casey y brosse une saisissante galerie de portraits d’écrivains : G.K. Chesterton, George Orwell, T.S. Eliot, C.B. Shaw, W.B. Yeats. Mais c’est la littérature dans son ensemble qui est célébrée à travers le récit, de Shakespeare à James Joyce, de Shelley à Walt Whitman : tous ceux qui ont contribué à faire de Sean O’Casey l’une des voix les plus singulières de ce siècle. Comme le laisse pressentir le titre, emprunté au poète anglais Tennyson, Coucher de soleil et étoile du soir est aussi une méditation sur la vieillesse et l’approche de la mort. Mêlant avec une inventivité étourdissante et beaucoup d’humour le réel et l’imaginaire, O’Casey entraîne le lecteur dans sa fascination pour l’écriture et les mots. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] On attend un évêque (The Bishop’s Bonfire, 1955), pièce en un acte, traduit de l’anglais par Madeleine Steinberg, dans Théâtre II. [Paris], Éditions de L’Arche, 1960, 1966, 192 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE] Les Tambours du Père Ned (The Drums of Father Ned, 1960), traduit de l’anglais par Céline Zins, dans Théâtre III. [Paris], Éditions de L’Arche, 1961, 1991, 176 pages.

Leurs épouses s’apprécient et leurs enfants s’aiment, ils ont lutté ensemble pour une Irlande libre et sont maintenant respectivement maire et adjoint au maire de la même ville. Pourtant, Binnington et McGilligan se détestent et le font savoir. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] Derrière les rideaux verts (Behind the Green Curtains, 1961), traduit de l’anglais par Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring, dans Théâtre V. [Paris], Éditions de L’Arche, 1963, 208 pages, épuisé.


FILMOGRAPHIE : Juno and the Paycock : Junon et le paon (Grande-Bretagne, 1930), d’après la pièce homonyme [1924], réal. Alfred Hitchcock, avec Sara Allgood, Edward Chapman – The Plough and the Stars : Révolte à Dublin (États-Unis, 1936), d’après la pièce homonyme [1926], réal. John Ford, avec Barbara Stanwyck, Preston Foster, Barry Fitzgerald, Denis O’Dea – Young Cassidy, Le Jeune Cassidy (Grande-Bretagne, 1964), d’après les Autobiographies [1939-1954], réal. Jack Cardiff et John Ford, avec Rod Taylor, Maggie Smith, Flora Robson, Julie Christie – Pensión pro svobodné pány (Tchécoslovaquie, 1967), d’après la pièce Bedtime Story [1951], réal Jirí Krejcík.

En outre, de nombreuses pièces de Sean O’Casey ont été filmées pour la télévision (Grande-Bretagne, Irlande).



 


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