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(Cork, Munster, 1903 – Dublin, 1966). Pseudonyme de Michael Francis O’Donovan. Études dans sa ville natale où il a comme professeur, l’écrivain Daniel Corkery. Après la Première Guerre dans les rangs des volontaires irlandais, rejoint l’IRA. Arrêté, il approfondit sa connaissance du gaélique en prison. Occupe plusieurs postes de bibliothécaire à Cork et à Dublin. Directeur de l’Abbey Theatre (1936-1939), il donne sa démission pour protester contre la censure. En 1941, il s’installe à Londres et travaille pour la BBC, puis dans les années cinquante, il enseigne dans diverses universités américaines. Retour à Dublin en 1962 où il occupe la chaire de littérature irlandaise à Trinity College. Poète Three Old Brothers, 1936), auteur dramatique, romancier (The Saint and Mary Kate, 1932 ; Dutch Interior, 1940), traducteur de la poésie gaélique (Kings, Lords and Commons, 1959 et, en collaboration avec David Greene, The Golden Treasury of Irish Poetry 600-1200, 1959), il doit surtout sa grande renommée à ses nouvelles (quelque deux cents écrites à partir de 1931) qui portent presque toutes sur son thème favori, les us et coutumes de la petite bourgeoisie catholique des bourgades provinciales irlandaises (Guests of the Nation, 1931 ; Bones of Contention, 1936 ; Crab Apple Jelly, 1944 ; The Common Chord, 1947 ; Traveller’s Samples, 1951). Il a également publié une biographie de Michael Collins (The Big Fellow, 1937), des ouvrages de critique littéraire (The Mirror in the Roadway, 1956 ; The Lonely Voice, 1965 ; The Backward Look, 1967) et une autobiographie en deux volumes (An Only Child, 1961 ; My Father’s Son, inachevé, posth, 1968).

« C’est un monde cossu, sans élégance, incorrigiblement provincial, d’aubergistes, de médecins de prêtres, de petits commerçants, d’entrepreneurs, de pharmaciens, de notaires. Et les habitants de ces villes ont des vies désespérées, mais jamais calmes ; pour eux les bistrots, la conversation et l’illusion romantique offrent, de façon différente, une vaine consolation et leurs histoires sont racontées avec tellement d’humour et de verve que la mélancolie profonde n’est pas visible, si bien que les conclusions, quoique inévitables, se font dans un déchirement. Ce qui est remarquable (remarquable, j’entends pour notre époque) c’est que ces histoires sont racontées sans condescendance ; le narrateur s’identifie toujours à cette société, même quand il s’en moque ou qu’il se révolte contre elle. Sa voix amusée, tolérante et sardonique est celle d’un homme critiquant ses voisins et son univers. O’Connor lui-même affirmait fort justement : “Je préfère écrire sur l’Irlande et les Irlandais, simplement parce que je sais, à une syllabe près, comment on peut dire chaque chose en Irlande. ”» (Thomas Flanagan).

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* « La majesté de la loi » (The Majesty of the Law, 1935), dans la Revue des Deux Mondes, vol. 34, 1936.

* « Les hôtes de la nation » (Guests of the Nation), dans Le Figaro littéraire, 18 août 1968.

* « Les Lucey » (The Luceys), traduit de l’anglais par Elisabeth Hellegouarc’h, dans Anthologie de nouvelles irlandaises, Publications de l’Université de Caen, 1987).

* « In the Train », Lovat Dickson’s Magazine, juin 1935), traduit de l'anglais par Bernard Hœpffner, avec la collaboration de Catherine Goffaux, dans Petits romans noirs irlandais (Paris, Joëlle Losfeld, 1997 ; rééd. Paris, Rivages, « Rivages-Noir », n°505, 2004) / repris dans Histoires dIrlande, éd. Alain Pozzuoli, Jean-Pierre Krémer (Paris, Sortilège / Les Belles Lettres, 2004)

* « Le bonimenteur », tirée du recueil My Œdipus Complex and Other Stories (1963), traduit de l’anglais par Jean-Pierre Kremer, dans Trésor de la nouvelle de la littérature irlandaise, tome 2 (Paris, Les Belles Lettres, 2002).

 

LIVRES (Traductions)

[FICHE LIVRE]Les Hôtes de la nation, choix de nouvelles (1931-1961), préface de Richard Ellmann, traduit de l’anglais par Edith Soonckindt-Bielok. [Paris], Éditions Maren Sell / Calmann-Lévy, « Petite bibliothèque européenne du XXe siècle », 1996, 224 pages.

 

[FICHE LIVRE]Le Visage du mal, choix de nouvelles, traduites de l’anglais par Jacqueline Odin, préface de Claude Fierobe. [Rennes], Éditions Terre de Brume, « Terres d’ailleurs. Bibliothèque irlandaise », 1999, 192 pages.

 

FILMOGRAPHIE : Guests of the Nation (Irlande, 1935), d’après la nouvelle homonyme [1931], réal. Denis Johnson, avec Barry Fitzgerald, Shelagh Richards / Guests of the Nation (1981), téléfilm, réal. Neil McKenzie, avec Nesbitt Blaisdell, Frank Converse, Richard Cottrell – The Rising of the Moon : Quand se lève la lune (Irlande, 1957), film à sketches, d’après trois histoires de Lady Gregory, Malcolm J. McHugh et Frank O’Connor, réal. John Ford : « The Majesty of the Law », d’après Frank O’Connor, avec Noel Purcell, Cyril Cusack, Jack MacGovran – Silent Song (Grande-Bretagne, 1966), téléfilm, scénario de Frank O’Connor, réal. Charles Jarrott, avec Jack Mac Gowran, Leo McCabbe, Frank O’Connor, Milo O’Shea.




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