Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

O’FLAHERTY, Liam

(Gort na gCapall, Inishmore, îles d’Aran, 1896 – Dublin, 1984). Liam Ó Flaithearta. Séminariste (Rockwell College, comté de Tipperary ; Blackrock College, Dublin ; Holly Ghost Fathers), il renonce à se faire ordonner prêtre. Sous le nom de Bill Ganly, il sert dans les Irish Guards pendant la Première Guerre mondiale et est grièvement blessé en 1917. Il prend une part active à la révolution irlandaise, puis à la guerre civile dans les rangs des Républicains. Contraint de quitter l’Irlande, il a longtemps vécu à New York et en France avant de s’établir à Londres et se consacrer définitivement à l’écriture (première nouvelle, « The Sniper », 1922 ; premier roman, Thy Neighbour’s Wife, 1923). Dans son œuvre violente, inégale et tourmentée, il ne traite que de l’Irlande. En suivant la chronologie historique on trouve : Famine (1937), sur la grande « famine de la pomme de terre » de 1845 qui fit près de 700 000 morts, L’Île de colère (1946), qui décrit les luttes agraires de la seconde moitié du XIXe siècle, Skerrett (1932), épisode de la vie irlandaise des années 1890, et surtout plusieurs romans ou nouvelles sur les différentes phases des luttes pour l’indépendance : Insurrection (1950) ; Le Mouchard (1925). « C’est ce dernier titre, l’un des premiers livres du romancier, qui a fait le plus pour sa gloire, non seulement à cause du film que John Ford en tira en 1935, mais parce que c’était un des pionniers du genre qui allait rendre Hemingway et Steinbeck célèbres. L’action se situe pendant la guerre civile et se termine sur l’exécution du mouchard, comme Insurrection se clôt sur la mort du frustre héros Madden, sous les balles des Anglais auxquels, en ce printemps de Dublin, en 1916, il a refusé de se rendre. » (Patrick Rafroidi, 1970).

« Liam O’Flaherty est un “homme d’Aran”. Il naquit en 1896, de parents pauvres et désespérément catholiques. Il fut élevé dans un collège de jésuites. Dès son enfance, il professa deux passions : la haine de l’Angleterre et le respect de l’église catholique. (L’amour de la littérature anglaise tempéra la première de ces passions ; le socialisme, la seconde.) En 1914, ces deux loyautés s’affrontèrent. » (Jorge Borgès)

Outre ses nombreux romans (pour la plupart traduits en français), Liam O’Flaherty a écrit des poèmes, une pièce de théâtre, un guide de l’Irlande (1929), des ouvrages autobiographiques (Two Years, 1930 ; I Went to Russia, 1931 ; À mes ennemis ce poignard, 1934) et plus de cent cinquante nouvelles recueillies dans Spring Sowing (1924), The Tent (1926), The Mountain Tavern (1929), The Short Stories of Liam O’Flaherty (1937), Two Lovely Beasts (1948), The Stories of Liam O’Flaherty (1956), The Wounded Cormorant and Others Stories (1973), Les Amants (1976). En 1953, il a publié l’ensemble de ses récits écrits en gaélique, sous le titre Duil (Desire), avec leur traduction en anglais par ses soins.


ANTHOLOGIES / REVUES

* Poèmes, dans Anthologie de la poésie irlandaise du XXe siècle (Lagrasse, Verdier, 1996). * « Barbara la Rouge » et « L’aviron », nouvelles tirées des recueils Spring Sowing (1924) et The Tent (1926), traduites de l’anglais par Valery Larbaud, dans Commerce, 1927.

* « Le congre » (The Conger Eel) et « La tente » (The Tent), nouvelles tirées des recueils Spring Sowing (1924) et The Tent (1926), traduites de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Anthologie de nouvelles irlandaises (Publications de l’Université de Caen, 1987).

* « The Law Is the Law » (EQMM, décembre 1954), traduit de l'anglais par Bernard Hœpffner, avec la collaboration de Catherine Goffaux, dans Petits romans noirs irlandais (Paris, Joëlle Losfeld, 1997 ; rééd. Paris, Rivages, « Rivages-Noir », n°505, 2004).

* « Le franc-tireur » et « Départ en exil », traduit de l’anglais par Jean-Pierre Kremer, dans Trésor de la nouvelle de la littérature irlandaise, tome 2 (Paris, Les Belles Lettres, 2002).

 

LIVRES (Traductions)

— L’Âme noire (The Black Soul, 1924), roman, traduit de l’anglais par Béatrice Vierne, postface de Tim Robinson. [Monaco], Éditions du Rocher / Anatolia, 1999, 240 pages.

Réédition :

[FICHE LIVRE] — L’Âme noire. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs », 2004, 286 pages.

— L’Aviron, nouvelle, traduit de l’anglais par Valery Larbaud. [Combs-la-Ville], Éditions M. Imbert, 2001, 24 pages, épuisé.

— Le Dénonciateur (The Informer, 1925), roman, traduit de l’anglais par Louis Postif, préface de Steve Passeur. [Paris], Éditions Stock, « Le magazin romanesque », n°3, 1926, 256 pages, épuisé ; réédition : Éditions Stock, « Le roman cosmopolite », n°6, 1932, 256 pages, épuisé.

Rééditions sous le titre :

— Le Mouchard : [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque anglaise », 1947, 256 pages, épuisé ; Éditions Stock, « Le roman cosmopolite », n°7, 1948, 256 pages, épuisé.

— Le Mouchard. [Paris], Le Club français du livre, « Romans », n°187, 1955, 266 pages, illus, épuisé.

— Le Mouchard. [Paris], L.G.F. (Librairie générale française), « Le Livre de poche », n°506, 1959, 244 pages, épuisé.

— Le Mouchard. [Paris], Éditions Rombaldi, « Les grandes résistances de l’histoire », 1973, 320 pages, illus, épuisé.

[FICHE LIVRE] — Le Mouchard. [Rennes], Éditions Terre de Brume, « Terres étrangères », 2003, 208 pages.

 

Dans le Dublin des années vingt, Gypo Nolan, un ancien membre de l’Organisation révolutionnaire, exclu pour faute grave, est un être déchu, mis au ban de la société. Pour quelques livres, il va commettre l’irréparable en vendant aux Britanniques son ancien complice et meilleur ami, Frank Mac Phillip. Véritable portrait d’un traître, Le Mouchard, retrace les vingt-quatre heures qui suivent ce geste impardonnable, l’errance cauchemardesque de Gypo dans les bas-fonds de la capitale, son euphorie provoquée par la richesse soudaine et l’alcool, ses crises de doute et ses vains espoirs de réhabilitation. Gypo le dénonciateur, suspecté, traqué, puis trahi à son tour, perdra peu à peu tout contact avec la réalité, s’enfonçant plus profondément dans le remords et le mensonge. Cette œuvre oppressante sur l’enfermement et l’échec a été adaptée au cinéma par John Ford. (Présentation de léditeur)

 

— Monsieur Gilhooley (Mr Gilhooley, 1926), roman, traduit de l’anglais par Louis Postif. [Paris], Éditions Stock, 1929, 1947, 268 pages, épuisé.

Rééditions :

— Monsieur Gilhooley. [Paris], S.E.P.E, « Lectures de Paris », 1948, 192 pages, épuisé.

— Monsieur Gilhooley. [Rennes], Éditions Terre de Brume, « Terres étrangères », 2003, 208 pages.

 — L’Assassin (The Assassin, 1928), roman, traduit de l’anglais par Louis Postif. [Paris], Éditions de la Nouvelle Revue Critique, « Tours d’horizon », n°23, 1939, 250 pages, épuisé.

 

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — L'Assassin, nouvelle traduction de l’anglais et préface par Hervé Jaouen. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 1994, 244 pages.

Réédition :

[FICHE LIVRE] — L'Assassin. [Paris], Éditions Rivages,  Rivages Noir , n°247, 1996, 2004, 256 pages.

Un activiste de l'Indépendance irlandaise, Michael McDara, réfugié aux États-Unis, retourne au pays sous une fausse identité pour assassiner un homme politique. On a rarement aussi bien décrit la torture de l'idée fixe dans l'âme d’un criminel. Le style brutal et dépouillé de O'Flaherty atteint une grandeur tragique. (Présentation de léditeur)

 

— La Maison de l’or (The House of Gold, 1929), roman, traduit de l’anglais par Henry Muller. [Paris], Éditions Grasset, 1932, 334 pages, épuisé.

 — Le Réveil de la brute (The Return of The Brute, 1929), roman, traduit de l’anglais par Louis Postif. [Paris], Stock, 1930, 224 pages, épuisé.

 [FICHE LIVRE] — Le Guide du touriste en Irlande (A Tourist’s Guide to Ireland, 1929), traduit de l’anglais par Béatrice Vierne, illustrations de Gertrude Genhardt. [Paris], Éditions Anatolia, 1993, 128 pages.

 — Le Puritain (The Puritan, 1931), roman, traduit de l’anglais par Louis Postif. [Paris], Éditions Gallimard, « Blanche », 1937, 224 pages, épuisé.

 [FICHE LIVRE] — L’Extase d’Angus (The Ecstasy of Angus, 1931), nouvelle, traduit de l’anglais par Manuela Dumay. [Arles], Éditions Actes Sud, 1985, 1993, 64 pages.

 


Skerrett (Skerrett, 1932), roman, traduit de l’anglais par M. Horel. [Paris], Éditions Stock, 1948, 270 pages, épuisé.

* Réédition :

Skerrett. [Paris], Éditions Picollec, « Bibliothèque celtique », 1981, 272 pages, épuisé.

 Le Martyr (The Martyr, 1933), roman, traduit de l’anglais par Henri Thies. [Paris], Éditions de la Nouvelle Revue Critique, « Tours d’horizon », n°19, 1935, 256 pages, épuisé.

 [FICHE LIVRE]À mes ennemis ce poignard (Shame the Devil, 1934), récit autobiographique, traduit de l’anglais par Béatrice Vierne. [Monaco], Éditions du Rocher / Anatolia, 1998, 268 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]À mes ennemis ce poignard. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs », 2006, 344 pages.

À mes ennemis ce poignard est un livre écumant de désespoir et d’intelligence, comparable par sa dimension poétique au Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. Hargne, compassion, générosité, cruauté, démence : l’écrivain ne s’épargne rien, et la passion seule, entière, le sauve de tous ses malheurs. O’Flaherty raconte toute sa vie : la faim, la guerre, l’errance. Abandonnant derrière lui femme et enfant, il part pour la France ; à Paris puis en Bretagne, il se nourrit d’expériences qui feront de lui un écrivain. Des îles d’Aran à l’Espagne, de l’Allemagne aux Etats-Unis, de Londres à la Russie soviétique, O’Flaherty n’aura de cesse de parcourir le monde comme un damné. Achevant cette quête presque fatale parmi les pêcheurs bretons, il en arrive à une conclusion dévastatrice qui le sauve en tant qu’homme et en tant qu’artiste.

 Famine (Famine, 1937), roman, traduit de l’anglais par G. D. Jonquières. [Paris], Éditions de Flore, « Les grandes œuvres étrangères », 1947, 498 pages, épuisé.

* Rééditions :

Famine. [Paris], Éditions Picollec, « Bibliothèque celtique », 1981, 498 pages, épuisé.

Famine. [Paris], L.G.F. (Librairie générale française), « Le Livre de poche. Biblio », n°3026, 1983, 480 pages, épuisé.

 L’Île de colère (Land, 1946), roman, traduit de l’anglais par Pierre Flachat. [Paris], Éditions Atlas, « Prisme », 1948, 390 pages, épuisé.

 Insurrection (Insurrection, 1950), roman, traduit de l’anglais par Jacques Papy, préface de Gilbert Sigaux. [Paris], Éditions Calmann-Lévy, « Traduit de », 1953, X-274 pages, épuisé.

* Réédition :

Insurrection. [Paris], L.G.F. (Librairie générale française), « Le Livre de poche », n°2012, 1966, 384 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Insurrection, nouvelle traduction de l’anglais par Isabelle Chapman. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 1996, 240 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Insurrection. [Paris], Éditions Rivages, « Rivages-Poches », n°454, 2004, 252 pages.

Bartly Madden est un simple paysan du Connemara. Venu à Dublin pour épouser une jeune fille, il va devenir le héros de la nuit de l’Insurrection de Pâques 1916 qui modifiera l’histoire de l’Irlande. Fortuitement mêlé au combat des insurgés, Bartly Madden rejoint Kinsella, le commandant d’une petite troupe de rebelles et fait la connaissance de Stapleton, poète et anarchiste, qui lui insufflera cette idée du juste combat faite de violence, de révolte, de peur et d’amour. Insurrection est la dernière œuvre d’un ensemble romanesque qui couvre l’histoire de l’Irlande de 1845 à 1922. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Les Amants (The Pedlarl’s Revenge. Short Stories, 1976), nouvelles, traduites de l’anglais par Béatrice Vierne. [Monaco], Éditions du Rocher / Anatolia, 2000, 240 pages.


RECUEILS FRANÇAIS

[FICHE LIVRE] — Trois morts salées, traduit de l’anglais par Patrick Reumaux. [Rouen], Librairie Elisabeth Brunet, 2007, 68 pages.

[Contient : Liam O’Flaherty, « La femme fardée » ; Mary Lavin, « Tombe verte, tombe noire », Daniel Corkery, « Le retour »].

[FICHE LIVRE] — Barbara la Rousse et autres contes vert sombre, traduit de l’anglais par Patrick Reumaux. [Rouen], Librairie Elisabeth Brunet, 2007, 42 pages.

Voilà un enragé d’Irlandais qui n’a de cesse de débarrasser l’Irlande des brumes mythologiques qui lui tissent un manteau de pacotille. Rien d’autre ici que la terre noire, la tourbe, la mer, la misère, la cruauté, la terreur. La devise de Liam O’Flaherty est la rage. Bas les masques ici et maintenant. Le style, à la mesure du propos, est celui d’un baroudeur ; la langue, taillée à la hache. (Présentation de léditeur)


FILMOGRAPHIE : The Informer (Grande-Bretagne, 1929), d’après le roman homonyme [1925], réal. Arthur Robison, avec Lars Hanson, Lya de Putti / The Informer : Le Mouchard (États-Unis, 1935), réal. John Ford, avec Victor McLaglen, Heather Angel, Preston Foster, Margot Grahame, Wallace Ford / adaptation sous le titre Up Tight : Point noir (États-Unis, 1968), réal. Jules Dassin, avec Julian Mayfield, Ruby Dee, Raymond St-Jacque, Max Julien – Le Puritain (France, 1937), d’après le roman homonyme [1931], réal. Jeff Musso, avec Jean-Louis Barrault, Viviane Romance, Pierre Fresnay – The Devil’s Playground : La Danseuse de San Diego (États-Unis, 1937), scénario de Liam O’Flaherty, réal Erle C. Kenton – Dernière jeunesse (France/Italie, 1939), d’après le roman Mr Gilhooley [1926], réal. Jeff Musso, avec Raimu, Pierre Brasseur, Jacqueline Delubac. 



Haut de page >

Dictionnaire des auteurs

Dictionnaire

Haut de page >

L'actualité de la librairie RSS FEED TWITTER FEED FACEBOOK FEED

Le billet de la librairie

  • Proust, toujours vivant

    On n’en finit jamais avec Proust. “A la recherche du temps perdu” continue de susciter de nombreux commentaires et interprétations comme si cette oeuvre majeure de la littérature était inépuisable et d’une inlassable modernité. A l’occasion du centenaire du prix Goncourt attribué à “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” en Décembre 1919, plusieurs publications témoignent de cette passion sans cesse renouvelée pour la cathédrale proustienne.

    13 juin 2019

    >> Lire la suite

Facebook