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O’FAOLAIN, Sean

 

[IRLANDE] (Cork, 1900 – Dublin, 1991). Pseudonyme de John Whelan. Après ses études (Presentation Brothers ; University College, Dublin), il rejoint les Irish Volunteers en 1918, devient membre de la Gaelic Ligue et, pendant la guerre civile, combat dans les rangs de l’IRA. Diplomé de Harvard en 1929, il enseigne alors en Angleterre. En 1932, Midsummer Night Madness, son premier recueil de nouvelles sur la période révolutionnaire est interdit par la censure. De 1934 à 1945, période d’intense activité littéraire pendant laquelle il publie une trilogie romanesque retraçant les tribulations d’une famille irlandaise des années 1850 à 1916 (A Nest of Simple Folk, 1934 ; Bird Alone, 1936, également interdit par la censure ; Come Back to Erin, 1940), ses grandes biographies (Eamon De Valera, 1933, 1939 ; Constance Markievicz, 1934 ; Theobold Wolfe Tone, 1937 ; Daniel O’Connell, 1938 ; Hugh O’Neill, 1942), la plupart de ses plus belles nouvelles et une multitude d’articles sur la vie littéraire ainsi que des éditoriaux très incisifs sur la société, la politique et la religion irlandaises. Il fonde et dirige de 1940 à 1946 la revue littéraire The Bell. À partir des années cinquante, il s’éloigne de l’Irlande, voyage beaucoup et enseigne dans des universités américaines. Outre ses romans, ses recueils de nouvelles (The Collected Stories, 1980-82, 3 vols.) et ses essais (The Vanishing Hero, 1956), il a aussi publié deux récits de voyage (Summer in Italy, 1949 ; South to Sicily, 1953) et une autobiographie (Vive moi !, 1964).

« Les nouvelles contiennent le meilleur de son œuvre et, en réalité, c’est seulement dans ses nouvelles que l’on peut voir son évolution d’écrivain. Il commence par des nouvelles romantiques qui essaient de traiter objectivement de ses expériences révolutionnaires, puis il évolue vers des nouvelles où apparaît un point de vue particulier, pessimiste. Le thème central est la condition de la liberté individuelle dans une société post-révolutionnaire stagnante. Les nouvelles de son second recueil, constatent une aliénation si totale qu’on aboutit à une impasse au-delà de laquelle aucune évolution ne semble possible. Pourtant graduellement, O’Faolain se libérera de cette réponse peu rigoureuse. (...) Dans ses dernières nouvelles, son respect grandissant pour les expériences psychologiques profondes de ses personnages l’oblige à porter son attention sur des thèmes aussi universels que le temps et le changement, le caractère éphémère de la jeunesse et les compromis de l’âge mûr. Comme Flaubert, O’Faolain pense que le secret des chefs-d’œuvre se trouve dans la concordance entre le sujet choisi et le tempérament de l’auteur. Ses meilleures nouvelles sont l’œuvre d’une personnalité mûre, complexe et extraordinairement raffinée. Par leur manière et leur enchaînement, par la finesse et les nuances des sentiments qu’elles expriment et par leur grande compréhension de la nature humaine, ces nouvelles sont des œuvres de première importance. » (Maurice Harmon).

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* « Les amants du lac », nouvelle traduite de l’anglais par Ginette Emprin, dans Anthologie de nouvelles irlandaises (Publications de l’Université de Caen, 1987).

* « Murder at Cobbler’s Hulk » (Playboy, juillet 1971), traduit de l'anglais par Bernard Hœpffner, avec la collaboration de Catherine Goffaux, dans Petits romans noirs irlandais (Paris, Joëlle Losfeld, 1997 ; rééd. Paris, Rivages, « Rivages-Noir », n°505, 2004).

* « Vivant impie et à moitié mourant », nouvelle extraite du recueil Teresa and Other Stories (1947), traduit de l’anglais par Jean-Pierre Kremer, dans Trésor de la nouvelle de la littérature irlandaise, tome 2 (Les Belles Lettres, 2002).

 

LIVRES (Traductions)

Les Irlandais (The Irish, 1947 ; nlle édition, 1980), essai, traduit de l’anglais et présenté par Erick Falc’her-Poyroux. [Spézet], Éditions Coop Breizh, 1994, 192 pages.

L’Irlande est l’un des plus petits pays d’Europe. C’est aussi l’un des moins peuplés. L’histoire de l’Irlande et des Irlandais figure pourtant parmi les plus complexes au monde, et sa littérature reste l’une des plus riches qui soient. Artisan de l’une et de l’autre, Sean O’Faolain apparaît aujourd’hui comme l’une des figures majeures du XXe siècle, moins par son engagement initial auprès des Nationalistes que par son œuvre littéraire. Ce livre, publié en 1947 et révisé en 1980, est l’un de ses essais, sans aucun doute le plus célèbre d’entre eux. On ne peut considérer cet ouvrage comme une simple chronique historique et linéaire : l’intention de l’auteur va bien au-delà d’un récit événementiel et factuel. Bien que nécessaire. une telle approche ne saurait nous éclairer de façon satisfaisante sur les apports sociaux, intellectuels Ou religieux de chaque invasion : car les Celtes. comme les Vikings ou les Normands par la suite, furent bel et bien des envahisseurs. L’intérêt d’une telle réflexion réside donc pour une grande part dans sa perception irlandaise de l’histoire considérée comme processus créatif ; en d’autres termes, il s’agira essentiellement de définir les apports respectifs des Celtes, des Chrétiens, des Vikings et des Anglo-Normands à l’identité et à la pensée irlandaise contemporaine. Les Irlandais apparaît donc comme l’examen des différentes strates composant la pensée irlandaise et, en dernier ressort, comme l’analyse d’une lente fusion et agrégation de différentes mentalités jusqu’à nos jours. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Passions entravées, choix de nouvelles, traduites de l’anglais par Philippe Mikriammos. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1991, 348 pages.

Le vieux noble et la jeune gitane, la cantatrice embourgeoisée et le chanteur failli, le fils gâté par une mère possessive, le blanc-bec face à la veuve encore attirante, la vieille fille qui amorce son émancipation et le vieux beau trop prude, le soupirant muet et l’inaccessible belle : que ces personnages vivent en Irlande ou que leurs faits et gestes aient pour cadre des contrées étrangères (New York, Italie), la question qu’ils posent est celle des entraves aux passions qui pourraient enflammer leur vie. Et est-il de pires entraves que celles, intérieures, qu’on s’impose à soi-même ? Voilà ce que Sean O’Faolain semble demander, avec sa ferme douceur, sa discrétion acérée, dans un choix de quatorze nouvelles qui couvre toute sa carrière depuis 1932 jusqu’à 1976 et qui va donner enfin l’occasion de découvrir en France cet écrivain au style imagé, servi par une écriture riche, fréquemment alllusive. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]L’Homme qui inventa le péché, choix de nouvelles, traduites de l’anglais par Rémy Lambrechts. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 2000, 198 pages.

C’est dans plusieurs recueils, parmi les plus prestigieux et les plus représentatifs, que nous avons choisi ces neuf nouvelles qui contiennent le meilleur de l’œuvre de Sean O’Faolain et traduisent au mieux l’évolution de l’écrivain. Dans ses nouvelles romantiques qui reflètent ses expériences révolutionnaires, il aborde des thèmes aussi universels que le temps et le changement, le caractère éphémère de la jeunesse et les compromis de l’âge mûr. Par la finesse et les nuances des sentiments qu’elles expriment et par leur très grande compréhension de la nature humaine, ces nouvelles sont de première importance. (Présentation de léditeur)

 

FILMOGRAPHIE : The Woman who married Clark Gable (Irlande, 1985), d’après une nouvelle, réal. Thaddeus O’Sullivan, avec Bob Hoskins, Brenda Fricker, Peter Caffrey.




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