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[IRLANDE] (Dublin, 1940? – Dublin, 2008). Journaliste à Londres, pour la BBC, puis à Dublin, à l’Irish Times, elle a par la suite partagé son temps entre l’Irlande et New York où elle a enseigné l’écriture à l’Université. Publié en 1996, son premier livre, On s’est déjà vu quelque part ?, a obtenu un succès considérable provoqué par le phénomène d’identification qu’il a suscité auprès de toute une génération de femmes. Dans ce récit autobiographique sans fard ni pathos, elle raconte « son itinéraire semé d’embûches et de mélancolie » : un père journaliste et absent, une mère alcoolique accablée par ses treize grossesses, les petits boulots et les combines, les études de lettres à Dublin puis à Oxford où elle obtient un diplôme de littérature médiévale, un premier travail à la télévision, la rencontre avec le féminisme, et une Irlande en pleine mutation religieuse et sociale. Depuis, elle a publié un autre récit auto-biographiques (J’y suis presque) et trois romans (Chimères, L’Histoire de Chicago May pour lequel elle a reçu le prix Fémina étranger 2006 et Best Love Rosie).

 

LIVRES (Traductions)

[FICHE LIVRE]On sest déjà vu quelque part ? Les mémoires accidentels d’une femme de Dublin. (Are You Somebody ? The Accidental Memoir of a Dublin Woman, 1996), traduit de l’anglais par Julia Schmidt et Valerie Lermite. [Paris], Éditions Sabine Wespieser, 2002, 388 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]On s’est déjà vu quelque part ?. [Paris], Éditions 10-18, « Domaine étranger », n°3424, 2005, 312 pages.

« J’étais l’Irlandaise type : une pas grand-chose, issue d’une longue lignée de pas grand-chose, de ceux qui ne laissent pas de traces. Dans un pays catholique conservateur qui avait peur de la sexualité et qui m’interdisait même d’avoir des informations sur mon corps, je pouvais m’attendre – en tant que fille, en tant que femme – à rencontrer des difficultés dans l’existence. Mais au moins – c’est ce qu’on disait alors – je n’aurais pas la lourde tâche de gagner ma vie. Un homme finirait bien par m’épouser et par me garder. Mais les gens typiques n’existent pas. »

Née à Dublin au début des années 1940, dans une famille de neuf enfants, devenue chroniqueuse à l’Irish Times, après un brillant parcours universitaire et journalistique, elle raconte ici, avec simplicité, spontanéité, humour et beaucoup de modestie, comment elle n’est pas devenue une Irlandaise type. Entre un père journaliste, figure désinvolte et absente, et une mère alcoolique accablée par les difficultés d’un quotidien précaire, la jeune Nuala se fraie, de petits boulots en combines, un chemin jusqu’à l’université et trouve un premier travail à la télévision. Elle vit à Londres les années 1970 du féminisme et de la cassure politique entre l’Irlande et la Grande-Bretagne. Devenue une journaliste reconnue, Nuala O’Faloain n’écrit cependant pas une success story, bien au contraire : au fil des aventures sentimentales sans lendemain, des plongées dans l’alcool, elle dit avec une honnêteté scrupuleuse son extrême solitude, son incapacité à se détacher du modèle maternel et l’impossibilité de trouver l’âme sueur qu’elle cherche avec un sentimentalisme souvent à l’opposé d’un féminisme exacerbé... Avec ses contradictions (qu’elle pointe avec humour), ses doutes, ses enthousiasmes, ses excès, ses souffrances et ses passions – la lecture en est une, et pas des moindres –, Nuala O’Faolain construit un livre qui va droit à l’essentiel. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] Chimères (My Dream of You, 2001), roman, traduit de l’anglais par Stéphane Camille. [Paris], Éditions Sabine Wespieser, 2003, 750 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Chimères. [Paris], Éditions 10-18, « Domaine étranger », n°3934, 2006, 544 pages.

Avec Chimères, Nuala O’Faolain confirme son formidable talent de conteuse. Quand elle s’empare du destin de Kathleen de Burca, rentrée en Irlande pour enquêter sur une affaire d’adultère survenue au XIXe siècle, elle fait resurgir de sa conscience d’Irlandaise opprimée des tragédies intimes ou historiques, en même temps qu’elle évoque les questions lancinantes de l’exil, de la solitude, de la sexualité et des chimères de l’amour. Parce que la passion est la grande affaire de sa vie, Kathleen veut écrire sur le scandale que suscita, peu après la grande famine, la liaison entre une aristocrate anglaise et son palefrenier irlandais. Mais ses recherches la confrontent insidieusement à son propre passé : dans un va-et-vient entre l’Irlande de 1850 et celle de son enfance, elle met en lumière les fatalités de l’histoire, bien loin de découvrir les recettes de cet amour romantique. Ce roman invite à un voyage réel dans une Irlande que la narratrice a quittée pour échapper au malheur familial et qu’elle apprend à l’écoute de joies simples, d’êtres apaisants et d’une nature enchanteresse. C’est aussi un voyage au cœur de l’identité d’une femme d’aujourd’hui, la bouleversante Kathleen de Burca. La lucidité et la tendresse qui caractérisent l’écriture de Nuala O’Faolain donnent sa force et sa richesse à un livre dont l’issue est aussi inattendue que magnifique. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Jy suis presque. Le parcours inachevé d’une femme de Dublin (Almost There), récit, traduit de l’anglais par Stéphane Camille. [Paris], Éditions Sabine Wespieser, 2005, 296 pages.

* Réédition :

978226404323 — Jy suis presque. [Paris], Éditions 10-18, « Domaine étranger », n°4028, 2007, 256 pages.

« Jy suis presque. Je ne savais pas que je membarquais pour un voyage quand jai écrit les premiers mots de On s’est déjà vu quelque part ?, et je ne pensais pas que des eaux calmes mattendaient peut-être, moi aussi. Mais je comprends quun mouvement a commencé à ce moment-là qui ne sera pas terminé avant que je connaisse la sérénité. [...] Je me dis parfois que jy arrive, que jy suis presque. »

Le succès inattendu de son premier récit a changé la vie de Nuala O’Faolain : d’éditorialiste solitaire, les pieds solidement ancrés dans la terre irlandaise, elle est devenue une écrivain reconnue, vivant une partie de l’année aux États-Unis. Avec ce deuxième livre de Mémoires, l’auteur tente de mettre de l’ordre dans le chaos de sa nouvelle vie : elle évoque, avec la lucidité qui la caractérise, les effets – ou les méfaits – du succès, nous entraîne dans les coulisses de Chimères, son magistral roman, s’interroge sur l’avenir de sa relation avec son nouveau compagnon et sur sa faculté à s’adapter au « Nouveau Monde ». Car rien n’est gagné, et si elle y est presque, ce n’est pas sans souffrances : c’est sans doute au fantôme de sa mère, morte dans la misère sans avoir pu échapper à ses démons, qu’elle doit la sourde nostalgie de sa vie passée. Nuala O’Faolain écrit un livre intelligent, drôle, féroce, émouvant, honnête et généreux sur la période de la vie qu’elle traverse : « La cinquantaine, c’est l’adolescence qui revient de l’autre côté de la vie adulte – le serre-livres correspondant – avec ses troubles de l’identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu’il faut pour s’en accommoder. » Et si, à ses lecteurs fidèles, elle donne le sentiment de retrouver une vieille amie, à qui le succès n’est pas monté à la tête, chemin faisant, elle construit une œuvre littéraire remarquable qui s’ancre au cœur d’une réflexion très contemporaine sur le rapport à la fiction : J’y suis presque est avant tout le roman d’une vie, la sienne, mais aussi un miroir pour beaucoup d’autres. (Présentation de léditeur)


 

[FICHE LIVRE]LHistoire de Chicago May (The Story of Chicago May, 2005), roman, traduit de l’anglais par Vitalie Lemerre. [Paris], Éditions Sabine Wespieser, 2006, 444 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]LHistoire de Chicago May. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°4127, 2008, 392 pages.

Nuala O’Faolain s’empare du destin d’une jeune Irlandaise pauvre qui, en 1890, s’est enfuie de chez elle pour devenir une criminelle célèbre en Amérique sous le nom de « Chicago May ». L’amour, le crime et un destin exceptionnel de femme au tournant du XXe siècle : tous les ingrédients du romanesque sont réunis. Tour à tour braqueuse, prostituée, arnaqueuse, voleuse et danseuse de revue musicale, May avait une beauté magnétique qui tournait la tête des hommes. Ses aventures la conduisirent du Nebraska, où elle côtoya les frères Dalton, à Philadelphie, où elle mourut en 1929, en passant par Chicago, New York, Le Caire, Londres et Paris, où elle fut jugée pour le braquage de l’agence American Express. Elle vécut sur un grand pied, fit de la prison, et écrivit même, dans le genre convenu des mémoires de criminels, l’aventure de sa vie. Partant de ce matériau, Nuala O’Faolain mène une enquête trépidante, tentant de saisir les motivations de cette énigmatique cœur d’Irlande, elle aussi exilée aux États-Unis. Car cette héroïne romanesque et sentimentale a payé au prix fort l’indépendance qu’elle a conquise contre les normes sociales. Ici l’écrivain nourrit de sa propre expérience une émouvante réflexion sur la quête d’une femme qui a décidé de sortir des sentiers battus, choisissant l’aventure et assumant la solitude. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Best Love Rosie (Best love Rosie, 2009), roman, traduit de l’anglais par Judith Roze. [Paris], Éditions Sabine Wespieser, 2008, 530 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Best Love Rosie. [Paris], Éditions 10-18, « Domaine étranger », n°4322, 2010, 446 pages.

Après avoir vécu et travaillé loin de chez elle, Rosie décide qu’il est temps de rentrer à Dublin, pour s’occuper de Min, la vieille tante qui l’a élevée. Ni les habitudes ni les gens n’ont changé dans ce quartier populaire où elle a grandi, et la cohabitation avec Min, que seule intéresse sa virée quotidienne au pub, n’a rien d’exaltant : en feuilletant des ouvrages de développement personnel, censés apporter des solutions au mal-être de Min, Rosie se dit qu’elle s’occuperait utilement en se lançant elle-même dans la rédaction d’un manuel destiné aux plus de cinquante ans. Sa seule relation dans l’édition vivant aux États-Unis, elle se frottera donc au marché américain. Son vieil ami Markey tente bien de lui faire comprendre que sa manière de traiter le sujet n’est pas assez « positive »… C’est au moment où elle va à New York, pour discuter de son projet, que le roman s’emballe : Min, qu’elle avait placée pour quelque temps dans une maison de retraite, fait une fugue et la rejoint à Manhattan. Très vite, les rôles s’inversent : la vieille dame est galvanisée par sa découverte de l’Amérique, elle se fait des amies, trouve du travail et un logement. Alors que Rosie est rentrée seule en Irlande, pour rien au monde Min ne voudrait renouer avec son ancienne vie. Surtout pas pour reprendre possession de la maison de son enfance… que l’armée lui restitue après l’avoir confisquée pendant la guerre. Rosie, elle, a besoin de cette confrontation avec ses origines. Profondément ancrée dans les valeurs de la vieille Europe, le passage du temps est maintenant au cœur de ses préoccupations. La lucidité de Nuala O’Faolain, sa tendresse pour ses personnages, font merveille une fois de plus dans ce livre drôle et généreux, plein de rebondissements, où l’on suit avec jubilation souvent, le cœur noué parfois, les traversées de l’Atlantique de ces deux femmes que lie toute la complexité du sentiment maternel. De ses romans, l’auteur dit souvent qu’ils révèlent plus d’elle que ses autobiographies… Best love Rosie nous embarque aussi dans un beau voyage intérieur.

 

[FICHE LIVRE]Ce regard en arrière, traduit de l’anglais. [Paris], Éditions Sabine Wespieser, annoncébà paraître en février 2011. 



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    27 septembre 2019

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