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O’CONNOR, Joseph

 

[IRLANDE] (Dublin, 1963). Frère de la chanteuse Sinead O’Connor. Études à l’University College, Dublin, à Oxford et à Leeds. Il a travaillé à Londres dans la campagne de solidarité pour le Nicaragua, puis est retourné à Dublin en 1994 et se consacre à l’écriture. Il tient une chronique dans le Sunday Tribune (textes recueillis dans deux anthologies : The Secret World of the Irish Male et The Irish Male at Home and Abroad). Outre ses nouvelles et ses romans, pour la plupart traduits en français, il a écrit un récit de voyage (Sweet Liberty. Travels in Irish America, 1996), des pièces de théâtre (Red Roses and Petrol, 1995) et des scénarios de films tirés de ses œuvres (Aílsa, 1994, d’après une de ses nouvelles ; The Chosen Few, 2000, d’après son premier roman).

« Joseph O’Connor fait des livres qui racontent l’Irlande d’aujourd’hui. De son premier roman Le Dernier des Iroquois (1991) à Inshoven (2000), en passant par Desperados (1994) ou À l’irlandaise (1998) : cavale dans la culture pop-rock, couples ordinaires qui se défont, fils qui se font la malle. On est est plus dans l’Irlande de U2 que dans celle des vertes vallées enchanteresses ou des Gens de Dublin de Joyce. En finir avec le lyrisme pastoral, le romantisme patriotique, parler d’une Irlande moins historique et plus laïque, c’est comme si la génération de Joseph O’Connor criait à l’unisson : “ Yeats est mort ” – titre original de Meurtres exquis (2001), polar écrit à quinze à partir d’une idée d’O’Connor. Et l’auteur irlandais de rendre hommage à, l’auteur de La Trilogie de Barryton (1987-1991) : “ Nous avons été toute une génération d’écrivains à s’être sentie décomplexée en lisant ses romans. On a eu l’impression qu’on allait enfin pouvoir se décharger du poids de la tradition. ” Alors, quand Joseph O’Connor, chroniqueur à Esquire, sort en 2002 un roman qui se déroule en 1847, à l’époque où la famine sévit en Irlande, il y a de quoi tomber des nues. L’Étoile des mer, nom du navire et du roman qui nous font traverser l’Atlantique jusqu’à New York, a, ironie suprême, pour sous-titre “Adieu à la vieille Irlande. L’auteur va jouer de cette ironie avec délectation tout au long du livre, vrai-faux roman historique à l’ancienne, où il fait la critique au vitriol de l’Irlande d’aujourd’hui. » (Sean James Rose, Libération, 2003).

 

LIVRES (Traductions)

[FICHE LIVRE]Les Bons chrétiens (True Believers, 1991), nouvelles, préface de Hugo Hamilton, traduites de l’anglais par Pierrick Masquart et Gérard Meudal. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 1996, 240 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Les Bons chrétiens. [Paris], Éditions Phébus, « Libretto », 2010, 240 pages.

« Ce qui me paraît si extraordinaire, quand je lis Joseph O’Connor, c’est le point de départ depuis lequel il considère le monde. qui a la forme de cette petite banlieue côtière de Dublin où j’ai passé la plus grande partie de ma vie. et qui pourtant m’apparaît presque comme une terre étrangère sous sa plume [...] Je me souviens de la puissance. de la confiance qui émanaient du recueil de nouvelles intitulé Les Bons Chrétiens. C’était une voix nouvelle qui émergeait de ces mêmes rues. pleine d’humour. de questionnement. et d’empathie face aux mondes intérieurs bourrés de contradictions de ses personnages. Tous les textes de ce recueil décrivent le paysage émotionnel turbulent et souvent vide qui est au cœur de la société irlandaise d’aujourd’hui. C’est un livre qui raconte de vraies vies. qui montre les sentiments et réflexions des Irlandais contemporains. »

 

[FICHE LIVRE] Le Dernier des Iroquois (Cowboys and Indians, 1991), roman, traduit de l’anglais par Pierrick Masquart et Gérard Meudal. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2000, 272 pages.

Joe O’Connor tient fermement son rang parmi les wonder boys de la jeune littérature irlandaise. Alliant utilement vachardise et compassion – un cocktail qui depuis Swift a fait ses preuves –, O’Connor brosse ici le portrait d’un candidat à la gloire qui a mal préparé son ascension sous les sunlights, et dont le pied a tendance à manquer les barreaux de l’échelle. Eddie veut faire le malin. Il se coiffe à l’Iroquoise et veut en découdre avec tous les cowboys installés avant lui dans le show-biz, chausse des bottes de rocker qui lui font mal aux pieds, gratte la guitare avec un talent qui ne convainc que lui (et encore)... et drague Marion sur le bateau qui le conduit de son Irlande natale vers la glorieuse Angleterre, terre de tous les succès. On aurait presque envie de mettre une musique, sentant fort le blues, sur cette histoire qui nous rappelle que, nuls ou farauds, nous sommes tous des paumés en puissance... et pas si fiers que cela, tout au fond, de nous deviner tels. (Présentation de léditeur)

 

Desperados (Desperadoes, 1994), roman, traduit de l’anglais par Pierrick Masquart et Gérard Meudal. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 1996, 480 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Desperados. [Paris], Éditions Phébus, « Libretto », n°46, 2000, 480 pages.

 

[FICHE LIVRE]Finbars Hotel (Finbar’s Hotel, 1997), œuvre collective de Dermot Bolger, Roddy Doyle, Anne Enright, Hugo Hamilton, Jennifer Johnston, Joseph O’Connor, Colm Tóibín, traduit de l’anglais par Florence Lévy-Paolini. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 1999, 264 pages.

Une nuit à l'hôtel. Dans les années 20, le Finbar's Hotel à Dublin abritait derrière une façade respectable les rencontres furtives entre prostituées, membres du clergé et politiciens. Le soir de sa fermeture, l'hôtel est le théâtre d'événements imprévus qui réunissent entre autres : un gangster dublinois, un homme cachant dans sa valise une cargaison vivante, une jeune fille aux rêves d'hommes roux, une femme au seuil de la mort ivre d'amour. Pour écrire cette histoire drôle et émouvante, Dermot Bolger a enfermé à l'hôtel sept écrivains puis assemblé leurs travaux dont ce roman est le fruit inattendu et savoureux. (Présentation de léditeur)

 

À l’irlandaise (The Salesman, 1998), roman, traduit de l’anglais par Isabelle Delord-Philippe. [Paris], Éditions Robert Laffont, « Pavillons », 1999, 368 pages, épuisé.

* Rééditions :

À l’irlandaise. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3199, 2000, 2003, 408 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE]À l’irlandaise. [Paris], Éditions Robert Laffont, « Pavillons poche », 2007, 596 pages.

« Ma tendre chérie ». C’est ainsi que Billy Sweeney s’adresse à sa fille violée dans une station-service et depuis lors plongée dans le coma. Dans une longue lettre passionnée et mélancolique, il lui raconte son histoire et comment il a cherché à se venger de son agresseur. Billy se souvient de l’insupportable culot qui émanait de Donal Quinn le premier jour du procès. Il se souvient que c’est à ce moment-là qu’il a décidé de tuer le jeune homme. Quand, le deuxième jour du procès, il apprend que Quinn s’est enfui, Billy se transforme en chasseur. Nuit après nuit, il traque le voyou évadé dans les bas-fonds de Dublin. Bientôt, le père meurtri et sa proie se retrouvent face à face dans une volière désaffectée. S’ensuit une confrontation entre deux hommes qui n’ont plus rien à perdre et rivalisent de cruauté. Selon Roddy Doyle, « Joseph O’Connor a l’œil pour saisir l’absurde de la vie quotidienne, et l’oreille pour capter le comique dans les propos les plus banals » ; il le démontre dans cette renversante ode à la fragilité humaine. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Inishoven (Inishoven, 2000), roman, traduit de l’anglais par Pierrick Masquart et Gérard Meudal. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2001, 528 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Inishoven. [Paris], Éditions Phébus, « Libretto », 2003, 544 pages.

Joe O’Connor a une manière bien à lui de dynamiter les apparences : à son service un mélange explosif de réalisme brutal, d’humour ravageur – et de compassion sans limites. Tristan et Iseut à la mode irlandaise d’aujourd’hui. Elle habite New York, vient d’apprendre qu’elle a un cancer et décide de retourner dans l’île Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. Ces deux êtres poussés à bout vont se retrouver tout au nord de l’Irlande, au petit port d’Inishowen : un lieu de beauté et de paix... où le sang coule aussi bien qu’ailleurs. (Présentation de léditeur)


 

[FICHE LIVRE] Meurtres exquis (Yeats is dead !, A Mystery by Fifteen Irish Writers, edited by Joseph O’Connor, 2001), ouvrage collectif de quinze écrivains irlandais d’après une idée de Joseph O’Connor, publié en soutien à Amnesty International, traduit de l’anglais par Michèle Lévy-Bram, Arlette O’Hara. [Paris], Éditions NIL, 2002, 294 pages.

De Roddy Doyle à Franck McCourt en passant par Joe O’Connor, quinze auteurs irlandais ont associés leurs talents pour un désopilant cadavre exquis aussi noir qu’abracadabrant. Pourquoi Mrs Bloom et Mrs Blixen, deux intraitables vieilles dames indignes, en voulaient-elles à feu le dénommé Reynolds ? Entre les jouissances sado-maso d’un commissaire détestable et les amours helléniques d’un obèse plutôt démesuré pour un rasta au poil roux, les cadavres se multiplient, la découverte d’un manuscrit inédit de James Joyce, la disparition d’une bonne partie des flics pourris du commissariat de Dublin et la mort de la ministre de la Justice après une nuit de débauche, l’enquête est plutôt cahoteuse...  (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]L’Étoile des mers. Adieu à la vieille Irlande (The Star of the Sea, 2002), roman, traduit de l’anglais par Marie-Thérèse Carton-Piéron, Pierrick Masquart et Gérard Meudal. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2003, 352 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]L’Étoile des mers. Adieu à la vieille Irlande. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2007, 572 pages.

Printemps 1847. L’Étoile des mers, capitaine Josias Lockwod, quitte l’Irlande pour New York avec son lot de passagers qui incarnent à eux seuls le passé, le triste présent et l’improbable avenir de leur drôle de terre. La Grande Famine s’achève dans l’horreur et la seule issue, pour la plupart des habitants de l’île, a nom exil. À bord, une quinzaine de privilégiés se partagent, les cabines de 1re classe : une famille de propriétaires anglais établis depuis longtemps dans la verte Erin et récemment ruinés, leur servante au grand cœur naguère réduite par la brutalité des hommes à la condition de putain, un journaliste new-yorkais, un homme d’Eglise, un maharadjah curieux de découvrir le monde. Et plus bas, coincés dans l’entrepont quatre cents passagers ordinaires entassés dans la pire promiscuité et bientôt décimés par le typhus. Parmi ces derniers, un tueur qu’on surnomme le « Fantôme », stipendié par un groupe d’extrémistes, et qui rêve d’exporter ses rêves de violence jusque dans le Nouveau Monde... L’Étoile des mers n’est pas pour cela un roman historique ; plutôt un roman qui se sert de l’histoire pour secouer assez méchamment le présent – notre présent. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Redemption Falls (Redemption Falls, 2007), roman, traduit de l’anglais par Carine Chichereau. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2007, 576 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Redemption Falls. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2009, 666 pages.

En 1865, au lendemain de la guerre de Sécession, les États-Unis sont un pays à la fois à construire et à reconstruire. Une terre ouverte où chacun espère une deuxième chance. Orpheline de dix-sept ans, Eliza Duane Mooney est prête à tout pour saisir la sienne. Ancien bagnard, ancien général et désormais gouverneur de la petite ville de Redemption Falls, James O’Keefe croit avoir épuisé ses chances. Mais l’Ouest est un tourbillon et, quand deux trajectoires s’y croisent, nul ne sait ce qui peut advenir... Dans cette fresque puissante et virtuose, Joseph O’Connor confirme son talent incomparable pour mêler le romanesque à l’Histoire et faire résonner le destin des Nations et celui des hommes.

 

FILMOGRAPHIE : Red Roses and Petrol (États-Unis, 2003), d’après la pièce homonyme [1995], réal. Tamar Simon Hoffs, avec Malcolm McDowell, Olivia Tracey, Heather Juergensen, Susan Lynch.



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Dictionnaire des auteurs

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